Archives de catégorie : iBooks

Bientôt la trêve des confiseurs pour Noël

Fin décembre, c’est l’époque des fêtes de fin d’année, de Noël, des liseuses sous le sapin, etc. Mais pas que pour les lecteurs, pas que pour les auteurs : pour les gens qui travaillent sur les plateformes aussi.

Pour permettre à tout le monde de prendre ses vacances,  et engranger le maximum de ventes sans faire bouger le bateau, la plupart des plateformes sont en mode statique et réduction des effectifs pendant cette période.

Cela signifie que si vous avez une parution, que vous faites une opération commerciale ou autre, il faut que vous planifiiez dès aujourd’hui ces modifications de prix, ces pré-commandes etc. Car à partir de certaines dates vous ne pourrez plus.

Kobo Writing Life

Kobo sera “fermé” du 19 au 29/12. C’est à dire que vous ne pourrez pas faire de changement de prix, ajout de contenu ou modification de contenu.

koboHeureusement, sur Kobo, vous pouvez tout programmer à l’avance. Un des avantages de passer en direct sur la plateforme plutôt que de passer par un diffuseur (type Smashwords ou Draft2Digital). Vous pouvez lancer une pré-commande sur un livre et choisir une date de sortie pendant ces fêtes, vous pouvez programmer un changement de prix temporaire, etc.

Vous avez donc jusqu’au 18/12 pour le faire. Plus que 13 jours (le 19 étant un lundi, je vous conseille de ne pas attendre la dernière échéance) !

iBooks

Apple aussi ferme un peu les écoutilles pour que le vaisseau traverse tranquillement cette période de façon sûre.  Allez, un peu d’anglais :

To prepare for the winter season, we’re adjusting our deadlines for book deliveries. If you plan on releasing new books on iBooks in December 2016 and January 2017, check the following delivery deadlines:

Dates de sortie Date limite d’envoi
December 18 to 31, 2016 Monday, December 12, 2016 (PST)
January 1 to 8, 2017 Friday, December 16, 2016 (PST)

Vous avez encore une grosse semaine pour envoyer vos livres si vous voulez qu’ils soient validés et publiés pendant la période du 18 au 31 décembre, et un peu plus pour la semaine de la rentrée.

Même chose, iBooks et iTunesConnect vous permettent de faire des pré-commandes, de changer vos prix en avance.  Si vous faites partie d’une opération spéciale type “10 jours en or“, pensez bien à programmer votre date de réduction de prix avant ce moment, car je pense que l’accès à ces outils peut être limité aussi.

Kindle

Fidèle à sa réputation, Amazon continuera à fonctionner 24 heures sur 24, même KDP. Mais !

Bien qu’ils soient tous sous pression et très investis, les intervenants de KDP vont certainement lever le pied : moins de présence, moins de réactivité, et probablement des délais plus longs.

Donc dans leur cas, vous pourrez toujours aller faire des modifications, mais ayez juste ce qu’il faut de pessimisme pour ce qui est de leur réactivité. Les délais de 12 heures qui ont cours actuellement pourraient s’allonger, malgré toute leur bonne volonté.

Et vous qu’avez-vous prévu pour avoir le maximum de visibilité pendant la période des fêtes ?

J’ai encore quelques places de libre pour mettre en avant une réduction pendant cette période de fêtes de fin d’année dans le cadre des 10 jours en or.  La participation est gratuite, mais nécessite que vous participiez a minima en mettant en avant les ebooks des autres participants.

Il s’agit principalement de livres de fiction, de la littérature commerciale, thrillers, romance, jeunesse et fantasy ou SF. Si vous voulez bénéficier d’un peu plus de visibilité en plus, contactez moi en m’indiquant le titre, avec un lien, la réduction, les plateformes de publication, et les infos sur la réduction à cyril@ebookgang.fr

Il n’y a que les imbéciles… : 2ème partie

Il y a plusieurs mois, j’ai mis Comment publier votre premier ebook en payant sur toutes les boutiques. Et après une période, je l’ai aussi mis dans KDP Select. Oui, c’est en faisant des erreurs que l’on apprend que ce sont des erreurs.

Aujourd’hui, il est à nouveau gratuit sur iBooks et Kobo, depuis fin avril en fait.

