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Mes actus persos

Une fois n’est pas coutume, on va un peu moins parler du sujet de l’autoédition pour parler un peu de moi, et de mes aventures dans l’édition indépendante.

En effet, plusieurs choses avancent en même temps, et j’ai une actualité chargée autour de l’autoédition, mais pas strictement sur l’autoédition. Entre livre numérique, livre multimedia, livre audio et coffret, j’ai encore ajouté des activités à ma besace.

Les aventures de Georges

Par relations personnelles, j’ai rencontré Michèle Médée-Bertmark, qui a publié il y a plusieurs années en version papier des livres destinés aux enfants. Depuis, ceux-ci sont retombés un peu dans l’oubli, et ils ne sont plus que difficilement disponibles.

Après plusieurs discussions, nous avons monté une opération commune pour redonner du pep’s à cette série de 5 livres en exploitant au maximum le contenu déjà produit. J’ai donc commencé par publier les versions audio que Michèle avait entièrement produites (avec brio !) et qui n’étaient disponibles qu’en CD.

Vous pouvez retrouver ces 5 aventures destinées aux enfants de 4 à 8 ans à la fois sur le site livreaud.io et sur Audible, Amazon, iTunes. J’en ai aussi profité pour réaliser un coffret comprenant toutes les aventures de Georges. Comme dans le livre numérique, la réalisation d’un coffret permet aux lecteurs/auditeurs d’en avoir plus à un meilleur prix, de créer une aubaine avec une valeur ajoutée supplémentaire.

Parallèlement, et parce que le public jeune est à mon sens le bon public pour ce type de produit, j’ai réalisé des (une) version multimedia de l’ebook. Elle n’est disponible que sur iBooks, car seul iBooks permet ce genre de fonction de lecture audio simultanée sur chaque page. La première aventure est déjà disponible ici, la deuxième doit sortir le 25 avril.

Je n’en oublie pas non plus la version ebook simple. Cette première aventure est maintenant disponible pour Kindle, et les suivantes vont arriver au fur et à mesure.

Vous pouvez quand même tirer une conclusion de cette aventure : quand on a un contenu qui est déjà produit et réalisé, il faut en tirer toutes les versions disponibles et faire en sorte de le rendre disponible au plus grand nombre et sous tous les formats. Se limiter à la version papier aujourd’hui est une hérésie, les lecteurs veulent du contenu dans différents formats.

Le coffret ebooksy polars : 6 nuances de polars

En mars, j’avais réalisé avec 8 auteurs courageux un coffret ado/jeune adulte fantasy et SF, disponible sur plusieurs plateformes en même temps. Les résultats ont été mitigés, je vous l’avoue.

Pour le mois de juin, j’ai trouvé d’autres auteurs intéressés par cette démarche de promotion, qui permet de polliniser les lectorats et d’avoir plus de visibilité en conjuguant les efforts.

Le coffret 6 nuances de polars est déjà disponible en précommande sur Kobo. Le fait d’anticiper cette publication nous a aussi permis d’avoir une meilleure visibilité, avec une mise en avant par Kobo dans la sélection des livres en précommande (ce qui n’était pas une évidence). Le genre est plus propice à une mise en avant, et les hésitations et erreurs de la première expérience ne devraient pas se reproduire.

Plus de livres audio

S’il y a une niche sur laquelle je peux me démarquer, il s’agit bien du livre audio. J’en ai déjà enregistré plusieurs à partir de mon catalogue les précédentes années et j’ai décidé de passer au cran supérieur.

Guy Morant est mon cobaye… Nous avons collaboré sur la première production qui est maintenant disponible, Lucie Acamas et les Compagnons de l’Ordre Vert, un livre de fantasy destiné aux adolescents. On est dans un schéma plus classique où je suis l’éditeur, le producteur/narrateur et Guy est l’auteur. Et nous fonctionnons dans un régime plus équilibré pour ce qui est des redevances (vu que nous ne le faisons qu’en numérique).

Parallèlement, j’ai lancé une nouvelle boutique pour vendre des livres audio, le site http://livreaud.io dont je parlais plus haut, dans lequel j’ai déjà mis les livres audio que j’avais à mon catalogue, et que je vais progressivement étendre à d’autres genres, mais aussi ouvrir à d’autres personnes.

