Autoédition papier : il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis

Quand j’ai recommencé à faire mes propres livres en autoédition, j’ai très rapidement décidé de ne pas faire de livres papier. J’avais un mauvais souvenir.

Mes premiers livres remontent à 2007. J’avais écrit deux livres un peu techniques et pratiques sur deux sujets qui m’intéressaient et dans lesquels j’avais une certaine expérience :

  • un premier livre sur la photographie numérique. Les bases de la photographie (exposition, lumière, objectifs) réexpliquées aux novices.
  • un autre plus technique sur l’optimisation des sites web pour la vitesse, surtout centré sur la partie cliente (si ça vous intéresse, rendre l’affichage des pages plus rapide)

Un de ces deux livres était vendu en version numérique PDF sur mon site personnel, et si vous cherchez bien vous en trouverez peut être encore une trace (j’assume presque).

L’autre n’était disponible qu’en version papier.

Enthousiasmé par la qualité de ce que j’avais écrit, j’avais passé quelques heures sur Lulu à préparer une version papier que j’avais ensuite commandé en plusieurs exemplaires, persuadé que j’étais que les lecteurs n’attendaient que moi. Heureusement, je n’ai pas fait imprimer trop d’exemplaires. Parce que ces exemplaires papier, j’en ai vendu 0. Zilch, nada, que dalle.

C’est en forgeant qu’on devient forgeron, me direz-vous… Non, à l’époque il valait mieux que j’évite.

Comme le deuxième livre était sur un sujet technique qui était aussi mon activité professionnelle principale, je m’en suis aussi servi pour démarcher des entreprises et des clients. Déjà, il m’a servi à être recruté par une entreprise spécialisée dans le domaine de la performance des sites web. Et je l’ai ensuite donné à des clients techniques (je ne sais pas si un seul d’entre eux l’a lu). Bon, OK, c’était super niche.

Si bien que l’année dernière, quand j’ai publié mes premiers livres un peu plus consistants sur l’autoédition et le marketing de livres autoédités (numériques ou pas), je n’ai pas fait l’effort de m’intéresser du tout à l’impression à la demande.

Et puis… j’ai publié d’autres livres, sur d’autres sujets, dans d’autres domaines, et j’ai découvert qu’il y a encore des gens qui achètent des livres papier, même quand la version numérique existe. Me demandez pas de vous expliquer, c’est encore quelque chose qui m’étonne 😉

Certes le volume des ventes en version papier n’atteint pas celui des version numériques, mais il n’est pas non plus inexistant (pour la plupart des livres).

Mon mode de vie ne correspond pas à de la lecture papier, mais je comprends que certains préfèrent ce type de lecture.

En tant qu’éditeur indépendant surtout je ne pouvais pas me permettre de passer à côté d’une édition papier des livres de mes auteurs : il faut vraiment maximiser les opportunités de trouver des lecteurs. Quand j’ai publié le livre de Joanna Penn Comment publier un livre : Marketing pour auteurs, je ne pouvais évidemment pas faire l’impasse sur la version papier.

Les bons conseils au bon moment : ça paye

Alors j’ai relu le livre de Bruno Challard sur l’utilisation de Createspace pour faire mes livres papier. Un excellent livre simple et clair sur les différentes étapes qui m’a évité quelques prises de tête et erreurs.

En décembre 2015, j’ai vendu 4 livres papier. En février, j’ai augmenté à 46 exemplaires, et de 28 à 30 exemplaires entre mars et mai 2016. Pour ce qui est en général une journée de travail d’adaptation de la version originale, ce n’est pas négligeable. Beaucoup moins long que de faire une version livre audio !

Cela représente 440 € de royalties depuis le début de l’année.

J’ai publié plusieurs livres sur le marché anglosaxon sur les deux derniers mois, qui ne me rapportent pas un centime pour le moment, j’ai directement fait la version papier en même temps.

Surtout, j’ai repris 82 questions sur l’autoédition, et j’en ai fait une version papier, enfin !

Si vous êtes lecteur sur papier, vous pouvez retrouver ce livre sur Amazon.

82questions

Est-ce que cela veut dire que je vais faire une version papier disponible en papier dans les librairies en exploitant les solutions de prestataires comme Iggybook ou Bookélis ?

Pour ce genre de livre, et vu la niche, non, ce n’est pas pour moi. Je peux me tromper, mais je ne pense pas que le coût de réalisation d’une version papier avec Lignhtning Source en vaille la chandelle : c’est une niche, une toute petite niche. Avoir le format papier avec CreateSpace sur Amazon me suffit et correspond à mes objectifs. Et si je me trompe, il sera toujours temps de corriger mes errements.

Sur un livre de fiction, je ne dis pas que je ne serais pas tenté… Je vais attendre d’avoir les résultats de mes aventures sur les autres boutiques que Kindle, iBooks et Kobo avec le premier livre de Joanna Penn que j’ai édité.

J’ai depuis fait l’édition d’un second livre de Joanna Penn, plus court. La version papier était disponible au même moment que la version numérique : cela a bien aidé à la vente des deux versions. J’ai encore une fois été trop pressé, et je n’ai pas attendu d’avoir aussi la version audio, mais promis la prochaine fois je fais un lancement multi-format.

Je suivrais en cela les conseils de Marie Force (autrice américaine de romance), qui dit qu’un lancement conjoint est un véritable accélérateur des ventes.

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