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Du nouveau du côté de KDP Print

Vous connaissez le programme KDP Print ou Papier ? C’est « en gros » la même chose que Createspace, la solution d’impression à la demande d’Amazon, mais avec plusieurs petits détails qui font que ce n’est pas la même chose.

Les auteurs qui s’autoéditent utilisent bien souvent Createspace pour pouvoir imprimer leurs livres à la demande, plutôt que de passer par une solution avec un imprimeur, à des tarifs compétitifs.

Depuis bientôt un an, Kindle Direct Publishing propose une autre solution, très proche dans l’esprit, mais à l’intérieur du programme KDP : si vous êtes inscrit à KDP pour vos livres en numérique, vous êtes déjà inscrit pour participer à la version.

Pendant longtemps, j’ai trouvé personnellement qu’il n’y avait pas d’avantage réel à utiliser cette solution plutôt que Createspace.

Refaisons le point.

Avantages de KDP Papier par rapport à Createspace

  • interface de rapport commune
  • interface d’administration en français
  • récupération des métadonnées entre la version numérique et la version papier
  • mise en ligne un poil plus rapide
  • interface d’administration plus « compacte » et étapes apparemment plus courtes.
  • accès à Amazon.jp

Avantages de Createspace par rapport à KDP Papier

  • possibilité d’avoir une épreuve avant de publier
  • possibilité de commander des exemplaires auteur (avec de petits soucis de douane, mais bon…)
  • distribution sur le Canada et le Mexique (KDP Papier ne fait pas le Canada !)

Eh bien, les choses sont en train d’évoluer du côté de KDP Papier…

Il est maintenant possible pour les auteurs qui utilisent cette solution de commander des exemplaires auteur aux prix de fabrication.

Mon petit doigt me dit aussi que les soucis fréquents de douanes à l’achat d’un nombre important de livres sont sur la rampe de lancement vers le néant, que dans ce cas, l’impression se fera en Europe, donc sur le marché unique. C’est mon petit doigt, il ne faut pas lui faire une confiance absolue…

En termes de coûts, cela veut dire (et là, je fais du copier/coller) que vous payez le prix auteur associé à vos livres. Ce prix correspond au coût d’impression du site de vente sélectionné multiplié par le nombre d’exemplaires. La taille de coupe, le type de contenu intérieur et le nombre de pages entrent en ligne de compte pour déterminer ce prix, lequel n’inclut pas les taxes ni les frais de livraison.

Attention toutefois, le délai de livraison est plus important que pour des clients réguliers d’Amazon. Pas de livraison le lendemain en Prime, comptez plutôt 2-3 semaines.

Et ce n’est pas tout !

Vous pouvez désormais commander autant d’épreuves que vous le souhaitez, dans la limite de 5 exemplaires par commande. Voilà qui rassurera les personnes qui ne sont pas sûres de leur maîtrise du processus de mise en page d’une version imprimée.

Cette nouvelle fonction de l’outil va être ajoutée de manière graduelle dans les semaines qui viennent.

Que reste-t-il à Createspace ? La distribution étendue, quelque chose que dans les faits très peu d’auteurs francophones peuvent utiliser (très anglosaxon comme circuit de distribution, et même là-bas, les libraires n’aiment pas commander des livres à Createspace/Amazon). Le Canada bien sûr.

Et de manière générale, ces deux programmes font que l’on a une distribution limitée à la boutique Amazon. Pour être disponible en impression à la demande sur d’autres boutiques, il vaut mieux passer par BookElis, Iggybook ou BOD (attention aux contrats, surtout dans le dernier cas).

Pour en savoir plus de la voix (ou de la plume) de son maître, retrouvez les infos sur les épreuve sur le site KDP, ainsi que celles sur les exemplaires auteur.

J’ai testé le livre papier par KDP pour vous

Cela remonte à un peu moins d’un mois, c’est encore frais, et cela ne le sera pas longtemps : KDP a rajouté la possibilité de faire ses livres papier directement dans leur interface.

Oui, vous pouvez maintenant, sur le même site, publier à la fois vos livres numériques et vos livres papier, pour que tout soit publié sur Amazon. Plus besoin de passer par Createspace.

Alors au début, comme je suis conservateur et que je déteste tout ce qui a (Beta) attaché à son nom, je m’en suis méfié comme de la peste. Mais l’occasion était trop belle : j’ai fait non pas un mais deux livres avec ce nouvel outil, histoire de goûter. J’aurais pu en faire plus si je n’avais pas été mordu justement par le côté (Beta) de ce nouvel outil.

Qu’est-ce qui change foncièrement par rapport à Createspace ?

