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J’ai testé le livre papier par KDP pour vous

Cela remonte à un peu moins d’un mois, c’est encore frais, et cela ne le sera pas longtemps : KDP a rajouté la possibilité de faire ses livres papier directement dans leur interface.

Oui, vous pouvez maintenant, sur le même site, publier à la fois vos livres numériques et vos livres papier, pour que tout soit publié sur Amazon. Plus besoin de passer par Createspace.

Alors au début, comme je suis conservateur et que je déteste tout ce qui a (Beta) attaché à son nom, je m’en suis méfié comme de la peste. Mais l’occasion était trop belle : j’ai fait non pas un mais deux livres avec ce nouvel outil, histoire de goûter. J’aurais pu en faire plus si je n’avais pas été mordu justement par le côté (Beta) de ce nouvel outil.

Qu’est-ce qui change foncièrement par rapport à Createspace ?

Si vous avez des problèmes avec les interfaces en anglais et que c’est une des principales raisons qui vous ont empêché d’utiliser Createspace jusqu’à présent, KDP Papier répond à vos soucis.

Une interface en français, une aide en français… Très utile pour de nombreuses personnes.

Beaucoup moins de redites aussi, si vous publiez la version numérique avant de faire la version papier, car ils reprennent les même métadonnées. Vous n’avez donc pas besoin de fournir deux fois les mêmes informations.

Évidemment aussi, le processus de publication d’un livre est légèrement différent. Les étapes ne sont pas les mêmes, au centimètre près. Mais dans l’ensemble, il y a moins de friction et j’ai trouvé l’outil plus rapide à utiliser.

Publiant des livres au même format et avec les mêmes caractéristiques, je n’ai pas eu le loisir de tester toutes les variations de tailles, couleur, finition de couverture. Dans l’ensemble, les possibilités m’ont semblé être exactement les mêmes que sur Createspace.

L’outil que tout le monde adore pour sa célérité et son player Flash, le previewer de la version finale, est exactement celui de Createspace, avec peut-être quelques informations de plus, plus d’avertissements sur le fait que les métadonnées et votre fichier final doivent correspondre.

Bref, tout change, tout reste pareil… Si vous savez utiliser Createspace, vous ne serez pas perdus.

Ce qu’il y a de mieux

Il est plus facile de demander la génération d’un modèle de couverture. Pendant longtemps, j’ai sorti ma calculatrice HP à notation polonaise pour calculer les dimensions d’une couverture en fonction du nombre de pages, du papier et du positionnement des planètes.

Puis j’ai trouvé cet outil chez Createspace : il vous permet de générer des images modèle de votre couverture à la bonne taille avec les bonnes marges de tolérance en fonction des critères évoqués plus tôt.

Avec KDP Papier, cet outil enfoui au fond de l’aide Createspace, et presque introuvable si vous n’avez pas utilisé un marque-page est beaucoup plus accessible. Vous le trouverez dans l’aide KDP, sous « Modèles de couverture de livre broché » et l’adresse est https://kdp.amazon.com/cover-templates.

Un des autres intérêts, que je n’ai pas encore testé, est d’avoir un reporting, un suivi des ventes, consolidé entre vos versions papier et numérique. Depuis deux mois, le rapport mensuel comprend plusieurs onglets, et mon onglet est encore désespérément vide.

Enfin, la vitesse de validation et de publication sur Amazon est bien meilleure : livre ajouté samedi, commandé mardi sur Amazon.

Ce qu’il y a de moins bien

Je n’ai pas réussi à transférer un livre Createspace sur KDP Papier. Un bug, peut être provoqué par moi qui n’ait pas le même email pour KDP et Createspace, peut-être provoqué par un ISBN mal rédigé, peut-être encore provoqué par le fait qu’après tout c’est une Beta.

Si vous êtes fan de la vérification de vos versions papier avant la publication, ce que je peux tout à fait comprendre quand on fait cela pour la première fois, vous n’aurez pas de chance avec KDP Papier : ce n’est pas encore disponible. Vous devez donc vous limiter au previewer et serrer les fesses. Vous pourrez l’acheter quand il sera disponible dans la boutique Amazon. Ce que je viens de faire à l’instant, donc je n’aurai mon livre que dans 48h.

Pas possible non plus d’avoir des exemplaires à tarif imprimeur. Si vous voulez acheter plusieurs exemplaires pour faire des dédicaces, vendre chez vous ou en salon, il vous faudra donc trouver un autre imprimeur en POD, par exemple Ingram Spark. Basés au Royaume Uni, vous n’aurez pas les soucis de douane si fréquents avec l’achat en volume de Createspace. Vous avez d’autres solutions évidemment, mais comme je ne les utilise pas, je préfère ne pas en parler.

