Archives de catégorie : Humeur

Relire et Fenixx : ce que vous devez savoir

Ayant vu pour la première fois aujourd’hui des livres publiés par Fenixx sur une boutique de livres numériques, j’en ai fait part à mes petits copinches sur un groupe Facebook d’autoédités. Et là j’ai eu droit à des ???? de quoi tu parles ???

Je me suis donc dit que c’était important de vous reparler de ReLIRE et de FENIXX si vous ne savez pas ce que c’est.

Vous êtes auteur depuis le XXème siècle, ou ayant-droit d’un auteur du XXème siècle ? Cela peut vous concerner.

Vous êtes encore trop jeune ? Cela vous permettra de briller en société.

Attention, je ne suis ni journaliste, ni avocat, et franchement ce dispositif m’énerve, donc il est possible que je dise quelques bêtises. Renseignez-vous auprès des instances en question.

ReLIRE

L’initiative ReLIRE a été plusieurs fois l’objet d’articles sur différents journaux. La BNF en est chargée et a un site dédié à la présentation du registre. L’idée est de recenser tous les titres parus au XXème Siècle et qui ne sont plus aujourd’hui disponibles. Pour les publier à nouveau.

Exemple, le livre de mon père Christian Godefroy La dynamique mentale, édité en 1976 par Robert Laffont, puis repris en édition par lui. Ce livre est toujours recensé par le registre. Il est pourtant disponible à la fois en édition numérique et en édition papier (impression à la demande).

Je l’ai plusieurs fois signalé aux officines responsables (Sofia et BNF). Il réapparait pourtant régulièrement.

Parce que voyez-vous, ils n’ont pas besoin de vous demander l’autorisation pour mettre votre livre, vous ne pouvez que leur demander de l’enlever de la liste.

Ayant constaté ces anomalies, je ne peux que gueuler contre ce système, qui malgré toutes les déclarations de bonne foi, ne fonctionne pas.

Fenixx

Mais maintenant, ce n’est pas parce qu’un titre est dans la liste que la BNF va le rééditer de son côté.

Non, c’est une société de gestion collective, donc opaque, qui s’est arrogé ce droit. Il s’agit de Fenixx. Eux-même travaillent avec Eden Livres pour diffuser leur catalogue numérique.

Heureusement, les livres que j’ai repérés dans la base Relire ne sont pas publiés par Fenixx, aujourd’hui.

Par contre, on peut trouver d’autres livres, dont l’incroyable Les roucasseries : la compil’, superbe ouvrage à l’humour désopilant qui aurait échappé à l’œil de Michel Lafon et des ayants-droits (ou peut-être ont-ils décidé de jeter l’éponge).

Il y a quand même 15471 titres dans leur catalogue, vendus aux prix très raisonnable de 6,49€ par exemple.

Le problème

Le problème est multiple :

  • l’inscription de fait automatique des titres
  • les erreurs et les défauts à la demande d’exclusion
  • l’opacité du système
  • l’absence de contrat

Ce dispositif a globalement été jugé illégal par la Cour de Justice Européenne (ce dont le ministère de la culture, Fenixx, et la BNF ont l’air de se contrefoutre comme de leurs chaussettes).

Aussi je vous conseille de surveiller régulièrement ces listes, les distributeurs etc pour voir si vos titres ne sont pas concernés et agir par vous-même.

Acheter des ebooks non protégés : ce qu’un lecteur d’ebooks doit savoir

S’il y a bien une chose que je déteste en tant que lecteur, ce sont les DRM ou systèmes de gestion de droits. Quand j’achète un livre, je veux le posséder, pouvoir le prêter à mes enfants sur leurs liseuses, même Kobo.

En tant qu’éditeur, je ne mets jamais de droits numériques sur les livres que j’édite : c’est une insulte à mes lecteurs. En même temps, j’explique clairement que le livre ne peut pas être partagé ni republié. Et le cas échéant, je poursuis pour contrefaçon.

Mais les lecteurs sont-ils bien renseignés ?

J’ai eu la question d’une lectrice ce matin sur la page Facebook d’Ebookgang. Elle avait une liseuse Bookeen. Et elle demandait si elle pouvait utiliser le service. Et évidemment, il a fallu que je me lance dans une grande explication, lui expliquant tout le circuit, un peu de maths pour la cryptographie… Non, j’ai fait simple : achetez les livres numériques en promotion chez Kobo, pourvu qu’ils soient avec la mention « DRM Free ».

