Podcast autoédition : un retour pas comme les autres

Eh oui, le podcast reprend et pour cette troisième saison, on commence avec Sonia Dagotor. J’ai rencontré en chair et en os Sonia lors du salon du livre Livre Paris en mars 2016, mais cela faisait un certain temps que nous échangions des infos ou des conseils ou des anecdotes dans plusieurs groupes d’auteurs qui font de l’autoédition, sur Facebook.

La sortie de sa deuxième aventure, avec Un vœu pas comme les autres, a été l’occasion pour elle de confirmer encore une fois que les auteurs qui s’accrochent à l’autoédition et creusent leur sillon ont tout à y gagner.

un vœu pas comme les autres - Sonia Dagotor

Nous parlons surtout de l’impact des promotions sur la visibilité générale d’un livre et d’un auteur, et comment le fait de tirer parti des opportunités de promotion est, au long cours, une approche bénéfique pour les auteurs et leurs livres.

Aujourd’hui, il y a essentiellement les offres du mois et les offres éclair qui sont accessibles sur KDP aux personnes qui adhèrent à KDP Select. Sur les autres boutiques, obtenir une mise en avant avec une promotion est plus complexe car cela réclame de rentrer en contact avec les équipes de merchandising de ces boutiques.

Quant à ebookGang, mon propre service de mise en avant des promotions, même si les lecteurs s’inscrivent quotidiennement, nous sommes encore loin d’un volume qui permettrait de faire bouger les aiguilles.

Je laisse la parole à Sonia pour nous parler de tout cela. Vous pouvez vous inscrire au podcast de l’autoédition dans des applications comme iTunes ou Podcasts sur iPhone pour avoir directement l’audio en écoute sur votre smartphone. C’est ainsi que pour ma part j’écoute la majorité des podcasts auxquels je suis abonné, plutôt que sur le site où ils sont diffusés.

Vous pouvez trouver aussi la retranscription de cet entretien ici :


Cyril. – Bonjour ! Aujourd’hui, dans le podcast de l’autoédition, j’ai le plaisir de recevoir Sonia Dagotor. Bonjour Sonia.

Sonia. – Bonjour Cyril !

Cyril. – Alors, Sonia Dagotor est tombée dans l’autoédition, non pas quand elle était petite, mais il y a un petit peu plus de trois ans puisqu’elle a publié son premier livre : Épouse, mère et working girl (je sais jamais dans quel ordre c’est !)…

Sonia. – C’est ça !

Cyril. – En juillet 2013. Vous l’avez peut-être vue récemment dans le top 100 des ventes Kindle avec sa deuxième… C’est pas sa deuxième série, c’est pas son deuxième livre, mais son livre le plus récent : Un vœu pas comme les autres.

Sonia. – C’est ça.

Cyril. – Sonia, qui a une autre activité par ailleurs, mais qui est aussi auteur et qui doit donc jongler entre son rôle d’épouse, de mère, de working girl et d’auteur. Est-ce que c’est bien résumé ?

Sonia. – C’est bien résumé.

Cyril. – Alors, on va reprendre sur justement cette histoire de : je suis tombée dans l’autoédition presque par hasard en 2012, fin 2012, début 2013.

Sonia. – Alors, c’était précisément le 31 janvier 2013.

Cyril. – Ouah ! Tu te souviens du jour précisément !

Sonia. – Ah oui ! Je me souviens de l’heure, je me souviens de tout ! Il était donc une heure du matin, j’étais en week-end avec une copine, j’étais censée être loin de tous mes soucis du quotidien : ceux d’épouse, mère et working girl.

Et là, impossible de dormir. Et j’étais en train de lire à l’époque un livre de Gilles Legardinier : Demain j’arrête ! Que j’adore ! Il est pas autoédité, mais je l’adore. Et j’adore son style d’écriture, et tout en lisant son roman, je me dis : c’est ça. C’est ça la solution. C’est d’écrire un livre. Je vais écrire un livre. Ça s’appellera Épouse, mère et working girl parce qu’à ce moment-là, à cet instant précis, c’était l’inspiration… Enfin, c’était ce sur quoi j’avais envie d’écrire. Et puis je me suis dit : toutes les femmes vont se reconnaître, ça va être un best-seller… Voilà !

Et en une heure de temps, j’ai monté mon plan. Enfin, mon plan… Je savais comment j’allais le commencer, je savais où je voulais aller, je savais le message que je voulais, la moralité… Enfin, la morale de l’histoire. Je savais que ce serait une trilogie, je savais… Le titre, il était là ! Mes personnages se sont mis en place en quelques minutes, parce qu’évidemment, l’héroïne principale me ressemble un peu. Et tout se met en place et je commence à écrire sur un calepin. Et puis je réveille ma copine, je lui dis : je vais devenir écrivain, ça va changer ma vie, ça va cartonner… Enfin, bref, j’étais pleine de positive attitude…

Cyril. – Des petites étoiles dans les yeux !

Sonia. – Voilà ! Je venais de trouver mon truc, quoi ! Ça a été la révélation. Je me suis dit : je vais écrire un livre. Les femmes dans ma situation vont se trouver une copine, parce qu’à travers Marie, mon personnage principal, elles vont forcément se reconnaître. Et puis on va faire vivre à cette héroïne ce que vivent les femmes d’aujourd’hui ! C’est-à-dire la course, le mari à la maison, les enfants… Ou pas, d’ailleurs, parce qu’on peut être working girl et n’avoir pas d’enfants. Je considère qu’on peut être à la maison, n’avoir pas d’activité professionnelle, mais être dans cet état d’esprit où on a le sentiment de courir tout le temps. Donc je voulais… Je voulais faire un livre qui rassure, qui me fasse du bien aussi, parce qu’à ce moment-là j’avais besoin de quelque chose pour… Pour me faire du bien ! J’avais besoin aussi de… Peut-être de me rassurer. Enfin, je sais pas !

Et je commence à l’écrire, et en fait j’ai plus arrêté. J’ai plus arrêté. Ça me faisait un bien fou. J’étais complètement… Disponible pour ça parce que j’avais pas tout l’aspect promo du livre. J’avais pas tout l’aspect réseaux sociaux, j’avais rien ! Je partais de rien. Donc… Et puis je me suis dit… Et puis dans mon plan, là, pendant cette nuit-là, je me suis dit : voilà, on est fin janvier, je veux avoir fini de l’écrire fin mai, je veux qu’il soit en vente en juin, et comme ça, ce sera le livre de l’été. À bouquiner sur la plage. Tu dois bien te marrer, je vois le petit sourire ! Mais… Et puis je l’ai terminé le 20 juin, avec un peu de retard, parce que ben, je suis une working girl, ne l’oublions pas ! Je réquisitionne une amie correctrice pour qu’elle me corrige, parce qu’en fait, pendant l’écriture, j’ai pris conscience que j’étais pas aussi douée que ça pour les fautes et tout ça, ce qui fait que la première version… Mais mon Dieu, c’est collector de chez collector ! Et puis le 12… Alors, entre-temps… Parce que moi, naïve comme j’étais, je pensais que j’allais trouver un éditeur comme on trouve une baguette à la boulangerie !

Cyril. – Comme ça !

Sonia. – Voilà. Comme ça ! Eh ben, non ! Donc là, entre-temps, au mois de mars, j’ai une copine qui me dit… Quand je lui annonce que ça y est, je suis en train d’écrire un livre, elle me dit : « Mais je connais quelqu’un qui s’est autoédité sur Amazon ».

Alors moi, j’avais jamais fait un achat sur Amazon. Pour te dire ! En 2013, je n’avais jamais fait un achat sur Amazon. Mes livres, je les achète en librairie. Plein pot. Enfin, bref, vraiment naïve. Vierge de tout, quoi, on va dire. Et puis, je rencontre ce copain-là, qui me dit : « Oui, alors, moi, je suis auteur… » Il venait de sortir, au mois de mars, son bouquin. Que je peux peut-être citer : il s’appelle Malakas… Lui, il s’appelle Nicolas Didier Barriac. Et il m’explique donc : « Sur Amazon, c’est hyper facile ! Tu as deux interfaces : CreateSpace pour la version brochée, Kindle pour la version numérique ». Alors, moi, je dis : mais Kindle, kezako ? Enfin, bref, je connais absolument rien, quoi !