Mais avec l’erreur commise auparavant, il n’est pas gratuit sur Amazon. Ils ont gardé le prix de 0,99€. (Non mais quel imbécile je vous jure !) Continuer la lecture

Fermeture des plateformes (pas des confiseurs)

Hier, la charmante Chris Simon me rappelait qu’iTunesConnect, la plateforme d’Apple pour gérer aussi bien les audios, les apps que les ebooks, serait en “mode limité” pendant la période des fêtes.

J’ai vu cette période en travaillant chez un opérateur de téléphonie, sauf que là-bas cela s’appelait “Avalanche”. Je n’ai toujours pas compris pourquoi ce nom. En interne, c’est juste que tout le monde prend quelques jours de congés, donc la disponibilité pour réparer ou modifier quelque chose est faible  à un moment où les clients font un usage important des services disponibles (boutiques, sms, etc).

J’imagine que chez Apple c’est la même chose. Ils prennent aussi des vacances.

Mais contrairement aux applications, il y a peu de fermetures de la plateforme de gestion de votre catalogue.

iBooks

Si vous voulez publier un ebook sur cette plateforme avant le 31 décembre, il va falloir mettre les bouchées doubles et l’envoyer aujourd’hui. Si vous voulez le publier dans les premiers jours de janvier, vous avez jusqu’à la fin de la semaine, vendredi 18 décembre.

iTunesConnect restera disponible, mais les validations seront plus lentes. Tout ce qui n’est pas automatique (tout ce qui n’est pas changement de prix en fait) risque de prendre plus de temps qu’habituellement.

Plus d’infos sur le site d’Apple.

Kobo

Si vous vous connectez sur votre plateforme Kobo Writing Life, vous verrez que du 22 au 29 décembre, vous ne pourrez pas faire de changements :

Merci de noter que vous ne pourrez pas faire de mises à jour depuis KWL sur notre catalogue du 22 au 29 décembre.
Tous les changements de prix ou promotions que vous souhaitez faire pendant les vacances doivent être programmés en avance et ajoutés avant le 20 décembre.

Donc, en fait, dès le 20 décembre, vous ne pourrez plus faire de modifications.

Amazon Kindle

Apparemment, les abeilles Amazon ne prennent pas de vacances. Je mangerai plus de foie gras en pensant à elles. Si vous avez des infos contraires, je vous remercie de les partager avec nous.

Vendez vos ebooks sur toutes les plateformes, rapidement

Bruno Challard, que j’ai reçu sur le podcast dans l’épisode 4, continue à démystifier les étapes techniques qui permettent de publier ses livres partout.

Cette semaine, il a publié sur Kindle En moins d’une après-midi Publiez vos livres sur les plus Grandes Plateformes de Publication: Et dites adieu aux formatages compliqués ! Un titre un peu long 😉 mais l’utilité de ce livre pratique est claire.

Je n’ai pas mis en avant pour ma part Draft2Digital par le passé. Je préfère en effet aller directement vers les plateformes, sans intermédiaire, car cela permet un contrôle plus rapide et plus complet de ce qui est mis en ligne.

Mais cela implique aussi de passer plus de temps à publier son livre partout, ce qui n’est pas forcément dans l’intérêt de tout le monde.

A ce titre, Utiliser cet outil est une excellente solution. Et Bruno, comme d’habitude, a rédigé un guide pratique clair, détaillé et complet.

Si vous êtes déjà sur Kindle et que vous voulez avoir plus de visibilité, sur les autres plateformes (et vous devriez, pour constituer un lectorat le plus large possible), je vous conseille fortement de lire cet ouvrage.

Episode 23 : Vendre en librairie, mais viser l’Amérique avec Alan Spade

Le podcast pour publier sur Kindle iBooks et Kobo
Le podcast pour publier sur Kindle iBooks et Kobo

Alan Spade fait partie de ces auteurs qui vivent de leur travail d’édition. Bon, il n’a pas les mêmes revenus qu’Amélie Nothomb ou Michel Houellebecq.

Il y est parvenu essentiellement en allant vendre ses livres dans les espaces culturels et les grands magasins spécialisés.

