Est-ce que cela vaut le coup de publier sur Kobo ?

Une petite discussion Facebook (en fait une boutade) sur la pâleur de la vente de livres sur Kobo est tombée juste en collision avec cet article de Kobo Writing Life (en anglais mais compréhensible). Le hasard fait bien les choses…

Indice : le titre en haut à gauche est celui qui a rapporté le plus en 2016 à son auteur.

Acheter des ebooks non protégés : ce qu’un lecteur d’ebooks doit savoir

S’il y a bien une chose que je déteste en tant que lecteur, ce sont les DRM ou systèmes de gestion de droits. Quand j’achète un livre, je veux le posséder, pouvoir le prêter à mes enfants sur leurs liseuses, même Kobo.

En tant qu’éditeur, je ne mets jamais de droits numériques sur les livres que j’édite : c’est une insulte à mes lecteurs. En même temps, j’explique clairement que le livre ne peut pas être partagé ni republié. Et le cas échéant, je poursuis pour contrefaçon.

Mais les lecteurs sont-ils bien renseignés ?

J’ai eu la question d’une lectrice ce matin sur la page Facebook d’Ebookgang. Elle avait une liseuse Bookeen. Et elle demandait si elle pouvait utiliser le service. Et évidemment, il a fallu que je me lance dans une grande explication, lui expliquant tout le circuit, un peu de maths pour la cryptographie… Non, j’ai fait simple : achetez les livres numériques en promotion chez Kobo, pourvu qu’ils soient avec la mention « DRM Free ».

Pourquoi mettre les livres sans protection des droits ? Parce que les plateformes meurent, les éditeurs meurent, les DRM ne marchent plus, et les livres ne sont plus lisibles. L’exemple de ARe cité hier est un exemple parmi d’autres d’événements qui se produisent.

Dans cette page, je partage les meilleures pratiques pour les lecteurs. N’hésitez pas à la partager pour leur permettre de lire vos livres sans soucis.

Si vous avez une Kindle

Les livres que vous lisez dans le cadre de votre abonnement Kindle Unlimited ne vous appartiennent pas. Vous pouvez juste les lire. Vous ne pourrez plus les lire si vous arrêtez votre abonnement. C’est comme la salle de gym…

Si vous achetez vos ebooks, comme moi, sachez que ceux qui ont la mention « Utilisation simultanée de l’appareil : Illimité » sont sans gestion des droits numériques. Donc vous pourrez récupérer le livre et le prêter à quelqu’un, le lire ailleurs sans souci, voire continuer à le lire si Kindle disparaît (ce qui arrivera forcément un jour).

Ceux qui n’ont pas cette mention sont protégés par des droits numériques. Ils ont donc une « date de péremption » et sont complètement rattachés à votre compte personnel Amazon. Un souci avec celui-ci ? Le livre pourrait bien disparaître de votre bibliothèque sans jamais vous être remboursé ni retourné.

Vous pourrez difficilement récupérer vos fichiers d’ebooks. Amazon a rendu la chose la plus opaque possible car c’est pénible de télécharger pour transférer sur sa Kindle. Mais en allant dans « Votre compte », puis « Gérer votre contenu et vos appareils », vous pourrez télécharger un fichier awz3 dont vous ne saurez que faire, sinon le transférer sur une liseuse Kindle.

Si vous utilisez iBooks (sur iPhone, iPad, Mac)

Sur iBooks, aucune mention de droits numériques, dans un sens ni dans l’autre. C’est à dire que vous ne pourrez jamais savoir si ce roman que vous payez 14 €, il ne va pas disparaître un jour de votre bibliothèque et que vous ne pourrez pas le laisser lire à votre nièce, femme, mari etc.

Pour ces raisons, je déconseille d’acheter ses livres sur iBooks. Sauf ceux que j’édite, évidemment, car moi je ne mets pas de droits 😉

Reste la question de récupérer le fichier correspondant au livre. Car si mes livres sont sans droits, comment les charger ?

Eh bien, à moins d’être techniquement expert, c’est en plus impossible ! Car les livres sont téléchargés directement dans l’application iBooks, cachés à votre vue, et il n’existe pas de lien pour les télécharger en tant que fichiers directement sur un ordinateur. Si vous cherchez un peu sur internet, vous saurez que sur votre Mac, ils sont stockés dans /Users//Library/Containers/com.apple.BKAgentService/Data/Documents/iBooks, ce qui vous fait une belle jambe, n’est-ce pas ?