Enfin, la distribution étendue n’est pas disponible. Mais avez-vous déjà vendu des livres en distribution étendue ? Si oui, vous m’intéressez…

Conclusion

In fine, un outil qui fait bien son travail et qui ne devrait effrayer aucune personne qui a déjà de la bouteille avec Createspace. Malgré quelques défauts de jeunesse, une solution rapide et efficace pour être encore plus exclusif à Amazon 😉

Je valide donc cette option, même si évidemment elle a ses limites.


Edit : j’ai reçu le livre commandé sur Amazon, et il est en tout point comparable à un livre imprimé par CreateSpace. Sauf un… il est écrit “Printed in Great Britain By Amazon” sur la toute dernière page.

Fonctionnalité suivre l’auteur sur Amazon

Suivre l’auteur est une fonction de la page auteur Amazon que je n’ai pas mise en avant dans mon dernier livre et qui s’est soudain réveillée aujourd’hui, ou plutôt : j’en ai vu la première utilisation.

Je vais tout de suite rajouter une petite partie dessus, car elle est bien pratique, et vous avez intérêt à en tirer parti.

Il s’agit encore une fois plus d’une tactique à mettre en place, pour exploiter un outil qui vous permet de suivre la stratégie de garder le contact avec vos lecteurs.

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Episode 41 : Romance, bundles et publicités avec Olivia Rigal

Cette semaine, je laisse tomber les masques et je parle Romance avec Olivia Rigal… euh non, la Romance n’est pas mon genre favori (même si j’en ai lu quelques unes). Pour un mec, ça peut faire bizarre, et vous entendrez peut être d’autres parler de « romans de bonne femmes »,  mais j’ai énormément de respect pour les auteurs et les lectrices de romance. Et évidemment, cela me fascine…

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Et je ne parle pas des pectoraux de ce jeune bellâtre… Continuer la lecture

Le classement des ventes Amazon, à la loupe, avec une règle de trois

Pourquoi s’intéresser au classement des ventes Amazon ?

3 choses distinctes m’ont amené à me pencher cette semaine sur la question du classement Amazon.

  • Une réflexion d’un auteur qui marche plutôt bien, qui est classé dans le top 20, et qui se posait la question de savoir si le prix du livre avait une influence sur le classement.
  • Les questions de différentes personnes sur la possibilité de participer à une offre éclair chez Amazon ou  l’offre du mois chez Amazon,
  • Un échange avec Jacques Vandroux, ou plutôt Jacqueline, qui devrait nous sortir un article sur le rapport entre ventes mensuelles et classement dans les ventes Amazon dès qu’elle aura fini de lire les 890 pages du dernier bébé de Jacques.

Qu’est-ce que le classement des ventes Amazon ?

Sur chaque page de description d’un livre Kindle, tout en bas de la page, il y a le classement de ce livre parmi les meilleurs.

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Certains auteurs ont tendance à regarder ce classement et à rafraîchir fréquemment la page pour voir leur livre évoluer.

Par ailleurs, pour le marketing, le classement des meilleures ventes d’Amazon est mis en avant par Amazon pour recommander de nouvelles lectures. Rentrer dans un classement catégorie ou dans le classement général, permet donc d’offrir une bien meilleure visibilité à vos livres sur Amazon Kindle.

Il faut savoir que l’algorithme, c’est-à-dire la formule mathématique utilisée par Amazon pour classer les livres dans les ventes est très simple, presque trop simple : il s’agit d’un classement par rapport au nombre de points de classement, tout en sachant que les points sont recalculés (toutes les heures pour le top 100).

Cela se passe comme ça :
Le nombre de ventes de la journée permet d’avoir un certain nombre de points.
Le nombre de ventes de la veille permet aussi d’avoir des points, mais un coefficient de 0,5 est appliqué.
Aux ventes de l’avant-veille, un coefficient de 0,25 est appliqué.
Bref, c’est presque une somme de suite géométrique (argh mes souvenirs de maths sont lointains).

Cela donne donc un certain nombre de points pour un livre. Prenons l’exemple du livre de Guillaume Musso la fille de Brooklyn : disons qu’il fait entre parenthèses (et je sors le chiffre de nulle part) 300 ventes le jour N, 250 ventes le jour N-1, 260 ventes le jour N – 2. Sa note sera alors de 300 + 250/2 + 270/4 = 490

Comparons le au livre de Marc Lévy l’horizon à l’envers, qui fait 100 ventes le jour N, 125 ventes le jour N – 1, 70 ventes le jour N – 2
100+125/2+70/4 = 180.

Ensuite appliquons un tri sur le nombre de points : Russo écrase Lévy car 490 > 180.