A côté de cela il est le plus large possible dans sa diffusion électronique, et cherche à optimiser sa stratégie avec iBooks, Kobo en plus de Kindle. Il a d’ailleurs quelques bonnes astuces à partager avec vous.
Continuer la lecture

Quelques conseils pour mieux tirer son épingle du jeu sur iBooks

(ces conseils et’appliquent aussi à Kobo dans une certaine mesure, mais ce distributeur est plus facile qu’iBooks, même j’y gagne personnellement moins d’argent que sur iBooks)

Je m’accroche parfois avec d’autres auteurs indépendants sur la question de KDP Select. Par exemple, ce week-end avec Patrick Ferrer (auteur du Baiser de Pandore). Je m’accroche parfois avec moi-même 🙂 puisque j’ai publié plusieurs livres en KDP Select au début de l’été. Et un argument qui revient fréquemment est : «oui, mais sur iBooks, on gagne pas un rond ».

D’abord, ce n’est pas vrai. Vous, en tant qu’auteur vous ne gagnez pas un rond, peut-être, mais ce n’est pas vrai pour tout le monde. Ce n’est pas vrai pour «les auteurs autoédités» si un tel profil existe. Les exemples abondent d’auteurs indépendants qui gagnent de l’argent, des lecteurs sur iBooks. Il y en a même qui gagnent plus d’argent sur iBooks que sur Kindle.

Regardez le top des ventes iBooks aux USA (le plus gros marché) : vous y verrez, pas tout en haut d’accord, des auteurs qui s’autopublient.

Mon cas personnel est le suivant : j’ai longtemps gagné plus d’argent sur iBooks que sur Kindle, même si ce ne sont jamais des sommes confortables (pour des raisons trop longues à expliquer, vendre des ebooks sur plateformes est moins intéressant pour moi qu’en direct). Il y a eu un renversement de tendance cet été car j’ai mis les trois livres sur l’autoédition exclusivement sur Kindle. Bon, deux traitent presque exclusivement de Kindle. Attention, on parle de sommes qui avoisinent les 100 euros par mois. Pas de quoi reposer son stylo ni fermer son Scrivener.

Mais ce qui vous intéressera le plus, c’est la réponse à cet état de fait. Comment gagner plus d’argent sur iBooks, avoir plus de lecteurs, des lecteurs plus fidèles ?

Je retranscris ici ce que j’ai synthétisé de la bouche de deux auteures qui écrivent des livres de fiction et réussissent sur iBooks. Vous pouvez les retrouver dans le podcast de Joanna Penn et dans celui de Johnny, Sean et Dave. Si je ne vous donnais pas mes sources, vous pourriez encore croire que je sors cela de mon… OK, je me tais.

Avoir une emprise sur iBook prend du temps

Les auteurs autoédités qui sont contents avec iBooks le disent souvent : il faut du temps pour qu’iBooks devienne une part plus importante de leur lectorat. Un an est une durée qui revient quand on les écoute.

Je vous rappelle le principal défaut d’iBooks : une mauvaise découvrabilité (oui, c’est un mot qui n’est pas dans le dico (1)).

Si quelqu’un vous découvre dans iBooks, c’est parce que vous l’avez envoyé là-bas. Sinon, personne ne vous trouvera. Dans l’espace personne ne vous entend crier.

Vous ne pouvez pas avoir de visibilité sur iBooks si vous ne donnez pas de visibilité à iBooks

Si vous êtes présent sur iBooks mais que vous ne le mettez pas en avant, si vous utilisez un lien d’affilié vers Amazon, mais pas un lien d’affilié vers iBooks, voire carrément pas de lien vers iBooks, attendez vous au même traitement de la part d’iBooks et de son équipe de merchandising.

Donc il faut que vous soyez gentil avec iBooks et que vous traitiez ce vendeur de la même manière qu’Amazon.

iBooks met à votre disposition des badges, des liens des moyens de mettre en avant leur boutique. Faites-le

Faites-en la promotion pour qu’ils fassent votre promotion.

Sur iBooks, les lecteurs sont moins sensibles au prix

Sur iBooks, vous touchez 70% du prix HT de vos ebooks, quelque soit le prix de votre ebook. 0,99 € ? 49,97 € ? Même combat.

De plus, avec la présence plus forte des éditeurs traditionnels qui ont toujours tendance à mettre le même prix pour la version électronique que pour la version numérique/électronique, les lecteurs ont l’habitude de voir des prix qui sont dans un intervalle plus grand, et qui peut dépasser les 10 €.