Un des principaux écueils du livre audio reste la distribution, et je ne souhaite pas être entièrement dépendant d’un ou deux distributeurs. C’est pour cela que j’ai ma propre boutique, malgré toute la complexité et les tracas administratifs que cela présente…

Toutes ces aventures et initiatives ne m’empêchent pas encore de consacrer du temps à l’apprentissage et à l’étude de l’autoédition, au marketing du livre etc. C’est en faisant que l’on apprend dans ce secteur où l’information et les recettes restent à créer soi-même.

La réalisation des livres audio par exemple m’a permis d’améliorer grandement mes connaissances techniques ainsi que ma capacité à faire de la narration. De ce côté-là, il n’est pas impossible que vous trouviez bientôt du contenu pour vous aider à vous aussi prendre votre envol.

Comment j’ai mis le feu à mes principes

En 1997, je suis devenu directeur technique da la société dans la quelle je travaillais, Le Lab, et j’ai eu accès aux discussions avec les deux fondateurs sur la gestion de l’entreprise. Beaucoup plus intéressant et formateur que le fait de gérer le réseau, les sauvegardes ou que de manager des développeurs tous plus qualifiés que moi 😉

Parmi les choses que j’ai découvert, c’est que Montparnasse Multimedia représentait 76% du chiffre d’affaires. Un client qui contrôle plus des deux tiers de l’activité… Aïe.

Évidemment, on a travaillé à changer cet état de fait (Montparnasse s’en est chargé pour nous), et on a rééquilibré en multipliant les clients. In fine, on a refait la même erreur quelques années plus tard avec 40% du CA lié à France Télévision, et 40% à Leroy Merlin. C’était une fois de trop.

Bref, tout ça pour dire que j’ai toujours mis en avant le fait qu’il fallait multiplier les sources de revenus, chercher les lecteurs sur toutes les plateformes, ne pas succomber aux sirènes de KDP Select.

Pourtant, hier, j’ai remis deux livres (les deux livres de Joanna Penn) dan sKDP Select. Ils sont maintenant disponibles avec Kindle Unlimited ou l’Abonnement Kindle.

Est-ce trop tard pour le faire ? Seul l’avenir nous le dira.

Mais j’ai adopté une attitude cynique. Et force m’est de constater que malgré l’aide appuyée de Kobo Writing Life, que je remercie chaleureusement ici, ces livres ne se vendent pas sur Kobo. Pas plus qu’ils ne se vendent sur iBooks.

D’ailleurs, c’est assez naturel et cela va bien avec la plateforme, la manière dont les liseuses sont vendues en Fnac, les livres qui sont présentés sur la page d’accueil. Les livres pratiques à destination de ce public sont pratiquement invisibles sur Kobo, sur iBooks, et j’ai en fait passé mon temps à me fourrer le doigt dans l’œil en pensant que je pouvais avoir des ventes régulières sur ces plateformes.

Cela ne veut pas dire que Kobo ou iBooks ne sont pas bien pour d’autres livres ! J’ai vendu 90 livres déjà en janvier sur Kobo, et je vais atteindre la centaine. Mais dans un genre différent.

Pour les livres sur ce sujet, l’exclusivité de clientèle existait déjà pour Amazon Kindle, je n’ai fait que « bite the bullet », me rendre à l’évidence.

Si vous êtes abonné à l’offre Kindle Unlimited, vous pouvez donc désormais lire gratuitement Comment publier un livre et Comment gagner votre vie en écrivant sur Kindle.

Pour les livres de développement personnel que j’édite, vous pourrez continuer à les trouver sur Kobo et iBooks. Et il n’est pas dit du tout que je ne change pas d’avis plus tard. J’ai le choix, j’ai le droit, je suis autonome : parfois je fais des erreurs, mais toujours j’ai l’autonomie qui me motive, m’enthousiasme et me rend plus satisfait.

Enquête autoédition 2016 : où sont les autoédités ?

Troisième article sur les résultats de l’enquête sur l’autoédition et les autoédités rélaisée auprès de 204 personnes en août 2016.

Aujourd’hui, nous allons aborder les endroits où les autoédités concentrent leur activité. Quelles boutiques, quels sites, quels distributeurs…

kdp ibooks kobo iggybook bookelis smashwords Continuer la lecture

Comment offrir une version gratuite de son ebook avec un code promo iBooks

Un avantage de la boutique de livres numériques pour les autoédités est qu’elle permet d’offrir très simplement des versions gratuites de vos livres autoédités sur celle-ci avec un code promo. Ou pas ?