Mais si Levy fait 280 ventes tous les jours, cela lui fait 490 points, exactement autant que Russo, et pourtant Russo vend 810 livres, quand Levy en vend 840 sur la même période.

J’ai fait un tableau avec un autre exemple, pour que ce soit plus clair :

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Agrandissez en cliquant sur l’image

Sur ce tableau, j’ai comparé la note de rang de trois livres aux destins différents, en introduisant des petites variations pour voir ce qui se passait. Le livre 1 démarre ses ventes avec une grosse opération de promotion, qui provoque beaucoup de ventes, le livre 2 part plus lentement mais attire plus de monde, le livre 3 part plus tard encore.

Là où le graphe montre des choses qui peuvent étonner les auteurs dans la vie de tous les jours, c’est quand des classements ne reflètent pas la réalité des ventes à un instant T. Vous devriez vraiment cliquer sur l’image pour la voir en grand…

On y voit des aberrations :

  • Dès le jour 7, le livre 2 vend plus que le livre 1, mais il est moins bien classé,
  • Idem au jour 11 entre le livre 1 et le livre 3,
  • Le jour 15, le livre 2 vend moins bien que le livre 1, mais a quand même un meilleur classement,
  • Regardez le jour 19. Qu’est-ce qui cloche ?

Ce graphe est évidemment simpliste, le nombre de livres et les volumes de la boutique Amazon rendant les variations nettement plus complexes.

Pour m’amuser, j’ai fait des variations sur le tableau ci-dessus, en donnant au livre 3 un démarrage en trombe avec 50 puis 45 ventes les jours 2 et 3. Donc plus que les deux autres livres.

Agrandissez en cliquant sur l'image
Agrandissez en cliquant sur l’image

Résultat : Même avec de meilleures ventes, ce livre 3 ne dépasse pas les deux autres. Il lui faut plus de temps pour y arriver.

Ce type de comportement, où le classement a une certaine “vélocité”, a le don de rendre certains chèvre, et d’agacer ceux qui ont tout misé sur une promotion d’une journée. Moi aussi, cela m’a agacé.

Expérience personnelle d’un lancement “raté”

Au début du mois de février, j’ai effectué le lancement sur qui me donne d’un livre de Christian Godefroy, mon père, destination succès.

Ce lancement a été un succès mitigé, car ce livre s’est bien placé dans les ventes de la catégorie santé bien-être, et a même atteint le rang 49 dans le classement du top 100 des ventes, mais le lendemain, il était redescendu. Le surlendemain était sorti du classement des tops 100.

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Mais les ventes elles-même s’étaient beaucoup plus écrasées.

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Cela m’a amené à reconsidérer mon appréciation du top 100 et du classement des ventes, et de la manière dont il faut faire sa promotion au moment du lancement.

Il faut par ailleurs savoir que je suis plutôt partisan du “long-sell” que du best-seller (surtout dans certaines catégories).

Par ailleurs, depuis début octobre, je surveille le classement de chacune des offres éclair, quand elles apparaissent. C’est-à-dire que j’enregistre toutes les heures le classement des livres qui ont été mis en avant par Amazon dans le cadre de la promotion offre éclair, dès qu’ils sont publiés.

Cela m’a permis de voir l’effet d’une offre éclair à chaque fois, mais aussi de connaître l’évolution du classement d’un livre au cours du temps.

J’en ai tiré la conclusion qu’une offre éclair, comme un lancement de grande envergure sont inefficaces pour faire monter un livre dans le classement des ventes et lui offrir ainsi une visibilité plus grande et plus pérenne.

Voici par exemple quelques graphes :

Graphe 1
Graphe 1
Graphe 2
Graphe 2
Graphe 3
Graphe 3
Graphe 4
Graphe 4
Graphe 5
Graphe 5
Graphe 6
Graphe 6
Graphe 7
Graphe 7

Ce qui est intéressant c’est de voir «l’écrasement» du classement après l’offre éclair. Je n’ai pas mis les titres, ni les dates, bande de petits espions ! Le graphe 5 m’amuse le plus, avec ses plateaux. Et j’ai pris des périodes similaires, d’environ une semaine.

Ceci est à comparer avec le même livre que le graphe 5, avec une offre sur un mois :

Graphe 8 - offre mois
Graphe 8 – offre mois

Cette offre sur la durée du mois a permis à ce bon roman de regagner pendant tout le mois une meilleure visibilité, qui s’est traduite par de meilleures ventes, qui s’est traduite par une meilleure visibilité, qui … d’un rang autour de 100, il est revenu à un rang autour de 10.

Quel avantage pour l’auteur ? Plus de ventes sur le moment, mais aussi plus de visibilité aussi pour ses autres livres, et il en a écrit plusieurs… Je ne lui ai pas posé la question, mais je ne serais pas étonné que la plupart de ses titres bénéficient à terme de cette opération, comme pour Wendall Utroi et le retour de Un Genou à terre dans le top 100 à la faveur du succès de L’enjeu.

