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Comment j’ai mis le feu à mes principes

En 1997, je suis devenu directeur technique da la société dans la quelle je travaillais, Le Lab, et j’ai eu accès aux discussions avec les deux fondateurs sur la gestion de l’entreprise. Beaucoup plus intéressant et formateur que le fait de gérer le réseau, les sauvegardes ou que de manager des développeurs tous plus qualifiés que moi 😉

Parmi les choses que j’ai découvert, c’est que Montparnasse Multimedia représentait 76% du chiffre d’affaires. Un client qui contrôle plus des deux tiers de l’activité… Aïe.

Évidemment, on a travaillé à changer cet état de fait (Montparnasse s’en est chargé pour nous), et on a rééquilibré en multipliant les clients. In fine, on a refait la même erreur quelques années plus tard avec 40% du CA lié à France Télévision, et 40% à Leroy Merlin. C’était une fois de trop.

Bref, tout ça pour dire que j’ai toujours mis en avant le fait qu’il fallait multiplier les sources de revenus, chercher les lecteurs sur toutes les plateformes, ne pas succomber aux sirènes de KDP Select.

Pourtant, hier, j’ai remis deux livres (les deux livres de Joanna Penn) dan sKDP Select. Ils sont maintenant disponibles avec Kindle Unlimited ou l’Abonnement Kindle.

Est-ce trop tard pour le faire ? Seul l’avenir nous le dira.

Mais j’ai adopté une attitude cynique. Et force m’est de constater que malgré l’aide appuyée de Kobo Writing Life, que je remercie chaleureusement ici, ces livres ne se vendent pas sur Kobo. Pas plus qu’ils ne se vendent sur iBooks.

D’ailleurs, c’est assez naturel et cela va bien avec la plateforme, la manière dont les liseuses sont vendues en Fnac, les livres qui sont présentés sur la page d’accueil. Les livres pratiques à destination de ce public sont pratiquement invisibles sur Kobo, sur iBooks, et j’ai en fait passé mon temps à me fourrer le doigt dans l’œil en pensant que je pouvais avoir des ventes régulières sur ces plateformes.

Cela ne veut pas dire que Kobo ou iBooks ne sont pas bien pour d’autres livres ! J’ai vendu 90 livres déjà en janvier sur Kobo, et je vais atteindre la centaine. Mais dans un genre différent.

Pour les livres sur ce sujet, l’exclusivité de clientèle existait déjà pour Amazon Kindle, je n’ai fait que « bite the bullet », me rendre à l’évidence.

Si vous êtes abonné à l’offre Kindle Unlimited, vous pouvez donc désormais lire gratuitement Comment publier un livre et Comment gagner votre vie en écrivant sur Kindle.

Pour les livres de développement personnel que j’édite, vous pourrez continuer à les trouver sur Kobo et iBooks. Et il n’est pas dit du tout que je ne change pas d’avis plus tard. J’ai le choix, j’ai le droit, je suis autonome : parfois je fais des erreurs, mais toujours j’ai l’autonomie qui me motive, m’enthousiasme et me rend plus satisfait.

Episode 41 : Romance, bundles et publicités avec Olivia Rigal

Cette semaine, je laisse tomber les masques et je parle Romance avec Olivia Rigal… euh non, la Romance n’est pas mon genre favori (même si j’en ai lu quelques unes). Pour un mec, ça peut faire bizarre, et vous entendrez peut être d’autres parler de « romans de bonne femmes »,  mais j’ai énormément de respect pour les auteurs et les lectrices de romance. Et évidemment, cela me fascine…

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Et je ne parle pas des pectoraux de ce jeune bellâtre… Continuer la lecture

Table des matières et Kindle Unlimited : Amazon parle aux français

Cela a commencé à se produire. Un certain nombre d’auteurs français ont reçu d’Amazon un email leur indiquant qu’ils devaient “déplacer” leur table des matières. Il s’agit principalement d’auteurs qui sont dans Kindle Unlimited (connu en France sous le nom Abonnement Kindle).