Si vous utilisez Kobo

Sur Kobo, la mention de l’absence de gestion des droits numériques est beaucoup plus explicite :

Avez vous vu ? DRM Free. Certes c’est de l’anglais, mais le gros mot est là !

À l’inverse, s’il y a des DRM, vous aurez une mention presque aussi claire :

Ebook avec DRM chez Kobo
Ebook avec DRM chez Kobo

Ce qu’il y a de bien en plus avec les livres sur Kobo, c’est qu’ils sont aux formats ePub (2 ou 3, ce qui ne change pas beaucoup de choses pour 95% des livres). Donc lisibles sur toutes les liseuses qui lisent le format ePub, dont :

  • Bookeen
  • Kobo
  • Kindle
  • iBooks
  • Moon Reader
  • Adobe Digital Editions
  • PocketBook
  • Sony Reader
  • Nolimbook
  • Inkbook

Dans votre compte Kobo, vous pouvez cliquer sur « Exporter le fichier » pour récupérer super simplement un fichier ePub au nom incompréhensible (03fc4590-1421-405d-ae6d-592b64bb5f2a-epub-3a804924-c2ca-4d87-bdc7-ae28424a6c6a.epub par exemple). Transférez le ensuite sur votre liseuse en la connectant par le cable USB à votre ordinateur pour en profiter.

Évidemment, si votre liseuse ne prend pas en charge le format ePub 3, acheter un livre à ce format est à vos risques et périls (ça peut marcher, ce n’est pas sûr).

Et les autres boutiques ?

Je suis un gros flemmard : je ne les teste pas. Mais comme elles représentent très peu de lecteurs potentiels, j’ai des excuses.

J’ai été voir sur Numilog, et c’est encore moins clair que chez les autres, par exemple. Si vous avez vos habitudes dans une boutique où c’est clair, vous pouvez le noter dans les commentaires : les bonnes habitudes sont à apprécier.

L’affaire All Romance eBooks

En plein milieu de la trêve des confiseurs, entre Noël et le jour de l’An, il s’est passé un mini cataclysme aux États-Unis dans le monde des livres numériques. Le service All Romance ebooks a annoncé le 28 décembre 2016 qu’ils fermaient soudainement le 31 décembre.

Cette fermeture soudaine n’a pas étonné tout le monde, notamment pas les personnes qui avaient eu des soucis avec ce diffuseur/aggrégateur d’ebooks de romance par le passé. La santé financière et opérationnelle de l’entreprise n’était pas idéale, et des signaux pouvaient être observés, comme les retards de paiements, le fait que leur plateforme n’évolue pas, et des difficultés de communication avec les employés.

En annonçant la fermeture, ils proposaient 10% de rémunération sur les commissions dues. C’est à dire que s’ils vous devaient 100 USD, ils étaient prêts à vous donner 10 USD. Et vous passiez le reste en pertes et profits.

Le quotidien The Guardian a relayé l’information, qui touche plusieurs milliers d’auteurs et plus d’un million de titres.

Pourquoi mettre en avant cette histoire de fermeture d’une société américaine ? Parce que ce genre d’affaire peut très bien se produire dans les mois et les années qui viennent, avec des entreprises françaises. Tout le monde n’a pas la chance de trouver un Kobo/Rakuten pour reprendre son activité…

Un des moyens les plus fréquemment utilisés par ce genre d’intermédiaire de l’édition pour financer les opérations est de payer ces opérations avec l’argent d’hier, c’est à dire avec les redevances perçues dans les périodes précédentes, tout en retardant au maximum le paiement des redevances aux auteurs.

On a ainsi vu pas mal d’éditeurs disparaître sans avoir payé en temps et en heure leurs auteurs (je ne dis pas qu’ils le font, ni que c’est la seule faute commise).

Cette situation est bien évidemment dramatique pour les auteurs pour lesquels ARe était leur éditeur et leur seul distributeur. Et franchement, ils n’ont pas intérêt à essayer de poursuivre la société en faillite, sauf s’ils sont eux-même avocats. Cela leur coûterait plus cher en procédures que ce qu’ils pourraient récupérer.

Croyez-vous qu’Amazon soit indestructible ? Je vous rappelle, si vous ne le savez pas, que cette entreprise gigantesque ne fait pratiquement pas de bénéfices, ou plutôt fait systématiquement des pertes, depuis sa création. Ils ont subi des échecs et fermé des divisions (Fire Phone), ils ont changé de politique du jour au lendemain (KU apocalypse).