Les limites de l’algorithme

Savoir comment fonctionne l’algorithme n’est pas tout, car le nombre de points d’un livre n’est pas une donnée absolue. En effet, le classement est fait par rapport à tous les livres. Donc si vous avez une très bonne note, mais que de nombreux autres livres ont aussi une très bonne note, votre livre ne va pas ressortir.

Pour reprendre l’exemple Musso/Lévy, si cinq livres ont une note autour de 490, le classement sera remis en jeu fréquemment, en fait toutes les heures.

Le nombre de commentaires, la note de commentaire, le prix n’ont aucune influence sur le classement dans les ventes

Le classement dans les ventes est complètement agnostique, il ne prend en compte que le nombre de ventes sur une journée et les journées précédentes. Les commentaires et les notes attribuées à un livre permettent d’avoir une bonne appréciation, au moment où un prospect se pose la question d’acheter votre livre, mais n’influe pas sur son classement dans les ventes.

Là dessus, je me repose essentiellement sur le travail de David Gaughran dans son livre Let’s Get Visible: How To Get Noticed And Sell More Books. Cela correspond aussi à la comparaison que je fais régulièrement entre le classement par popularité et le classement par ventes.

Le problème avec Kindle Unlimited

Les livres qui sont dans KDP Select, et font donc partie de Kindle Unlimited ne bénéficient pas de meilleures notes parce qu’ils sont dans le programme, mais chaque emprunt dans la bibliothèque KOLL, chaque téléchargement dans le cadre de Kindle Limited sont comptés comme une vente, et impactent donc la note classement du livre.

Tant pis si le livre n’est pas lu derrière.

Le livre bénéficie quand même d’une meilleure note grâce à cet emprunt ou ce téléchargement, et le crédit est automatique et immédiat.

Il est beaucoup plus difficile d’obtenir un rang que de s’y maintenir

Comme l’historique des ventes est très important et joue in fine beaucoup sur le classement dans les ventes, il est très difficile d’atteindre un rang. Par contre une fois qu’on y est, il est facile de s’y maintenir. Prenons l’exemple d’un livre qui fait 20 ventes par jour pour maintenir son rang par rapport à un nouveau livre qui fait 40 ventes par jour.

Oui, un livre nouveau qui fait des ventes régulières quotidiennement va voir son rang dans le classement des ventes s’améliorer mathématiquement, si les autres livres ont une note qui ne change pas. Le problème c’est que tout bouge en même temps.

Imaginons un livre qui fait 20 ventes par jour tous les jours, au bout de 10 jours, sa note sera de 40. Un nouveau livre qui arrive doit donc faire 40 ventes pour arriver au même classement. Ou 25 ventes pendant 3 jours pour atteindre le même niveau.
Un livre qui fait 100 ventes : il faut 6 jours à un livre qui fait 101 ventes pour le battre.

Le plus mauvais effet est celui de la hausse instantanée de l’offre éclair. Surtout quand on commence avec un mauvais rang. En effet, l’algorithme préfère des chiffres de vente régulier à des grosses modifications.

J’ai fait l’exercice avec un livre qui se vend à une unité par jour, qui bénéficie d’une offre claire qui lui permet de vendre 100 exemplaires, et revient un niveau de 10 livres par jour. Dans ce cas, sa note de classement passe de 100 pour le jour de l’offre éclair à 30 trois jours plus tard : il a bien sûr bénéficié de l’offre claire et est monté dans classement, mais cette pointe de vente ne suffira pas à le maintenir.

Les pré-commandes

La manière dans la boutique Amazon compte les pré-commandes est différente de la manière dont Kobo ou iBooks comptent les pré-commandes. Chez Amazon, les pré-commandes sont comptés comme des ventes au moment où elles sont effectuées, pas au moment où le livre est lancé.

Elles permettent donc de faire monter le livre dans le classement des ventes globales pendant la période de pré commande, mais elles ne permettent pas d’avoir un effet important le jour du lancement.
Sur iBooks, toutes les pré-commandes sont comptabilisées le jour du lancement, si bien que l’on peut avoir des chiffres de ventes qui sont très importants, et accéder directement au top 100.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire de pré-commande, cela reste intéressant dans le cadre d’une série notamment, quand on veut que les lecteurs achètent tout de suite le tome suivant, même s’il n’est pas disponible. C’est bien aussi pour amorcer un lancement.

Comment tirer parti de toutes ces informations ?

