Rapport Author Earnings – Partie 2

Ceci est la deuxième partie de la traduction du rapport Author Earnings d’Octobre 2016. Vous pouvez retrouver la longue première partie ici.

Mais est-ce que ces primo-auteurs des éditeurs du club des cinq ne compensent pas leurs pertes sur les ventes d’e-book en vendant plus de livres papier à la place ?

Jetons un coup d’œil.

Voici le mix des revenus par format pour tous les auteurs :

Lorsque nous considérons les auteurs publiés traditionnellement comme une cohorte (les éditeurs traditionnels petits et moyens en rouge, les cinq principaux en violet), les gains totaux sur Amazon sont assez substantiels. Cela peut vous tromper si vous interprétez par erreur le schéma ci-dessus comme les revenus médians pour les auteurs individuels, car la majorité de ces ventes de livres papier pour les auteurs édités traditionnellement et les auteurs indépendants sont des livres pratique –généralement écrits par une catégorie différente d’auteurs que leurs contreparties en livres de fiction qui font la majorité des revenus d’e-books dans chaque catégorie. Mais un niveau macro, pour les différentes catégories d’éditeurs, cela capture le mix total précisément. Et c’est particulièrement intéressant quand nous comparons à quoi ressemble le même mix uniquement pour les primo auteurs dans chaque catégorie d’éditeurs.

À nouveau, éliminons tous les auteurs qui ont de la bouteille et leurs revenus, et regardons juste les revenus des auteurs qui vienne de publier – soit traditionnellement soit en indépendant – il y a moins de deux ans.

De manière surprenante, lorsque nous regardons juste les primo-auteurs en fonction des différents type d’édition, la cohorte des indépendants primo-auteurs vend pratiquement autant de livres en ligne que des éditeurs du club des cinq, et autant que les auteurs des éditeurs petits et moyens. (En février 2016, nous n’étions pas surpris de nous rendre compte que 11 des 35 meilleures ventes deux livres papier sur la boutique Amazon US était des livres de coloriages. Mais nous avons été surpris de découvrir que cinq d’entre eux étaient des versions auto éditées avec impression à la demande de livres de coloriage… par des indépendants.)

CreateSpace et Ingram SPARK ont maintenant rendu extrêmement facile et peu onéreux – la plus part du temps même gratuit – la possibilité pour les auteurs indépendants de créer et distribuer des éditions papier en impression à la demande de leurs livres. Et vendre ces livres papier en ligne est encore plus facile. Au clic d’une souris, les indépendants – de la même manière que les plus petit des éditeurs traditionnels et les micros presses – peuvent maintenant vendre leurs livres à travers les mêmes libraires en ligne que les autres, un groupe qui représente aujourd’hui environ 50 % du total des ventes de livres.

Le terrain de jeu de l’impression est devenu beaucoup plus équilibré qu’il ne l’a été auparavant. Et lorsque nous comparons les ventes en ligne des primo-auteurs du club des cinq, ceux qui n’ont pas encore de reconnaissance uniquement avec leur nom d’auteur, leur marque, et que nous les comparons à leurs confrères indépendants… cela se voit. Quand il s’agit de vendre des livres imprimés en ligne, la différence entre les auteurs édités traditionnellement les plus récents et les auteurs indépendants les plus récents s’est fortement réduite.

Mais il s’agit des ventes de livres en ligne… qu’en est-il des ventes dans les boutiques matérielles ? N’ont-elles pas augmenté ? Est-ce que les librairies aux États-Unis non sont pas encore en plein développement, ainsi que les médias l’ont rapporté ?

La réalité est un petit peu plus compliqué.

Vente en librairie aux États-Unis : la véritable histoire. Ce n’est pas ce que l’on vous a raconté…

Les catégories de Nielsen Bookscan floues se trompent entre les vente de livres papier d’Amazon qui explose et la croissance des « librairies », ce qui donne du grain à moudre à l’impression erronée que les librairies physique sont en train de se relever

Au cours des 12–18 mois précédents, les actualités de l’édition – et souvent les médias majeurs aussi – nous ont raconté que « les librairies sont de retour ! »

Ces articles utilisent principalement deux informations quantitatives pour supporter leurs conclusions :

– L’augmentation de 50 millions de dollars en un an dans les ventes de livres mises en avant par librairie indépendante mesurée par ABA.

– L’augmentation de 5 % en tout et à date dans les ventes de livres papier aux États-Unis, dû uniquement à une croissance importante dans le secteur « distribution & club » de Nielsen Bookscan.

Au même moment, ces articles ignorent avec soin de nombreuses autres informations :

– notamment elles ignorent le fait que durant la même période que cette augmentation de 50 millions de dollars dans les librairies indépendantes, les ventes de livres chez Barnes et Noble ont baissé d’environ d’environ 300 millions de dollars par an – une perte de six fois autant de vente de papier que l’augmentation des indépendants vu par ABA, pendant que les ventes chez Books-A-Million, la deuxième chaîne de distributeurs nationale, et un deuxième distributeur loin de Barnes & Noble sont restés au mieux plates. Et aussi qu’en 2016, les pertes de Barnes & Noble sont en train d’accélérer.

– Elles ignorent aussi le fait que pendant cette même période, les vente de livres papier chez des gros distributeurs comme Walmart, Target, Costco, et Sams Club, qui ensemble représentent une part beaucoup plus importante des ventes de livres aux États-Unis que les librairies indépendantes ABA, ont diminué d’environ 9 % en 2015. Et en 2016 ces énormes distributeurs ont vu leurs ventes baisser encore de 4 %.

