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Votre marketing, vos lecteurs

Récemment une auteure m’a dit : “Oui mais moi la partie que je déteste et dans laquelle je suis vraiment pas bonne, c’est le marketing”. Et cette remarque m’a encore marqué, car je la vois bien trop souvent, c’est une pensée récurrente, une sorte de mantra qui ressemble un peu à “le marketing, c’est sale”.

J’ai le sentiment que de nombreux auteurs/éditeurs indépendants font encore et encore la même erreur dès qu’il pensent marketing ou vente de leurs livres. Qu’ils considèrent que les trois composantes sont :

  • Eux en tant qu’auteur, et ce qu’ils apportent en termes de créativité.
  • leur livre en tant que produit, qui a été fait avec soin, avec attention.
  • la promotion qui est une manière de rendre leur livre plus visible.

Il manque là dedans un élément essentiel, un intervenant obligé. Serez-vous capable de le trouver ?

Oui, vous en êtes capable, c’est le lecteur.

On ne peut pas penser à la vente de son livre si l’on ne pense pas au lecteur.

Si vous parlez de livres pratiques, évidemment, c’est beaucoup plus facile de penser au lecteur. Celui-ci recherche une solution à un problème, et vous devez alors chercher quel est le problème qu’il croit qu’il a, et quel est le problème qu’il a vraiment, en réalité. Et c’est en l’interrogeant, en allant le voir que vous pourrez lui fournir une solution, l’aider à avancer, aller à sa rencontre.

Si vous êtes dans le livre de fiction, résoudre cette problématique est différent. Votre lecteur recherche peutêtre plutôt un moment de loisirs, une parenthèse humoristique ou romanesque dans sa vie de tous les jours. Il n’en reste pas moins que vous devez aller à sa rencontre.

Le marketing n’est pas une série d’astuces, de plans promotionnels, d’étapes successives à suivre pour développer la visibilité de votre produit, c’est une science sociale qui vous permet de mieux connaître votre public et votre lectorat réel, et de vous connecter avec lui.

Je le redis donc encore une fois, car la formule est bien plus appropriée et plus facile à digérer :

Faire du marketing pour vos livres, c’est vous connecter avec vos lecteurs.

2014-2015 : une bonne année pour un mauvais élève

La saison scolaire 2014-2015 s’éteignant, j’ai pensé qu’il était le temps de faire un bilan de cette année écoulée. Pour l’autoédition numérique, pour le blog, pour moi. Il est temps de faire une pause, et de mesurer le chemin parcouru.

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Souvenez-vous que 2014-2015, c’est l’année ou Amazon a créé Kindle Unlimited et l’a cassé (ou en a sérieusement changé le fonctionnement), où on en est arrivé à avoir des best-sellers numériques qui atteignaient les 25 000 exemplaires (contre 15 000 en 2013), où l’on a commencé à passer de la dynamique “get rich quick” à un travail plus régulier, plus engagé pour obtenir des résultats meilleurs.

Peut-être pas encore un tournant décisif, mais une amorce de maturation du “marché”.

Le modèle du “streaming” est-il soluble dans l’autoédition ?

En 2014-2015, Amazon a étendu à la France le programme Kindle Unlimited, créé en juillet 2014 aux USA. Ce modèle permet aux abonnés à ce service de lire autant de livres qu’ils veulent, pour le prix d’un abonnement.

Pour les auteurs, cela a signifié que la rémunération n’était plus basée sur la vente d’un livre, mais sur la location de celui-ci, une sorte de “droit de lecture” calculé par Amazon chaque mois. La rétribution a évolué au cours du temps, de mois en mois.

Cette rétribution était “faible” entre 1,2€ et 1,4 € environ (je n’ai pas tous les chiffres en mémoire) plus faible pour les autoéditeurs qui vendaient leurs livres 3,99 € que les royalties à l’achat d’un livre.

Beaucoup plus faible certainement pour les éditeurs traditionnels qui ont avec Amazon un contrat de distribution particulier, différent de ce que nous connaissons avec KDP, mais que nous ne connaissons pas. Beaucoup plus faible car ces éditeurs mettent souvent leurs livres à des prix beaucoup plus élevés.

Le temps est passé, et je n’ai vu personne dire : “Je sors de KDP Select à cause de Kindle Unlimited”.

Pourquoi ? Parce que cela fait de toute façon plus de lecteurs. Nous ne sommes pas dans un marche de rareté, même s’il est encore assez petit, mais dans un marché d’abondance. Et c’est tant mieux.

Il vaut toujours mieux recevoir 1,23 € d’un lecteur qui emprunte ou loue notre livre, que 0 €. Et je vous rappelle l’axiome n°1 : on a le choix de participer à KDP Select (et donc à Kindle Unlimited) ou pas.