Oui, vous pouvez offrir jusqu’à 250 exemplaires de votre livre en donnant des codes promotionnels.

Non, car la plupart des gens ne savent pas comment les offrir, et parce que les lecteurs ne savent pas les utiliser.

En un seul article, je réponds à ces deux problèmes. Waouh ! 😉 Continuer la lecture

Les précommandes sur Amazon Kindle, iBooks et Kobo

Une auteure/autrice que je connais posait la question hier dans un groupe Facebook sur l’intérêt des précommandes chez Amazon Kindle. C’est un des sujets dont je parle dans le livre que je suis en train d’écrire et que je dois finir de rédiger (gasp !) jeudi. J’ai déjà répondu en direct, mais pour le bénéfice de tout le monde, je recopie ici le mini-chapitre, brut de rédaction.

Utilisez les précommandes, avec discernement

Les différentes boutiques gèrent les précommandes de façon différente, et cela peut changer, donc il faut prendre ce que dis avec une pincée de sel.

La précommande est un outil à double tranchant, et son intérêt est double :

  • réaliser une vente alors que le lecteur est chaud, même si le livre n’est pas encore disponible
  • cumuler des ventes pour le jour du lancement.

Vous pouvez mettre en précommande vos livres sur Amazon Kindle, Kobo et iBooks, avec des délais différents suivant la boutique. Il y a une autre nuance dans la manière dont la précommande est comptabilisée entre Amazon Kindle et les autres boutiques.

Sur Amazon Kindle, les pré-commandes sont enregistrées comme des ventes le jour où elles sont réalisées, et votre livre peut apparaître dans le classement des meilleures ventes avant qu’il ne soit disponible.

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Au fur et à mesure… c’est différent de la manière dont procède iBooks qui cumule les pré-commandes et les transforme en ventes le jour où le titre est disponible. Le titre sera donc aussi visible dans le classement général, pour les pré-commandes réalisées, et le jour du lancement cumulera toutes les pré-commandes pour survoler le classement général des ventes.

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C’est ainsi que par exemple Mark Dawson, qui se présente lui-même comme un mid-lister et écrit des romans d’action a pu être deuxième des ventes mondiales sur iBooks pendant 2 jours lors du lancement de son livre “The Jungle“.

Avoir ce type de visibilité est un avantage très intéressant.

Par contre, la manière dont Amazon Kindle comptabilise les ventes est un souci pour les auteurs qui cherchent à atteindre un bon classement rapidement : en diluant les ventes des premiers jours dans la pré-commande, leur classement n’est pas aussi bon. Vous verrez donc de nombreux auteurs indés mettre leurs livres en pré commandes sur iBooks et Kobo, mais pas sur Kindle.

Seuls quelques auteurs à la renommée déjà grande ou avec une campagne de communication intensive peuvent tirer autant parti de ce mécanisme sur la boutique Kindle. Car il n’en reste pas moins que cela permet d’amorcer la présence du livre sur Kindle, notamment la présence dans les livres les plus populaires d’une catégorie, l’apparition dans les listes “Les acheteurs de ce livre ont aussi acheté” d’autres livres, etc.

La pré commande est particulièrement attrayante quand le livre en question fait partie d’une série ou rassemble déjà un lectorat potentiel important avant sa sortie. Ainsi, le même Mark Dawson cité plus haut travaille aussi avec Thomas & Mercer, une des maisons d’édition d’Amazon pour sa série Isabella Rose.

La maison d’édition d’Amazon pratique la pré commande quand Mark Dawson ne la pratique pas…

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Malheureusement, compte tenu du fait que vous lisez ce livre après la sortie du livre en question vous ne pouvez pas mettre en perspective. Mais cela fait plusieurs mois que le livre est en pré commande. J’avais acheté le premier opus de la série 3 mois avant sa sortie.

Dites-vous que si une maison d’édition d’Amazon pratique ainsi, c’est que cela fait partie des meilleures habitudes à avoir.