Cet email intervient 3 jours après qu’Actualitté ait pondu un article sur le sujet des arnaques aux États Unis pour les livres publiés sur Kindle Unlimited. Une affaire qui remonte à quelques semaines déjà, mais qui n’avait pas encore touché la France.

Il faut savoir que la plateforme de vente Amazon est sous le microscope des personnes qui veulent abuser des failles de la plateforme pour gagner des sommes importantes sans fournir des contenus qui le méritent. Depuis toujours.

Et cela ressemble un peu à la bataille entre les canons et les cuirasses.

On met un doigt pour boucher ce trou, il y en a un autre qui est percé ailleurs, puis un autre etc. Mais aux États Unis, ces abus prennent des dimensions à la taille du pays : certains de ces auteurs malveillants ont été jusqu’à toucher des bonus All Star, ces bonus qu’Amazon réserve aux 50 meilleurs vendeurs de livres sur sa plateforme.

Ils avaient commencé en faisant des livres de 10 pages, que des personnes dans les pays pauvres allaient ensuite télécharger en s’inscrivant sur Kindle Unlimited (et en profitant du premier mois gratuit). A chaque livre, ils touchaient 1,4 USD environ.

Maintenant ils font l’inverse : des livres de 3000 pages sans queue ni tête, avec des liens pour aller à la fin du livre, ce qui permet au vendeur de toucher 3000 * 0,0046 USD = 13,8 USD. Et la table des matières est un contenu qui se trouve à la fin.

L’email reprend à peu près ces termes, d’après un auteur qui l’a reçu :

Bonjour, 
Nous vous contactons pour vous signaler quelques problèmes dans votre livre.

La table des matières est présent dans le arrière du contenu. Veuillez le supprimer et de ajouter la table des matières au début du livre. Voici des ressources qui vous aideront à mettre en forme la table des matières :
* Utilisateurs HTML, consultez la page https://kdp.amazon.com/self-publishing/help…
* Utilisateurs MS Word, consultez la page http://support.microsoft.com/kb/285059
Pour plus d’informations sur les problèmes indiqués ci-dessus, merci de consulter le Guide de qualité Kindle :

https://kdp.amazon.com/self-publishing/help…

Après avoir apporté les corrections au livre, vous pouvez télécharger votre contenu révisé par-dessus le précédent téléchargement dans votre Bibliothèque KDP.

Pour remplacer l’ancien fichier par le nouveau, cliquez sur « Rechercher un livre », téléchargez le nouveau fichier, et cliquez sur « Sauvegarder et publier » à la page suivante.

Nous espérons que ces informations vous seront utiles. Si vous avez d’autres questions, merci de répondre directement à ce message.

Merci d’utiliser Amazon KDP.

Cordialement,

Amazon

Pour ma part, comme les logiciels que j’utilise pour compiler les versions ePub et Mobi de mes livres mettent toujours la table des matières au début du livre, je ne suis pas concerné, et je n’ai pas reçu ce mail.

Si vous ne le recevez pas, ne vous en préoccupez pas.

Si vous le recevez, Charlie Bregman détaille dans son livre Ebook Facile, mais aussi dans ce post Facebook comment modifier votre table des matières avec Calibre.

Evidemment, on aimerait bien que ce genre de souci ne se produise pas, car c’est un peu ridicule : les auteurs sont obligés de modifier leurs livres et de mettre des tables des matières au début de leurs livres, ce qui impacte la qualité de l’extrait disponible sur Amazon, rien que pour faire face aux limitations de l’outil Kindle Unlimited.

A choisir, sur des œuvres de fiction, je me passerai complètement d’une table des matières écrite

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pour ne laisser que la table des matières “logique”

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surtout si cette table des matières écrite ressemble à ça :

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Je sais compter jusqu’à 27 !

Le classement des ventes Amazon, à la loupe, avec une règle de trois

Pourquoi s’intéresser au classement des ventes Amazon ?

3 choses distinctes m’ont amené à me pencher cette semaine sur la question du classement Amazon.