Un auteur a des revenus réguliers et conséquents d’une nuée de petits ruisseaux qui à la fin font une grande rivière : c’est ce qu’on appelle le fond de catalogue. Bien sûr, les nouveaux livres rapportent bien et font plaisir au compte bancaire, mais les anciens sont aussi importants pour durer. Et Kindle Unlimited peut vous aider à mettre ce fond de catalogue à profit pour augmenter vos revenus.

Cela vous fournit aussi plus de lecteurs réguliers. Avec KOLL, les lecteurs peuvent louer un livre par mois, et seulement un. Avec KU ils peuvent lire plusieurs livres les uns après les autres.

Qui est dans KU aujourd’hui ?

Des indépendants essentiellement, et quelques maisons d’édition. J’ai vu des livres des Editions Eyrolles, de Milady, c’est tout. Mais je n’ai pas été plus loin que la page 15 du classement KU. Je comprends que les maisons d’édition ne puissent tout simplement pas participer à KU qui est un modèle pour lequel elle n’ont pas forcément un contrat à jour avec les auteurs. Mais qu’elles se bougent ! Qu’elles utilisent leurs fonds de catalogue, qu’elles appellent leurs auteurs moyens pour leur en parler. C’est une opportunité dont elles ne profitent pas.

Qu’ont fait les autres plateformes pendant ce temps ?

ÇA -> .

 

 

Rien !

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas publier sur les autres plateformes. Même si ce billet peut encore une fois paraître très partisan pour Kindle Unlimited, j’ai aussi la ferme conviction qu’un auteur qui dure est un auteur qui va chercher ses lecteurs partout, et qui donc ne néglige pas les deux autres plateformes majeures en francophonie que sont iBooks et Kobo Store.

Si vous n’êtes pas sur ces deux plateformes, vous ratez une occasion d’avoir plus de lecteurs. J’ai souvent des autres indépendants qui vendent aussi bien sur Kobo que sur Kindle.

Le blog http://www.edition-ebooks.com

Ce blog est né en 2013. Mais il était sans doute un peu prématuré. Juillet 2014 est le moment où il a vraiment commencé à se développer.

D’abord avec la série de vidéos sur comment créer et exploiter son blog d’auteur, puis en novembre avec ma série marathon écoute 100 questions sur l’autoédition, surtout à part de mars grâce aux podcasts.

Ces podcasts, je ne pensais vraiment pas en faire des hebdomadaires ou presque quand j’ai commencé. Mais pour moi cela a rapidement été une révélation, un outil idéal pour rencontrer d’autres auteurs, dans des genres où je n’avais pas d’expérience personnelle, avec des profils très différents.

Quelle bouffée d’oxygène !

J’ai forcément envie de continuer l’année prochaine, même si j’ai peur de ne pas rencontrer autant d’auteurs ayant des profils à partager, pas assez en tout cas pour faire un podcast hebdomadaire. Il est donc possible que le rythme baisse un peu.

Je le fais avec plaisir, pour le plaisir, alors il faut que cette envie se nourrisse.

La tentation de la fiction

A ce jour, je n’ai publié que des livres pratiques. Récemment, uniquement sur le marketing our les auteurs-éditeurs indépendants. Mais j’aimerais être plus intégré à ce groupe. Et il faut bien le dire, les auteurs de fiction restent les plus nombreux.

Non, je n’ai jamais écrit de livre de fiction. Je ne suis pas non plus persuadé que je sois capable d’en écrire un de bonne qualité pour un premier essai. Je suis même plutôt persuadé du contraire : le premier jet sera semblable à du vomi, et il me faudra beaucoup de travail pour le rendre acceptable.

Et il me faudra plusieurs livres pour commencer à écrire quelque chose de bien…

Mais comme je dis souvent à mes enfants : il y a des savoirs que l’on acquiert uniquement dans les livres, et il y en a d’autres que l’on n’assimile que par la pratique. Si je ne pratique pas, je n’assimilerai jamais.

J’ai donc prévu de dédier une partie de cette rentrée exclusivement à la rédaction d’un premier court roman, en me concentrant à 200% sur la rédaction d’une fiction de genre.

 

Bien sûr, il s’est passé plein d’autres choses. Aussi bien dans le monde de l’autoédition, sur ce blog, pour moi. Mais j’ai délibérément décidé de ne pas en parler. Et vous, avez-vous fait le bilan de cette période ? Vous êtes-vous rapproché(e) de vos buts ? Avez vous persévéré pour les atteindre ?

Sortie d’un livre d’une interviewée

Florence Clerfeuille, que j’ai reçue dans le podcast 12, publie aujourd’hui son troisième tome du «Chat du Jeu de Quilles».