Dans l’opérationnel, je ne vais pas trop m’étendre et je vous invite à plutôt consulter les pages d’aide des différentes plateformes pour savoir comment procéder. Sachez par contre qu’Amazon est très rigide sur les pré commandes : difficile de changer la date, impossibilité de mettre à jour dans les derniers jours… il faut avoir largement anticipé et être capable de garder une détermination d’acier, ne rien oublier et se mettre des alarmes et des listes à cocher de choses à faire avec des dates partout 😉

Podcast 39 : David, dessine-moi une couverture …

L’autédition ne date pas du Kindle et n’est pas née avec KDP. Même si celui-ci a une grande importance, on peut parfois oublier qu’il y avait d’autres formes de livres numériques avant, et d’autres boutiques (aujourd’hui encore).

Dans ce podcast autoédition, je reçois David Forrest qui avait par exemple commencé à s’autoéditer en numérique et avait déjà eu un beau succès avant.

David a continué à écrire et à publier, tant en autoédition qu’en passant par d’autres circuits, notamment avec Bragelonne. Il est donc maintenant auteur hybride. Continuer la lecture

“Propulsez votre ebook sur la boutique Kindle” disponible sur iBooks et Kobo

Comme quoi, rien ne sert de courir, l’ebook soumis en quatrième vitesse, sans préparation et à l’arraché vendredi chez iBooks et Kobo est enfin paru sur les deux boutiques.

Si vous désirez en savoir plus sur ce livre, je vous renvoie directement à sa page de présentation.

Propulsez votre ebook - Kindle

Ce n’est pas tant de cela que je voulais parler dans ce billet, mais de la bizarrerie de publier un ebook qui parle du Kindle sur ces deux boutiques.

Pour faire simple : je ne pense pas que se limiter à la boutique Kindle d’Amazon soit une bonne stratégie pour les auteurs et éditeurs indépendants, même si les ventes sont plus importantes sur celle-ci et que cette exclusivité combinée à KDP Select soit une opportunité pour gagner plus d’argent.

J’invite donc toujours les auteurs à considérer l’opportunité de se développer sur les deux plateformes. A peser le pour et le contre, et à essayer.

Oui, Amazon est plus “sympa” avec les indépendants que ne le sont ces plateformes. Oui, les ventes sont plus importantes. Oui, il y a plein de bonnes raisons de donner l’exclusivité à Amzn. Mais cette exclusivité en elle-même est nocive.

Elle est nocive de manière générale pour le marché des ebooks. Les indés vont majoritairement chez Amazon, et semble-t-il que chez Amazon. Ils ne parlent que d’Amzn en tout cas. Cela joue en la défaveur des autres distributeurs, qui n’ont pas les même titres. Et cela polarise le marché des ebooks. Une situation de domination absolue n’est pas bonne, et conduit à l’immobilisme.

Ce n’est pas bon pour les auteurs non plus. Il est important d’ouvrir le plus possible aux différents lectorats, d’avoir le plus de personnes possibles. Et avoir une relation forte avec Amazon peut vous aider beaucoup, mais aussi vous mettre en grand danger. On ne met pas tous ses œufs dans le même panier.

Non, la flemme face à la nécessité de publier trois fois (ou plus) n’est pas une bonne stratégie non plus.

La stratégie que je recommande est celle que j’applique : mettre vos ebooks dans le programme KDP Select au début pour bénéficier des avantages de celui-ci au lancement. Promotions gratuites, merchandising, etc.

Une fois la première période d’exclusivité passée, pour peu que vous ne fassiez pas une erreur de manipulation idiote comme moi, publiez sur les autres plateformes et mettez-les en avant.

Bon, sur ce titre, ce n’est pas évident d’en tirer parti. Mais imaginez que vous ayez un roman ? Savez-vous que Kobo est la liseuse la plus répandue au Canada, et que vous pouvez in fine avoir autant de ventes sur Kobo que sur Amazon ?

Si vous n’avez toujours pas lu ce titre, vous pourrez le trouver sur la boutique Kobo, ce qui vous permettra en plus de le lire sur d’autres liseuses que la liseuse Kobo (Kobo est celui où il est le plus facile de récupérer un fichier ePub), mais aussi sur  la boutique iBooks.

A noter : plein de commentaires intéressants de personnes beaucoup plus concernées que moi sur la publication que j’ai faite sur Facebook ici.