  • Un meilleur classement ne signifie pas forcément de meilleures ventes.
  • Il faut deux fois plus de ventes pour atteindre un classement.
  • Un pic de les vendre dans les ventes permet d’atteindre un meilleur rang dans le classement mais une croissance organique permet de le maintenir.
  • Les chargements dans le cadre de Kindle Unlimited ont une influence sur votre rang dans le top des ventes mêmes si les gens ne lisent pas votre livre.
  • Il vaut mieux faire plein de ventes tôt le matin que tard le soir (non je rigole).

Donc, quand vous faites une promotion, privilégiez le long terme. Un jour de promo n’a pas d’impact à long terme sur votre classement et sur la visibilité.

Préférez un lancement en douceur, et faites quelques ventes en précommande pour amorcer le classement. Crescendo c’est le meilleur. J’avais déjà appliqué cette approche en février, sans aller au bout de la démarche, que j’appliquerai la prochaine fois.

Pour avoir regardé un peu le classement iBooks, il me semble que celui-ci est plus simple et plus complexe à la fois. Le nombre total de ventes est plus important.

Le classement des ventes n’est pas le classement de la popularité. On parlera de celui-ci une autre fois 😉

Ne passez pas votre temps à regarder votre classement : c’est trop compliqué à suivre…

PS : ironiquement, un autre article a été publié cette semaine sur la même problématique, en anglais. Tout va bien, nous arrivons aux mêmes conclusions.

Kindle Unlimited : encore une baisse de la rémunération

Cette fois, la baisse de rémunération commence vraiment à piquer. Amazon Kindle a diffusé les chiffres pour la rémunération des auteurs qui sont dans KDP Select, et donc dans Kindle Unlimited, pour la rémunération du mois de janvier.

A 0,00407 € par page lue, c’est la rémunération la plus basse jamais atteinte. En comparaison, la rémunération initiale était de 0,0057 USD (0,0053€) en juillet 2015, quand le système a changé.

Rapporté à une moyenne de 228 pages KENPC par livre, cela fait maintenant une rémunération du prêt de livre à 0,93€, contre 1,2€ en juillet.

Cette baisse survient alors qu’Amazon a augmenté le fonds à 15 millions de dollars pour janvier, contre 13,5 en décembre. A nombre de pages lues équivalent, la rémunération aurait donc dû augmenter. Mais les gens ont beaucoup plus lu. Environ 3,7 milliards de pages, contre 3 milliards le mois précédent.

Comme Amazon a réformé le calcul des KENPC pour le mois de février, et que ce mois (avec 2 ou 3 jours en moins que janvier) a chroniquement des emprunts moins importants, il est impossible d’estimer quelle sera la rémunération le mois prochain. Il serait même possible qu’elle remonte.

Il nous est aussi impossible de déterminer quel est le taux de personnes qui se sont abonnées à KU sur leurs nouveaux appareils Kindle de Noël, et vont continuer l’abonnement. Et la météo a aussi son rôle (des journées pluvieuses ou neigeuses augmentent le nombre de pages lues).

Mais il ne faut pas se leurrer : elle va continuer à descendre. A quel moment l’avantage pécuniaire et en termes de visibilité va-t-il succomber à la baisse de la rémunération ? Amazon cherche, et n’a toujours pas trouvé.


PS : Jacques-Line Vandroux avait publié un point d’étape sur la rémunération Kindle en juillet 2015.

PPS : En 2015, Amazon a distribué 131,6 millions de dollars avec le fonds KDP Select. Une goutte d’eau ?

 

Rapport “Authors earning ” de Mai 2015

Ceci est une traduction rapide et imparfaite du rapport publié ici.

Si vous lisez l’anglais, lisez plutôt la version originale.


C’est le sixième rapport trimestriel sur les gains des auteurs. Ils prennent leurs données sur environ 200 000 livres numériques. Et chaque rapport, ils découvrent quelque chose qui les étonne.

Récemment aux USA, Amazon a commencé à indiquer  sur chaque ebook qui fixait le prix des ebooks. C’est un des effets de la renégociation qui a eu lieu l’année dernière, notamment avec Hachette Group. Amazon a dit et pense que les ebooks ne devraient pas coûter plus de 9,99 USD. Mais après le conflit avec Hachette, ils ont abandonné la possibilité de mettre des réductions de prix.

Nelson-Book

Après ces discussions, les observateurs ont commencé à noter une augmentation du prix moyen des ebooks. Les éditeurs semblent avoir décidé de dépasser la limite des 9.99.

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Depuis le début des rapports (fev 2014) le prix moyen des ebooks big 5 a augmenté de 17%, contre 5% pour les auteurs indépendants et 7,5% pour les publications Amazon. Et cette hausse est régulière.

Effet de ces changements

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Les big 5 ont eu une réduction de 26% du nombre de titres dans les best sellers.