Si vous avez des problèmes avec les interfaces en anglais et que c’est une des principales raisons qui vous ont empêché d’utiliser Createspace jusqu’à présent, KDP Papier répond à vos soucis.

Une interface en français, une aide en français… Très utile pour de nombreuses personnes.

Beaucoup moins de redites aussi, si vous publiez la version numérique avant de faire la version papier, car ils reprennent les même métadonnées. Vous n’avez donc pas besoin de fournir deux fois les mêmes informations.

Évidemment aussi, le processus de publication d’un livre est légèrement différent. Les étapes ne sont pas les mêmes, au centimètre près. Mais dans l’ensemble, il y a moins de friction et j’ai trouvé l’outil plus rapide à utiliser.

Publiant des livres au même format et avec les mêmes caractéristiques, je n’ai pas eu le loisir de tester toutes les variations de tailles, couleur, finition de couverture. Dans l’ensemble, les possibilités m’ont semblé être exactement les mêmes que sur Createspace.

L’outil que tout le monde adore pour sa célérité et son player Flash, le previewer de la version finale, est exactement celui de Createspace, avec peut-être quelques informations de plus, plus d’avertissements sur le fait que les métadonnées et votre fichier final doivent correspondre.

Bref, tout change, tout reste pareil… Si vous savez utiliser Createspace, vous ne serez pas perdus.

Ce qu’il y a de mieux

Il est plus facile de demander la génération d’un modèle de couverture. Pendant longtemps, j’ai sorti ma calculatrice HP à notation polonaise pour calculer les dimensions d’une couverture en fonction du nombre de pages, du papier et du positionnement des planètes.

Puis j’ai trouvé cet outil chez Createspace : il vous permet de générer des images modèle de votre couverture à la bonne taille avec les bonnes marges de tolérance en fonction des critères évoqués plus tôt.

Avec KDP Papier, cet outil enfoui au fond de l’aide Createspace, et presque introuvable si vous n’avez pas utilisé un marque-page est beaucoup plus accessible. Vous le trouverez dans l’aide KDP, sous « Modèles de couverture de livre broché » et l’adresse est https://kdp.amazon.com/cover-templates.

Un des autres intérêts, que je n’ai pas encore testé, est d’avoir un reporting, un suivi des ventes, consolidé entre vos versions papier et numérique. Depuis deux mois, le rapport mensuel comprend plusieurs onglets, et mon onglet est encore désespérément vide.

Enfin, la vitesse de validation et de publication sur Amazon est bien meilleure : livre ajouté samedi, commandé mardi sur Amazon.

Ce qu’il y a de moins bien

Je n’ai pas réussi à transférer un livre Createspace sur KDP Papier. Un bug, peut être provoqué par moi qui n’ait pas le même email pour KDP et Createspace, peut-être provoqué par un ISBN mal rédigé, peut-être encore provoqué par le fait qu’après tout c’est une Beta.

Si vous êtes fan de la vérification de vos versions papier avant la publication, ce que je peux tout à fait comprendre quand on fait cela pour la première fois, vous n’aurez pas de chance avec KDP Papier : ce n’est pas encore disponible. Vous devez donc vous limiter au previewer et serrer les fesses. Vous pourrez l’acheter quand il sera disponible dans la boutique Amazon. Ce que je viens de faire à l’instant, donc je n’aurai mon livre que dans 48h.

Pas possible non plus d’avoir des exemplaires à tarif imprimeur. Si vous voulez acheter plusieurs exemplaires pour faire des dédicaces, vendre chez vous ou en salon, il vous faudra donc trouver un autre imprimeur en POD, par exemple Ingram Spark. Basés au Royaume Uni, vous n’aurez pas les soucis de douane si fréquents avec l’achat en volume de Createspace. Vous avez d’autres solutions évidemment, mais comme je ne les utilise pas, je préfère ne pas en parler.

Enfin, la distribution étendue n’est pas disponible. Mais avez-vous déjà vendu des livres en distribution étendue ? Si oui, vous m’intéressez…

Conclusion

In fine, un outil qui fait bien son travail et qui ne devrait effrayer aucune personne qui a déjà de la bouteille avec Createspace. Malgré quelques défauts de jeunesse, une solution rapide et efficace pour être encore plus exclusif à Amazon 😉

Je valide donc cette option, même si évidemment elle a ses limites.


Edit : j’ai reçu le livre commandé sur Amazon, et il est en tout point comparable à un livre imprimé par CreateSpace. Sauf un… il est écrit “Printed in Great Britain By Amazon” sur la toute dernière page.