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Cliquez pour voir les prix des meilleures ventes sur iBooks, vous n’allez pas y croire !

 Sur iBooks, le gratuit n’est pas traité avec répugnance

Sur iBooks, le classement des livres gratuits est juste à côté du classement des livres payants.

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Et si vous allez dans une catégorie, les livres gratuits sont aussi bien mis en avant que les livres payants.

Trouvez les intrus gratuits
Trouvez les intrus gratuits

Or la tactique qui consiste à « offrir» un livre gratuit pour se faire découvrir et faire entrer un lecteur dans un livre, une série, une collection, un auteur est une stratégie qui marche bien.

Sur iBooks, le classement est plus stable

Je ne sais pas quelle est la formule du classement. Je sais que j’ai des livres qui sont dans le top 100 gratuit depuis plusieurs mois. Et ils y restent.

Les auteurs trouvent aussi qu’il y a moins de « manipulation » des classements, avec des entrées et des sorties éclair de titres dans le top du classement (éclair comme dans « offre-éclair »). Je ne dis pas qu’un Bookbub ne provoque pas de gros changement. Mais le classement des ventes étant un classement des ventes, sans impact de mise en avant par KDP Select ou Kindle Unlimited, pour parler des mis en cause, il reste plus stable.

Revers de la médaille : c’est plus long de rentrer dans ce classement.

Les séries sont bien mises en avant dans iBooks

Suivant la liseuse Kindle, vous pouvez rater les autres épisodes d’une série car celui-ci ne les mets pas en avant quand vous avez fini de lire. Dans iBooks US, il y a eu une catégorie « premier gratuit dans une série », et il y a souvent des mises en avant de séries, ou de premiers dans une série sur iBooks FR.

Et quand vous avez finie de lire un livre d’une série, le suivant est proposé directement, de manière exquise et qui donne envie de lire la suite.

Les pré-commandes, ça marche

Pas si vous faites une pré-commande deux jours avant la sortie. Ne faites pas cette erreur (j’ai été mordu moi aussi). Mais si vous avez un planning de sorties, ce qui doit être le cas si vous en faites une profession, vous pouvez mettre de nouveaux livres en pré-commande jusqu’à un an en avance. Pas de nastygram si vous devez déplacer la date de sortie.

Et vous pouvez mettre en pré-commande sans couverture, sans ebook de brouillon.

Sur iBooks, tout n’est pas si rose

Bien sûr, tout cela ne change pas les terribles limitations d’iBooks pour les autoédités : pas de mots clés, pas de bonne recommandation des livres les uns par rapport aux autres, pas d’email envoyé par Apple pour mettre en avant des produits.

Et dans ce que j’ai écrit jusqu’à présent, il y a un sens : ce n’est pas parce que vous donnez une visibilité de fou à iBooks qu’iBooks vous rendra la même chose. Etc…

Mais regardez plus loin qu’aujourd’hui ou demain, ayez une perspective à 10 ans sur votre carrière d’auteur, qui se construit souvent doucement. Même si vous en êtes à votre premier roman, à vos premiers romans, vous devez viser la durée et l’étendue.

Donc ce billet s’adresse à l’auteur qui veut viser large, et faire des progrès sur iBooks, pas à celui qui attend qu’iBooks lui rapporte de l’argent pour aller dessus.

Je ne manquerai pas de revisiter ce billet si je fais des découvertes extraordinaires qui me permettent d’être n°1. (ah j’en ai déjà une : faites un livre pratique sur une nouvelle version d’iOS ou de Mac OS X avant la sortie).

1 -Discoverability (j’adore l’anglais et ses dizaines de milliers de mots supplémentaires).

Pourquoi utiliser une précommande pour votre prochain lancement ?

Attention ! Ne lisez pas cet article sans consulter l’article plus récent sur les pré-commandes des différentes plateformes ici. Je le laisse pour la postérité, mais il contient quelques approximations.


La semaine dernière, j’ai reçu un email qui est une bonne nouvelle. Cet email d’Alice Quinn me prévenait de la prochaine sortie du deuxième roman avec Rosie Maldonne. C’était doublement une bonne nouvelle : non seulement ce nouveau roman va sortir, mais en plus Alice utilise la fonction précommande, et ce roman est prévu pour le 6 novembre.

précommande Rosie
Non, c’est bon je l’ai déjà précommandé, pas la peine de me le renvoyer !