Pourquoi mettre les livres sans protection des droits ? Parce que les plateformes meurent, les éditeurs meurent, les DRM ne marchent plus, et les livres ne sont plus lisibles. L’exemple de ARe cité hier est un exemple parmi d’autres d’événements qui se produisent.

Dans cette page, je partage les meilleures pratiques pour les lecteurs. N’hésitez pas à la partager pour leur permettre de lire vos livres sans soucis.

Si vous avez une Kindle

Les livres que vous lisez dans le cadre de votre abonnement Kindle Unlimited ne vous appartiennent pas. Vous pouvez juste les lire. Vous ne pourrez plus les lire si vous arrêtez votre abonnement. C’est comme la salle de gym…

Si vous achetez vos ebooks, comme moi, sachez que ceux qui ont la mention « Utilisation simultanée de l’appareil : Illimité » sont sans gestion des droits numériques. Donc vous pourrez récupérer le livre et le prêter à quelqu’un, le lire ailleurs sans souci, voire continuer à le lire si Kindle disparaît (ce qui arrivera forcément un jour).

Ceux qui n’ont pas cette mention sont protégés par des droits numériques. Ils ont donc une « date de péremption » et sont complètement rattachés à votre compte personnel Amazon. Un souci avec celui-ci ? Le livre pourrait bien disparaître de votre bibliothèque sans jamais vous être remboursé ni retourné.

Vous pourrez difficilement récupérer vos fichiers d’ebooks. Amazon a rendu la chose la plus opaque possible car c’est pénible de télécharger pour transférer sur sa Kindle. Mais en allant dans « Votre compte », puis « Gérer votre contenu et vos appareils », vous pourrez télécharger un fichier awz3 dont vous ne saurez que faire, sinon le transférer sur une liseuse Kindle.

Si vous utilisez iBooks (sur iPhone, iPad, Mac)

Sur iBooks, aucune mention de droits numériques, dans un sens ni dans l’autre. C’est à dire que vous ne pourrez jamais savoir si ce roman que vous payez 14 €, il ne va pas disparaître un jour de votre bibliothèque et que vous ne pourrez pas le laisser lire à votre nièce, femme, mari etc.

Pour ces raisons, je déconseille d’acheter ses livres sur iBooks. Sauf ceux que j’édite, évidemment, car moi je ne mets pas de droits 😉

Reste la question de récupérer le fichier correspondant au livre. Car si mes livres sont sans droits, comment les charger ?

Eh bien, à moins d’être techniquement expert, c’est en plus impossible ! Car les livres sont téléchargés directement dans l’application iBooks, cachés à votre vue, et il n’existe pas de lien pour les télécharger en tant que fichiers directement sur un ordinateur. Si vous cherchez un peu sur internet, vous saurez que sur votre Mac, ils sont stockés dans /Users//Library/Containers/com.apple.BKAgentService/Data/Documents/iBooks, ce qui vous fait une belle jambe, n’est-ce pas ?

Si vous utilisez Kobo

Sur Kobo, la mention de l’absence de gestion des droits numériques est beaucoup plus explicite :

Avez vous vu ? DRM Free. Certes c’est de l’anglais, mais le gros mot est là !

À l’inverse, s’il y a des DRM, vous aurez une mention presque aussi claire :

Ebook avec DRM chez Kobo
Ebook avec DRM chez Kobo

Ce qu’il y a de bien en plus avec les livres sur Kobo, c’est qu’ils sont aux formats ePub (2 ou 3, ce qui ne change pas beaucoup de choses pour 95% des livres). Donc lisibles sur toutes les liseuses qui lisent le format ePub, dont :

  • Bookeen
  • Kobo
  • Kindle
  • iBooks
  • Moon Reader
  • Adobe Digital Editions
  • PocketBook
  • Sony Reader
  • Nolimbook
  • Inkbook

Dans votre compte Kobo, vous pouvez cliquer sur « Exporter le fichier » pour récupérer super simplement un fichier ePub au nom incompréhensible (03fc4590-1421-405d-ae6d-592b64bb5f2a-epub-3a804924-c2ca-4d87-bdc7-ae28424a6c6a.epub par exemple). Transférez le ensuite sur votre liseuse en la connectant par le cable USB à votre ordinateur pour en profiter.