Cyril. – Mais en même temps, tu te posais pas des questions sur… Enfin, tu te disais pas : c’est pas possible parce que je sais pas comment faire et… T’avais pas l’historique de : c’est compliqué.

Sonia. – Non ! Voilà, pour le coup, très vite, j’ai été mise dans le truc. J’oublie l’éditeur, parce que je vais pas le trouver.

Cyril. – Parce que quelqu’un t’a dit que ça allait être difficile de trouver un éditeur quand même ?

Sonia. – Ben… Je pense que c’est lui-même, ce garçon, là, qui m’a dit : « Non, mais attends, ouh ouh ! »

Cyril. – Hey, wake up, cool !

Sonia. – Descends sur Terre ! Donc… Même si j’y ai cru ! Parce que, en même temps, il m’avait parlé d’Agnès Martin-Lugand, dont j’avais entendu parler. Il m’avait parlé d’Alice Quinn. Donc lui, il avait fait sa petite enquête et il avait vu que certains étaient plutôt pas mal, dans le milieu. Et puis avaient été édités, surtout ! Donc ça restait un petit peu le rêve, mais en second plan, quoi. Je me suis dit : si je peux sortir un livre et puis trouver mon public toute seule, mais alors quelle fierté, quoi ! Et donc, très vite, je me suis dit : on oublie l’éditeur, on verra dans un second temps. De toute façon, je m’étais fixé comme objectif de publier pour l’été, donc il fallait que ça sorte pour l’été. Quand j’ai une idée, je l’ai pas ailleurs ! Et du coup, c’était… L’objectif, c’était de finir ce tome 1 pour l’été. Et donc effectivement, j’ai fini de l’écrire le 20 juin.

Cyril. – Tu l’as fini… Tu galères un petit peu avec Calibre, etc. Tu fais tes couvertures avec des tubes de gouache…

Sonia. – En fait, ma première couverture, c’est… Ben, c’est toujours la couverture de la version brochée, avec la fille… Enfin, c’est un dessin. Je sais pas si tu l’as.

Cyril. – Je l’ai en mémoire, mais… Enfin, j’ai quelque chose en mémoire, mais…

Sonia. – Ils sont là, mes bébés. Tu verras peut-être pas, mais… Si, tu vois ?

Cyril. – Oui, je vois.

Sonia. – Voilà. Donc c’est une copine… Alors, en fait, pour la couverture, j’ai demandé à un ami artiste de dessiner, de faire un dessin, et il m’a dit… Alors, il a beaucoup rigolé, lui aussi ! D’abord, il a rigolé, il m’a dit : « Écoute, t’es mignonne, finis ton bouquin et on en reparlera ! » Quand j’ai fini mon livre, je lui ai envoyé. Et puis il m’a dit : « J’ai lu ton truc, c’est un truc de nana, je vais refiler le bébé à ma compagne, qui est aussi dessinatrice ». Donc elle est prof de dessin. Il me dit : « Je vais lui filer ; elle, elle est habituée à être cadrée ; moi, je suis… » En gros : je suis un artiste et j’ai pas envie de répondre à ton brief ! Bref, il a passé le bébé à sa compagne. Et en fait, j’étais hyper satisfaite, parce que… Parce que je voulais un truc girly, parce que je voulais que ce soit rose…

Cyril. – Oui, c’est rose ! C’est rose. C’est rose…

Sonia. – Voilà. Elle avait répondu à mon brief, quoi. Et puis… Donc je prépare ma couverture, je me mets… Enfin, je me mets sur PowerPoint, je transforme en PDF, je fais plusieurs essais… Il y a eu quelques allers-retours, mais assez vite, finalement… Enfin, pour la version… Alors, pour Kindle, n’en parlons pas, ça a été d’une simplicité presque… Enfin…

Cyril. – Enfantine. D’une simplicité enfantine.

Sonia. – Presque. Moi, je travaille dans le milieu… Enfin, je fais des présentations PowerPoint, ce genre de chose, donc… Je travaille dans la pub, donc je suis un peu… J’ai un peu ce côté créatif, même si je suis pas agence et je suis pas graphiste, mais voilà. Et donc ça a été relativement vite, donc j’étais scotchée de voir que le livre…

Cyril. – Était déjà dispo…

Sonia. – Était déjà dispo. Pour la version papier, ça a été un tout petit peu plus long, mais… Mais pareil. Enfin, c’est juste génial, quoi, de se dire : trois jours plus tard, le livre, il est disponible…

Cyril. – Donc tu as tout fait toute seule. Tu as appris toute seule. Tu as trouvé des sites où il y avait plus d’informations…

Sonia. – Alors, j’ai fait tout toute seule. J’ai été en contact après avec Aurélie Valognes. Mais après. Bien après. Quand elle, elle a sorti son Mémé dans les orties, je me suis dit : mais c’est pas possible, qu’est-ce qu’elle a fait que j’ai pas fait, quoi ?! Parce que… J’avais des lectrices, j’avais des ventes tous les jours, j’avais quotidiennement des ventes, mais… Mais mince, quoi !

En plus, les commentaires étaient hyper positifs effectivement. J’avais… Il y a énormément de… En fait, le premier commentaire négatif, je l’ai eu quand j’en ai eu cinquante. Enfin, le cinquantième a été négatif. Donc si tu veux, de zéro à quarante-neuf, je me disais : mince, pourquoi ce livre, il trouve pas soit un éditeur ou pourquoi j’ai pas plus de ventes ?… Donc Aurélie sort son livre en juillet 2014. Moi, je sors en même temps… Enfin, moi, j’ai sorti mon tome 2 en juin 2014. Et là, je la vois exploser et je me dis : mais mince… Qu’est-ce qu’elle a fait que j’ai pas fait ? Donc j’ai pris contact avec elle. Et puis elle m’a dit : « Ta couverture, elle est peut-être pas… On voit pas le titre… » Bon, avant de me dire ça, on avait échangé plusieurs fois. Elle m’a lue, je l’ai lue… Enfin… Bon.

Et puis, bon, donc tome 2. Je me mets en pause, parce que moi, je me mets en pause du mois d’août au mois de décembre. Je suis en pause, et après, j’écris très vite. Je m’y mets en janvier, et généralement, mars-avril, il est terminé. Enfin, là, j’ai pris un peu de retard pour le Vœu, Un vœu pas comme les autres, parce que justement, en fait, tout ça… Toute cette promo, tout nous… Nous, les groupes, c’est devenu hyper chronophage ! Et j’ai perdu du temps dans l’écriture. Voilà. Je vous ai beaucoup lus ! J’ai beaucoup lu, énormément. D’auteurs indés. Enfin, j’ai beaucoup lu. Et puis, surtout, les groupes, c’est vrai que ça prend un certain temps… Il y a la veille, il y a mon Facebook, parce qu’en fait, moi, je m’auto… Je fais ma promotion ! Quasiment uniquement via Facebook. Donc c’est quotidien. Je réponds dès que j’ai un message d’une lectrice…

Cyril. – Alors, attends, je vais essayer de recadrer un petit peu la discussion, parce que tu…

Sonia. – Je pars dans tous les sens !

Cyril. – J’ai appuyé sur un bouton, et là, hop ! Tu vas plus t’arrêter !

Sonia. – C’est tout moi ! Vas-y.

Cyril. – Alors, ça, c’était comment t’as appris à t’autoéditer. Donc t’as récolté des conseils après, en rencontrant des gens. Je voulais aussi te demander, par rapport au moment où t’as démarré, comme ça, pourquoi tu t’es fixé tout de suite une trilogie ? Parce que tu voyais trois actes vraiment, dans ton histoire ?