La précommande est une fonction qu’Amazon n’avait pas jusqu’en 2014. Elle est apparue en toute discrétion en août-septembre 2014 sur KDP. Bien entendu cette fonction était déjà disponible pour les éditeurs qui ont un contrat classique de distribution. J’ai malheureusement vu peu de personnes l’utiliser à titre d’indépendant depuis. Il y avait bien Chris Simon avec sa première saison de Brooklyn Paradis, mais c’était de son côté “traditionnel” d’auteur hybride avec les éditions La Bourdonnaye.

C’est aussi une fonction que je n’ai pas bien utilisée pour ma part. J’ai la ferme intention de corriger cette erreur et de l’utiliser pour les prochains ebooks que je publie, avec d’autres changements aussi. Les dernières fois que je l’ai fait, j’étais trop pressé pour véritablement en bénéficier, en faisant des campagnes de quelques jours seulement.

Cette fonction est aussi disponible chez iBooks, chez Kobo et chez Smashwords. Amazon est donc le dernier à ajouter cette fonction dans la besace de plombier du marketing des auteurs indépendants.

Comment ça marche ? Vous choisissez une date de lancement et votre livre peut être précommandé avant cette date de lancement. Vous pouvez d’ailleurs en profiter pour mettre un prix spécial pendant la période de pré-commande afin de motiver plus les futurs lecteurs.

Côté tuyauterie, vous devez sur KDP fournir déjà une première épreuve de votre livre. La couverture par contre a intérêt à être la bonne, déjà bien travaillée et finalisée. Au minimum 10 jours avant la date de lancement, vous devrez télécharger dans KDP votre version finale. Sinon, vous serez mal vu par Amazon, par vos lecteurs et vous n’aurez évidemment plus accès à cette fonction. Et Amazon vous interdira de refaire une précommande pendant un an.

A noter qu’il n’est pas possible d’effacer un livre que vous avez créé avec une pré-commande ni de le retirer de la vente.

Sur iBooks, vous pouvez carrément mettre un livre en pré-commande sans couverture, sans première version, avec uniquement les métadonnées.

Sur Kobo, c’est assez proche d’Amazon : il vous faudra l’intégralité du contenu et de la couverture pour créer un livre et le mettre en pré-commande.

Sur Smashwords, comme vous pouvez ensuite publier sur iBooks et Kobo, on a toujours le même besoin de couverture, d’un contenu, de métadonnées et en plus d’un compte de mots.

Hier, j’étais encore en train de réfléchir à tout ce que je sais sur l’autoédition, sur les risques que je vois pour les auteurs qui démarrent. Et sur le risque relatif que représente KDP Select. Et je me suis rendu compte que j’oubliais systématiquement de parler de Smashwords. Or Smashwords est un outil qui vous permet d’aller plus vite plus loin. Je veillerai donc à vous distiller un peu plus de sagesse Smashwords petit à petit pour que vous y pensiez et que vous fassiez les bons choix pour vous en connaissance de cause.

Ne vous amusez pas à changer le prix au fur et à mesure de l’avancement : Amazon prendra le prix le plus bas comme prix à appliquer aux acheteurs le jour du lancement.

Quel est l’impact des pré-commandes sur les ventes ?

Les pré-commandes ont un impact sur la visibilité. Vous avez accès à une catégorie particulière : la catégorie “en précommande”. Vous avez donc accès à un premier outil pour avoir plus de ventes, avant même que votre livre soit en vente.

Ces précommandes ont un impact différent sur les ventes, le classement suivant la boutique. La situation “idéale” est ce qui se passe chez iBooks ou Kobo : le jour du lancement et le lendemain, toutes les pré-commandes deviennent des ventes et sont enregistrées comme telles.

Cela peut faire un énorme boost en termes de vente. Vous faire accéder au magique top des ventes directement. Avec quelques dizaines de ventes quotidiennes, on accède déjà au top Kindle. Comme les deux autres boutiques sont plus petites en volume, il est plus facile d’atteindre le volume de ventes nécessaire.