Évidemment, si votre liseuse ne prend pas en charge le format ePub 3, acheter un livre à ce format est à vos risques et périls (ça peut marcher, ce n’est pas sûr).

Et les autres boutiques ?

Je suis un gros flemmard : je ne les teste pas. Mais comme elles représentent très peu de lecteurs potentiels, j’ai des excuses.

J’ai été voir sur Numilog, et c’est encore moins clair que chez les autres, par exemple. Si vous avez vos habitudes dans une boutique où c’est clair, vous pouvez le noter dans les commentaires : les bonnes habitudes sont à apprécier.

L’affaire All Romance eBooks

En plein milieu de la trêve des confiseurs, entre Noël et le jour de l’An, il s’est passé un mini cataclysme aux États-Unis dans le monde des livres numériques. Le service All Romance ebooks a annoncé le 28 décembre 2016 qu’ils fermaient soudainement le 31 décembre.

Cette fermeture soudaine n’a pas étonné tout le monde, notamment pas les personnes qui avaient eu des soucis avec ce diffuseur/aggrégateur d’ebooks de romance par le passé. La santé financière et opérationnelle de l’entreprise n’était pas idéale, et des signaux pouvaient être observés, comme les retards de paiements, le fait que leur plateforme n’évolue pas, et des difficultés de communication avec les employés.

En annonçant la fermeture, ils proposaient 10% de rémunération sur les commissions dues. C’est à dire que s’ils vous devaient 100 USD, ils étaient prêts à vous donner 10 USD. Et vous passiez le reste en pertes et profits.

Le quotidien The Guardian a relayé l’information, qui touche plusieurs milliers d’auteurs et plus d’un million de titres.

Pourquoi mettre en avant cette histoire de fermeture d’une société américaine ? Parce que ce genre d’affaire peut très bien se produire dans les mois et les années qui viennent, avec des entreprises françaises. Tout le monde n’a pas la chance de trouver un Kobo/Rakuten pour reprendre son activité…

Un des moyens les plus fréquemment utilisés par ce genre d’intermédiaire de l’édition pour financer les opérations est de payer ces opérations avec l’argent d’hier, c’est à dire avec les redevances perçues dans les périodes précédentes, tout en retardant au maximum le paiement des redevances aux auteurs.

On a ainsi vu pas mal d’éditeurs disparaître sans avoir payé en temps et en heure leurs auteurs (je ne dis pas qu’ils le font, ni que c’est la seule faute commise).

Cette situation est bien évidemment dramatique pour les auteurs pour lesquels ARe était leur éditeur et leur seul distributeur. Et franchement, ils n’ont pas intérêt à essayer de poursuivre la société en faillite, sauf s’ils sont eux-même avocats. Cela leur coûterait plus cher en procédures que ce qu’ils pourraient récupérer.

Croyez-vous qu’Amazon soit indestructible ? Je vous rappelle, si vous ne le savez pas, que cette entreprise gigantesque ne fait pratiquement pas de bénéfices, ou plutôt fait systématiquement des pertes, depuis sa création. Ils ont subi des échecs et fermé des divisions (Fire Phone), ils ont changé de politique du jour au lendemain (KU apocalypse).

Donc, première mesure à mettre en œuvre : diversifier ses canaux de distribution et faire en sorte de faire grandir tous les canaux de distributions.

Toujours avoir un matelas de plusieurs mois pour pouvoir se retourner si une telle chose se produit avec vos partenaires.

Surveiller ses partenaires, et noter les signaux d’alerte (difficulté de contact, retard de paiement, manque d’investissements).

Pour en lire plus sur cette sombre histoire et en tire les enseignements pour votre propre situation, et pourvu que vous lisiez en anglais, je vous conseille de lire ce billet de The Passive Voice.

Avoir le contact direct avec les lecteurs : si tous les intermédiaires disparaissent, vos lecteurs pourront toujours acheter vos livres.

PS : si rien n’a changé depuis mes cours sur les liquidations d’entreprises en école de de commerce, les auteurs seraient les derniers à être rémunérés dans un tel cas, et leurs contrats pourraient passer à d’autres sans possibilité de récupérer leurs droits, pour ceux qui sont édités par ARe (au lieu de simplement leur avoir confié leurs livres pour diffusion sur Amazon et al).