Donc, première mesure à mettre en œuvre : diversifier ses canaux de distribution et faire en sorte de faire grandir tous les canaux de distributions.

Toujours avoir un matelas de plusieurs mois pour pouvoir se retourner si une telle chose se produit avec vos partenaires.

Surveiller ses partenaires, et noter les signaux d’alerte (difficulté de contact, retard de paiement, manque d’investissements).

Pour en lire plus sur cette sombre histoire et en tire les enseignements pour votre propre situation, et pourvu que vous lisiez en anglais, je vous conseille de lire ce billet de The Passive Voice.

Avoir le contact direct avec les lecteurs : si tous les intermédiaires disparaissent, vos lecteurs pourront toujours acheter vos livres.

PS : si rien n’a changé depuis mes cours sur les liquidations d’entreprises en école de de commerce, les auteurs seraient les derniers à être rémunérés dans un tel cas, et leurs contrats pourraient passer à d’autres sans possibilité de récupérer leurs droits, pour ceux qui sont édités par ARe (au lieu de simplement leur avoir confié leurs livres pour diffusion sur Amazon et al).

Le filtrage collaboratif des livres sur Amazon

Vous ne comprenez pas tout à fait comment votre livre peut être recommandé à certaines personnes et pas à d’autres ? 

Vous vous demandez pourquoi vous recevez des emails d’Amazon qui vous recommandent vos propres livres ? 

Cet article sur un blog du Monde essaie de vous expliquer le filtrage collaboratif. Pour avoir travaillé avec NetPerceptions il y a quelques vies de cela, je cautionne les infos. 

Vous comprendrez ainsi pourquoi il est important de proposer vos livres aux bons lecteurs dès le début, plutôt que de viser large.

Modifier son prix dans KDP : attention aux détails

Parce qu’une copine vient de se faire avoir par la nouvelle interface de KDP, et moi aussi auparavant, j’ai fait cette petite vidéo pour vous prévenir des détails que l’on peut maintenant rater.

Au passage, quand vous remettez un livre de 0,99 à un prix supérieur à 2,99€, faites attention aux redevances à 70% !

 

 

Comment organiser une séance de dédicaces ?

Un exercice difficile, la première fois… Mais en quelques séances de dédicaces dans des librairies, vous pouvez vendre autant de livres qu’en boutique internet.

Alan Spade partage avec nous son expérience et a traduit un article sur le sujet d’un des plus gros succès américains en autoédition, JA Konrath. Si la démarche vous tente, un article à lire absolument pour vous préparer et être le plus efficace.

Les flyers sont importants, l’attitude est importante, l’accueil est important : plein de choses qu’il ne faut pas négliger, mais surtout un état d’esprit, une préparation mentale qui vous permettra de trouver de nouveaux lecteurs.

Bientôt la trêve des confiseurs pour Noël

Fin décembre, c’est l’époque des fêtes de fin d’année, de Noël, des liseuses sous le sapin, etc. Mais pas que pour les lecteurs, pas que pour les auteurs : pour les gens qui travaillent sur les plateformes aussi.

Pour permettre à tout le monde de prendre ses vacances,  et engranger le maximum de ventes sans faire bouger le bateau, la plupart des plateformes sont en mode statique et réduction des effectifs pendant cette période.

Cela signifie que si vous avez une parution, que vous faites une opération commerciale ou autre, il faut que vous planifiiez dès aujourd’hui ces modifications de prix, ces pré-commandes etc. Car à partir de certaines dates vous ne pourrez plus.

Kobo Writing Life

Kobo sera “fermé” du 19 au 29/12. C’est à dire que vous ne pourrez pas faire de changement de prix, ajout de contenu ou modification de contenu.

koboHeureusement, sur Kobo, vous pouvez tout programmer à l’avance. Un des avantages de passer en direct sur la plateforme plutôt que de passer par un diffuseur (type Smashwords ou Draft2Digital). Vous pouvez lancer une pré-commande sur un livre et choisir une date de sortie pendant ces fêtes, vous pouvez programmer un changement de prix temporaire, etc.