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Les ventes quoti ont elles baissé de 17% en unités

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Et leur part de marché financière a baissé de 7,8% (rappelez vous que les prix ont augmenté, ce résultat est donc contradictoire).

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Plus important : les auteurs des Big 5 ont perdu 20% en revenus quotidiens. Les hausses de prix ont donc atteint les lecteurs mais aussi les auteurs.

Evolution par catégorie

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Les indies vendent maintenant plus en termes d’unités que les big 5, pour la première fois.

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C’est encore plus vrai en termes de royalties. Ils touchent maintenant 40% des royalties contre plus de 30% pour les auteurs des big 5.

Ce ne sont pas des accidents de parcours, il s’agit d’évolutions sur le moyen terme (18 mois).

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Les big 5 ne vendent plus que 33% des titres sur le marché des ebooks. Et ils ont pris la sauce sur un an.

Le modèle Agence

Un peu long à traduire. Mais en gros, avant Amazon payait de sa poche les réductions sur les ebooks des big 5. Avec le modèle agence, ils ne peuvent plus le faire, et ils touchent 30% du chiffre d’affaires des big 5. Et ce modèle a été imposé par les éditeurs.

Daily revenue to author, publisher and Amzon January 2015
Avant le modèle agence
Avec le modèle agence mai 2015
Avec le modèle agence mai 2015

Forcément, les big 5 gagnent moins d’argent, et leurs auteurs aussi.

Conclusion

Les éditeurs se sont battus pour reprendre le contrôle des prix, et Hachette l’a dit publiquement à ses actionnaires. Ce contrôle a entraîné des prix plus élevés et moins de revenus pour leurs auteurs. Cela a permis aux indies d’augmenter leur part de marché.

Ces résultats sont bizarres. Les éditeurs se seraient sabordés ? Ils l’ont déjà fait, comme l’a prouvé le jugement contre Apple. Un dirigeant d’une big 5 a écrit que cela permettrait de ralentir l’adoption de la lecture numérique. Ils feraient tout pour réduire l’influence d’Amazon.

Il est important pour les auteurs de se rendre compte que les éditeurs n’ont pas les intérêts de leurs auteurs à cœur. Tous ne sont pas comme ça…
Il serait intéressant que les agents ajoutent des prix plafonds aux contrats avec les éditeurs. Leur carrière à eux aussi est en jeu.

Les éditeurs savent que les ebooks leurs rapportent plus que les livres papiers, et à leurs auteurs aussi. Chaque politique visant à réduire le développement du numérique au profit du papier a en fait pour conséquence étonnante de réduire leurs profits, leurs ventes (en nombre) et le nombre de lecteurs.

C’est une grande lutte de pouvoir sur les prix et les auteurs se retrouvent victimes de cette lutte. Sauf s’ils sont autoédités.


Cette traduction incomplète et brouillonne est publiée avec la licence A-NC-SA comme l’article d’origine.

J’ai aussi traduit cet article car la démarche m’a semblé avoir des garanties assez sérieuses. Vous pouvez trouver sur http://readingandraytracing.blogspot.fr/2015/02/an-author-earnings-methodology-primer.html un article sur la méthodologie écrit à partir des commentaires sur les différents rapports.

Les réponses aux questions sur les ebooks – Jour 5

Cet article fait partie d’une série sur “les 100 questions de l’édition d’ebooks”. Vous pouvez retrouver la liste complète des questions ici

125. Avez vous des ebooks à me conseiller pour aller plus vite ou plus loin ?

Je suis ravi que vous me posiez la question, c’est que le sujet vous intéresse vraiment.

Alors attention, je ne dis pas que vous n’avez plus besoin de me lire si vous lisez ces ebooks. Je ne dis pas non plus qu’il vous faut absolument les lire.

Ce sont de bonnes lectures qui vont vous permettre de mettre un coup d’accélérateur, ou qui vont combler quelques unes de mes lacunes (je l’ai dit, je ne détiens pas la Vérité Universelle).

La plupart des liens vont vers la boutique Amazon et sont des liens d’affiliation : je touche des centimes si vous achetez le livre.

Je commencerai par la série de livres de mon ami Guy Poursin : “Écrivez… et vendez tous vos écrits” (lien affilié Amazon). Guy a une longue expérience du travail d’écriture. Il a été contributeur encyclopédique et a écrit une multitude de livres pour d’autres personnes. Il s’est aussi auto-édité sur Kindle pour d’autres ouvrages que celui-ci.

Ensuite, vous pouvez lire le livre de Jacques Vandroux sur l’auto-édition : “Grimpez vers le TOP 100, pour bien débuter dans l’auto-édition numérique” qui est plein d’astuces et qui relate son expérience personnelle.

