Tous les articles par Cyril Godefroy

24 heures de vidéo et de conseils d’autoédition (mais en anglais)

La semaine prochaine a lieu la foire du livre de Londres. Un événement beaucoup plus “professionnel” que le salon du livre à Paris, où auteurs, éditeurs et agents se rencontrent et finalisent des contrats ou créent des relations.

Juste après (le 18) a lieu un événement plus accessible pour les auteurs autoédités, et que je vous recommande de suivre si vous comprenez assez bien l’anglais : Indie Author Fringe, organisé par l’Alliance des auteurs indépendants (ALLi).

24 heures de conférences audio et  vidéo sur de nombreux sujets touchant à l’autoédition au sens large : écriture, prosture d el’auteur, marketing, publicité, livres audio etc.

Je vous laisse découvrir le programme ici. Personnellement, il y a au moins 4  sessions auxquelles je souhaite participer 😉 Parce qu’on n’est jamais assez expert dans son domaine.

Vidéo bonus formation autoéditeur : travailler avec IngramSpark

J’ai rouvert les inscriptions à la formation sur l’autoédition que j’ai réalisée l’été dernier. Comme à chaque fois que je rouvre la formation, j’en profite pour rajouter des contenus qui permettent aux étudiants de connaître et d’utiliser d’autres outils ou techniques pour développer leur autonomie dans l’autoédition.

Cette fois-ci, je passe un peu de temps à montrer comment utiliser les services d’IngramSpark, un autre prestataire d’impression à la demande qui a quelques avantages compétitifs. Et comme en novembre, je partage avec vous cette session vidéo bonus.

En ce moment (jusqu’à fin avril), IngramSpark vous offre les frais de mise en place de votre livre chez eux. Il suffit d’utiliser le code “INDIEFRINGE17” au moment du règlement des frais de création pour que celle-ci soit gratuite.

Et maintenant, place à la vidéo

(EDIT) Rogntdddjjjjju ! Impossible de mettre directement la vidéo ! Désolé…

La saison des salons

Je ne suis pas habitué des salons du livre. Je sais qu’il en existe des dizaines partout en France, en Belgique, en Suisse, mais je n’y vais pas. Par contre, il y a des événements pour lesquels je fais l’effort surhumain de sortir de ma coquille pour rencontrer des gens, particulièrement cette année.

Salon du livre à Paris : la grande inconnue

Les précédents salons Livre Paris ont été un moment excitant. En plus de rencontrer un certain nombre de partenaires devenus presque indispensables dans le circuit de l’autoédition numérique et papier tels que Bookélis, Iggybook, Librinova, vous aviez l’occasion de rencontrer de très nombreux auteurs qui ont marqué la chronique de l’autoédition (et que j’ai interviewé en podcast) autour du stand Amazon.

Un rassemblement de personnes qui se parlent sur internet dans la vraie vie, donc, et généralement riche d’échanges d’expériences, l’occasion de partager des astuces, des bons plans, de faire grandir son réseau de connaissances et pourquoi pas aussi de lecteurs.

Merci à Anne-Laure Vial (une copine de 25 ans) d’avoir institué ce rendez-vous annuel autour d’un stand ouvert à tous ceux qui veulent tenter l’autoédition, repris de main de maître par Eric Bergaglia l’année dernière. Cette année, suite à la mutation d’Eric, le programme est encore inconnu à ce jour. Mais vous pourrez rencontrer les différentes entités d’Amazon : KDP, Createspace, Amazon Publishing, Audible.

Moi, j’y serai pendant les 4 jours du Salon, même si je n’ai « rien » à vendre. Je voulais prendre un petiot stand pour pouvoir accueillir d’autres auteurs, faire bouger un peu plus l’autoédition à ma manière, mais les coûts d’un stand sont trop importants. L’année prochaine, peut-être ?

Je publierai des infos sur ma page Facebook ou sur Twitter. Par exemple, mon selfie du jour, pour que vous puissiez me reconnaître. N’hésitez pas à venir discuter, à me poser des questions.

J’y vais aussi pour rencontrer des prospects dans plusieurs domaines : pour ebookgang.fr bien sûr, mais aussi pour deux autres projets autour de l’autoédition que je mène de front en ce moment, dont le coffret ebooksy fantasy jeunesse.

Un acteur non négligeable sera malheureusement absent, dans le sens « je n’ai pas de stand », c’est Kobo. Mais ils seront présents en force la semaine suivante dans la vraie capitale des Gaules, le joyau de la vallée du Rhône : Lyon !