Sur KDP, c’est différent : les pré-commandes sont comptabilisées au fur et à mesure. Pas de gros boost le jour du lancement. Vous pouvez par contre déjà voir vos pré-commandes jour après jour, comme chez les autres. L’impact direct est que vous allez diluer ainsi l’effet de vos efforts au moment même du lancement, quand vous écrivez à votre mailing-list, etc. Est-ce grave ? Je pourrais être partagé sur cette question, mais on verra plus loin que cet inconvénient sera mitigé par les avantages.

L’impact le plus important de ces précommandes est moins dans les ventes que dans le marketing et dans l’état d’esprit. Oui, c’est un truc pour les ventes, une astuce. Mais cela va aussi plus loin, et les répercussions peuvent être plus importantes que “quelques ventes de plus” ou “un peu plus de visibilité”.

En annonçant la date de sortie, vous prenez un engagement. Un engagement vis à vis de vous-même, de votre public, de votre carrière. Et cet engagement est important. Vous dites : “je ne suis pas là pour rigoler”, même si vous rigolez et que vous vous amusez. Vous prenez un engagement par rapport à la sortie de votre tome suivant si vous écrivez une série feuilletonnante . Vous prenez un engagement vis à vis de vos personnages et de votre audience si vous écrivez une série non feuilletonnante.

Et si vous créez une date de lancement, c’est que vous avez un planning. Et dans planning, il y a “plan”. Vous savez (même si vous ne savez pas vraiment comment) ce que vous voulez faire.

Et les gens sont excités par les pré-commandes. Regardez Star Wars, les bande-annonces pour le cinéma. Le grand public va plus facilement s’enthousiasmer pour une sortie au cinéma, mais les lecteurs avides pourront s’enthousiasmer par une sortie de livre, même si le lancement ne se fait pas dans une salle de congrès comme pour le dernier tome d’Harry Potter. Je suis excité par la sortie du livre d’Alice, personnellement.

En annonçant votre prochain livre vous créez de l’attente chez vos lecteurs. Vous créez une véritable attente de la suite chez les lecteurs de vos séries.

Vous vous adressez à vos fans. Vous construisez et vous vous engagez dans la relation. Et c’est la seule manière de faire en sorte que vos lecteurs s’engagent aussi : que vous vous engagiez par rapport à eux.

La deuxième meilleure chose après la visibilité dans le classement, c’est la visibilité dans les recommandations du type “Les personnes ont aussi aimé”. Et à égalité, il y a aussi les commentaires.

Et avec les pré-commandes, vous mettez de bonnes cartes de votre côté. Déjà, du côté moteur de recommandation, vous êtes directement enregistré et les algorithmes d’Amazon peuvent mettre votre livre en avant, plutôt qu’un de leurs choix par défaut. Pour ce qui est des commentaires, si vous avez eu des béta-lecteurs, ils pourront mettre un commentaire dès le premier jour. Quant aux autres, ils sont interessés par votre livre donc ils vont le lire. Et pourront mettre un commentaire.

Je profite de cette question des pré-commandes et de ce parcours des différentes plateformes pour en remettre une couche sur la nécessité pour un auteur, à long terme, d’être sur toutes les plateformes. Et les précommandes peuvent vous aider à creuser votre trou sur ces plateformes, où votre investissement doit être plus long et plus constant.

Que faire pendant cette période de pré-commande ?

Dérouler une campagne de marketing où vous allez parler du livre sans parler du livre. Publier des extraits, des photos, des quiz. Faites des cadeaux comme le fait Alice (une nouvelle offerte), recadrez et faites du story telling autour du roman sur les sources d’inspiration comme l’ont fait Jacques Vandroux sur Projet Anastasis ou Chris Simon sur Brooklyn Paradis. Bon vous êtes auteur, donc créatif, à vous de vous lâcher ! Dites vous que cette phase de pré-commande est comme la phase de lancement, mais commence plus tôt (et ne rallonge pas le lancement).

Cela vous aide aussi à créer de l’élan. De l’élan pour vous et aussi pour vos lecteurs. Un élan qui doit avoir comme point d’orgue la sortie de votre ebook.

Quand utiliser la précommande ?

Si vous en êtes à votre premier livre publié en autoédition, et que vous avez peu de “plateforme”, de caisse de résonance au travers d’un blog, d’une mailing-list, faire une opération de précommande sera peu utile. Il faut avoir des gens à qui en parler. Si par contre vous êtes en train de publier une suite attendue c’est le contraire : exploitez-la à fond.