Entretien avec Jacqueline Vandroux sur l’autoédition Kindle, iBooks et Kobo

Le podcast pour publier sur Kindle iBooks et Kobo Le podcast pour publier sur Kindle iBooks et Kobo

L’épisode 8 est la seconde partie d’un entretien que j’ai eu avec Jacques Vandroux (en fait Jacques et Jacques-line Vandroux). Cette fois, on écoute Jacqueline nous raconter son expérience d’éditrice sur tous les plateformes, son blog, comment elle en est venue à écrire elle-même un ebook, mais cette fois pratique, pas un roman.

J’avais déjà enregistré une intervention de Jacques et Jacques-line sur le stand Amazon du Salon du Livre à Paris, disponible ici.

Pour écouter directement cet épisode :

Vous pouvez retrouver Jacqueline sur son site et sur sa page Facebook.

Et bien sûr, si vous n’avez pas encore lu son livre qui raconte par le détail ses démarches pour mettre les livres sur Kindle et ailleurs, vous devez corriger cette grosse erreur :

Si vous appréciez ce podcast, merci de rajouter des commentaires, ici ou sur iTunes. Sur iTunes, vos commentaires permettront à d’autres auditeurs de le découvrir plus rapidement.

Je vous conseille de souscrire à ce podcast dans iTunes ou d’utiliser une autre application pour ne pas rater un épisode. Vous pouvez aussi vous abonner au fil RSS des podcasts. Continuer la lecture

Les réponses aux questions sur les ebooks – Jour 13

Cet article fait partie d’une série sur “les 100 questions de l’édition d’ebooks ». Vous pouvez retrouver la liste complète des questions ici.

Avec quelle plateforme faut-il travailler ?

En fait cette question en appelle une autre : qu’est-ce que cette “platforme” dont je vous parle depuis plusieurs articles ? Je ne l’ai pas défini, même si j’en ai souvent parlé et que j’ai mis les noms des plateformes à côté.

En fait les ebooks ont longtemps vécu dans l’ignorance du grand public car il n’existait pas de solution complète et simple et économe pour acheter et consulter des livres numériques.

Vous aviez des lecteurs comme ceux de Sony (ils étaient super, pour l’époque), mais pas de boutique vraiment fournie et simple à utiliser.

La plateforme dont je parle est donc cet ensemble lecteur + boutique + logiciels qui permettent d’avoir une expérience confortable pour la lecture des ebooks.

Prenons un exemple avec la plateforme Kindle : vous avez la liseuse Kindle, à un tarif raisonnable, et la boutique Kindle sur internet avec tous les ebooks disponibles. Vous pouvez aussi consulter cette boutique depuis votre Kindle d’ailleurs, et quand vous trouvez un livre numérique qui vous plait, vous l’achetez, sans devoir à nouveau donner votre numéro de carte etc. Le livre arrive tout de suite sur votre liseuse et vous pouvez le lire.

Et si vous changez de Kindle, vous pouvez à nouveau télécharger vos précédents livres achetés.

Il y a donc la liseuse et la boutique. Souvent les deux sont très liés. La boutique Kindle ne vend que des livres pour Kindle. Idem pour iBooks ou Nook. La faute aux DRM, les fameux verrous numériques.

“Système” n’est pas un joli mot, donc on a utilisé plateforme.

Bon alors, avec laquelle travailler, par ordre de préférence ?

Le meilleur choix en termes de pérennité, d’indépendance et de capacité de développement, est d’avoir sa propre boutique et de vendre des ebooks dans tous les formats. Ce n’est pas le meilleur choix en terme de facilité de gestion, ni de notoriété. Mais c’est l’option la plus vitale, celle qui vous garantit le mieux de ne pas confier l’existence de votre activité à d’autres.

Ensuite, on a les plateformes connues dans le grand public. En France, il y en a principalement 3, Kindle, iBooks et Kobo. Je laisse de côté le détail des autres, mais je vais traiter tout de suite la question de manière latérale.

Ce qui est important pour vous est de distribuer vos ouvrages dans le maximum de formats disponibles et de pouvoir atteindre le plus de monde possible. Vous ne savez pas de quoi demain sera fait, où les lecteurs vont aller. Vous pouvez vous retrouver exposé si vous ne vous concentrez que sur une plateforme. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.

Scribd, Google Play, Youboox : des acteurs moins importants mais qui peuvent s’avérer intéressants pour vous. Quand vous avez fait le travail pour les trois plus importantes plateformes, autant dire que vous n’avez pas grand chose à dire pour celles-ci. Testez voir si l’eau y est meilleure.