  • Une réflexion d’un auteur qui marche plutôt bien, qui est classé dans le top 20, et qui se posait la question de savoir si le prix du livre avait une influence sur le classement.
  • Les questions de différentes personnes sur la possibilité de participer à une offre éclair chez Amazon ou  l’offre du mois chez Amazon,
  • Un échange avec Jacques Vandroux, ou plutôt Jacqueline, qui devrait nous sortir un article sur le rapport entre ventes mensuelles et classement dans les ventes Amazon dès qu’elle aura fini de lire les 890 pages du dernier bébé de Jacques.

Qu’est-ce que le classement des ventes Amazon ?

Sur chaque page de description d’un livre Kindle, tout en bas de la page, il y a le classement de ce livre parmi les meilleurs.

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Certains auteurs ont tendance à regarder ce classement et à rafraîchir fréquemment la page pour voir leur livre évoluer.

Par ailleurs, pour le marketing, le classement des meilleures ventes d’Amazon est mis en avant par Amazon pour recommander de nouvelles lectures. Rentrer dans un classement catégorie ou dans le classement général, permet donc d’offrir une bien meilleure visibilité à vos livres sur Amazon Kindle.

Il faut savoir que l’algorithme, c’est-à-dire la formule mathématique utilisée par Amazon pour classer les livres dans les ventes est très simple, presque trop simple : il s’agit d’un classement par rapport au nombre de points de classement, tout en sachant que les points sont recalculés (toutes les heures pour le top 100).

Cela se passe comme ça :
Le nombre de ventes de la journée permet d’avoir un certain nombre de points.
Le nombre de ventes de la veille permet aussi d’avoir des points, mais un coefficient de 0,5 est appliqué.
Aux ventes de l’avant-veille, un coefficient de 0,25 est appliqué.
Bref, c’est presque une somme de suite géométrique (argh mes souvenirs de maths sont lointains).

Cela donne donc un certain nombre de points pour un livre. Prenons l’exemple du livre de Guillaume Musso la fille de Brooklyn : disons qu’il fait entre parenthèses (et je sors le chiffre de nulle part) 300 ventes le jour N, 250 ventes le jour N-1, 260 ventes le jour N – 2. Sa note sera alors de 300 + 250/2 + 270/4 = 490

Comparons le au livre de Marc Lévy l’horizon à l’envers, qui fait 100 ventes le jour N, 125 ventes le jour N – 1, 70 ventes le jour N – 2
100+125/2+70/4 = 180.

Ensuite appliquons un tri sur le nombre de points : Russo écrase Lévy car 490 > 180.

Mais si Levy fait 280 ventes tous les jours, cela lui fait 490 points, exactement autant que Russo, et pourtant Russo vend 810 livres, quand Levy en vend 840 sur la même période.

J’ai fait un tableau avec un autre exemple, pour que ce soit plus clair :

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Agrandissez en cliquant sur l’image

Sur ce tableau, j’ai comparé la note de rang de trois livres aux destins différents, en introduisant des petites variations pour voir ce qui se passait. Le livre 1 démarre ses ventes avec une grosse opération de promotion, qui provoque beaucoup de ventes, le livre 2 part plus lentement mais attire plus de monde, le livre 3 part plus tard encore.

Là où le graphe montre des choses qui peuvent étonner les auteurs dans la vie de tous les jours, c’est quand des classements ne reflètent pas la réalité des ventes à un instant T. Vous devriez vraiment cliquer sur l’image pour la voir en grand…

On y voit des aberrations :

  • Dès le jour 7, le livre 2 vend plus que le livre 1, mais il est moins bien classé,
  • Idem au jour 11 entre le livre 1 et le livre 3,
  • Le jour 15, le livre 2 vend moins bien que le livre 1, mais a quand même un meilleur classement,
  • Regardez le jour 19. Qu’est-ce qui cloche ?

Ce graphe est évidemment simpliste, le nombre de livres et les volumes de la boutique Amazon rendant les variations nettement plus complexes.

Pour m’amuser, j’ai fait des variations sur le tableau ci-dessus, en donnant au livre 3 un démarrage en trombe avec 50 puis 45 ventes les jours 2 et 3. Donc plus que les deux autres livres.