Le cas d’Alice est particulièrement à-propos. Un accident dramatique suivi de plusieurs mois de thérapie l’ont empêchée de suivre son élan. Son contrat d’édition a peut-être aussi eu un impact, l’aventure américaine aussi. Bref, rien de publié depuis février 2013. Plus de 2 ans. Deux ans et demi, c’est long, même si elle publie régulièrement sur son blog et qu’elle a entretemps publié un autre “petit” roman, mais avec des personnages différents.

Si vous écrivez une série, je l’ai déjà dit, vous pouvez déjà parler de la suite, jusqu’à 90 jours avant la sortie (pourquoi 90 jours alors que les éditeurs classiques ont jusqu’à un an, Amazon ?), et donc faire une précommande d’un tome ou d’un épisode pas encore sorti. Bon, vous ne toucherez de l’argent que le jour du lancement.

Je crois que j’ai un peu fait le tour de la question. Mais je sais que vos commentaires ou vos questions me remettront à ma place. Comme à chaque fois que j’écris un billet sur ce blog ou que je publie un podcast, je compte sur vous pour envisager la question et agir pour profiter de cet outil supplémentaire et ainsi développer votre groupe de lecteurs et établir un lien fort avec eux.

“Propulsez votre ebook sur la boutique Kindle” disponible sur iBooks et Kobo

Comme quoi, rien ne sert de courir, l’ebook soumis en quatrième vitesse, sans préparation et à l’arraché vendredi chez iBooks et Kobo est enfin paru sur les deux boutiques.

Si vous désirez en savoir plus sur ce livre, je vous renvoie directement à sa page de présentation.

Propulsez votre ebook - Kindle

Ce n’est pas tant de cela que je voulais parler dans ce billet, mais de la bizarrerie de publier un ebook qui parle du Kindle sur ces deux boutiques.

Pour faire simple : je ne pense pas que se limiter à la boutique Kindle d’Amazon soit une bonne stratégie pour les auteurs et éditeurs indépendants, même si les ventes sont plus importantes sur celle-ci et que cette exclusivité combinée à KDP Select soit une opportunité pour gagner plus d’argent.

J’invite donc toujours les auteurs à considérer l’opportunité de se développer sur les deux plateformes. A peser le pour et le contre, et à essayer.

Oui, Amazon est plus “sympa” avec les indépendants que ne le sont ces plateformes. Oui, les ventes sont plus importantes. Oui, il y a plein de bonnes raisons de donner l’exclusivité à Amzn. Mais cette exclusivité en elle-même est nocive.

Elle est nocive de manière générale pour le marché des ebooks. Les indés vont majoritairement chez Amazon, et semble-t-il que chez Amazon. Ils ne parlent que d’Amzn en tout cas. Cela joue en la défaveur des autres distributeurs, qui n’ont pas les même titres. Et cela polarise le marché des ebooks. Une situation de domination absolue n’est pas bonne, et conduit à l’immobilisme.

Ce n’est pas bon pour les auteurs non plus. Il est important d’ouvrir le plus possible aux différents lectorats, d’avoir le plus de personnes possibles. Et avoir une relation forte avec Amazon peut vous aider beaucoup, mais aussi vous mettre en grand danger. On ne met pas tous ses œufs dans le même panier.

Non, la flemme face à la nécessité de publier trois fois (ou plus) n’est pas une bonne stratégie non plus.

La stratégie que je recommande est celle que j’applique : mettre vos ebooks dans le programme KDP Select au début pour bénéficier des avantages de celui-ci au lancement. Promotions gratuites, merchandising, etc.

Une fois la première période d’exclusivité passée, pour peu que vous ne fassiez pas une erreur de manipulation idiote comme moi, publiez sur les autres plateformes et mettez-les en avant.

Bon, sur ce titre, ce n’est pas évident d’en tirer parti. Mais imaginez que vous ayez un roman ? Savez-vous que Kobo est la liseuse la plus répandue au Canada, et que vous pouvez in fine avoir autant de ventes sur Kobo que sur Amazon ?

Si vous n’avez toujours pas lu ce titre, vous pourrez le trouver sur la boutique Kobo, ce qui vous permettra en plus de le lire sur d’autres liseuses que la liseuse Kobo (Kobo est celui où il est le plus facile de récupérer un fichier ePub), mais aussi sur  la boutique iBooks.