Amazon Kindle : l’éléphant dans un magasin de porcelaine

Amazon est l’entreprise qui avec son Kindle a transformé les ebooks et a transformé ce qui était une opportunité en réalité.

Grand bien leur en a pris puisqu’ils ont réussi à prendre 90% du marché des ebooks en quelques années et développé le Kindle jusqu’à ce qu’en volume ils vendent plus d’ebooks que de livres papier.

Même si aujourd’hui ils ne sont plus aussi insolents dans leur domination, Amazon Kindle reste le principal lieu où acheter et vendre des ebooks. Donc si vous devez démarrer dans l’auto-édition numérique, démarrez avec Amazon !

Depuis fin 2011, Amazon Kindle est accessible en France aux auteurs et aux éditeurs indépendants avec son programme de vente directe Kindle Direct Publishing ou KDP. Vous verrez souvent cet acronyme à partir du moment où je vais vraiment plus souvent parler du Kindle.

Et Amazon adore les auteurs auto-édités ! Régulièrement, 1/3 des meilleures ventes du top 10 et du top 100 proviennent de personnes qui font de l’auto-édition, aussi bien aux Etats-Unis qu’au Royaume-Uni ou en France.

Tiens, au moment où j’écris ces lignes, dans le top 10, on a Giova Selly (pas de maison d’édition), John La Galite (KS Editions – apparemment sa maison d’édition), René Manzor (Editions de l’Èpée – Tout numérique), Aurélie Valognes (pas de maison d’édition).

top10 Amazon du 12/11

iBooks : vendre des livres ? Bof

iBooks est apparemment le deuxième acteur en volume sur la vente d’ebooks. C’est l’application/boutique d’Apple, qui ne vend des ebooks lisibles “que” sur iPad, iPhone et Mac.

Quand je dis “que”, il faut voir qu’il y a un nombre indécent de ces appareils dans le monde. On estime qu’Apple en a vendu 1 milliard depuis 2007. Je ne dis pas qu’il y en a encore 1 milliard en utilisation. Juste quelques centaines de millions dans le monde. Et iBooks a récemment connu un regain d’effort de la part d’Apple, qui a enfin rendu l’application présente systématiquement avec ses appareils.

iBooks et les relations que cette boutique entretient avec les auteurs indépendant et auto édités, c’est très bizarre. Des livres que je viens de citer chez Amazon, il n’y en a qu’un sur iBooks (et pas dans la bonne catégorie !). Et les auto-édités ne sont pas légion dans le top iBooks. A qu ila faute ? Aux deux ! Les auto-édités ne s’y intéressent pas autant. Les équipes éditoriales d’iBooks mettent en avant des livres de maisons d’édition connues : c’est un peu le serpent qui se mord la queue.

A tort, car ce qui compte ce sont vos lecteurs. Le seul garde-barrière qui vous intéresse, c’est le lecteur. Et si vous ne trouvez pas vos lecteurs sur iBooks :

  1. Vous vous asservissez à Amazon
  2. Vous perdez des lecteurs
  3. Vous mettez de côté de nombreux avantages stratégiques pour vendre plus de livres

Kobo : le petit acteur qui monte, qui monte

Kobo est la troisième plateforme de lecture avec liseuse et boutique. Ils se sont alliés à la Fnac en France, mais avec d’autres acteurs dans d’autres pays. Comme ils sont partis d’une position plus “outsider” que les deux premiers, ils déploient beaucoup d’efforts pour se développer.

Ils ont bonne réputation. Je n’ai pas particulièrement de réussites sur cette plateforme, mais je dois avouer à leur décharge que je ne fais pas non plus d’effort. A tort. Je regarde ce que font d’autres auteurs ou éditeurs indépendants, par exemple Hélène Muzet de L@ Liseuse dont je parlais précédemment, et je vois plusieurs livres classés dans le top de leurs catégories.

On retrouve René Manzor dans le top 50, mais pas le même Giova Selly, ni John La Galite, ni Aurélie Valognes. Donc là encore une plateforme qui est un peu à la traine, surtout du fait des auteurs et de leurs éditeurs quand ils en ont.