Sonia. – Oui, je voyais… C’était clair. En fait, dans Épouse, mère et working girl, il y a trois statuts, et je voulais… Donc dans celui d’épouse… Enfin, en fait, dans le tome 1, il y a plus le côté working girl, finalement. Dans le tome 2, il y a le côté maman. Et dans le tome 3, il y a le côté femme. Femme qui… Bon, c’est l’histoire d’une trentenaire, je vais pas vous raconter l’histoire, mais… Qui a ses doutes, qui a ses joies, qui a ses peines. Donc on… Elle peut être confrontée, comme tout un chacun, à l’infidélité, à un accident, à… Et en fait, je voulais vraiment… Cette nuit-là, je peux pas te l’expliquer, parce que c’est vrai que ça s’est présenté comme ça comme une évidence, et tout de suite je savais que c’était une trilogie ! Aujourd’hui, si c’était à refaire, je referais peut-être pas de trilogie.

Cyril. – D’accord. Mais cette nuit-là, elle avait un fondement derrière ? T’avais… À part le fait que tu lisais beaucoup, t’avais déjà songé à éventuellement écrire quelque chose ?

Sonia. – Jamais !

Cyril. – À part ton journal intime.

Sonia. – Voilà : à part mon journal intime. Écoute, en fait, pour être honnête avec toi, à quatorze ans, mes parents m’offrent une machine à écrire parce que j’adorais écrire des petits contes, des petites… Mais vraiment… Mais ça a pas duré très longtemps. Parce que la machine à écrire a vite été remplacée par l’ordinateur. Et puis… Mais voilà, après ça, j’ai jamais écrit… J’ai jamais écrit. J’ai écrit des newsletters dans le cadre de mon travail… Je rédige des communiqués de presse quand il faut, mais enfin, voilà : tout ça très ponctuellement et l’écriture est pas du tout mon…

Cyril. – C’est pas quelque chose qui te faisait triper auparavant.

Sonia. – Non ! Vraiment, je… C’est pour ça que ça s’est… Enfin, c’est… Je peux pas te dire, mais en tout cas, depuis, je n’ai pas arrêté. Voilà. Et j’en ai pas l’intention !

Cyril. – Alors, je voulais savoir comment tu fais pour concilier, justement, cette activité professionnelle, qui t’occupe toutes les journées quand même, ta vie de famille et ta vie personnelle avec en plus l’écriture. Quand même, pendant cette phase-là où tu écris. Tu te réserves des moments ? Tu…

Sonia. – C’est un peu compliqué, mais… J’écris quand les enfants sont couchés. On va dire de 21 h 30 à 22 h 30. 23 h max. Des fois, ça déborde un peu. J’arrête toujours avant minuit.

Cyril. – Oui, parce que le lendemain, il faut avoir un peu de…

Sonia. – Oui, voilà. Et puis sinon, je suis trop énervée, je suis trop excitée et j’arrive pas à dormir, donc… Il me faut après le laps de temps pour me reposer. J’essaie d’écrire quand mon mari fait du sport. Donc le soir quand il fait du sport, il faut que j’écrive ! J’écris pas le week-end, parce que mon mari travaille le week-end, donc je suis à 100 % dispo pour les enfants. Donc en réalité, j’ai peu de temps pour écrire. Par contre, quand j’écris, je produis vite.

Cyril. – Oui, quand t’écris, t’as un objectif. Tu sais que tu veux publier quelque chose, en général au début de l’été.

Sonia. – Oui. Ah, ben, de toute façon, j’ai la dead line… Enfin, j’ai l’objectif temps. C’est-à-dire que mon livre, c’est un livre de plage. Ce sont pas des livres prise de tête et ils se lisent bien, soit sous la couette en plein hiver, tu vois, mais surtout sur un transat. Voilà. Et donc en fait, depuis le début… Le tome 1 est sorti en juillet. Le tome 2 est sorti en juin. Le tome 3 est sorti au mois de mai.

Cyril. – L’intégrale est sortie en septembre.

Sonia. – Et là, il est sorti en juillet. Oui, l’intégrale, je l’ai faite l’année dernière, parce que ça y était, j’avais fait connaissance avec le groupe des auteurs indépendants sur Kindle et j’avais eu une discussion avec Patrick Ferré, parce que lui avait fait une intégrale…

Cyril. – Je crois que c’est Patrick Ferrer, mais bon…

Sonia. – Ferrer ? Oui, bon, je sais jamais. Moi, je l’appelle Patoche. Non, je plaisante ! Oui, j’ai eu une conversation avec Patrick et j’adore sa sagesse et il m’a dit : « Écoute, tu perds rien à faire une intégrale » et ça a été une excellente idée, parce que du coup… Alors, il faut savoir… Enfin, je risque de déborder, tu me recadreras ! Mais donc je sors l’intégrale en septembre 2015. Et là, comme par enchantement, enfin, après tous ces mois de fidélité à KDP Select, je reçois le fameux mail pour la promo…

Cyril. – Justement, la question d’après, c’était question promotion, est-ce que tu es réticente ou est-ce que tu es à la recherche de bonnes promotions ?

Sonia. – Ah non, mais c’est génial ! C’était juste génial ! Non, non, c’était… En fait, j’ai eu la chance d’avoir tome 1, tome 2, tome 3 en promo au mois d’octobre, l’année dernière. Ce qui fait que sur le mois, j’en ai vendu 800. Quelque chose comme ça. Enfin, je sais plus exactement. Peut-être que tu le saurais mieux que moi, mais… 800 des trois ! Les trois confondus : 800. Et donc ma version intégrale, elle est quasi inexistante. Bien qu’elle soit… La version intégrale reste inexistante, bien qu’elle soit moins chère, réunisse les trois, etc. Et puis, après, il y a eu l’opération du mois de décembre.

Cyril. – Oui, celle qu’on avait faite ensemble.

Sonia. – Les 10 jours.

Cyril. – Les 10 jours.

Sonia. – Voilà.

Cyril. – Ça a pas surperformé non plus, mais bon…

Sonia. – Non, mais décembre, c’est toujours une bonne période, parce qu’en fait, d’une, mes livres ce sont des… Peuvent faire de bons objets cadeaux. Donc je… Enfin, de par mes lectrices, j’en fais un objet cadeau pour les copines. En version papier, 10 €, les trois à 30 €, ça fait un cadeau assez sympa, surtout quand on a apprécié le contenu. Et puis, donc, décembre, c’était plutôt un mois correct. Et puis, là, en janvier, l’intégrale se voit… Enfin, je me vois proposer une offre éclair pour l’intégrale.

Cyril. – Oui, vers fin janvier.

Sonia. – Le 27 janvier !

Cyril. – Le 27 janvier… Et qu’est-ce que tu atteins ? Tu atteins…

Sonia. – Ben, je dépasse les 500 ventes. 513 ventes, je crois.

Cyril. – Et tu arrives au rang ?

Sonia. – Je sais plus. 2 ou 3.

Cyril. – Ah, moi, j’ai même la pole position !

Sonia. – Oui, oui, oui !

Cyril. – Je sais pas à quelle heure… Ça a pas duré très longtemps.

Sonia. – Oui, voilà. Je crois que ça a duré une journée. Vingt-quatre heures.

Cyril. – C’est bien, déjà !

Sonia. – Ce qui était génial ! Mais alors là, c’était génial, parce qu’avec le tome 1, le top 100, je ne l’avais vu qu’une seule fois, un jour où j’ai même failli louper le coche, en 89e position. Un truc comme ça. Sans rien faire. Je veux dire, j’avais pas de… Je sais pas ce qui s’est passé ce jour-là, j’avais un tout petit peu plus de ventes que les jours précédents. Et bim, je me retrouve dans le top 100. J’ai pas compris pourquoi. Enfin, ça a duré pas longtemps, du coup. Le temps de faire une capture d’écran et après j’en suis ressortie et puis voilà. Et là, l’intégrale, offre éclair, 500 exemplaires… Donc là, c’est juste top, parce que visibilité maximale. Ce qui fait que le mois de février a été top aussi. Bon, sachant que ça retombe assez… Ça retombe très vite, mais en attendant… En attendant, ça a permis à plein de gens de découvrir mon univers.

Cyril. – Oui, et puis il y a… Il y a le top général des ventes, dans lequel on apparaît vite, duquel on disparaît aussi assez vite, mais après, il y a les catégories.