Agrandissez en cliquant sur l'image
Agrandissez en cliquant sur l’image

Résultat : Même avec de meilleures ventes, ce livre 3 ne dépasse pas les deux autres. Il lui faut plus de temps pour y arriver.

Ce type de comportement, où le classement a une certaine “vélocité”, a le don de rendre certains chèvre, et d’agacer ceux qui ont tout misé sur une promotion d’une journée. Moi aussi, cela m’a agacé.

Expérience personnelle d’un lancement “raté”

Au début du mois de février, j’ai effectué le lancement sur qui me donne d’un livre de Christian Godefroy, mon père, destination succès.

Ce lancement a été un succès mitigé, car ce livre s’est bien placé dans les ventes de la catégorie santé bien-être, et a même atteint le rang 49 dans le classement du top 100 des ventes, mais le lendemain, il était redescendu. Le surlendemain était sorti du classement des tops 100.

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Mais les ventes elles-même s’étaient beaucoup plus écrasées.

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Cela m’a amené à reconsidérer mon appréciation du top 100 et du classement des ventes, et de la manière dont il faut faire sa promotion au moment du lancement.

Il faut par ailleurs savoir que je suis plutôt partisan du “long-sell” que du best-seller (surtout dans certaines catégories).

Par ailleurs, depuis début octobre, je surveille le classement de chacune des offres éclair, quand elles apparaissent. C’est-à-dire que j’enregistre toutes les heures le classement des livres qui ont été mis en avant par Amazon dans le cadre de la promotion offre éclair, dès qu’ils sont publiés.

Cela m’a permis de voir l’effet d’une offre éclair à chaque fois, mais aussi de connaître l’évolution du classement d’un livre au cours du temps.

J’en ai tiré la conclusion qu’une offre éclair, comme un lancement de grande envergure sont inefficaces pour faire monter un livre dans le classement des ventes et lui offrir ainsi une visibilité plus grande et plus pérenne.

Voici par exemple quelques graphes :

Graphe 1
Graphe 1
Graphe 2
Graphe 2
Graphe 3
Graphe 3
Graphe 4
Graphe 4
Graphe 5
Graphe 5
Graphe 6
Graphe 6
Graphe 7
Graphe 7

Ce qui est intéressant c’est de voir «l’écrasement» du classement après l’offre éclair. Je n’ai pas mis les titres, ni les dates, bande de petits espions ! Le graphe 5 m’amuse le plus, avec ses plateaux. Et j’ai pris des périodes similaires, d’environ une semaine.

Ceci est à comparer avec le même livre que le graphe 5, avec une offre sur un mois :

Graphe 8 - offre mois
Graphe 8 – offre mois

Cette offre sur la durée du mois a permis à ce bon roman de regagner pendant tout le mois une meilleure visibilité, qui s’est traduite par de meilleures ventes, qui s’est traduite par une meilleure visibilité, qui … d’un rang autour de 100, il est revenu à un rang autour de 10.

Quel avantage pour l’auteur ? Plus de ventes sur le moment, mais aussi plus de visibilité aussi pour ses autres livres, et il en a écrit plusieurs… Je ne lui ai pas posé la question, mais je ne serais pas étonné que la plupart de ses titres bénéficient à terme de cette opération, comme pour Wendall Utroi et le retour de Un Genou à terre dans le top 100 à la faveur du succès de L’enjeu.

Les limites de l’algorithme

Savoir comment fonctionne l’algorithme n’est pas tout, car le nombre de points d’un livre n’est pas une donnée absolue. En effet, le classement est fait par rapport à tous les livres. Donc si vous avez une très bonne note, mais que de nombreux autres livres ont aussi une très bonne note, votre livre ne va pas ressortir.

Pour reprendre l’exemple Musso/Lévy, si cinq livres ont une note autour de 490, le classement sera remis en jeu fréquemment, en fait toutes les heures.