Claque

Je suis en train de prendre une claque…

Si vous lisez en anglais, je vous recommande très chaudement l’excellent War of Art de Steven Pressfield, malheureusement non traduit.

war-of-art

C’est un livre assez court, qui se se lit aussi très facilement. Le niveau d’anglais n’est pas difficile à comprendre.

J’ai souligné moulte parties de ce livre, et je me suis retenu ! Car ce livre s’applique bien évidemment à l’artiste professionnel que nous sommes en tant qu’auteurs, mais c’est aussi un excellent livre de développement personnel tout court.

Pétition pour plus de catégories sur Kindle

En faisant un des modules de la formation Signature d’autoéditeur.com j’ai repassé du temps dans les différentes catégories de livres de la boutique Kindle.

Quelle tristesse !

Littérature sentimentale est juste une seule vaste catégorie. Policiers/Suspense ? Il n’y a pas policiers à l’intérieur. Et tout est à l’avenant.

Alors j’ai sorti ma plume et j’ai lancé une pétition. Si cela vous intéresse, vous pouvez la partager et la signer ici, et on l’enverra au responsable KDP France pour qu’il sorte les doigts.

PS

Je sais qu’il y a des sujets plus importants, mais bon, j’agis là où je peux…

Si j’étais auteur de fiction, je n’irais pas dans le concours Amazon

J’ai lu avec un peu d’attention les conditions du concours des plumes francophones d’Amazon. C’est un contrat qui mène à une victoire à la Pyrrhus.

Il y a une clause que je trouve entièrement abusive :

Si vous faites partie des trois lauréats de ce Concours, du seul fait de la soumission de votre Manuscrit pour votre participation au Concours, vous concédez à Amazon :


b) b. le droit exclusif de mettre à disposition, sur les sites internet tenus ou exploités par Amazon ou ses sociétés affiliées et les applications et matériels distribués par Amazon, la première édition audio en français de votre Manuscrit, en format numérique, en streaming, par téléchargement ou tout autre moyen de diffusion, et ce dans le monde entier, pendant une durée de 10 ans.

Ouais, super, à quelles conditions ? Avec obligation pour Amazon de faire véritablement cette production, en combien de temps ?

Il y a aussi l’adhésion à KDP Select jusqu’en janvier 2017. Un an, c’est pas long, mais quand même…

S’autoéditer pour le plaisir ?

Aujourd’hui, j’essaie d’écrire deux articles en un, et attention, cet article est rangé dans la catégorie Humeur. Les deux thèmes abordés, définition du succès et plaisir d’écrire, sont étroitement liés l’un à l’autre, et que je ne cours pas après les clics sur le blog, mais après une meilleure connaissance, compréhension de l’auto-publication et de l’autoédition, dans toute sa diversité.

Reste à savoir si parler en même temps de la définition du succès et de l’autoédition pour le plaisir va me permettre d’équilibrer les deux sujets. Verdict à la fin, si vous avez tout lu avec intérêt…

Dans son livre Comment publier un livre, Joanna Penn passe un chapitre entier à évoquer la définition du succès, le fondement de celui-ci et les moyens d’atteindre la forme de succès que l’on veut atteindre. Sans regarder ce qu’elle a écrit, même si je m’en souviens bien pour l’avoir traduit, relu, relu et relu encore, voici ce que j’ai en dire pour ma part :

Chacun a sa définition du succès et cherche à atteindre un objectif pour ce qui est de l’édition.

De manière générale, le discours de ce blog et le public cible, c’est l’autrice ou l’auteur qui veut transformer son activité annexe d’écriture et d’édition en activité principale, toucher le plus grand nombre de lecteurs et gagner correctement sa vie. Je m’adresse rarement au grand débutant, à la personne qui s’autoédite pour le plaisir. Pourquoi ? Parce que l’objectif définit souvent la manière dont on va faire les choses.

Donc si votre objectif est de vivre de la vente de vos livres, qu’il s’agisse de romans ou de livres pratiques, qu’ils soient en papier ou numériques, je vous distille régulièrement ce que j’apprends d’autres auteurs avec une préférence pour l’autoédition numérique.

Le moyen (l’autoédition numérique) peut aussi servir à d’autres objectifs, des objectifs qui ne sont ni moins intéressants ni moins nobles, ni moins difficiles.

  • partager un livre avec votre entourage direct
  • publier des ouvrages de poésie ou autre genre littéraire ayant une très petite audience
  • “laisser une trace”
  • le faire parce que vous aimez le faire.