Vous avez une série de titre plus spécifiquement sur le marketing de votre ebook, que l’on verra plus tard :

Enfin, juste pour la partie “comment”, je vous rappelle que j’ai écrit un ebook gratuit. Il est disponible sur iBooks et Amazon. Il doit être gratuit sur Amazon, puisqu’il est gratuit sur iBooks.

Comment publier son premier ebook: Les étapes indispensables – Les erreurs à éviter sur Amazon.

Comment publier son premier ebook sur iBooks pour iPhone et iPad.

18. Est ce que tous les livres publiés gagnent de l’argent ?

On pourrait penser qu’il suffit d’écrire un bon livre et de le mettre sur une plateforme, sur Kindle, iBooks ou Kobo pour qu’il se mette à gagner de l’argent, à être productif.

Cela ne suffit pas.

J’ai malheureusement plusieurs exemples de personnes qui ont bien mis un livre sur Kindle, dont le livre est intéressant, mais qui ne le vendent pas.

Alors première chose : si ça vous arrive, ne baissez surtout pas les bras !

Tous les livres ne gagnent pas de l’argent et la cause en est souvent unique : ils sont mal vendus.

Ce n’est pas un critère de qualité. C’est un critère de vente et de marketing.

Oui, c’est important de le dire : un livre est un produit. Ce n’est pas qu’un produit, c’est souvent plus, mais quand cet eb-book arrive sur les étalages d’Amazon ou d’iBooks , il devient un produit et il FAUT le vendre.

Or la plupart des gens qui ne vendent pas leur livre se sont limités à se mettre dans la position de l’auteur. Ca ne suffit pas.

D’ailleurs, regardez les auteurs qui vendent des livres : ils sont aussi capables de faire le représentant, allant aux entretiens, aux colloques, en librairie. Supportant de se retrouver sur un petit bureau avec une ou mille personnes qui font la queue pour arracher une signature au Salon du Livre ou ailleurs.

Si vous ne faites rien pour vendre votre livre, il ne se vendra jamais. Soyez en sûr ! C’est très facile d’échouer.

Dites vous qu’il y a peu d’élus. Mais ce sont ceux qui essaient de réussir. Il n’y a pas et il n’y aura jamais de baguette magique.

Il y a un excellent article sur actualitte qui se rapporte à cette distribution des revenus parmi les auteurs auto-édités : 20% de ceux-ci font 80% des ventes. Cela signifie que 80 % des auteurs ne gagnent pas grand chose.

Est-ce différent de l’édition traditionnelle ? Non. Ce n’est pas en passant par le numérique que les auteurs trouvent tout à coup un système automatique pour vendre leurs livres.

Une remarque d’un commentateur de l’article tiré ci-dessus reste entièrement valable : La moitié des auteurs gagnent moins de 500$ . C’est toujours plus que ce qu’ils auraient gagné à attendre d’être publiés à compte d’éditeur.

En conclusion, rappelez-vous que l’écriture est sans doute la partie la plus importante pour créer un livre, mais que la vente et le marketing sont les seuls choses qui vont le vendre.

126. Quel est le meilleur moyen d’avoir beaucoup de lecteurs ?

Il y a deux moyens essentiels, mais je ne vais insister que sur l’un d’eux, et citer le premier en passant.

Le premier est d’avoir une très bonne commercialisation de votre ebook. De bons commentaires, une couverture excellent, un titre hors pair, et évidemment un ebook de qualité.

C’était en passant : l’objectif de ces articles est aussi de vous donner les astuces et les pistes pour faire cela.

Maintenant le deuxième moyen, celui pour lequel j’ai écrit cette question, est aussi simple, et ressemble à nouveau à une porte ouverte : écrivez de bons livres. Le s du pluriel est essentiel.

Plus vous écrivez plus vous avez de chance de trouver des lecteurs. Et de les conserver d’un livre à l’autre. Alors attention, le mot chance n’a rien à voir avec le hasard. Ce n’est pas un hasard. C’est pace que vous le voulez que vous atteindrez cet ojectif.

Rappelez-vous que chaque livre est comme une mini entreprise, mais aussi que chacune de ces mini-entreprises doit avancer de concert.

Il y a un conseil qui va de pair avec cet aspect : faites en sorte que chacun de vos livres parle des autres. Soit, dans le cas d’un livre pratique, dans le corps du texte, soit, pour des romans, à la fin du roman.

Vous pouvez même mettre des liens vers votre page auteur, vers votre site ou blog, et les liens vers les autres livres dans la même boutique sont tolérés. Alors faites-le. Ce qui n’est pas acceptable, c’est de transformer votre livre en vitrine publicitaire, même si certains le font.

En poussant le jeu à l’extrême, pensez collection ou série.