Sonia. – Les sous-rubriques, oui.

Cyril. – Les sous-rubriques. C’est-à-dire que les gens qui aiment bien les romans humoristiques… Les endroits où toi, tu es classée, tu rentres dans la catégorie… Ben, tu restes quand même sur la première page pendant beaucoup plus longtemps.

Sonia. – Oui, beaucoup plus longtemps, tout à fait. Donc moi, j’ai choisi les rubriques humour, littérature humoristique, parce que c’est pas tout à fait des histoires sentimentales. Et puis parce qu’il y a beaucoup d’autodérision, donc ça se veut drôle, quoi ! Voilà. Et puis, pendant ce temps-là, je perds un petit peu de temps à l’écriture de mon Vœu, qui germait depuis… Depuis pas mal de temps, parce que rappelle-toi quand on s’est rencontrés au salon du livre, je l’ai proposé au speed dating et j’en étais vraiment au début, quoi ! J’en étais… Je sais plus exactement, mais je crois que j’avais écrit moins de cent pages, donc j’en étais encore… Oui, j’en étais au début, donc… Je savais où je voulais aller. Pareil, je savais d’où je partais, je savais où je voulais aller, avec quelle moralité, etc. mais… Enfin, même si c’est pas vraiment une moralité, mais avec un message, en tout cas.

Cyril. – Une transformation, on va dire.

Sonia. – Si tu veux ! Et puis, après, je voyais les semaines passer. Entre-temps, j’ai eu une promotion au boulot, donc ça a été compliqué ! Et voilà. Et donc un jour, je me dis : non, mais là, ça va pas du tout ! Je voyais arriver les vacances, on est en juin, j’ai pas terminé… Je vois arriver les vacances…

Cyril. – T’as eu une autre promo sur l’intégrale, au mois de mai.

Sonia. – Oui, j’ai eu une autre promo, tout à fait !

Cyril. – Fin avril.

Sonia. – Non, fin mai. Le 27 mai. Et là, j’ai fait 300 ventes.

Cyril. – C’est bien, encore.

Sonia. – J’étais hyper déçue.

Cyril. – Excuse-moi !

Sonia. – Oui, je voulais te faire rire ! Non, j’étais hyper déçue. 300 ventes, c’était pas bien.

Cyril. – Oui, 300 ventes en une seule journée, mon Dieu, l’horreur !

Sonia. – Non, mais c’était pas bien, parce que… J’étais déçue, quoi ! J’étais déçue, je m’attendais… Mais je crois que ça a été un moment où c’était assez creux pour un peu tous les auteurs, en fait. Je sais pas, il y a eu un moment fin mai où… Je sais pas ce qui s’est passé… Enfin, j’avais le sentiment que c’était quand même assez creux. Bon, voilà. Juin a été très creux ! Parce que du coup, les 300 n’ont pas suffi à porter la visibilité. Et bon, voilà… Et puis là, je mets toute mon énergie… J’oublie un peu la promo et puis je mets surtout toute mon énergie à finir mon roman. Donc je finis mon roman début juillet.

Cyril. – Oui, vers le 10 juillet, quelque chose comme ça.

Sonia. – Le 9 juillet, je crois.

Cyril. – Le 9 juillet. J’étais pas loin.

Sonia. – Oui, t’étais pas loin ! Et là, j’appelle à l’aide : il me faut une correctrice. D’urgence.

Cyril. – Oui.

Sonia. – Que je trouve en la personne de Florence Clerfeuille, que j’avais rencontrée au salon.

Cyril. – Qui en plus est d’une efficacité…

Sonia. – Voilà. Elle est hyper réactive. Une semaine plus tard, j’avais mon bébé corrigé. Et trois jours plus tard… Enfin, elle me l’a renvoyé le 13, je crois, Florence. J’étais un peu frustrée, parce que le 13, c’était un vendredi, que le samedi et le dimanche j’ai mes enfants et que du coup, je savais pas comment j’allais faire ! Et puis du coup, je crois que j’ai bossé plutôt tard dans la nuit pour checker la version corrigée, tout vérifier… Et puis, le 18 dans la nuit, à 1 h du matin, j’ai appuyé sur le bouton Valider. Et le 19… Enfin, en deux heures de temps, je crois… Non, je crois qu’il était 23 h quand j’ai appuyé sur le bouton, et à 1 h, il était en ligne. Et donc, à 1 h, évidemment, le premier truc que je fais, c’est : je vais sur ma page Facebook, je dis à toutes mes fans…

Cyril. – C’est la meilleure heure pour communiquer, 1 h du matin.

Sonia. – Oui, t’as vu ? C’est bien, 1 h du matin ? Eh bien, écoute, détrompe-toi, il y a une nana qui m’a dit : « C’est bon, je l’ai acheté ! » La première vente ! Donc celle-là, je m’en rappellerai, tu vois. C’est Julie, je crois. Voilà, ma première vente… Et une Julie que je connais pas ! C’est même pas quelqu’un de ma famille ! Et donc voilà. Et donc le premier jour, j’en vends quarante. Donc je me dis : c’est cool, mais c’est pas encore assez. Parce que moi, je suis jamais contente. Et le lendemain, je tombe à sept. Le surlendemain, je tombe à sept. Donc là, j’étais déprimée. Limite… Je suis dégoûtée, quoi. Et puis, là, les premiers commentaires commencent à tomber. Et puis, j’ai rien compris : quatrième jour, je dépasse les cinquante. Enfin, ça remonte, quoi : de sept, je passe à trente… Enfin, un truc que j’avais pas souvent vu, quoi. Je sais plus : trente-huit ou… Je sais plus exactement, parce que… Après, c’est allé très très vite, quoi. Et ce qui a été fabuleux, c’est que… Donc en quatre ou cinq jours, je suis dans le top 100 déjà. Donc là, c’est génial, quoi ! C’est juste fabuleux.

Cyril. – Oui, sans aucune promotion, sans aucun effort de promotion de la part d’Amazon, sans baisser le prix, sans faire…

Sonia. – Voilà ! Juste génial. Et là, Florence, elle me dit… Oui, parce que j’ai oublié de dire que ce livre est inscrit… Je profite du concours Les Plumes Francophone, puisque c’était l’objectif, aussi, de le terminer avant l’été pour pouvoir participer au concours.

Cyril. – Pour avoir plus de visibilité, etc.

Sonia. – Ou ! Ben, en fait, c’est sans doute… Je sais pas, enfin, je me suis dit… Je veux le gagner, quoi, ce concours. Je voulais le gagner, avec ce bouquin, même si on est… On doute de tout ! J’ai douté de moi pendant l’écriture, je doutais du livre, je… Enfin, c’est une période… Personnellement, je suis d’une hypersensibilité, parce que… Parce que… On doute, quoi ! On sait pas si… À chaque sortie, ça m’a fait ça. Je savais pas s’il allait plaire… Moins que le premier, plus que le deuxième… Enfin, voilà ! Je… Et ce qui a été génial, c’est qu’en fait, le Vœu pas comme les autres, qui donc était… Alors, très vite premier en popularité sur le concours. Ça, c’est Florence qui m’annonce la nouvelle. Moi, je savais même pas comment on allait voir les autres concurrents, tu vois ! Elle me dit : « Mais si, tu tapes le mot-clé concourskdp2016 et tu verras tous les concurrents. Après, t’as l’onglet… » Et là, je vois première en popularité. Enfin, je devenais folle, quoi ! J’étais folle ! J’étais hystérique. Et donc ce qui est génial, c’est que les commentaires étant positifs, mes fans hyper intelligentes parce qu’elles ont à l’esprit qu’il y a la trilogie et donc d’elles-mêmes elles disent : « Après avoir lu la trilogie Épouse, mère et working girl, je découvre le nouveau bébé… » Bref, elles me font une pub spontanée qui fait que Épouse, mère et working girl regrimpe aussi gentiment, jusqu’à avoir les deux dans le top 100.

Cyril. – Et puis il y a aussi le fait que, à partir du moment où quelqu’un a acheté un de tes livres, quand il retourne sur la boutique Amazon, on lui propose quand même à nouveau les autres livres.