Quais du polar à Lyon

Kobo et Kobo Writing Life seront en effet présents en force pendant le festival Quais du polar à Lyon. Un événement que j’apprécie d’autant plus que j’habite au milieu des différents lieux (oui, je suis casanier par moments).

Un programme riche pour Kobo Writing life avec la présence encore une fois de nombreux auteurs autoédités, dont Chris Simon, Jérôme Dumont ou Philippe Saimbert, voire moi-même !

J’animerai en effet une conférence le dimanche 2 avril. Pour ce qui est de sortir de sa coquille, je sortirai de ma coquille. Seul inconvénient, je devrai probablement passer à côté d’autres conférences avec des maîtres du genre. Beaucoup d’écrivains invités, qui ne viennent pas que pour signer des autographes.

Pierre-Bénite, vous connaissez ?

Toujours localement, mais dans un environnement plus intime se tiendra le 13 mai 2017 le salon de l’auto-édition à Pierre Bénite. Une autre occasion de rencontrer des auteurs autoédités, d’apprendre à s’autoéditer de différentes manières, de trouver de nouveaux lecteurs.

C’est la première édition de ce salon, donc le programme est encore un peu fluctuant, mais l’association Ecriture Plurielle qui l’organise m’a demandé de participer ce que je ferai évidemment avec plaisir.

Après cette riche période autour de l’autoédition, il sera évidemment temps pour moi de revenir à mon clavier, probablement épuisé mais heureux. Je vous attendrai avec plaisir si vous pouvez venir.

Comment j’ai mis le feu à mes principes

En 1997, je suis devenu directeur technique da la société dans la quelle je travaillais, Le Lab, et j’ai eu accès aux discussions avec les deux fondateurs sur la gestion de l’entreprise. Beaucoup plus intéressant et formateur que le fait de gérer le réseau, les sauvegardes ou que de manager des développeurs tous plus qualifiés que moi 😉

Parmi les choses que j’ai découvert, c’est que Montparnasse Multimedia représentait 76% du chiffre d’affaires. Un client qui contrôle plus des deux tiers de l’activité… Aïe.

Évidemment, on a travaillé à changer cet état de fait (Montparnasse s’en est chargé pour nous), et on a rééquilibré en multipliant les clients. In fine, on a refait la même erreur quelques années plus tard avec 40% du CA lié à France Télévision, et 40% à Leroy Merlin. C’était une fois de trop.

Bref, tout ça pour dire que j’ai toujours mis en avant le fait qu’il fallait multiplier les sources de revenus, chercher les lecteurs sur toutes les plateformes, ne pas succomber aux sirènes de KDP Select.

Pourtant, hier, j’ai remis deux livres (les deux livres de Joanna Penn) dan sKDP Select. Ils sont maintenant disponibles avec Kindle Unlimited ou l’Abonnement Kindle.

Est-ce trop tard pour le faire ? Seul l’avenir nous le dira.

Mais j’ai adopté une attitude cynique. Et force m’est de constater que malgré l’aide appuyée de Kobo Writing Life, que je remercie chaleureusement ici, ces livres ne se vendent pas sur Kobo. Pas plus qu’ils ne se vendent sur iBooks.

D’ailleurs, c’est assez naturel et cela va bien avec la plateforme, la manière dont les liseuses sont vendues en Fnac, les livres qui sont présentés sur la page d’accueil. Les livres pratiques à destination de ce public sont pratiquement invisibles sur Kobo, sur iBooks, et j’ai en fait passé mon temps à me fourrer le doigt dans l’œil en pensant que je pouvais avoir des ventes régulières sur ces plateformes.

Cela ne veut pas dire que Kobo ou iBooks ne sont pas bien pour d’autres livres ! J’ai vendu 90 livres déjà en janvier sur Kobo, et je vais atteindre la centaine. Mais dans un genre différent.

Pour les livres sur ce sujet, l’exclusivité de clientèle existait déjà pour Amazon Kindle, je n’ai fait que « bite the bullet », me rendre à l’évidence.

Si vous êtes abonné à l’offre Kindle Unlimited, vous pouvez donc désormais lire gratuitement Comment publier un livre et Comment gagner votre vie en écrivant sur Kindle.