Le nombre de commentaires, la note de commentaire, le prix n’ont aucune influence sur le classement dans les ventes

Le classement dans les ventes est complètement agnostique, il ne prend en compte que le nombre de ventes sur une journée et les journées précédentes. Les commentaires et les notes attribuées à un livre permettent d’avoir une bonne appréciation, au moment où un prospect se pose la question d’acheter votre livre, mais n’influe pas sur son classement dans les ventes.

Là dessus, je me repose essentiellement sur le travail de David Gaughran dans son livre Let’s Get Visible: How To Get Noticed And Sell More Books. Cela correspond aussi à la comparaison que je fais régulièrement entre le classement par popularité et le classement par ventes.

Le problème avec Kindle Unlimited

Les livres qui sont dans KDP Select, et font donc partie de Kindle Unlimited ne bénéficient pas de meilleures notes parce qu’ils sont dans le programme, mais chaque emprunt dans la bibliothèque KOLL, chaque téléchargement dans le cadre de Kindle Limited sont comptés comme une vente, et impactent donc la note classement du livre.

Tant pis si le livre n’est pas lu derrière.

Le livre bénéficie quand même d’une meilleure note grâce à cet emprunt ou ce téléchargement, et le crédit est automatique et immédiat.

Il est beaucoup plus difficile d’obtenir un rang que de s’y maintenir

Comme l’historique des ventes est très important et joue in fine beaucoup sur le classement dans les ventes, il est très difficile d’atteindre un rang. Par contre une fois qu’on y est, il est facile de s’y maintenir. Prenons l’exemple d’un livre qui fait 20 ventes par jour pour maintenir son rang par rapport à un nouveau livre qui fait 40 ventes par jour.

Oui, un livre nouveau qui fait des ventes régulières quotidiennement va voir son rang dans le classement des ventes s’améliorer mathématiquement, si les autres livres ont une note qui ne change pas. Le problème c’est que tout bouge en même temps.

Imaginons un livre qui fait 20 ventes par jour tous les jours, au bout de 10 jours, sa note sera de 40. Un nouveau livre qui arrive doit donc faire 40 ventes pour arriver au même classement. Ou 25 ventes pendant 3 jours pour atteindre le même niveau.
Un livre qui fait 100 ventes : il faut 6 jours à un livre qui fait 101 ventes pour le battre.

Le plus mauvais effet est celui de la hausse instantanée de l’offre éclair. Surtout quand on commence avec un mauvais rang. En effet, l’algorithme préfère des chiffres de vente régulier à des grosses modifications.

J’ai fait l’exercice avec un livre qui se vend à une unité par jour, qui bénéficie d’une offre claire qui lui permet de vendre 100 exemplaires, et revient un niveau de 10 livres par jour. Dans ce cas, sa note de classement passe de 100 pour le jour de l’offre éclair à 30 trois jours plus tard : il a bien sûr bénéficié de l’offre claire et est monté dans classement, mais cette pointe de vente ne suffira pas à le maintenir.

Les pré-commandes

La manière dans la boutique Amazon compte les pré-commandes est différente de la manière dont Kobo ou iBooks comptent les pré-commandes. Chez Amazon, les pré-commandes sont comptés comme des ventes au moment où elles sont effectuées, pas au moment où le livre est lancé.

Elles permettent donc de faire monter le livre dans le classement des ventes globales pendant la période de pré commande, mais elles ne permettent pas d’avoir un effet important le jour du lancement.
Sur iBooks, toutes les pré-commandes sont comptabilisées le jour du lancement, si bien que l’on peut avoir des chiffres de ventes qui sont très importants, et accéder directement au top 100.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire de pré-commande, cela reste intéressant dans le cadre d’une série notamment, quand on veut que les lecteurs achètent tout de suite le tome suivant, même s’il n’est pas disponible. C’est bien aussi pour amorcer un lancement.

Comment tirer parti de toutes ces informations ?