Sonia. – Ben, ça, tu vois, je le savais pas !

Cyril. – Tu le savais pas ?

Sonia. – Ben non, parce que moi, je me suis achetée. À chaque fois. Et je n’ai jamais reçu de mailing.

Cyril. – De promotion pour tes livres.

Sonia. – Non.

Cyril. – Mais même quand tu vas sur… Enfin, il y a quelques années, tu ne connaissais pas Amazon, mais depuis, tu y vas de temps en temps, quand même !

Sonia. – Maintenant, j’y vais quinze fois par jour ! Je booste mon référencement. J’y vais même si j’ai rien à y faire ! Je sais pas si c’est utile ou pas utile, mais je me fais mon référencement naturel. J’y vais quinze fois par jour. Bon, je sais pas si c’est utile ! Mais je vais voir combien je suis, etc. Si je suis toujours dans le top 100… Si… Voilà. Et donc…

Cyril. – Et t’avais pas remarqué qu’on te proposait les autres… Par exemple, je viens de retourner voir je sais plus lequel… Je pense que c’est Épouse, mère et working girl l’intégrale que je suis retourné voir. Je retourne sur mon Kindle et tout de suite, en lien avec des articles que j’ai regardés, j’ai la trilogie plus l’intégrale plus Un vœu pas comme les autres.

Sonia. – Oui, c’est vrai ! Oui, c’est vrai. Ça, oui. Mais je pensais aux mails qu’on reçoit, de promotion.

Cyril. – Et c’est comme ça qu’il est remonté. L’intégrale est remontée toute seule.

Sonia. – Ben, l’intégrale, voilà, il est remonté tout seul.

Cyril. – Oui, de fin juillet jusqu’à… Fin août.

Sonia. – Ben, écoute, je saurais pas exactement.

Cyril. – Il est remonté jusqu’à la 40e place du top 100. Ce qui est quand même…

Sonia. – Ce qui est génial, quoi !

Cyril. – Ce qui est quand même génial.

Sonia. – Oui. D’avoir mes deux… On va dire mes deux bébés dans le top 100, c’était… C’était génial. Non, c’est bien ! Du coup, j’ai un éditeur qui m’a contactée, quand même !

Cyril. – Ah d’accord !

Sonia. – Oui, c’est cool, hein ? Donc Un vœu pas comme les autres devrait, si tout va bien, être en librairie…

Cyril. – Si ça se passe bien, si la conversation se passe bien, si les termes te conviennent, etc. passer en librairie.

Sonia. – Voilà. Donc a priori ça a quand même l’air d’être en bonne voie. Donc je pense que Un vœu pas comme les autres sera disponible en librairie en mars-avril.

Cyril. – C’est une bonne nouvelle.

Sonia. – Oui ! Oui, je suis trop contente ! C’est un peu le… C’est un peu mon Vœu pas comme les autres, quoi ! Voilà, quand j’ai commencé à écrire, en 2013, le truc, c’était d’être éditée ! Après, je me suis autoéditée. Ce qui était… Ce qui a été génial ! Mais de se trouver en librairie, c’est quand même…

Cyril. – Alors, tu disais… Tu publiais tes chiffres de vente sur le mois d’août. Tu m’as dit combien t’en avais vendu au mois de juillet : t’as vendu environ 4 000 exemplaires sur cette période-là. Un vœu pas comme les autres. Un petit peu plus que 4 000 exemplaires. Tu te rends compte qu’un éditeur est pas capable de vendre 4 000 exemplaires d’un bouquin…

Sonia. – Non, mais c’est juste fabuleux, quoi ! Non, je m’en rends pas compte, parce que j’y connais rien, au monde de l’édition traditionnelle. Donc… Mais je me rends compte que c’est exceptionnel. Non, non, c’est juste… C’est juste fabuleux, quoi ! Mais j’en rêvais, de ces chiffres ! Parce que… Ben, quand j’ai contacté Aurélie… Je reviens à Aurélie, parce que ça a été la première que j’ai contactée. Elle annonçait des chiffres comme 10 000. Moi, j’étais… Mais j’étais pas mal, aussi, je peux pas me plaindre ! C’est juste que j’avais pas… À la clé, j’avais pas cette maison d’édition qui était… Voilà, jamais personne s’est intéressé à mes livres, alors que j’en avais quand même vendu… Je pense que la trilogie… J’ai dépassé les 10 000 ventes, quoi. Je me suis arrêtée de compter au mois de janvier, après l’offre éclair, parce qu’après le problème, c’est que… Le fait d’avoir réuni dans une intégrale, il faudrait que…

Cyril. – Oui, ça écrase un petit peu les ventes de…

Sonia. – Voilà ! Je sais pas où on en est, quoi. Mais je me dis, quand la personne, elle a l’intégrale, elle a les trois. Donc si on raisonne en unités… Enfin, si je raisonne trois pour l’intégrale, je suis… Je pense que… Enfin… En tout cas, j’ai dépassé les 10 000, c’est certain ! Mais je me suis arrêtée de compter. Donc même ne serait-ce que… Si l’aventure s’était arrêtée à la trilogie, déjà, c’est juste fabuleux, quoi ! Et là, donc, l’année dernière, j’ai contacté Amélie. Amélie Antoine. Juste, je pense, quand son livre cartonnait, parce qu’après Aurélie… Bon, je cherchais des solutions pour… En visibilité. Je me suis dit : mince, qu’est-ce qu’elles ont fait pour que ça marche, quoi ! En plus, l’année dernière, j’ai loupé le concours, parce que… J’aurais pu participer avec mon tome 3. J’aurais eu des lecteurs, puisque j’avais déjà mes fans. Et moi, j’ai sorti mon livre au mois de mai et le concours commençait le 1er juin ! Je m’en suis voulu, d’avoir loupé un peu le coche, tu vois, ça m’aurait permis d’avoir la visibilité, de… En tout cas, de sinon fonctionner, de permettre aux tomes 1 et 2 d’être…

Cyril. – Oui, plus vendus. Plus de visibilité.

Sonia. – Voilà, d’avoir plus de visibilité. Donc tout ça pour dire qu’en septembre de l’année dernière… En fait, non, je contacte Amélie en juillet, parce que je la voyais cartonner dans le top 100 et tout ça, et c’est là qu’elle me dit : « Tu sais, il existe des groupes »…

Cyril. – Tu n’es pas toute seule ! Tu n’es pas toute seule, Sonia ! Il faut que tu t’intéresses aux autres auteurs ! Tu vas trouver des groupes d’auteurs !

Sonia. – Non, mais c’est fou, quoi, je veux dire !

Cyril. – « Bonjour, je m’appelle Sonia, j’ai écrit trois livres. »

Sonia. – Oui. T’imagines ? Enfin, franchement, je débarque… Et pourtant, c’était pas faute, parce que pour le coup, je te dis, j’avais été en contact avec Aurélie, qui m’avait passé le mail de Jacques, enfin plutôt Jacqueline Vandroux. Du coup, j’avais aussi échangé quelques mails avec Jacqueline. Voilà ! Mais je connaissais pas… Enfin, c’est vrai que je savais pas. En fait, je cherchais à trouver des moyens de promotion via les blogs, via les mamans, via plutôt mon lectorat, plutôt que via les autres auteurs, en fait. Tu vois, je savais…

Cyril. – C’est difficile de trouver des bons relais pour parler de ses livres. Des relais efficaces… Pas avoir l’impression d’être tout le temps là, en train de crier dans le désert en disant : venez lire mon livre, venez lire mon livre ! Et qu’au contraire, il y a des groupes de lecteurs, et d’auteurs surtout, qui se serrent les coudes et qui partagent les bonnes…

Sonia. – Ah non, mais la solidarité, elle est fantastique, quoi !

Cyril. – Qui partagent les bonnes expériences. Ou les mauvaises expériences, d’ailleurs ! Parce qu’il s’agit aussi de savoir quels sont les culs-de-sac. Les choses qu’il faut pas faire. Qui paraissent bien sur le papier, mais qui en fait servent pas à grand-chose.