Pour les livres de développement personnel que j’édite, vous pourrez continuer à les trouver sur Kobo et iBooks. Et il n’est pas dit du tout que je ne change pas d’avis plus tard. J’ai le choix, j’ai le droit, je suis autonome : parfois je fais des erreurs, mais toujours j’ai l’autonomie qui me motive, m’enthousiasme et me rend plus satisfait.

J’ai testé le livre papier par KDP pour vous

Cela remonte à un peu moins d’un mois, c’est encore frais, et cela ne le sera pas longtemps : KDP a rajouté la possibilité de faire ses livres papier directement dans leur interface.

Oui, vous pouvez maintenant, sur le même site, publier à la fois vos livres numériques et vos livres papier, pour que tout soit publié sur Amazon. Plus besoin de passer par Createspace.

Alors au début, comme je suis conservateur et que je déteste tout ce qui a (Beta) attaché à son nom, je m’en suis méfié comme de la peste. Mais l’occasion était trop belle : j’ai fait non pas un mais deux livres avec ce nouvel outil, histoire de goûter. J’aurais pu en faire plus si je n’avais pas été mordu justement par le côté (Beta) de ce nouvel outil.

Qu’est-ce qui change foncièrement par rapport à Createspace ?

Si vous avez des problèmes avec les interfaces en anglais et que c’est une des principales raisons qui vous ont empêché d’utiliser Createspace jusqu’à présent, KDP Papier répond à vos soucis.

Une interface en français, une aide en français… Très utile pour de nombreuses personnes.

Beaucoup moins de redites aussi, si vous publiez la version numérique avant de faire la version papier, car ils reprennent les même métadonnées. Vous n’avez donc pas besoin de fournir deux fois les mêmes informations.

Évidemment aussi, le processus de publication d’un livre est légèrement différent. Les étapes ne sont pas les mêmes, au centimètre près. Mais dans l’ensemble, il y a moins de friction et j’ai trouvé l’outil plus rapide à utiliser.

Publiant des livres au même format et avec les mêmes caractéristiques, je n’ai pas eu le loisir de tester toutes les variations de tailles, couleur, finition de couverture. Dans l’ensemble, les possibilités m’ont semblé être exactement les mêmes que sur Createspace.

L’outil que tout le monde adore pour sa célérité et son player Flash, le previewer de la version finale, est exactement celui de Createspace, avec peut-être quelques informations de plus, plus d’avertissements sur le fait que les métadonnées et votre fichier final doivent correspondre.

Bref, tout change, tout reste pareil… Si vous savez utiliser Createspace, vous ne serez pas perdus.

Ce qu’il y a de mieux

Il est plus facile de demander la génération d’un modèle de couverture. Pendant longtemps, j’ai sorti ma calculatrice HP à notation polonaise pour calculer les dimensions d’une couverture en fonction du nombre de pages, du papier et du positionnement des planètes.

Puis j’ai trouvé cet outil chez Createspace : il vous permet de générer des images modèle de votre couverture à la bonne taille avec les bonnes marges de tolérance en fonction des critères évoqués plus tôt.

Avec KDP Papier, cet outil enfoui au fond de l’aide Createspace, et presque introuvable si vous n’avez pas utilisé un marque-page est beaucoup plus accessible. Vous le trouverez dans l’aide KDP, sous « Modèles de couverture de livre broché » et l’adresse est https://kdp.amazon.com/cover-templates.

Un des autres intérêts, que je n’ai pas encore testé, est d’avoir un reporting, un suivi des ventes, consolidé entre vos versions papier et numérique. Depuis deux mois, le rapport mensuel comprend plusieurs onglets, et mon onglet est encore désespérément vide.

Enfin, la vitesse de validation et de publication sur Amazon est bien meilleure : livre ajouté samedi, commandé mardi sur Amazon.

Ce qu’il y a de moins bien

Je n’ai pas réussi à transférer un livre Createspace sur KDP Papier. Un bug, peut être provoqué par moi qui n’ait pas le même email pour KDP et Createspace, peut-être provoqué par un ISBN mal rédigé, peut-être encore provoqué par le fait qu’après tout c’est une Beta.

Si vous êtes fan de la vérification de vos versions papier avant la publication, ce que je peux tout à fait comprendre quand on fait cela pour la première fois, vous n’aurez pas de chance avec KDP Papier : ce n’est pas encore disponible. Vous devez donc vous limiter au previewer et serrer les fesses. Vous pourrez l’acheter quand il sera disponible dans la boutique Amazon. Ce que je viens de faire à l’instant, donc je n’aurai mon livre que dans 48h.