Episode 41 : Romance, bundles et publicités avec Olivia Rigal

Cette semaine, je laisse tomber les masques et je parle Romance avec Olivia Rigal… euh non, la Romance n’est pas mon genre favori (même si j’en ai lu quelques unes). Pour un mec, ça peut faire bizarre, et vous entendrez peut être d’autres parler de « romans de bonne femmes »,  mais j’ai énormément de respect pour les auteurs et les lectrices de romance. Et évidemment, cela me fascine…

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Et je ne parle pas des pectoraux de ce jeune bellâtre… Continuer la lecture

Podcast autoédition : un retour pas comme les autres

Eh oui, le podcast reprend et pour cette troisième saison, on commence avec Sonia Dagotor. J’ai rencontré en chair et en os Sonia lors du salon du livre Livre Paris en mars 2016, mais cela faisait un certain temps que nous échangions des infos ou des conseils ou des anecdotes dans plusieurs groupes d’auteurs qui font de l’autoédition, sur Facebook.

La sortie de sa deuxième aventure, avec Un vœu pas comme les autres, a été l’occasion pour elle de confirmer encore une fois que les auteurs qui s’accrochent à l’autoédition et creusent leur sillon ont tout à y gagner.

un vœu pas comme les autres - Sonia Dagotor Continuer la lecture

Enquête autoédition : Born to be on paper

C’est déjà le 4ème article sur les résultats de l’enquête sur l’autoédition et les éditeurs indépendants de 2016. Le temps s’envole quand on s’amuse ! Dans ce celui-ci, on va faire un détour par le papier, les rapports des autoédités à l’édition traditionnelle et à l’exclusivité. Oui, je vais un peu dans tous les sens…

Mais revenons au papier. Celui-ci reste important 😉 C’est peu de le dire, puisque la lecture numérique ne représente toujours que 7% de la lecture en France en nombre de titres vendus. Alors ne me demandez pas si ce chiffre est précis : beaucoup de personnes ne publient pas leurs chiffres de ventes et les chiffres du SNE sont ceux des éditeurs… Est-ce que que cela couvre vraiment toutes les saveurs de l’édition numérique ?

Vanité, quand tu nous tiens…
Vanité, quand tu nous tiens…

On voit encore des articles de personnes qui demandent s’il faut lire en numérique. Si cela va continuer… Certains types de lecteurs ont fait le choix d’une lecture principalement numérique, comme on le verra plus tard.

Reste que faire un livre papier… Ne serait-ce que pour le mettre dans sa bibliothèque… Continuer la lecture

Autoédition papier : il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis

Quand j’ai recommencé à faire mes propres livres en autoédition, j’ai très rapidement décidé de ne pas faire de livres papier. J’avais un mauvais souvenir.

Mes premiers livres remontent à 2007. J’avais écrit deux livres un peu techniques et pratiques sur deux sujets qui m’intéressaient et dans lesquels j’avais une certaine expérience :

  • un premier livre sur la photographie numérique. Les bases de la photographie (exposition, lumière, objectifs) réexpliquées aux novices.
  • un autre plus technique sur l’optimisation des sites web pour la vitesse, surtout centré sur la partie cliente (si ça vous intéresse, rendre l’affichage des pages plus rapide)

Un de ces deux livres était vendu en version numérique PDF sur mon site personnel, et si vous cherchez bien vous en trouverez peut être encore une trace (j’assume presque).

L’autre n’était disponible qu’en version papier.

Enthousiasmé par la qualité de ce que j’avais écrit, j’avais passé quelques heures sur Lulu à préparer une version papier que j’avais ensuite commandé en plusieurs exemplaires, persuadé que j’étais que les lecteurs n’attendaient que moi. Heureusement, je n’ai pas fait imprimer trop d’exemplaires. Parce que ces exemplaires papier, j’en ai vendu 0. Zilch, nada, que dalle. Continuer la lecture

Plus que 48 heures…

Vous pouvez gagner un des 5 exemplaires de Comment publier un livre en version papier offerts avec le give-away Goodreads que j’ai organisé.

J’ai reçu les exemplaires (enfin ! ouf !), et je prépare les paquets. Vais-je écrire votre nom ? C’est possible, mais uniquement si vous participez à ce give-away !

Pour participer, il suffit de vous inscrire au give-away ici :

https://www.goodreads.com/giveaway/show/167648-comment-publier-un-livre-marketing-pour-auteurs

Attention, le giveaway finit le 20 janvier. Je ne sais pas si c’est le matin à minuit et 1 seconde, ou le soir à 23:59, car c’est la première fois que je fais un give-away. En tout cas, il vous reste peu de temps pour vous inscrire.

Pour en savoir plus sur ce livre : http://www.edition-ebooks.com/comment-publier-un-livre/

C’est aussi l’occasion de rappeler que cet excellent livre est disponible en version papier sur la boutique Amazon.