A noter : plein de commentaires intéressants de personnes beaucoup plus concernées que moi sur la publication que j’ai faite sur Facebook ici.

Comment rater votre rentrée d’auteur indépendant…

…Ou : tout ce que j’ai fait, vous ne devriez pas le faire.

1. Abordez la rentrée sans aucune préparation, même mentale. Délais, échéances, rendez-vous avec vous-même ou avec d’autres personnes : fi ! Vous n’en avez pas besoin, tout va se passer exactement comme vous le voulez, au moment où vous le voudrez. Ce n’est pas comme si les autres étaient occupés de toutes façons.

2. Oubliez que les plateformes ont des délais pour publier ou mettre à jour vos livres. Comme ça au moins vous aurez une surprise et vous pourrez appuyer pendant 4 heures sur le bouton “actualiser” sur les pages de Kobo Writing Life ou d’iBooks sans voir vos ebooks enfin publiés.

3. Surtout ne faites pas attention à la case KDP Select quand vous mettez à jour un ebook sur Kindle Direct Publishing : comme ça vous serez reparti pour trois mois d’exclusivité de plus, alors que vous ne le vouliez pas du tout.

4. Considérez que tout ce que vous aviez prévu de faire pendant l’été, vous l’avez fait. La traduction en cours ? Achevée bien sûr. Le cours prévu ? Plus qu’à l’annoncer.

Bon, si vous voulez faire un peu plus d’efforts que moi, pensez aussi que tout le monde sera quand même plus préoccupé par la rentrée, l’école, le bureau, la Rentrée Littéraire germanopratine : vous avez encore un peu de temps pour planifier les actions que vous allez accomplir quand les gens seront à nouveau plus attentifs.

Renouez des contacts distendus, planifiez des événements, fixez vous de nouveaux objectifs, relisez encore une fois ce roman ou ce livre pratique, confiez le à un correcteur ou une correctrice.

Ou alors, comme Aloysius Chabossot, obtenez d’être mis en promotion “Offre éclair Kindle” le samedi pour Fallait pas l’inviter. Je sais qu’il n’est pour rien dans le choix de la date, c’est juste la récompense d’un beau parcours pour son livre, dont nous avions parlé dans un podcast.

Je profite quand même de mon KDP Select étendu par erreur pour remettre l’ebook “82 questions sur l’autoédition” gratuit ce week end des 29 et 30 août. Si vous ne l’avez pas encore lu, c’est l’occasion d’en profiter.

Et si “Propulsez votre ebook sur la boutique Kindle” change de statut et est enfin publié sur Kobo et iBooks, soyez-en sûr, je vous préviendrai !

En attendant, bonne rentrée !

Podcast Episode 14 avec Sébastien Cerise

Le podcast pour publier sur Kindle iBooks et Kobo
Le podcast pour publier sur Kindle iBooks et Kobo

Sébastien Cerise fait partie de ces fous qui ont publié sur Kindle peu de temps après l’ouverture de KDP. Il a aussi monté un éditeur indépendant, un service de publicité pour Kindle et d’autres expériences. Il a par exemple fait traduire et publié plusieurs romans pour Amazon.com aux Etats-Unis, sans rencontrer encore le succès et les volumes de cette boutique. Mais le mieux reste de l’écouter vous raconter ses expériences directement.

Pour écouter directement cet épisode :

Associé à Hélène Jacob, Sébastien a donc percé avec Remoras, le premier roman de M.I.A publié sur Amazon, Kobo et iBooks (et même Google Play;-).

Sébastien sort avec Hélène Jacob son 6ème roman ce lundi 8 juin sur Amazon, Kobo et ailleurs. Sur Amazon, il est en pré-commande.

Vous pouvez le retrouver sur le blog MIA ou sur sa page Facebook. Les éditions Hélène Jacob, dont on parle à foison pendant l’entretien  ont évidemment aussi leur site.

Je vous conseille de souscrire à ce podcast dans iTunes ou d’utiliser une autre application pour ne pas rater un épisode. Vous pouvez aussi vous abonner au fil RSS des podcasts.


Et toujours un mot de notre sponsor (moi-même) :

J’ai publié la semaine dernière un nouvel ebook sur le marketing dans la boutique Kindle.

Pour en savoir plus…

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