Une fois que vous aurez fait ces trois plateformes, vous pouvez faire les autres en effet. Vous pouvez aussi avoir votre site et votre boutique. C’est à double tranchant d’avoir sa boutique, mais cela se révèle assez vite un formidable accélérateur de ventes.

Les réponses aux questions sur les ebooks – Jour 7

Cet article fait partie d’une série sur “les 100 questions de l’édition d’ebooks”. Vous pouvez retrouver la liste complète des questions ici.

Aujourd’hui je vais exceptionnellement garder une sorte de continuityé avec hier, en parlant essentiellement des images et des livres qui nécessitent des images, ou beaucoup d’images.

80. Peut-on insérer des images (Arlette) ?

Oui vous pouvez donc insérer des images. Les images dans les ebooks mériteraient un livre à elles toutes seules, car il y a beaucoup de choses à expliquer au profane pour guider son choix. Je n’ai pas encore écrit cet ebook;-)

Le logiciel que vous utiliserez pour créer votre ebook pour une plate-forme, ou pour PDF, va un peu conditionner la manière dont vous pourrez mettre vos images.

Un format d’image récent, disponible uniquement sur les fichiers d’ebooks les plus récents (ePub 3) est un format vectoriel, le SVG. Par exemple ce format est encore aujourd’hui trop confidentiel, et les outils pour en créer trop peu nombreux pour en parler ici. Donc il faudra attendre un livre sur cette question, en français.

Si vous êtes angliciste, vous pouvez télécharger celui ci qui date un peu, mais reste explicatif et je pense assez clair. Il ne parle que des images non vectorielles.

Après, il y a la question du format de l’image. Format d’enregistrement et format de stockage et de compression.

Pensez que vos images peuvent être vues sur une variétés d’appareils. Alors qu’est-ce qui est important ? D’utiliser l’image comme illustration ou de lui donner la meilleur qualité possible? Si c’est la qualité qui compte, vous pouvez mettre des images de très grande taille car les lecteurs peuvent par exemple regarder votre livre avec des tabllettes avec écran de très haute résolution.

Je ne vais pas donner les tailles ici : elles seront périmées demain. En tout cas, visez grand pour que vos lecteurs ne soient pas déçus.

Car si la qualité de votre image est importante, n’oubliez pas non plus que les utilisateurs peuvent la voir d’abord en taille réduite, insérée dans du texte, puis ensuite agrandie à la taille complète de l’écran, en tapant deux fois dessus avec une liseuse. Qu’il s’agisse d’une liseuse noir et blanc ou d’une tablette couleur.

Après vient le format du fichier. Vous avez deux grands choix : le JPEG (format qui finit par .jpg) le choix pour les photos, les tableaux. Et le PNG, pour le reste. Ne compressez pas trop vos jpeg au détriment de la qualité.

Comment installer des captures d’écran dans l’ebook (Christine)

La question des captures d’écran est plutôt : comment faire une capture d’écran pour la mettre dans un ebook ?

Cette question là dépend de votre ordinateur ou de votre tablette.

Si vous avez un iPad, appuyez en même temps sur le bouton de retour à l’accueil et le bouton d’allumage pour capturer tout l’écran, et retrouvez la photo dans votre liste de photos.

Sur un Mac, vous pouvez appuyer sur Cmd+Shift(la flèche des majuscules)+3 pour capturer tout l’écran ou Cmd+Shift(la flèche des majuscules)+4 pour sélectionner la partie que vous voulez imprimer : vous aurez alors une image qui sera créée sur le bureau de votre Mac.

Sur Windows, cela fait des années que je n’ai pas fait de capture d’écran. Je me souviens qu’alors il fallait appuyer sur impr. écran puis ouvrir un logiciel d’images pour coleler la capture d’écran qui était dans le presse papiers, comme décrit ici. Apparemment il y a enfin un outil pour le faire (snipping tool) depuis Windows 7, mais cette vieille technique fonctionne toujours.

Bien sûr Christine, si vous parlez de captures d’écran vidéo de l’écran, ma réponse ne sert à rien, merci de me le faire remarquer.

Toujours pour parler d’images : quelle taille doit faire la couverture ?

Là j’ai de la chance, j’ai déjà écrit un article sur le sujet cet été.

82. Je suis photographe, puis-je éditer un livre sur Kindle? (Clément Jude)

Oui, vous pouvez, mais je ne sais pas (je ne crois pas) que ce soit une excellente idée.

