Les réponses aux questions sur les ebooks – Jour 16

Avez vous remarqué un petit décalage entre la date et le “Jour” ? Désolé, j’ai été dépassé par un anniversaire ce week end…

Allez, on reprend avec un rythme régulier, Cyril !

Qu’est ce qu’un éditeur ? Et un éditeur ?

On atteint les limites de la langue française, ou mes limites, et je déteste cela.

Je connais trois sens au mot éditeur :

  • le logiciel, programme spécifique d’ordinateur qui permet de modifier un contenu textuel ou graphique,
  • la personne physique ou morale qui est responsable d’une activité d’édition et de publication (le sens le plus fréquemment utilisé dans ces articles),
  • l’éditeur responsable de la qualité d’un ouvrage.

Le troisième est calqué un peu sur le mot anglais editor, mais ce mot anglais peut aussi vouloir dire “monteur” dans l’industrie du cinéma, comme me le faisait remarquer une amie il y a quelques jours.

Pour quoi toutes ces définitions ?

Parce que si un auteur peut aujourd’hui se passer “assez facilement” d’un éditeur traditionnel pour diffuser son ouvrage, il y a bien un rôle central dans l’édition que l’on néglige trop : l’éditeur/correcteur.

Le mot correcteur me semble aussi limité d’ailleurs, car il ressemble vraiment à une problématique d’orthographe, grammaire, syntaxe.

Le rôle de l’éditeur/correcteur dépasse cette correction. On devrait parler de relecteur critique.

Je passe sur la nécessité de traquer la faute d’orthographe, les erreurs de ponctuation ou les fautes de grammaire. De nombreux auteurs auto-édités se sont fait rattraper par l’erreur qui consiste à ne pas accorder encore plus de temps à cette tâche certes pénible et laborieuse, mais indispensable.

Jacques Vandroux l’avoue lui même (surtout Jacques-Line) dans son livre sur la publication de livres sur Kindle. Alice Quinn m’a dit que sa première édition d’Un Palace en Enfer souffrait elle aussi de quelques erreurs (mineures, mais qui lui ont valu des commentaires acerbes).

Bon, en fait je ne passe pas…

Oui, faire un travail à plusieurs yeux de relecture de vos textes avant “bon à numériser” est indispensable. Oui, vous pouvez aussi utiliser Antidote ou un autre logiciel de qualité pour corriger vos erreurs. Oui, si votre oncle Jean-Pierre est très bon pour repérer les coquilles, demandez lui son aide.

Mais d’un autre côté dites-vous que les éditeurs les plus célèbres ne sont pas non plus à l’abri de quelques erreurs. C’est même souvent le cas.

Assurez vous d’avoir le même niveau de qualité qu’eux, mais n’allez pas plus loin : vous ne gagnerez pas de lecteur avec une orthographe parfaite, c’est juste que vous en perdrez avec une médiocre ou moyenne.

Mais je mets la charrue avant les bœufs : avant de mettre les points sur les i et les barres aux t, vous devez confier votre travail à un relecteur.

Avouez-le : quand vous êtes à 200 pages, êtes vous capable de vous assurer que tout votre roman tient bien debout, que vous n’avez pas perdu des personnages en route, commis des approximations, des paragraphes où le lecteur va faire “Hein ?”, et devra relire une fois ou plus pour comprendre ?

Avez vous bien répondu à toutes les questions que votre livre pratique devait traiter ? Avez vous expliqué en termes explicites, même pour un profane, ce que vous vouliez dire ? Je sais que j’ai tendance au bout d’un moment à prendre certains savoir comme acquis, alors qu’ils ne le sont forcément pas. Et je ne suis ni pire, ni meilleur qu’un autre.

C’est là que le travail de votre relecteur / éditeur est INDISPENSABLE.

Alors vous feriez bien d’en trouver un bon…

Il pourra vous pousser à faire une réécriture, ou pas, il mettra le doigt là où ça fait mal.

J’ai trouvé quelques personnes qui font ça sur internet, et un des trésors de l’édition traditionnelle est d’avoir des personnes qui font ça très bien.

Je n’ai pas testé leurs services, et je sais que cela peut être parfois un peu onéreux, mais réfléchissez-y :

Et cherchez aussi au travers de votre entourage (amis, famille, amis d’amis) des lecteurs de qualité qui peuvent vous aider. Quoi qu’il en soit, faites toujours un bout d’essai avant de passer à quelque chose de plus consistant : commencez par un chapitre ou quelques pages.

Si vous ne le faites pas, vous avez un risque important que votre ouvrage, qu’il s’agisse d’un roman ou d’un livre pratique crie “amateur”. Il n’y a qu’en France que l’on croit que l’écriture est quelque chose d’inné et de solitaire. Vous pouvez être Marcel Proust et pondre des folios illisibles de relecture et de corrections, mais Marcel Proust est unique.

Votre objectif est de paraître professionnel et de vous comporter comme tel. La relecture est indispensable.

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