Pas possible non plus d’avoir des exemplaires à tarif imprimeur. Si vous voulez acheter plusieurs exemplaires pour faire des dédicaces, vendre chez vous ou en salon, il vous faudra donc trouver un autre imprimeur en POD, par exemple Ingram Spark. Basés au Royaume Uni, vous n’aurez pas les soucis de douane si fréquents avec l’achat en volume de Createspace. Vous avez d’autres solutions évidemment, mais comme je ne les utilise pas, je préfère ne pas en parler.

Enfin, la distribution étendue n’est pas disponible. Mais avez-vous déjà vendu des livres en distribution étendue ? Si oui, vous m’intéressez…

Conclusion

In fine, un outil qui fait bien son travail et qui ne devrait effrayer aucune personne qui a déjà de la bouteille avec Createspace. Malgré quelques défauts de jeunesse, une solution rapide et efficace pour être encore plus exclusif à Amazon 😉

Je valide donc cette option, même si évidemment elle a ses limites.


Edit : j’ai reçu le livre commandé sur Amazon, et il est en tout point comparable à un livre imprimé par CreateSpace. Sauf un… il est écrit “Printed in Great Britain By Amazon” sur la toute dernière page.

Comment bien faire une réduction de prix d’ebook pour une promotion sur Kindle, iBooks ou Kobo

Cela s’est encore produit aujourd’hui : quelqu’un que je suis a essayé de faire la promotion de son livre avec une offre commerciale, et cela a fini en eau de boudin à cause des limites des outils d’administration des plateformes. Je me suis donc dit que j’allais écrire un petit article explicatif sur la question qui puisse servir de référence à tous les auteurs indés pour les deux jours à venir.

Mais avant, on va améliorer le dictionnaire de cet article : promotion est une action incentive pour vendre ses livres, offre commerciale est le fait de proposer une réduction sur ledit livre en version numérique pour convaincre le lecteur de succomber au désir de lire ledit livre.

Je dis souvent que le marketing c’est le fait de trouver les lecteurs qui sont intéressés par votre livre mais ne le savent pas. J’irai aujourd’hui plus loin en disant qu’il s’agit aussi de permettre à ces lecteurs de ne plus voir de barrière entre leur désir de lire ce livre et l’achat.

Donc, avant de faire une offre spéciale, il faut déjà avoir trouvé votre cible, savoir vous adresser à celle-ci, et avoir les moyens de la toucher au bon moment sous l’angle de l’offre commerciale. Vous ne pourrez pas convaincre des personnes qui ne sont pas intéressées par le genre dans lequel vous publiez d’acheter, par exemple.

Ils faut planifier cette promotion : avant, pendant, après. Savoir à quel moment vous allez baisser le prix pour réaliser l’offre commerciale, comment vous allez en parler ou pas avant, et ce que vous pourrez faire après.

Avez-vous les cartes en main ? Passons à l’opérationnel avec les boutiques, puis nous aborderons les cas particuliers.


Avertissement

Sur KDP, il y a une fonction extrêmement fallacieuse ou imprécise, un panneau dans lequel beaucoup de novices tombent : le Kindle Countdown Deal. Amazon ne prend aucune précaution pour expliquer cela, et au contraire va vous vendre le Countdown Deal comme la solution idéale pour les offres commerciales. Mais cela ne fonctionne que sur le marché Nord Américain (et encore, je ne suis pas sûr que cela fonctionne au Canada). Méfiez-vous en comme la peste jusqu’à ce que la fonction change.

Kindle Countdown Deal = Marche pas


Changer ses prix chez Kobo

Kobo a récemment fait évoluer l’interface de Kobo Writing Life en apportant plus de fonctions sur la fixation du prix.

C’est une bonne chose parce que les fonctions manquaient. C’est aussi bon signe car une interface qui évolue est le signe d’une bonne santé opérationnelle.

On peut maintenant programmer des modifications de prix mais aussi des offres commerciales, en faisant le distingo entre les deux choses, et en maîtrisant l’ensemble des devises.

Bon, OK, parfois cela fait trop d’info et je doute que vous vendiez beaucoup de livres en Rands sud africains… Mais qui sait ? L’Afrique du Sud est un pays à la démographie vigoureuse, il est possible que vous accédiez à un marché de qualité un jour là-bas.