  • Un meilleur classement ne signifie pas forcément de meilleures ventes.
  • Il faut deux fois plus de ventes pour atteindre un classement.
  • Un pic de les vendre dans les ventes permet d’atteindre un meilleur rang dans le classement mais une croissance organique permet de le maintenir.
  • Les chargements dans le cadre de Kindle Unlimited ont une influence sur votre rang dans le top des ventes mêmes si les gens ne lisent pas votre livre.
  • Il vaut mieux faire plein de ventes tôt le matin que tard le soir (non je rigole).

Donc, quand vous faites une promotion, privilégiez le long terme. Un jour de promo n’a pas d’impact à long terme sur votre classement et sur la visibilité.

Préférez un lancement en douceur, et faites quelques ventes en précommande pour amorcer le classement. Crescendo c’est le meilleur. J’avais déjà appliqué cette approche en février, sans aller au bout de la démarche, que j’appliquerai la prochaine fois.

Pour avoir regardé un peu le classement iBooks, il me semble que celui-ci est plus simple et plus complexe à la fois. Le nombre total de ventes est plus important.

Le classement des ventes n’est pas le classement de la popularité. On parlera de celui-ci une autre fois 😉

Ne passez pas votre temps à regarder votre classement : c’est trop compliqué à suivre…

PS : ironiquement, un autre article a été publié cette semaine sur la même problématique, en anglais. Tout va bien, nous arrivons aux mêmes conclusions.

Kindle Unlimited : encore une baisse de la rémunération

Cette fois, la baisse de rémunération commence vraiment à piquer. Amazon Kindle a diffusé les chiffres pour la rémunération des auteurs qui sont dans KDP Select, et donc dans Kindle Unlimited, pour la rémunération du mois de janvier.

A 0,00407 € par page lue, c’est la rémunération la plus basse jamais atteinte. En comparaison, la rémunération initiale était de 0,0057 USD (0,0053€) en juillet 2015, quand le système a changé.

Rapporté à une moyenne de 228 pages KENPC par livre, cela fait maintenant une rémunération du prêt de livre à 0,93€, contre 1,2€ en juillet.

Cette baisse survient alors qu’Amazon a augmenté le fonds à 15 millions de dollars pour janvier, contre 13,5 en décembre. A nombre de pages lues équivalent, la rémunération aurait donc dû augmenter. Mais les gens ont beaucoup plus lu. Environ 3,7 milliards de pages, contre 3 milliards le mois précédent.

Comme Amazon a réformé le calcul des KENPC pour le mois de février, et que ce mois (avec 2 ou 3 jours en moins que janvier) a chroniquement des emprunts moins importants, il est impossible d’estimer quelle sera la rémunération le mois prochain. Il serait même possible qu’elle remonte.

Il nous est aussi impossible de déterminer quel est le taux de personnes qui se sont abonnées à KU sur leurs nouveaux appareils Kindle de Noël, et vont continuer l’abonnement. Et la météo a aussi son rôle (des journées pluvieuses ou neigeuses augmentent le nombre de pages lues).

Mais il ne faut pas se leurrer : elle va continuer à descendre. A quel moment l’avantage pécuniaire et en termes de visibilité va-t-il succomber à la baisse de la rémunération ? Amazon cherche, et n’a toujours pas trouvé.


PS : Jacques-Line Vandroux avait publié un point d’étape sur la rémunération Kindle en juillet 2015.

PPS : En 2015, Amazon a distribué 131,6 millions de dollars avec le fonds KDP Select. Une goutte d’eau ?

 

Oyster, Amazon et Google

Hier 21 septembre, le service de vente et d’abonnements aux ebooks Oyster a annoncé qui allait faire un coucher de soleil… Sans mentir, c’est le terme sunset qui a été utilisé.

Oyster est un service anglo-saxon d’abonnement à de la lecture illimitée et de vente d’ebooks qui a ouvert en septembre 2013. Le catalogue était assez riche, avec 1 million de titres, des partenaires comme Smashwords et Draft2Digital, et publiait des livres aussi bien des indépendants que des big five.