Ce denier alinéa est pour moi une évidence. Si l’on n’apprécie pas de faire de l’édition, pour soi ou pour les autres, autant laisser tomber. Contrairement à ce que d’aucuns disent, l’édition numérique n’est pas un nouvel Eldorado. Il n’y a pas de ruée vers l’or.

Je sais que j’ai l’habitude d’avoir des entretiens avec des autrices et des auteurs qui ont vendu 25 000, 15 000, même 3 000 de leurs ouvrages, mais je m’en défend, car je ne veux pas vous berner en vous disant que tout le monde peut le faire.

Vous-même, combien de lecteurs vous faudrait-il pour considérer que vous avez atteint votre objectif ? 1 000, 10 000, 100 000 ?

1 ?

Est-ce qu’il ne vous suffit pas, après tout, de lire vous-même votre livre et de considérer que vous êtes content de ce que vous avez écrit ? Seriez-vous fat si vous faisiez cela ? Je vous dis ce que j’en pense : non… vous feriez juste preuve d’une confiance en vous et d’une estime assez incroyable (certainement pas celle de la plupart des auteurs publiés).

S’autoéditer, cela peut donc aussi être uniquement pour le plaisir de s’autoéditer, de faire en sorte que d’autres personnes lisent un livre. Cela peut être gratuit. Cela peut être un loisir en plus d’un plaisir.

Je ne dis pas que ce souhait est moins juste, moins méritant que celui qui consiste à vouloir vendre plusieurs livres et passer son temps à écrire. Ni plus juste non plus. Ce souhait existe, et c’est tant mieux qu’il y ait des gens qui cherchent ce genre d’activité. Juger que ceux qui écrivent pour le plaisir sont inconscients ou que ceux qui écrivent pour gagner leur vie se fourrent le doigt dans l’œil, voilà qui est inconscient.

Et vous, à quoi définissez vous votre succès ? Quel est votre objectif ?

N’opposez pas les auteurs qui veulent simplement publier et ceux qui veulent vendre assez de livres pour en vivre. Vous n’êtes pas à l’intérieur de leur tête, vous ne connaissez pas leur définition du succès, leur objectif en se publiant, en s’éditant.

A l’inverse, en tant qu’auteurs, il faut que nous soyons réalistes, que nous considérions qu’il y a autant d’objectifs que de personnes qui écrivent, et il ne faut pas considérer que ce que nous faisons est le meilleur objectif, le seul qui ait un intérêt. La réussite, ce n’est pas forcément être au premier rang du classement des ventes. Ce n’est pas non plus forcément avoir gagné un prix. Ce n’est pas, enfin, tirer des revenus réguliers et confortables de cette activité.

Mais cela peut être les trois à la fois.

Loto-édition, vous connaissez ?

La presse et les journalistes nous pondent pas mal d’articles en ce  moment sur l’autoédition. Après celui de Causette qui était plutôt enjoué et enthousiaste, celui truffé d’approximations et de délires du journaliste de Livres Hebdo, c’est Lire: qui s’y colle.
Autant le dire, n’allez pas acheter Lire: pour cela, vous n’y apprendrez rien d’intéressant. Continuer la lecture

Quel est le secret pour gagner de l’argent avec les ebooks ?

Un article en anglais de Lindsay Buroker que j’ai failli rater révèle enfin le secret utilisé par les auteurs qui réussissent sur Kindle, iBooks, Kobo et même ailleurs.

C’est le secret qui lui a permis d’avoir des revenus de 6 chiffres l’année dernière. Vous voulez en savoir plus ? Lisez la suite …

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Mes prédictions pour 2016

Ah ah , voilà le retour de Nostradamus !

Je n’ai pas utilisé le subtil esprit du feu, mais le subtil esprit de l’eau de feu (japonaise s’il vous plait) pour écrire mes prophéties. Donc prenez-les avec le sérieux qu’elles méritent. On verra si je suis capable de sortir autre chose que des élucubrations éthyliques…

Ces prédictions sont bien entendu nourries par les réflexions de personnes plus expérimentées et observatrices que moi. Mark Coker, Jane Friedman, et d’autres. Elles sont aussi nourries de ma propre expérience et vision du marché de l’édition numérique dans notre douce francophonie conservatrice libérale socialiste.

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