Maintenant je n’ai pas les informations, et elles sont difficiles à avoir. Voyez vous, le Kindle, c’est beaucoup la liseuse Kindle noir et blanc. Amazon, dans sa grande bonté et sa transparence légendaire, ne nous donne aucune indication du nombre de liseuses Kindle vendues, ni de tablettes Kindle vendues. Encore moins des usages de ces deux appareils.

Comme je suis un utilisateur d’iPad et de Kindle, j’ai du mal à croire que les gens achètent les tablettes Kindle Fire 😉 En toute impartialité, difficile de dire quelle proportion de personnes lisent sur Kindle Fire en couleur, et quelle proportion lisent sur Kindle pour iPad, et combien pour Kindle Mac ou PC.

Je regarde par ailleurs la boutique Amazon. Catégorie Beaux livres: 43 articles. 43 !

Allez, je cherche photographie. Il y a une catégorie photographie dans la boutique Kindle. Qu’y vend-on ? Des livres pour faire de la photographie, régler la luminosité d’un studio, utiliser Lightroom etc. Et pas mal de livres qui selon moi n’ont rien à faire dans cette catégorie (Photos de lesbiennes ? Franchement :-().

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Ce sont d’ailleurs les mêmes titres que l’on retrouve sur la boutique iBooks dans la catégorie photographie.

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Il faut aller dans les livres gratuits de la catégorie photographie d’iBooks pour trouver de beaux livres de photographie.

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Donc oui, vous pouvez éditer un livre de photographies sur Kindle, mais je vous conseille d’aller voir dans la catégorie photographie sur iBooks, au risque d’être submergé par les autres livres. Car c’est plus probablement là bas que vous trouverez des gens intéressés par votre travail.

Et vous avez un outil sur Mac qui vous permettra de faire rapidement et aisément de beaux livres de photographies sur Mac : iBooks Author. Quand c’est facile, pourquoi hésiter ?

Regardez par exemple ce qu’a fait Getty avec sa série Focus.

Ensuite, pour vous assurer que vous ne vous adressez pas au mauvais public, faites une version de votre livre aussi pour Kindle. Et comparez les résultats entre les deux plateformes.

Laquelle est la plus intéressante, POUR VOUS ? Vous êtes différent de moi, de Jules, de Jim. Vous seul pouvez déterminer là où vous devrez faire porter vos efforts.

Peut-on faire d’autres livres contenant des images ?

Cette question ne m’a pas été posée telle quelle, mais elle me permet de répondre latéralement à la question du livre illustré pour les enfants.

Les enfants représentent un véritable public pour les livres numériques sur tablette. Bien que les liseuses et tablettes soient des produits assez fragiles, les enfants en prennent soin et sont véritablement attirés par cet objet et ce qu’il leur permet de faire.

Je vous signale au passage la jeune pousse de deux amis, Thomas et Edouard, qui ont fait un logiciel de partage de livres illustrés pour les enfants et leur famille. La société s’appelle StoryPlayer. Ils ne s’adressent malheureusement pas aux auteurs auto-édités (je les pousse) car ils doivent faire chaque livre à la main. Mais leur application a rencontré un beau succès d’estime.

Je vous souligne aussi, dans un autre ordre d’idées, les livres parus aux éditions L@ Liseuse, édités par Hélène, dont vous pouvez aussi voir un entretien ici. Hélène a fait plusieurs livres de jeunesse, dans différents formats. Elle a commencé par des livres dans un format assez classique (texte avec images insérées pour illustrer), mais elle a aussi fait Un amour de pylone où le texte et les images sont mélangés (comme dans un fichier ePub 3). Téléchargez un extrait de ces livres pour voir ce que cela donne !

Au vu du classement de ses livres, la distribution reste confidentielle. Mais pas inexistante. Je ne sais pas ce que représente le secteur jeunesse, je l’admets bien volontiers. Elle a eu plus de succès dans la catégorie policier.

Vous voyez avec le travail de ces personnes ce que l’on peut faire. Ce ne seront pas les meilleurs chiffres de vente, ni sur Kindle, ni sur iBooks ni en vente directe. Mais si c’est ce que vous faites, ce que vous aimez écrire, la porte vous est ouverte. Ne pas en profiter serait dommage.