Son livre sera à 0.99€ jusque dimanche.

Pour en savoir plus , allez le voir sur la boutique Kindle.

 

Interview de Joanna Penn (en anglais, forcément)

C’est bientôt le Salon du Livre à paris, et je vous réserve une surprise à cette occasion.

En attendant, je ne peux pas manquer de vous envoyer l’interview de Joanna Penn en anglais et sur YouTube.

Ce court portrait a été réalisé par Amazon, et Joanna y partage personnellement comment elle a transformé sa vie en quittant son job dans la finance qui ne lui plaisait pas pour devenir auteur, de manière permanente.

Elle partage aussi son expérience dans d’autres vidéos pour que vous puissiez vous aussi devenir auteur indépendant.

Retrouvez son interview ici :

https://www.youtube.com/watch?v=ORisLeZ7FIA&ref_=72

Vous pouvez aussi retrouver les romans de Joanna Penn (nom de plume J.F Penn) sur Amazon.

Vos livres édités en papier

Le mois de février s’est achevé, et encore une fois les étudiants du Kindle Bank System ont publié plusieurs livres sur Amazon.

Ce moi-ci je ne vais pas vous parler de tous les livres. Vous pouvez les voir en allant ici.

Je vais vous parler essentiellement de quelques livres très intéressants parce que ce sont des livres papier.

Des livres papier ? Vous devez penser que je suis devenu fou, parce que mon truc ce sont les ebooks.

Oui, et non.

Les livres papier, cela a longtemps été un gros problème d’investissement : rappelez vous le principe, qui est que l’éditeur pour minimiser les coûts fait une impression en volume pour mettre le livre dans le plus de librairies possible. Il engage donc une somme importante.

Avec les boutiques sur internet, il n’y a pas de problème de distribution. Votre livre ne prend pas une place sur une étagère qu’il doit justifier. Vous n’êtes pas obligé d’avoir 3 000 exemplaires disponibles pour envoyer à autant de librairies.

Vous pouvez utiliser l’impression à la demande.

Les fourberies de Scapin
Le corbeau

Sont des livres qui sont édités en utilisant ce principe. Pourquoi ? Prenons «Les Fourberies de Scapin». Qui lit ce livre ? Je suis sûr qu’en majorité il s’agit de jeunes élèves de collège ou lycée. Comment les atteindre, et leur vendre cette pièce de Molière ? Faire un ebook ?

Vous voyez souvent des élèves avec des Kindle vous ?

Je me souviens avoir mis 10 œuvres de Molière sur l’ereader Sony de mon fils quand il a commencé à étudier Molière. Le soir même il m’a dit que non ça ne marchait pas : les profs avaient tout simplement refusé. Pas d’ebooks en classe !

Il y a une solution pour vous si vous vous trouvez dans ce cas de figure. Même si vous êtes plutôt ebooks. Vendre des livres papier n’est pas inintéressant, et à la longue cela rapporte de l’argent, beaucoup moins que des ebooks, mais «Les petits ruisseaux font les grandes rivières».

J’ai appliqué cela avec «La Dynamique Mentale», et tous les mois, des gens l’achètent. Effort pour moi : une journée pour faire le PDF et les couvertures. Basta.

Et malgré que ce livre soit gratuit au Club Positif, chez iBooks ou sur Kindle d’Amazon, il y a des gens qui veulent la version papier et qui l’achètent.

Pour éditer aujourd’hui tous vos livres en papier, allez sur createspace.com.

Ouverture du forum

C’est une ouverture un peu discrète pour le moment, mais j’ai ouvert un forum sur le site pour les auto-éditeurs et les éditeurs d’ebooks.

Oui, un forum d’auto-édition de plus !

Le Club Positif et le Kindle Bank System ont déjà leur propre forum, mais il est privé : seules les personnes qui ont fait la formation Kindle Bank System peuvent y accéder. Et le problème avec cela, c’est que rien n’est public, les participants ne peuvent pas partager avec des personnes qui n’ont pas fait la formation, et pourtant il y a beaucoup à gagner (pas en argent, en savoir, en expérience) à être nombreux.

Donc bienvenue sur ce nouveau forum. Même si aujourd’hui il est vide…

Changement des calculs de TVA

La boutique Amazon et KDP laissent souvent les auto-éditeurs pantois :

“J’ai mis le prix à 2,99€ dans Amazon, et le prix public d’achat est différent”

“Mais comment je fais pour avoir un prix à 1,90 ? J’y comprends rien…”

Il faut savoir qu’Amazon met dans KDP le prix public HT (Hors taxe). Or comme Amazon est un gentil contribuable (ah ah, ils sont aussi malins que les autres), il doit rajouter la TVA sur les livres.