Sonia. – Et donc Amélie me dit : « Il y a ce groupe ». Donc voilà, j’arrive dans le groupe, et là… Alors, ça m’a pris du temps, parce que… Enfin, ça m’a pris du temps… C’est-à-dire que… Comme je suis déjà débordée partout ailleurs, il fallait me dégager du temps pour le consacrer au groupe et voir… Mais ça a été génial ! Assez vite, donc, j’ai sympathisé avec Patrick. Je lui demande son avis sur l’idée de faire une intégrale… Après, les expériences sont différentes. Lui, son intégrale a cartonné tout de suite. Moi, mon intégrale a été plutôt inexistante, quoi. On a changé la couv très vite, parce que ma couv était juste horrible. Là, c’est Amélie qui me fait la couv, donc de me dire que c’est Amélie Antoine, de Fidèle au poste, qui…

Cyril. – Qui a vendu 200 000 exemplaires aux États-Unis !

Sonia. – Exactement ! Combien, tu dis, d’exemplaires ?

Cyril. – 200, non ?

Sonia. – Ah oui… Wouaouh ! Génial !

Cyril. – Non, j’exagère peut-être un petit peu.

Sonia. – Non, non, je crois que c’est ça, t’as raison.

Cyril. – Je crois que c’est ça.

Sonia. – C’est… Enfin, Aurélie Valognes, je suis sûre, elle est à plus de 220 000, je crois. Puisque c’est le petit bandeau rouge qui le dit, sur Amazon. Mais oui, c’est fabuleux, quoi ! Donc oui, il y a une communauté hyper solidaire. Ça s’est largement vu au salon du livre. C’était hyper convivial, hyper sympa. Et c’est vrai… Enfin, moi, j’adore aider les autres. Enfin, j’aime bien qu’on m’aide, évidemment, mais j’adore aider les autres, et c’est…

Cyril. – Il faut pas croire que c’est… C’était un cercle complètement fermé, puisque justement l’accueil, de temps en temps… Les gens qui ont de l’expérience sont toujours ravis de partager leurs expériences et de parler aussi à des gens qui démarrent ! Oui, donc on revient sur les choses que tu as apprises en étant dans des groupes d’auteurs autoédités. Tu as appris certaines choses, tu as discuté avec d’autres personnes, et tu t’es ouverte à certaines opportunités qui étaient disponibles. Les offres éclair, par exemple, les offres éclair d’Amazon, tu savais comment ça se passait avant d’en discuter avec d’autres auteurs ?

Sonia. – Mais non !

Cyril. – Est-ce que c’est quelqu’un qui t’en a parlé, qui t’a dit : « Si un jour, tu reçois un mail d’Amazon qui parle de machin, dis oui » ?

Sonia. – En fait, j’étais déjà dans le groupe quand j’ai reçu le premier mail.

Cyril. – Et là, t’as dit : « J’ai reçu un mail, je comprends pas, qu’est-ce que c’est ? »

Sonia. – Non, parce que j’étais du coup un peu avertie, puisqu’on en parlait souvent de ces offres éclair… Et puis je crois bien que dans le groupe, le seul truc qui est accepté, c’est quand on est en offre éclair, justement, non ? Il y a pas un…

Cyril. – Oui, oui, quand on a une offre de promotion… Ah non, c’est quand on est gratuit, je crois… Enfin, bon, c’est pas grave.

Sonia. – Ah oui, c’est les gratuits, t’as raison. Mais tu vois, par exemple, les gratuits, j’ai jamais fait. J’ai jamais fait ! J’ai même jamais fait… Je sais même pas comment on fait. J’ai tenté une fois de faire une pub…

Cyril. – Je te ferai une vidéo, si tu veux !

Sonia. – J’ai tenté… Mais il y en a sûrement plein, des vidéos, parce qu’il y a plein de… Bon, des podcasts, mais il y a aussi plein de tutos. Il y a plein d’auteurs qui font des tutos. Mais… En fait, je me suis dit… J’allais souvent sur mon adresse gmail qui m’a servi pour faire mon compte KDP. Enfin, Kindle et tout ça. Et je me suis dit : mais j’espère que… En fait, j’ai presque eu un doute sur le fait que j’aie pu être contactée à un moment donné…

Cyril. – Et que ce soit passé dans les spams ou un truc comme ça.

Sonia. – Voilà ! Et que j’aie pas vu ! Enfin, tu vois, je me suis dit : mince… Parce que je comprenais pas, pourquoi tout le monde avait droit à son offre éclair à un moment donné et pourquoi pas moi. Je veux dire : mince, je suis arrivée sur le marché avant Aurélie Valognes et avant Amélie Antoine, tu vois ! À un moment donné, j’étais hyper frustrée ! Donc je me dis : mince, pourquoi ça m’arrive pas ? Alors tu penses bien que le premier jour où j’ai vu que j’avais reçu le mail, ça a pas traîné cinq minutes avant que je remplisse le fichier et que je le renvoie !

Cyril. – L’offre éclair bouge un petit peu en ce moment : ils vont passer à trois titres en promotion chaque jour. Tu penses que ça va avoir un impact sur l’effet d’une offre éclair, ou pas ?

Sonia. – Alors… Je pense pas, parce que quand… Ce qui fait, c’est le prix, donc… Je pense que si on est en offre éclair, on aura la visibilité. Après, je sais plus qui disait ça, et c’est vrai : ce qui risque de se produire, c’est que malgré tout, l’offre éclair, elle booste. Elle fait… Elle permet au top 100 de changer…

Cyril. – De se renouveler régulièrement.

Sonia. – Oui, régulièrement. Et il risque d’y avoir, du coup, effectivement, de plus en plus d’indés (tant mieux pour nous !) dans le top 100. Donc ça risque effectivement de prendre un peu la place aux gens qui naturellement seraient arrivés dans le top 100 autrement. Voilà, ça risque de faire plus de monde, plus de… Plus de…

Cyril. – Plus de rotation, en fait, du top 100.

Sonia. – Voilà. Peut-être plus de… Enfin, je sais pas comment dire, mais… Oui, plus de rotation. Mais bon, après, pour un auteur… Quand on a… Par exemple, moi la première, avec Épouse, mère et working girl, j’ai été… Le top 100, ça reste un rêve, quoi ! Ça reste un rêve… Qu’on atteint vraiment… Enfin, qu’on atteint beaucoup plus facilement quand on a une offre éclair, donc ça ne peut être… Enfin, même à trois, même à quatre, ça peut être que positif. Et d’ailleurs, on l’a bien vu avec le concours, parce qu’on était hyper nombreux à participer au concours. Et même si on était très nombreux à participer au concours, ça nous a donné une visibilité…

Cyril. – Énorme ! Fin août, quand on regardait les résultats… Enfin, les livres qui participaient au concours, il y en avait plein sur lesquels il y avait écrit « N°1 des ventes ». Parce qu’ils étaient numéro un des ventes dans leur catégorie. Au moins numéro un des ventes dans sa catégorie.

Sonia. – Moi, je pense que tant… En fait, ce qu’il faut voir, c’est la visibilité sur les mobiles. Parce que si on a les quatre qui apparaissent… Enfin, les trois, là, en l’occurrence, puisque c’est trois. Si on a les trois qui apparaissent sur la page… Quand on va sur l’offre éclair et qu’on a les trois qui apparaissent, il y aura pas de problème de visibilité. Là où ça risque de se compliquer, c’est que si on doit commencer à jouer avec l’ascenseur, là, ou défiler pour aller voir toutes les autres, là, ça peut être un peu plus… Il peut y avoir moins de visibilité. Moi, je l’ai vu. En fait, dès que j’ai disparu du top 20…

Cyril. – Oui, tu passes sur la deuxième page, et là…

Sonia. – Oui, tu passes sur la deuxième page. Donc là, automatiquement, les gens te voient moins. Parce qu’ils vont pas avoir forcément le réflexe d’aller sur les pages suivantes, et puis ça… Voilà, ça a tendance à diminuer gentiment.

Cyril. – Mais tu as eu des offres éclair, parce que tu étais dans KDP Select, aussi.

Sonia. – Oui.