Avez vous déjà lu et apprécié un Arsène Lupin, ou Le Baron, ou James Bond, ou Jack Reacher ? Et lu un autre, et un autre, et un autre ? En ce moment je suis en train de lire le numéro 17 de Jack Reacher. J’en ai acheté 16 avant.

“Cinquante nuances de Grey” s’est vendu à 492 000 exemplaires en 2013. Juste avant, il y a… son tome 2 “Cinquante nuances plus sombres” qui l’a battu de 60 000 exemplaires.

En conclusion, écrivez, publiez, faites la promotion… et recommencez. Quand vous aurez 17 tomes de votre étude de la société, vous pourrez la nommer “La Comédie Humaine”, et vous comparer à Balzac 😉

Obtenir Un EIN américain pour publier sur Kindle et iBooks

Depuis mi-août 2013, Amazon a mis en place un “entretien fiscal”, rejoignant en cela Apple qui a toujours demandé des informations fiscales pour pouvoir ouvrir un compte sur la boutique iBooks et publier des ebooks.

Cette procédure fiscale est assez simple, mais elle nécessite d’obtenir un numéro fiscal américain, le fameux EIN.

Pourquoi ? Pour éviter une retenue à la source sur les gains que vous faites dans une boutique ou l’autre, en vertu de l’accord de non double taxation qui existe entre les Etats Unis et certains pays (dont la France).

Votre principale difficulté sera donc de remplir le formulaire et d’obtenir ce numéro EIN, où vous déclarez ne pas avoir d’adresse, de bureaux, d’employés aux Etats Unis. Si vous avez l’un de ceux ci, vous êtes considéré comme résident fiscal aux USA, et vous devez régler la retenue à la source.

Comment obtenir un EIN américain ?

Si vous parlez bien anglais, c’est bon. Sinon, trouvez quelqu’un qui le fait. Le téléphone est le moyen le plus rapide et le plus efficace d’obtenir ce sésame. En fait, c’est le seul moyen qui fonctionne, d’après mon expérience. J’ai essayé le courrier, pas de réponse. J’ai essayé deux fois le fax, idem. Le fax est utile dans le cas où une tierce personne s’occupe de vous obtenir votre EIN.

Remplissez le formulaire que vous trouverez ici pour vous préparer là l’entretien téléphonique :
http://www.irs.gov/pub/irs-pdf/fss4.pdf

Formulaire SS4 pour fiscalité US

C’est le formulaire SS4. Je vous fournis l’exemple du mien, sans mon numéro : SS4 Cyril Godefroy

Je l’ai rempli en tant qu’individu, mais si vous publiez en tant que société ou association, vous devrez vous adapter, et notamment obtenir la signature du responsable légal de l’entité (le gérant pour une SARL, le président pour une assoce).

Ensuite appelez les au +1 267-941-1099 à partir de 16:00 heure française (ils sont sur la côte Est des Etats Unis). L’attente peut être longue. Une fois cela a pris pour moi 5 minutes, une autre fois pour une amie 15 minutes avant que j’obtienne quelqu’un au bout du fil. Utilisez un téléphone qui ne vous charge pas le coût de l’appel aux Etats Unis.

Ensuite, menez la conversation lentement avec eux. Par exemple :

– Hello, I’m calling to obtain an EIN from France. It is because I have business to do with Amazon (or Apple). But I don’t have office or employees in the United States.

N’hésitez pas à épeler en utilisant l’alphabet radio OTAN ou Anglais:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alphabet_radio

Si vous menez bien cette discussion, en 15 minutes, il vont vous donner un numéro genre 98-1118763. Notez le précieusement, car la version papier mettra plusieurs semaines à vous parvenir. Conservez aussi précieusement ce formulaire rempli.

Vous pouvez avoir besoin d’utiliser un fax pour envoyer votre document. Si vous n’avez pas de fax sous la main, il existe des services de fax en ligne, comme eFax. Certains fournisseurs internet fournissent ce service gratuitement. C’est notamment le cas si vous faites appel aux services de quelqu’un pour parler au téléphone.

A noter que la version en ligne sur le site http://www.irs.gov ne permet d’obtenir un EIN que si on est déjà résident américain.

Que faire avec le numéro EIN ?

Ce numéro EIN n’est pas valable immédiatement. En effet l’administration américaine le partage avec les sociétés pour leur permettre de savoir si un numéro est valide. Il faut le temps qu’ils rajoutent et mettent à jour leur base de données.

Comptez plus d’une semaine. 10 jours est un délai raisonnable.

Une fois que c’est fait, vous pouvez l’utiliser (enfin!) pour créer un compte sur iBookStore ou sur Kindle Direct Publishing. Un obstacle de moins pour éditer et publier vos ebooks sur ces plateformes.