Donc, avec les ventes de papier en légère augmentation chez les libraires indépendants ABA, mais des ventes papier chez tous les autres distributeurs en baisse par un ordre de comparaison beaucoup plus important, comment se fait-il que le secteur « distributeurs et clubs » de Nielsen Bookscan continuent à rapporter que les ventes deux livres aux États-Unis sont une augmentation de 5 % en tout ?

La réponse était assez simple.

  • Le secteur « distributeurs et clubs » de Nielsen Bookscan ne rapporte plus principalement les ventes deux livres dans les librairies. Il inclut aussi maintenant les ventes de livres en ligne, y compris chez Amazon.
  • De nos jours, plus de 50 % des ventes dans cette catégorie sont les ventes en ligne d’amazon.com ; les ventes en librairie physique aux États-Unis représentent maintenant la minorité.
  • Au cours des 12 derniers mois, avec des discount Amazon sur le papier plus importants, les ventes en ligne de livres papier par Amazon ont explosées – augmentant d’un pourcentage avec deux chiffres d’année en année.
  • Ces ventes en augmentation importante de livres papier chez Amazon ont été beaucoup plus importantes que les pertes en termes de ventes dans librairie physique, ce qui nous laisse une augmentation nette de 5 % pour les États-Unis.
  • Quand Bookscan met tous les chiffres ensemble dans une catégorie dans son rapport, cela obscurcit complètement cette rapide modification en ce que dans cette rapide modification sur l’endroit où sont vendus ces livres, ne nous laissons voir que l’augmentation de 5 % en moyenne des ventes de papier.
  • Les médias rapportent sans réfléchir cette augmentation comme un gain de 5 % dans les librairies du national.

Comment savons-nous cela ?

En regardant les données de ventes 2016 et et en regardant aussi les rangs de vente sur les livres papiers sur amazon.com, nous avons appliqué la même méthodologie que nous utilisons pour les ventes de livres numériques. Et voici ce à quoi ressemblent les ventes deux livres papier chez Amazon dans les trimestres un à trois en 2016 par rapport aux données de 2015.

Dans le schéma suivant, les données en gris correspondent à au trimestre un à trois de 2015, et ceux en vert ont été enregistrées pendant les trois premiers trimestres de 20016. Quand nous utilisons une courbe quadratique séparément pour chacun de ces jeux de données pour faire correspondre les rangs avec les palmarès, pour 2015 cela donne la courbe violette et pour 2016 la courbe bleue.

Même sur un schéma log log comme celui ci-dessus, l’augmentation d’une année sur l’autre dans les ventes de livres papier chez Amazon est assez difficile à manquer. Si nous nous concentrons sur le quart supérieur dans le schéma en dessous, nous n’avons même pas besoin de faire des approximations sur les courbes pour voir la croissance des ventes de livres papier en 2016 pour Amazon : c’est visible à l’œil nu. Les points de données en vert en 2016 correspondent à un nombre total de ventes beaucoup plus important qu’en 2015 :

La distance entre la courbe bleue et la courbe violette nous raconte tout ce qu’il y a à savoir :

Les ventes de livres papier en 2016 chez Amazon ont augmentées de 18% par rapport à celles de 2015.

Lorsque nous prenons en compte la zone en dessous des deux courbes, nous nous rendons compte que :

Amazon a vendu plus de 255 millions de livres papier aux États-Unis en 2015.

– Amazon se prépare à vendre bien plus que 300 millions de livres papier aux États-Unis en 2016.

Les totaux cités ci-dessus intègrent au moins 13 millions de ventes annuelles de livres CreateSpace en impression à la demande avec une distribution sélective, ce qu’Amazon n’inclut pas dans les chiffres qu’ils rapportent à Nielsen Bookscan.

Les implications sont nombreuses :

En 2015, plus de 40 % du total rapporté de vente de livres papier par Nielsen BookScan soit 652 millions – et la majorité du secteur « distribution et clubs » de Nielsen – ont été des ventes en ligne de livres papier de amazon.com, et non pas seulement des ventes de librairie physique.

Le fait que les rapports de Nielsen Bookscan met en avant seulement 5 % de croissance dans le secteur « distributeurs et clubs », quand Amazon représente la moitié de ces chiffres et qu’ils sont à plus 18 %, ne peut dire ne peut vouloir dire qu’une seule chose :

L’autre moitié de ce secteur « distributeurs et clubs » de Bookscan, les librairies physiques aux États-Unis, doivent avoir vu leurs ventes baisser d’au moins 8 %.

On ne peut pas échapper aux mathématiques.

Pour les auteurs édités traditionnellement, spécifiquement ceux dont les livres ne reçoivent pas de l’argent de marketing pour faire des Co-op, de la mise en avant dans les librairies et dans les aéroports, Amazon n’est pas seulement la source principale de leurs ventes numériques, cela représente aussi un pourcentage en augmentation de leurs ventes de livres papier. Dans la plupart des cas, Amazon représentera même la majorité de ces ventes papier. Et comme nous avons vu dans les données pour les auteurs édités traditionnellement les plus récents, le niveau élevé des prix sur les livres numériques signifie que ces auteurs ont moins d’opportunités de trouver une audience et de construire leur groupe de fan par le bouche-à-oreille. Ce qui est probablement la raison pour laquelle ces primo-auteurs édités traditionnellement, tirés en arrière par ces prix de livres numériques élevés, ne vendent en fait pas beaucoup de livres papier non plus.

Est-ce que la part de marché des indépendants en e-books va rebondir au quatrième trimestre ? Où est-ce qu’elle va continuer à baisser ?

Pour le moment, la réponse est plus une devinette. Mais nous sommes vraiment très curieux de savoir les changements que la fin d’année va nous apporter. Quoi qu’il en soit, cette période reste un âge d’Or pour les auteurs qui veulent prendre le contrôle de leur carrière, et nous ne pensons pas que cela changera bientôt.


Ouf !