Avec Kobo, définissez un prix promotionnel, sa date de validité et choisissez les territoires
Avec Kobo, définissez un prix promotionnel, sa date de validité et choisissez les territoires

Sur l’interface de KWL, vous pouvez donc programmer une promotion avec une offre commerciale en cliquant sur « Programmez une promotion » :

Puis vous pourrez donc fixer la date de début et la date de fin de votre offre commerciale, et changer les prix par devise. Je vous conseille de veiller toujours à répercuter votre offre commerciale en dollars canadiens, l’autre grand pays de la langue francophone de Kobo, sinon Marie Bo va vous sonner les cloches.

Petite particularité de Kobo : la date de fin de l’offre commerciale correspond en fait à 23h59 le jour choisi. Donc dans l’image ci-dessus, j’ai choisi une promotion d’une seule journée. Dieu merci, cela est expliqué.

Ensuite, Kobo va vous envoyer des emails pour vous prévenir de la promotion, pour vous rappeler la promotion etc. Et le jour J, vous n’aurez rien à faire. Ce sera automatique et vous pourrez continuer à boire de Daïquiri. Ou à spammer vos copains sur Facebook.

Autre petite nouveauté qui n’est malheureusement pas encore répercutée pour nous les indés : la boutique Kobo affiche les réductions.

Oui, vous savez, cette information que Kindle a fait complètement disparaître, même des offres éclair ? Sur Kobo ils se sont rendus compte que c’était incitatif à l’achat, donc ils ont au contraire décidé de l’afficher clairement dans la page du titre.

Mais comme je le disais, ce n’est pas encore disponible pour nous. Je ne vous invite pas à écrire à l’équipe Kobo Writing Life tous les jours pour que nous y ayons aussi accès. Ce n’est pas moi. Non, n’écrivez pas tous les jours.

Si vous mettez le titre à 0,0 €, il n’y aura pas 0€, mais « gratuit ».

Dans l’exemple ci-dessus, il s’agit du livre de mon père La Dynamique Mentale, publié en 1976, et en promotion exceptionnelle jusqu’au 22 janvier, un livre de développement personnel.

Le 23 janvier, automatiquement, ce livre reviendra à son prix initial de 2,99€.

Ces fonctions de programmation de prix fonctionnent tout le temps, même pendant la trêve des confiseurs. J’ai testé… car je n’avais pas prévu mes promotions avant cette trêve.

Vous pouvez normalement combiner une offre commercial avec un changement de prix plus long, mais je ne vous conseille pas de le faire, car malheureusement l’interface de KWL est encore connue pour ses sautes d’humeur.

Sur iBooks

Sur iTunesConnect d’Apple, vous n’avez pas ce risque. Ils se servent du même outil pour vendre 1 Milliard de Dollars d’applications sur iPhone, iPad etc : je vous assure que l’interface fonctionne. En plus, l’application est faite en WebObjects, un logiciel que j’ai utilisé plusieurs années pour… mais je disgresse, je disgresse.

Une fois arrivé dans le site, et votre livre choisi, vous verrez en haut à droite les tarifications.

C’est là que vous pourrez programmer votre changement de prix. Cliquez d’abord sur Modifier territoires et tarifs

puis choisissez les choses que vous voulez modifier à savoir la devise de référence, et le prix, d’une date à une autre. Attention, le prix est avec le point comme séparateur. Cela fait toujours mauvais effet de faire une offre commerciale à 299€ au lieu de 2,99€.

Ici, la date de fin est le jour où le titre revient au prix normal, pas 23:59 le jour où la réduction s’applique. Ce n’est donc pas le même mécanisme que sur Kobo.

Ensuite vous choisirez les territoires ou la réduction s’applique, voire vous cocherez « Tout sélectionner ». Le site web vous propose ensuite un écran de vérification et de validation en appliquant les seuils choisis par Apple que vous pouvez modifier pays par pays.

Les dates de changement de prix sont à mon sens plus claires :

Là aussi, tout est automatique le jour qui va bien, dans un sens comme dans l’autre.

Pour voir le tarif appliqué partout, il vous faudra avoir le don d’ubiquité. Car vous ne pouvez accéder qu’à la boutique française quand vous avez un compte en France etc. Et si vous avez acheté votre propre livre chez iBooks, vous ne pourrez plus le voir… Soyez confiants.

Sur Kindle : changer ses prix à la main

J’ai des livres en anglais et j’ai fait des promotions aux États-Unis, j’ai donc pu tester les fonctions de Kindle Countdown Deals. Que c’est confortable, vous dites quand changez le prix, et pof, ça marche.