Cyril. – Se pose donc la question de KDP Select et Kindle Unlimited. Est-ce que tu es contente de Kindle Unlimited et de KDP Select aujourd’hui ?

Sonia. – Alors, oui, très ! Parce que… Parce que là, pareil, cet été, j’ai atteint des chiffres que j’avais jamais vus de ma vie. Et que j’aurais été vraiment bête de me passer de ça. J’ai dépassé certains jours les 25 000 pages lues. Hier, j’étais à 11 000 pages lues. Donc si on fait la moyenne et que je recoupe en… Pour avoir une estimation…

Cyril. – Du nombre de livres auquel ça correspond, ça fait beaucoup de livres, aussi !

Sonia. – Ça fait beaucoup par jour, donc… Et sincèrement, ça m’a traversé l’esprit, à moi aussi, à un moment donné… Ça m’a traversé plusieurs fois l’esprit.

Cyril. – Le fait de quitter KDP Select et de publier ton livre sur d’autres plateformes.

Sonia. – Oui, parce qu’en fait… Voilà, par exemple, pour aller chez Kobo, parce qu’il y a des lectrices qui ont des Kobo et qui me disaient : « Oui, mais je peux pas vous lire parce que j’ai une Kobo ». Alors, là… Téléchargez l’application Kindle pour votre tablette, c’est pareil ! Bon, il y a des solutions. Et puis bon, à un moment donné, il y avait beaucoup moins de ventes, donc je me suis dit : peut-être que c’est le moment de basculer ; de toute façon, je peux difficilement faire moins… Et puis finalement non. Et puis finalement, ça m’a traversé aussi l’esprit quand j’ai basculé sur l’intégrale. Je me suis dit : je vais tricher, je laisse l’intégrale sur KDP Select et les tomes 1, 2, 3, je les sors de KDP Select pour aller… Mais j’ai voulu rester honnête, parce que je pense que…

Cyril. – Oui, normalement, suivant les conditions de KDP Select, tu ne peux pas faire une chose comme ça.

Sonia. – C’est pour ça que je l’ai pas fait !

Cyril. – Et le problème, c’est que si tu fais une chose comme ça et que tu es prise avec la main dans le sac de bonbons…

Sonia. – Ah, ben, c’est clair !

Cyril. – Tu n’es pas simplement privée de sorties le samedi soir ! Tu es privée de sorties tout court !

Sonia. – Non, mais c’est pour ça, je veux dire, ça m’a évidemment à un moment donné traversé l’esprit, mais je l’ai pas fait. Et depuis le début que je suis sur Amazon, c’est bien simple, je ne sais même pas à quoi ressemble la plateforme Kobo. Je sais pas ! Et en réalité, de toute façon, je manque de temps. Donc à un moment donné, je peux pas tout faire. Donc je reste sur Amazon, parce que… Parce que ça y est, là, je suis dans le truc… J’ai des offres et des promos. D’abord parce que j’ai aussi maintenant un nombre de livres… Bon, même si la trilogie, ça reste… Avec la version intégrale, on peut considérer que c’est un seul livre, mais les autres continuent d’exister, donc… Ils sont là, ils peuvent m’apporter de la visibilité. Et puis, c’est une conversation que j’avais avec Matthieu Biasotto. Voilà, je voulais pas écorcher son nom ! Et il me disait : « Tu vas voir, plus tu auras de bouquins et plus ça va faire effet boule de neige. Les uns font faire découvrir les autres. » Et effectivement, quand Un vœu pas comme les autres est sorti… En plus, mes lectrices, elles attendaient ! Du coup… Enfin, voilà, ça y est : le truc est en marche. D’un côté, il y a mes fans. De l’autre côté, il y a régulièrement maintenant, parce que ça y est, je crois qu’Amazon, ça y est, ils m’ont repérée, des promos, des offres éclair, et puis… Et puis des ventes, en nombre. Donc je pense que là, ça y est. Là, je suis dans le… Il y a plus qu’à faire mon prochain roman, qu’il soit bon aussi, et puis voilà, ça va… C’est le fonds de roulement, quoi. C’est…

Cyril. – D’accord. Une chose que tu n’as pas faite, même quand tu as sorti l’intégrale. Est-ce que tu y as pensé ? Est-ce que c’est quelque chose sur lequel tu t’es penchée ? Tu as tes trois livres de la trilogie qui sont au même prix. 2,99 € chacun. Est-ce que tu as pensé à baisser le prix du tome 1, pour faire entrer les gens plus facilement dans la trilogie ?

Sonia. – Oui. Alors, je l’ai fait. D’ailleurs, tout de suite, en fait. Je crois que je l’ai fait après ma période de promotion. Sur les conseils de Patrick, toujours, et de Céline. J’étais en contact avec Céline, aussi. Barré. À un moment donné. Donc je l’ai fait. J’ai passé mon tome 1 à… Je sais plus si c’était à 0,99 € ou à 1,99 €. Enfin, en tout cas, il est resté longtemps à 1,99 € et en fait… Je me suis aperçue que ça n’avait pas eu l’effet que j’attendais. Et en plus, du coup, le fait de passer à un prix inférieur à 2,99 €, je pouvais plus le proposer… Enfin, on me proposait plus de promo ou d’offre éclair. Du coup, j’ai rebasculé à 2,99 € en me disant… En fait, j’ai modifié le descriptif du livre. J’indique dans mon descriptif, pour ceux qui le lisent en entier, qu’il existe une version intégrale, avec les références, pour inciter justement. Si les gens sont tentés, autant se procurer à 3,99 € immédiatement la version intégrale, plutôt que d’acheter le 1 et de revenir acheter le 2 et revenir acheter le 3. Mais même ça… En fait, aujourd’hui… Bon, mes ventes des 1, 2 , 3, individuellement, ont diminué, mais j’en ai toujours !

Cyril. – Oui, parfois c’est difficile de comprendre ce que font les gens. Parce que les trois, là, ça fait trois fois trois neuf : c’est presque 9,00 € alors que l’intégrale est à 3,99 €.

Sonia. – Ben oui ! Mais après, je peux pas prendre les gens par la main et… Mais du coup, il y a pas longtemps, il y a une lectrice qui m’a dit : « Oui, j’étais pas contente, parce qu’après le 1, j’ai vu qu’il y avait une intégrale ». Je peux pas être plus claire ! Enfin… Bon, voilà.

Cyril. – L’avenir, pour toi, Sonia, c’est quoi ? À part le planning de l’année prochaine en marketing dans ton métier habituel, pour ce qui est de l’écriture et pour ce qui est du marketing de tes livres ? Tu fais rien jusqu’en décembre, si on a bien compris.

Sonia. – Ah, je fais rien… Attention !

Cyril. – Non, non, tu fais rien… Tu n’écris pas !

Sonia. – J’écris pas. Je me mets au vert.

Cyril. – Tu t’aères les neurones.

Sonia. – Oui. Il faut que je trouve la bonne idée, dans mon genre, parce que… C’est vrai qu’il y a deux-trois semaines, je t’aurais dit… J’avais envie de me tester sur un autre domaine, en fait, mais… Mais en fin de compte…

Cyril. – Non.

Sonia. – Je sais pas. Voilà. Pas pour l’instant. Je pense que j’ai envie de rester dans le truc un peu feel good, quoi.

Cyril. – Creuser un peu plus ton sillon.

Sonia. – Gentil, quoi ! Je pense qu’on a besoin… Enfin, moi, je suis pas… Je lis pas de thrillers… Je lis beaucoup, mais j’aime bien… Je sais pas… J’ai lu le livre d’Amélie, bien évidemment. J’ai adoré, d’ailleurs. J’ai mis plein de livres dans ma Kindle, parce que depuis que je vous connais… Enfin, j’ai pas de Kindle, mais j’ai une tablette. Donc j’achète aussi beaucoup de livres…

Cyril. – Sacrilège !

Sonia. – Ben, écoute, j’espère la gagner par le concours !

Cyril. – Ah, d’accord !

