100 réponses à vos questions sur les ebooks – Jour 17

Cet article fait partie d’une série sur “les 100 questions de l’édition d’ebooks“.

22. Est ce que les éditeurs ont raison de traiter la vente d’un livre papier de manière différente d’un ebook ?

La question se rapporte aux publications qui sont parfois faites après, longtemps après, ou pas faites du tout.

Les éditeurs traditionnels qui ont ce genre d’attitude ont à la fois tort et raison. Vu de leur fenêtre, le plus important c’est de s’occuper du livre papier et de sa diffusion. C’est ce qui va leur permettre de vendre le plus d’exemplaires possible.

Vus du côté de l’auteur, ce n’est pas aussi juste : il vaut mieux avoir une sortie commune de tous les formats. Ainsi on a un effet maximal de pénétration.

Est-ce que les acheteurs d’ebooks sont les mêmes que les acheteurs de livres papiers? Je ne sais pas. Est-ce que quelqu’un qui ne trouve pas un livre en version numérique se rabat sur la version papier ? Je ne crois pas. En tout cas, pas moi.

Ce n’est pas comme s’il y avait une rareté terrible de livres à lire. Non, il y a des dizaines de milliers de livres qui sortent chaque année. “Le livre que je cherche ne se trouve pas sur Kindle? Ni iBooks ? Tant pis, je vais en lire un autre” me semble la réponse la plus naturelle à l’absence du livre au format ebook.

Ou alors l’attente. Mais un marketeur sait bien que l’attente, c’est une vente perdue.

Donc non, il faut faire une sortie le plus possible simultanée (toutes plateformes et tous formats) pour bénéficier au maximum de l’effet du lancement.

17. Qu’est ce qui aide le plus pour vendre des livres ?

On a vu au fur et à mesure ce qui compte pour accrocher les lecteurs. Ecrire de bons livres, encore, et encore, et encore. Wash, rinse, repeat comme dit une expression américaine.

Attention, cela ne veut pas dire “Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage”.

Plus de livres, plus de lecteurs. Plus de lecteurs fans surtout. Si vous avez un lecteur fan, il va acheter non pas un livre mais 3, 6, 12 livres. Et voir le film, acheter les postes, etc.

En fait il faut vendre beaucoup de livres à beaucoup de lecteurs. Ce que je dis paraît si évident… Mais pensez vous que les personnes qui s’occupent de la publication des livres font bien attention à faire ainsi de l’upsell des autres ouvrages?

Reprenons le scénario le plus simple : un auteur qui a publié deux livres. Un plus petit et un plus important. Un lecteur va lire le premier, qui est plus à un prix raisonnable, un prix d’appel ou de promotion.

Si à la fin il est satisfait et que l’auteur ou son éditeur lui dit : “Merci c’est fini”, que fait il ? Il ferme le livre.

Si le livre dit “Celui-ci est fini, mais il y en a un autre, tenez cliquez ici”, que ce passe-t-il plus souvent : le lecteur clique et au lieu d’avoir acheté un seul livre il en achète deux.

Vous créez ainsi un tunnel de ventes, ou un entonnoir de vente. Vous poussez de plus en plus de lecteurs à acheter de plus en plus de livres.

Commencez par des livres accessibles voire gratuits pour accrocher vos lecteurs, puis proposez leur des ouvrages complémentaires. Commencez par une nouvelle puis proposez le roman. Proposez les 3 romans séparément ou la version complète avec les trois romans mais pour moins cher.

Et dès que vous sortez un nouveau livre, faites un lancement en en parlant à plusieurs personnes. A des lecteurs fans.
Relisez cette petite réponse, imprégnez-vous en. Au cours des prochains jours, on va reparler des détails de ce plan d’action, de cette stratégie. C’est la stratégie la plus efficace pour vendre plus de livres et avoir plus de lecteurs.

75. Je suis aveugle, est ce que je peux moi aussi écrire et publier un ebook?

Je ne sais pas, très franchement, car je ne suis pas aveugle, et j’ai vraiment beaucoup de difficultés à me mettre dans la peau et dans l’usage d’un malvoyant ou d’un non voyant.

J’ai déjà eu ce souci avec mon application iPhone pour la course à pied 3,2,1 Run. Je suis capable d’imaginer que quelqu’un coure, marche ou fasse autre chose avec cette application quand ile est aveugle, mais je ne sais pas l’utiliser de la même façon que lui. Heureusement j’ai un utilisateur génial qui me fait des remarques pour que l’application lui soit utile à lui qui est aveugle. Et ça marche !

Maintenant, en se projetant un peu, je suis sûr qu’il y a tous les outils nécessaires en informatique aujourd’hui pour rédiger un texte ou le lire. J’ai un mac et un iPhone, et dans un cas comme dans l’autre j’ai une reconnaissance vocale et une dictée vocale.

Or l’écriture ne nécessite en fait pas grand chose de plus que de rédiger un texte.

Pour vous aider plus loin, si vous êtes mal-voyant, je vous conseille d’oublier les logiciels de type Word pour un temps et d’essayer avec du texte simple en utilisant un formatage basé sur des caractères spéciaux pour les titres, sous titre, gras, italiques. Par exemple Markdown est un très bon exemple de formatage de texte simple avec mise en forme basique qui a l’avantage d’être lisible aussi bien par un humain que par un ordinateur.

Ensuite vient la question de la publication. Et bien là je pense qu’un peu d’aide n’est pas inutile. C’est l’occasion de donner à quelqu’un de votre entourage le goût de l’édition. C’est indispensable d’être voyant pour des choses comme la couverture. Or la couverture, c’est très important dans la publication d’un livre.

Enfin, il y a la question de votre volonté, de votre désir : si votre désir est dévorant, vous y arriverez. Même aveugle. Pas toute seule peut être, mais le partage est la meilleure preuve d’amour.

24. Comment faire pour avoir un éditeur sûr ?

Eh bien, si vous avez trouvé un éditeur, déjà allez le rencontrer. Le contact humain est important, très important, c’est un des foments de la confiance.

Ce sera aussi l’occasion de dialoguer avec lui ou elle. Parler est un des meilleurs moyens de se faire comprendre, d’obtenir ce qu’on veut. Proposez lui des choses pour que votre postion, votre désir, vos besoins soient clairs.

Par exemple je connais une auteur qui pour le même roman a 2 éditeurs papier et édite elle-même sur Kindle. Elle arrive à ménager ses droits, les territoires etc avec les deux en entretenant une relation de confiance avec les deux éditeurs et en n’ayant pas peur de mettre le doigt là où ça fait mal, où la discussion peut être épineuse. En faisant cela, elle a bati une relation basée sur le respect mutuel avec l’un et l’autre.

Ensuite vient le contrat. C’est une pièce écrite, que vous DEVEZ lire. Et faire relire par d’autres personnes plus neutres et plus qualifiées que vous.

Franchement, faire l’économie d’une discussion avec un avocat si vous cédez vos droits d’écrivain auteur pour 3 ans, 5 ans ou plus, ce serait une erreur colossale. Alors ne faites pas d’économie de bout de chandelle, et ne vous laissez pas presser inutilement.

Je ne reviens pas dessus, mais avoir un contrat d’éditeur à la place d’un contrat d’auteur vous évite évidemment des déconvenues sur ce que vous devez attendre de votre éditeur.

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