Alors pourquoi faut-il que nous ayons encore cette interface arriérée en France ? Le stress qui va avec ? Est-ce un supplice chinois mis à la sauce américaine ? Je dois changer mon prix quand, la veille, le jour même, à quelle heure ? Et pendant les fêtes, quand on est censés avoir moins de monde de disponible pour valider les changements ? Quoi il va leur falloir 72 heures, non c’est pas possible ?

Frustrations, frustrations.

Dans 90% des cas, faire ce que je vous recommande fonctionnera bien : la veille de votre offre commerciale, vers 18h, connectez-vous sur KDP, allez voir votre livre, faites attention à la monnaie de référence ou, mieux, modifiez les prix territoire par territoire.

Attendez tranquillement le mail de KDP qui vous prévient de la validation de cette modification, allez vérifier. Puis communiquez.

Bon il y a les cas où cela ne fonctionne pas. Si par ailleurs vous avez programmé d’autres communications, vous êtes Gros Jean Comme Devant. Mais vous ne pouvez plus rien faire, alors pas de crise de nerfs.

Je ne vous montre pas l’interface spécifique pour programmer la modification de prix pour votre offre commerciale, puisqu’il n’y en a pas.

Une fois la période finie, vous devrez faire la même opération dans l’autre sens. Parfois vous pourriez oublier… Alors mettez des notes dans votre agenda, des alertes sur votre téléphone, ne faites pas comme moi.

Cas particulier 1 : passage au gratuit

Je ne parle pas ici du passage au gratuit si vous êtes sur KDP Select. Vous savez probablement le faire. Non, j’envisage le cas où vous passez un livre en gratuit sur Kobo et iBooks.

Vous ne pourrez rien faire pour la version Kindle, que l’enlever de la publication (ne le faites pas !)

Tant pis, ils s’en rendront compte à un moment, peut être, sur certains territoires.

Dans ce cas, ne communiquez pas sur cette plateforme.

Cas particulier 2 : l’offre éclair

Si vous êtes dans KDP Select, vous pouvez avoir la proposition d’une offre éclair par l’équipe KDP. C’est eux qui se chargent de tout. Ils choisissent la date, ils la changent éventuellement au gré du vent. Ils changent le prix, la promo ne s’affiche pas, et autres péripéties qui ne sont pas bien graves si elles ne sont pas systématiques (l’offre éclair a eu plusieurs soucis cette semaine, très agaçant).

Si vous êtes hybride, je vous fais un rappel à la loi sur le prix unique du livre (valable aussi pour les livres numériques comme l’a rappelé le ministère de la culture avec la loi de 2011). Vous pouvez en effet bénéficier d’une offre éclair sur Kindle, même en étant aussi publié sur Kobo et iBooks.

Ne dites pas que c’est la faute de votre diffuseur ! Menteur, menteur. Pourquoi votre livre est à 0,99€ sur Kindle et à 4,99€ sur Kobo ? Sur Kobo aussi les éditeurs sont en contrat d’agent et fixent les prix publics. C’est donc de leur responsabilité si le prix n’est pas répercuté partout.

Il n’y a qu’en Allemagne que les éditeurs se font poursuivre pour ce genre de choses, en France, entre nous, personne ne va le faire remarquer… Hypocrites.

Et vous ?

Avez-vous des anecdotes désagréables à raconter ? Avez-vous rencontré des boutiques qui font les choses de manière plus efficace et plus souple ? N’hésitez pas à le dire dans les commentaires, ou à me poser des questions pour approfondir la question.

Relire et Fenixx : ce que vous devez savoir

Ayant vu pour la première fois aujourd’hui des livres publiés par Fenixx sur une boutique de livres numériques, j’en ai fait part à mes petits copinches sur un groupe Facebook d’autoédités. Et là j’ai eu droit à des ???? de quoi tu parles ???

Je me suis donc dit que c’était important de vous reparler de ReLIRE et de FENIXX si vous ne savez pas ce que c’est.

Vous êtes auteur depuis le XXème siècle, ou ayant-droit d’un auteur du XXème siècle ? Cela peut vous concerner.

Vous êtes encore trop jeune ? Cela vous permettra de briller en société.

Attention, je ne suis ni journaliste, ni avocat, et franchement ce dispositif m’énerve, donc il est possible que je dise quelques bêtises. Renseignez-vous auprès des instances en question.