Sonia. – Voilà ! Eh, si je gagne pas ce concours, je me pends ! Non, je plaisante. Non, non, c’est pas mon genre ! Mais j’aimerais bien le gagner. Donc non, je pense que je vais rester dans mon style, mais j’attends la bonne idée. Autant, tu vois, mon Vœu pas comme les autres, l’idée, je l’ai eue alors que j’étais en train d’écrire le tome 2…

Cyril. – Elle est venue très vite, voilà, c’est ça ?

Sonia. – Je l’avais déjà depuis longtemps dans la tête, cette idée, parce que… Enfin, du coup, je vais parler peut-être d’Un vœu pas comme les autres tout de suite, et puis je reviendrai sur…

Cyril. – Ah oui, c’est vrai qu’on n’en a pas parlé du tout !

Sonia. – On n’en a pas parlé.

Cyril. – Le pitch ! Le pitch !

Sonia. – Le pitch. Alors, Un vœu pas comme les autres, c’est l’histoire de Julie, qui s’apprête à fêter ses trente ans. Et elle est toute seule, elle a pas de copain, elle est… Elle a pas d’amis, ou très peu. Enfin, elle est désespérée. Et… Mais je t’avais déjà raconté, fais pas cette tête ! Et du coup, le soir de son anniversaire… Cette fille, elle est née à minuit une. Et le soir de son anniversaire, elle a rien d’autre à faire que de faire défiler les contacts de son téléphone portable. Et à chaque contact masculin, elle fait le bilan. Donc elle fait une espèce de bilan. Et arrive… Donc sa conclusion, c’est qu’elle comprend rien aux mecs. Et donc arrive minuit une. Elle chope un gâteau qui traîne au fond de son placard, elle plante une bougie dessus (d’où le cupcake de la couverture !) et elle fait le vœu de comprendre les hommes.

Cyril. – Manque de bol !

Sonia. – Et donc, au réveil, tadam ! Lisez le bouquin ! Et donc c’est très fun.

Cyril. – En même temps, si on lit l’extrait, on tombe… On sait ce qui lui arrive.

Sonia. – Oui ! Alors, ça, ça m’énerve ! L’extrait, il devrait être plus court !

Cyril. – Il faudrait le demander… Ça, tu peux peut-être le demander à KDP. De mettre un cliffhanger sur le chapitre où, justement, il y a quelque chose qui se passe.

Sonia. – Oui, parce qu’il est trop long, du coup… Bon, voilà ! Donc tu sais qu’elle… Elle devient un garçon. Au réveil, elle est garçon. Voilà. Et donc…

Cyril. – Non, elle devient pas un garçon. Elle devient un mec.

Sonia. – Elle devient un mec.

Cyril. – Un mec !

Sonia. – Un homme. Un bonhomme. Non, mais, voilà ! Après, je vais pas raconter tout le livre, mais il va lui arriver plein de petites bricoles, quoi ! Donc ça, c’est Un vœu pas comme les autres, et donc pour en revenir à mon idée de départ, c’est que cette idée-là, je l’avais déjà il y a plus de deux ans dans la tête. Donc un matin, j’arrive au boulot et je dis à mes collègues : c’est pas possible, mon mari, je comprends rien ! Je comprends pas comment il fonctionne ! Tiens, je vais faire un livre ! Voilà. C’est parti de là !

Cyril. – Donc il faut trouver une idée pour le prochain.

Sonia. – Donc là, je cherche.

Cyril. – Qui sortira fin juin, début juillet, a priori.

Sonia. – Oui, voilà. Donc l’actualité 2017, c’est ça : c’est un prochain roman. J’espère. Et puis la sortie…

Cyril. – En même temps, si tu fais une sortie en papier, ça va faire beaucoup d’opérations de promotion de travailler là-dessus, parce que tu dois accompagner cette sortie en papier dans les librairies, donc ça risque de mettre un petit peu à mal ton activité habituelle.

Sonia. – Aussi. Donc finalement, je vais peut-être pas attendre. Je vais peut-être commencer tout de suite à l’écrire. Je sais pas ! Non mais, effectivement… Bon, après, j’ai… Je pense que c’est dans mon tempérament de gérer plein de trucs en même temps. Je sais pas être calme. Je sais pas être…

Cyril. – Ça, je crois que tout le monde a remarqué !

Sonia. – A remarqué, oui. Désolée, je… Je voudrais bien vous apaiser un petit peu…

Cyril. – Une vraie pile électrique ! Et une question que j’ai oublié de te poser, c’est : comment tu restes en contact avec tes lectrices et tes lecteurs ? Parce qu’il y a quand même quelques lecteurs.

Sonia. – Alors, à la fin de chaque roman, je mets mon mail, mon adresse Facebook et Twitter. Bon, je suis pas très dynamique sur Twitter. J’ai beaucoup de mal avec Twitter, mais… C’est très souvent qu’à l’issue du livre… J’organise aussi… C’est vrai qu’on n’en a pas parlé, mais j’organise souvent des concours sur ma page Facebook. Je fais gagner des livres papier dédicacés. Là, il y a pas longtemps, j’en ai fait gagner. Là, je vais préparer sept colis, parce que j’en ai fait gagner… J’ai fait gagner cinq Vœu pas comme les autres et puis la trilogie complète plus Un vœu pas comme les autres pour une autre lectrice. Il y a 1 000 fans. Voilà, je garde… Enfin, je crée vraiment du lien avec elles. Parce que d’abord… En fait, à travers les lectures… Enfin, à travers mes lectures, elles trouvent une copine, entre guillemets, et du coup, comme moi j’adore créer du lien et j’adore ce contact-là, systématiquement, si elles m’envoient un mot, je leur réponds… Je reste en contact. Si elles viennent me dire qu’elles sont en train de me lire et qu’elles reviennent pas me dire qu’elles ont fini, c’est moi qui les relance en disant : alors, t’en es où ? T’as fini ? Voilà. C’est tous mes loulous. Mes lecteurs, ce sont mes loulous.

Cyril. – Oui, t’as des loulous et des bébés.

Sonia. – Voilà. Mes livres, ce sont mes bébés. Et mes lecteurs, ce sont mes loulous. Donc c’est vrai que ça crée du lien. Et puis après, il y a peut-être certainement, du coup, un côté sympathique qui fait que si elles aiment pas, elles vont pas me tuer, quoi ! Tu vois ? Il y a des lectrices qui m’ont dit : « J’ai moins aimé. J’avais adoré la trilogie, mais j’ai moins aimé Un vœu pas comme les autres. » Parce que c’est… Il y a un côté un peu fantastique aussi. Ce que j’entends parfaitement ! Il y a pas de souci. Et quand c’est dit avec courtoisie… Enfin, gentillesse, je le prends pas mal.

Cyril. – Bon, merci beaucoup, Sonia. Écoute, on te souhaite un automne et un hiver bien chargés !

Sonia. – Merci.

Cyril. – Pleins d’activités et de bonnes nouvelles. Et puis on te retrouvera donc pour le prochain. On peut te retrouver essentiellement sur ta page Facebook, dont je mettrai le lien dans la page de l’article, et ton dernier livre, c’est donc Un vœu pas comme les autres, que l’on peut avoir sur Kindle. Et uniquement sur Kindle.

Sonia. – Et CreateSpace !

Cyril. – Et CreateSpace, en papier. Voilà !

Sonia. – Mais en tout cas, en version numérique, effectivement, que sur Amazon.

Cyril. – Très bien. Ben, écoute, merci Sonia. Au revoir.

Sonia. – Merci Cyril !

2 réflexions au sujet de « Podcast autoédition : un retour pas comme les autres »

  1. Intéressante interview. Juste un point que je n’ai pas compris : pourquoi faut-il aller 15 fois par jour sur Amazon pour améliorer son référencement naturel ? Quelle est la manip et quel est l’intérêt ???

    1. Bonne question, et j’avoue que je n’ai pas compris sur le moment ce qu’elle voulait dire. À ma connaissance, le fait d’aller voir régulièrement une page de titre n’influe pas sur le classement, la popularité ou autre.
      Je pense que comme pour tout auteur, c’est une manière de justifier le fait de retourner compulsivement sur la page Amazon pour voir ce qui se passe 😉

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