Comme Amazon s’est établi au Luxembourg pour la vente de livres électroniques, la TVA à appliquer est donc de 3%, un taux assez exceptionnel, apparemment le taux le plus bas de l’Union Européenne.

Jusqu’à aujourd’hui, le moyen de calculer un prix public HT à insérer dans KDP est donc de diviser le prix public TTC voulu par 1+TVA.

Exemple : je veux un prix public TTC à 2,99 €, le prix public à insérer est donc de 2,99/(1+0,003) ou 2,99/(1+3/100) = 2,90 € environ.

Le bing bang (oui, bing)

Dans sa recherche d’un marché efficient, l’Union Européenne a décidé d’appliquer un nouveau système pour la TVA.

Un communiqué de presse a été diffusé le 1er juillet que mon comptable a eu l’intelligence de me transmettre : http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-758_fr.htm

Ce qu’il est important de retenir :

La modification des règles en matière de TVA qui entrera en vigueur à compter de janvier marquera la fin de cette pratique, puisque la TVA sera perçue au taux applicable dans le pays des clients. Cette règle s’appliquera que l’entreprise qui effectue la vente soit établie ou non dans l’Union. Ainsi, un client qui vit à Copenhague se verra appliquer le taux de TVA danois, que le prestataire soit danois, luxembourgeois ou américain.

Dans le genre capillo-tractage administratif, on va encore s’amuser. Heureusement pour ceux qui vendent majoritairement sur Amazon et iBooks, ce sont surtout ces entreprises qui vont souffrir pour mettre en place le nouveau système.

Mais ce n’est pas sans conséquence pour les auto-éditeurs. En effet il faudra changer les formules de calcul pour atteindre ces prix pivot de 2,99 3,99 etc.

Ainsi après cette date, le calcul aura pour base la TVA du pays où on vend. 5,5% pour la France, 25% pour le Danemark, 4% pour l’Italie etc.

Pour comprendre la TVA européenne et connaître les taux, allez page 4 de ce superbe document pondu par un croisé de Polytechnicien, d’Enarque et d’ancien élève de l’ENSAE :

http://ec.europa.eu/taxation_customs/resources/documents/taxation/vat/how_vat_works/rates/vat_rates_fr.pdf

En attendant, continuez avec le calcul indiqué plus haut, mais suivez cette modification. Je pense qu’Amazon en parlera dans sa newsletter. Pour Apple, il y aura certainement une modification de la  grille de prix et puis c’est tout.

Série de vidéos sur l’édition d’ebooks – Augmentez vos lecteurs d’ebooks avec votre blog

Malheureusement, cette série de vidéos n’est plus disponible pour le moment. Elle sera bientôt à nouveau disponible sur iBooks

Publier un eBook sur tablettes et liseuses, expliqué aux profanes

Ce petit article est fait pour être succinct, pratique et très compréhensible par tout le monde.

Un eBook c’est un livre dans un format numérique qui est lisible par des applications sur ordinateur, tablette, et liseuse. Parmi tous ces appareils, deux sont plus répandus et utilisés par les gens : le Kindle d’Amazon et l’iPad d’Apple.

Pratiquement tous les livres peuvent être transformés en eBooks : romans, essais, nouvelles, livres pratiques, livres de photos etc.

Ensuite on peut essayer de vendre soi-même ce fichier sur un site internet. Mais beaucoup de personnes doivent faire beaucoup d’efforts techniques qui les dépassent (avoir une boutique électronique d’ebooks, ce n’est pas facile).

Pour les lecteurs, le plus simple aujourd’hui est de trouver ce livre dans les boutiques qui sont accessibles directement sur leur appareil. Même si le prix est 0 €.

Et pour les auteurs aussi, c’est le moyen le plus accessible de publier leurs livres sans devoir le faire à compte d’auteur ou devoir essuyer des refus de nombreux éditeurs classiques.

Pour mettre à disposition leurs ouvrages sur ces plateformes de vente, les auteurs doivent s’inscrire sur les plateformes, avec tout ce que cela implique de formalités administratives, transformer leur ebook dans le format numérique spécifique à chaque plateforme et l’envoyer (en général avec un site web dédié).

Ils doivent aussi se transformer d’auteur en auto-éditeur, changer de casquette.

Si vous aimez lire, si vous aimez la lecture, et que vous savez vous servir d’un navigateur internet, c’est possible. Aucun outil n’est vraiment compliqué. Aucune technique ne nécessite une expertise ou une expérience de plusieurs années. Vous pouvez le faire tout seul, ou trouver une formation qui vous aidera à le faire, comme le Kindle Bank System.

Ce qui compte c’est la passion et le plaisir.