ReLIRE

L’initiative ReLIRE a été plusieurs fois l’objet d’articles sur différents journaux. La BNF en est chargée et a un site dédié à la présentation du registre. L’idée est de recenser tous les titres parus au XXème Siècle et qui ne sont plus aujourd’hui disponibles. Pour les publier à nouveau.

Exemple, le livre de mon père Christian Godefroy La dynamique mentale, édité en 1976 par Robert Laffont, puis repris en édition par lui. Ce livre est toujours recensé par le registre. Il est pourtant disponible à la fois en édition numérique et en édition papier (impression à la demande).

Je l’ai plusieurs fois signalé aux officines responsables (Sofia et BNF). Il réapparait pourtant régulièrement.

Parce que voyez-vous, ils n’ont pas besoin de vous demander l’autorisation pour mettre votre livre, vous ne pouvez que leur demander de l’enlever de la liste.

Ayant constaté ces anomalies, je ne peux que gueuler contre ce système, qui malgré toutes les déclarations de bonne foi, ne fonctionne pas.

Fenixx

Mais maintenant, ce n’est pas parce qu’un titre est dans la liste que la BNF va le rééditer de son côté.

Non, c’est une société de gestion collective, donc opaque, qui s’est arrogé ce droit. Il s’agit de Fenixx. Eux-même travaillent avec Eden Livres pour diffuser leur catalogue numérique.

Heureusement, les livres que j’ai repérés dans la base Relire ne sont pas publiés par Fenixx, aujourd’hui.

Par contre, on peut trouver d’autres livres, dont l’incroyable Les roucasseries : la compil’, superbe ouvrage à l’humour désopilant qui aurait échappé à l’œil de Michel Lafon et des ayants-droits (ou peut-être ont-ils décidé de jeter l’éponge).

Il y a quand même 15471 titres dans leur catalogue, vendus aux prix très raisonnable de 6,49€ par exemple.

Le problème

Le problème est multiple :

  • l’inscription de fait automatique des titres
  • les erreurs et les défauts à la demande d’exclusion
  • l’opacité du système
  • l’absence de contrat

Ce dispositif a globalement été jugé illégal par la Cour de Justice Européenne (ce dont le ministère de la culture, Fenixx, et la BNF ont l’air de se contrefoutre comme de leurs chaussettes).

Aussi je vous conseille de surveiller régulièrement ces listes, les distributeurs etc pour voir si vos titres ne sont pas concernés et agir par vous-même.

Est-ce que cela vaut le coup de publier sur Kobo ?

Une petite discussion Facebook (en fait une boutade) sur la pâleur de la vente de livres sur Kobo est tombée juste en collision avec cet article de Kobo Writing Life (en anglais mais compréhensible). Le hasard fait bien les choses…

Indice : le titre en haut à gauche est celui qui a rapporté le plus en 2016 à son auteur.

Acheter des ebooks non protégés : ce qu’un lecteur d’ebooks doit savoir

S’il y a bien une chose que je déteste en tant que lecteur, ce sont les DRM ou systèmes de gestion de droits. Quand j’achète un livre, je veux le posséder, pouvoir le prêter à mes enfants sur leurs liseuses, même Kobo.

En tant qu’éditeur, je ne mets jamais de droits numériques sur les livres que j’édite : c’est une insulte à mes lecteurs. En même temps, j’explique clairement que le livre ne peut pas être partagé ni republié. Et le cas échéant, je poursuis pour contrefaçon.

Mais les lecteurs sont-ils bien renseignés ?

J’ai eu la question d’une lectrice ce matin sur la page Facebook d’Ebookgang. Elle avait une liseuse Bookeen. Et elle demandait si elle pouvait utiliser le service. Et évidemment, il a fallu que je me lance dans une grande explication, lui expliquant tout le circuit, un peu de maths pour la cryptographie… Non, j’ai fait simple : achetez les livres numériques en promotion chez Kobo, pourvu qu’ils soient avec la mention « DRM Free ».

Pourquoi mettre les livres sans protection des droits ? Parce que les plateformes meurent, les éditeurs meurent, les DRM ne marchent plus, et les livres ne sont plus lisibles. L’exemple de ARe cité hier est un exemple parmi d’autres d’événements qui se produisent.

Dans cette page, je partage les meilleures pratiques pour les lecteurs. N’hésitez pas à la partager pour leur permettre de lire vos livres sans soucis.