Vous avez donc jusqu’au 18/12 pour le faire. Plus que 13 jours (le 19 étant un lundi, je vous conseille de ne pas attendre la dernière échéance) !

iBooks

Apple aussi ferme un peu les écoutilles pour que le vaisseau traverse tranquillement cette période de façon sûre.  Allez, un peu d’anglais :

To prepare for the winter season, we’re adjusting our deadlines for book deliveries. If you plan on releasing new books on iBooks in December 2016 and January 2017, check the following delivery deadlines:

Dates de sortie Date limite d’envoi
December 18 to 31, 2016 Monday, December 12, 2016 (PST)
January 1 to 8, 2017 Friday, December 16, 2016 (PST)

Vous avez encore une grosse semaine pour envoyer vos livres si vous voulez qu’ils soient validés et publiés pendant la période du 18 au 31 décembre, et un peu plus pour la semaine de la rentrée.

Même chose, iBooks et iTunesConnect vous permettent de faire des pré-commandes, de changer vos prix en avance.  Si vous faites partie d’une opération spéciale type “10 jours en or“, pensez bien à programmer votre date de réduction de prix avant ce moment, car je pense que l’accès à ces outils peut être limité aussi.

Kindle

Fidèle à sa réputation, Amazon continuera à fonctionner 24 heures sur 24, même KDP. Mais !

Bien qu’ils soient tous sous pression et très investis, les intervenants de KDP vont certainement lever le pied : moins de présence, moins de réactivité, et probablement des délais plus longs.

Donc dans leur cas, vous pourrez toujours aller faire des modifications, mais ayez juste ce qu’il faut de pessimisme pour ce qui est de leur réactivité. Les délais de 12 heures qui ont cours actuellement pourraient s’allonger, malgré toute leur bonne volonté.

Et vous qu’avez-vous prévu pour avoir le maximum de visibilité pendant la période des fêtes ?

J’ai encore quelques places de libre pour mettre en avant une réduction pendant cette période de fêtes de fin d’année dans le cadre des 10 jours en or.  La participation est gratuite, mais nécessite que vous participiez a minima en mettant en avant les ebooks des autres participants.

Il s’agit principalement de livres de fiction, de la littérature commerciale, thrillers, romance, jeunesse et fantasy ou SF. Si vous voulez bénéficier d’un peu plus de visibilité en plus, contactez moi en m’indiquant le titre, avec un lien, la réduction, les plateformes de publication, et les infos sur la réduction à cyril@ebookgang.fr

Fonctionnalité suivre l’auteur sur Amazon

Suivre l’auteur est une fonction de la page auteur Amazon que je n’ai pas mise en avant dans mon dernier livre et qui s’est soudain réveillée aujourd’hui, ou plutôt : j’en ai vu la première utilisation.

Je vais tout de suite rajouter une petite partie dessus, car elle est bien pratique, et vous avez intérêt à en tirer parti.

Il s’agit encore une fois plus d’une tactique à mettre en place, pour exploiter un outil qui vous permet de suivre la stratégie de garder le contact avec vos lecteurs.

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Rapport KDP : avoir une vue plus productive

J’ai lu plusieurs auteurs raconter leurs premiers jours de lancement de leurs livres, et là je parle d’auteurs qui ont commencé à découvrir leur lectorat et font des ventes ces premiers jours.

Il parait qu’ils passent leur temps à rafraîchir la page de rapport Amazon pour connaître leurs ventes.

Sérieusement, faut arrêter ! Cette drogue est néfaste pour votre cerveau. Continuer la lecture

Petites news pas si petites que ça

Je ne vais pas encore vous rebattre les oreilles sur la sortie de mon dernier livre sur le marketing pour auteurs indépendants et autoédités : je n’ai même pas encore fait la page de présentation sur ce blog ! Je dirai juste qu’il est disponible sur Amazon Kindle, Kobo et iBooks, en attendant la version papier de Createspace.

Achetez-le ou au moins participez au giveaway de 5 exemplaires papier que j’organise durant tout le mois.

Je voulais revenir sur quelques petites histoires qui sont d’actualité, avant que celle-ci ne s’éreinte.

D’un usage du pseudonyme

Tout d’abord, Amélie Antoine a publié son deuxième roman hier 31 octobre. Enfin, elle l’a re-publié, car il était déjà disponible depuis mai. Et c’est l’occasion de parler de quelque chose qui est important : l’usage du pseudonyme.

au-nom-de-quoi

Dans le cas particulier d’Amélie, pour rester dans les limites imposées par son contrat avec Michel Lafon pour la sortie de son premier roman en version papier, il n’était pas possible qu’elle publie un nouveau roman avant aujourd’hui. Continuer la lecture

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