Si vous avez une Kindle

Les livres que vous lisez dans le cadre de votre abonnement Kindle Unlimited ne vous appartiennent pas. Vous pouvez juste les lire. Vous ne pourrez plus les lire si vous arrêtez votre abonnement. C’est comme la salle de gym…

Si vous achetez vos ebooks, comme moi, sachez que ceux qui ont la mention « Utilisation simultanée de l’appareil : Illimité » sont sans gestion des droits numériques. Donc vous pourrez récupérer le livre et le prêter à quelqu’un, le lire ailleurs sans souci, voire continuer à le lire si Kindle disparaît (ce qui arrivera forcément un jour).

Ceux qui n’ont pas cette mention sont protégés par des droits numériques. Ils ont donc une « date de péremption » et sont complètement rattachés à votre compte personnel Amazon. Un souci avec celui-ci ? Le livre pourrait bien disparaître de votre bibliothèque sans jamais vous être remboursé ni retourné.

Vous pourrez difficilement récupérer vos fichiers d’ebooks. Amazon a rendu la chose la plus opaque possible car c’est pénible de télécharger pour transférer sur sa Kindle. Mais en allant dans « Votre compte », puis « Gérer votre contenu et vos appareils », vous pourrez télécharger un fichier awz3 dont vous ne saurez que faire, sinon le transférer sur une liseuse Kindle.

Si vous utilisez iBooks (sur iPhone, iPad, Mac)

Sur iBooks, aucune mention de droits numériques, dans un sens ni dans l’autre. C’est à dire que vous ne pourrez jamais savoir si ce roman que vous payez 14 €, il ne va pas disparaître un jour de votre bibliothèque et que vous ne pourrez pas le laisser lire à votre nièce, femme, mari etc.

Pour ces raisons, je déconseille d’acheter ses livres sur iBooks. Sauf ceux que j’édite, évidemment, car moi je ne mets pas de droits 😉

Reste la question de récupérer le fichier correspondant au livre. Car si mes livres sont sans droits, comment les charger ?

Eh bien, à moins d’être techniquement expert, c’est en plus impossible ! Car les livres sont téléchargés directement dans l’application iBooks, cachés à votre vue, et il n’existe pas de lien pour les télécharger en tant que fichiers directement sur un ordinateur. Si vous cherchez un peu sur internet, vous saurez que sur votre Mac, ils sont stockés dans /Users//Library/Containers/com.apple.BKAgentService/Data/Documents/iBooks, ce qui vous fait une belle jambe, n’est-ce pas ?

Si vous utilisez Kobo

Sur Kobo, la mention de l’absence de gestion des droits numériques est beaucoup plus explicite :

Avez vous vu ? DRM Free. Certes c’est de l’anglais, mais le gros mot est là !

À l’inverse, s’il y a des DRM, vous aurez une mention presque aussi claire :

Ebook avec DRM chez Kobo
Ebook avec DRM chez Kobo

Ce qu’il y a de bien en plus avec les livres sur Kobo, c’est qu’ils sont aux formats ePub (2 ou 3, ce qui ne change pas beaucoup de choses pour 95% des livres). Donc lisibles sur toutes les liseuses qui lisent le format ePub, dont :

  • Bookeen
  • Kobo
  • Kindle
  • iBooks
  • Moon Reader
  • Adobe Digital Editions
  • PocketBook
  • Sony Reader
  • Nolimbook
  • Inkbook

Dans votre compte Kobo, vous pouvez cliquer sur « Exporter le fichier » pour récupérer super simplement un fichier ePub au nom incompréhensible (03fc4590-1421-405d-ae6d-592b64bb5f2a-epub-3a804924-c2ca-4d87-bdc7-ae28424a6c6a.epub par exemple). Transférez le ensuite sur votre liseuse en la connectant par le cable USB à votre ordinateur pour en profiter.

Évidemment, si votre liseuse ne prend pas en charge le format ePub 3, acheter un livre à ce format est à vos risques et périls (ça peut marcher, ce n’est pas sûr).

Et les autres boutiques ?

Je suis un gros flemmard : je ne les teste pas. Mais comme elles représentent très peu de lecteurs potentiels, j’ai des excuses.

J’ai été voir sur Numilog, et c’est encore moins clair que chez les autres, par exemple. Si vous avez vos habitudes dans une boutique où c’est clair, vous pouvez le noter dans les commentaires : les bonnes habitudes sont à apprécier.