Cette fermeture survient un peu plus d’un an après l’ouverture par Amazon de son offre Kindle Unlimited qui était presque un copier-coller de l’offre d’Oyster ou de Scribd (le troisième fournisseur majeur de forfait de lecture). Limité aux États Unis, et n’ayant jamais réussi à décoller, Oyster a finalement bu la tasse.

De nombreuses choses ne sont pas claires dans cette fermeture, car Google est impliqué mais sans une communication explicite. En effet Google a signé un accord pour récupérer la majorité des salariés d’Oyster. Mais la société elle-même, son catalogue, ses clients, ce n’est pas dit clairement pour le moment, ni dans un sens, ni dans l’autre.

Avec 1 million de pages lues par mois, il faut dire qu’Oyster faisait pâle figure face à Kindle Unlimited et ses 2,3 milliards (2 300 000 000) de pages lues estimées en août 2015.

Qu’est-ce que cela veut dire pour les auteurs ? Déjà pour les auteurs qui avaient contracté avec Oyster, c’est génial car le communiqué de presse ne parle pas d’eux… Est-ce que leurs droits seront payés ? Est-ce que leur contrat continuera ailleurs avec quelqu’un d’autre ? Donc, comme d’habitude, l’auteur est la 6ème roue du carrosse (celle dont on ne parle pas).

Il ne reste plus que deux acteurs majeurs aux Usa, le marché le plus important, et celui qui fournit un alignement aux autres. Scribd est déjà en difficulté, comme l’a prouvé l’abandon de la romance au début de l’été. Et Scribd est une deuxième société qui ne gagne pas d’argent aujourd’hui : elle a surtout reçu des millions et des millions de dollars d’investisseurs en capital-risque (au moins 48 millions peut-être pas tout libéré).

De son côté Amazon continue vraisemblablement à traiter Kindle Unlimited comme un “loss-leader”, c’est à dire allonge tous les mois de l’argent dans le fond KDP Select pour continuer à intéresser les auteurs à leur programme d’exclusivité, malgré une baisse de 10% de la rémunération à la page lue entre juillet et août 2015. Difficile d’avoir un chiffre exact sur les abonnés réels à KU, mais les chiffres que j’ai vus sont de plus d’un million d’abonnés, soit 10 millions de dollars de chiffre d’affaires à comparer aux 11,8 millions distribués en  août. Amazon perdrait donc quelques millions de dollars par mois avec Kindle Unlimited.

L’objectif ? Écraser la concurrence, être le seul acteur sur le segment des forfaits de lecture. Garder les clients pour qu’ils continuent à consommer (acheter) d’autres livres et d’autres produits chez Amazon. Et n’allez pas penser que pour Amazon, c’est beaucoup d’argent. Ils ont perdu 214 millions de dollars en 2014…

Donc bientôt, si cela continue, le précipice se rapproche pour Scribd, et qui va se retrouver ultra-dominant sur le marché du “forfait-lecture” ? Amazon.

Sauf que Google semble vraiment s’intéresser aux livres à nouveau ces temps-ci. Et pourrait relancer l’offre d’Oyster à l’intérieur d’Alphabet (la holding qui détient Google).

Bref, on ne sait rien, il faut rester agile et avoir ses lecteurs sous le coude pour pouvoir les balader d’une plateforme à l’autre si on veut survivre… parce que dans 10 ans, Kindle n’existera plus, on lira tous des romans avec un compteur qui nous dira combien de mots on lit, directement relié à nos cerveaux par une Apple Watch avec un logiciel Google.

Une partie de la solution c’est d’avoir votre mailing-list, un vrai contact direct avec vos lecteurs. Et hop, vous avez vu comment je vends mon cours gratuit ?

Pour lire d’autres commentaires :

http://rogerpacker.com/blog/oyster-closes-in-ebook-subscription-shakeout/

http://www.niemanlab.org/2015/09/googles-grab-of-oyster-suggests-ebooks-like-news-are-becoming-content-read-on-big-platforms/ (malgré quelques grosses inexactitudes comme le commentaire sur l’enquête AAP)

Amazon, Google, Apple. Qui manque-t-il pour faire un bel acronyme ?

(M-A-J) : Mark Coker a aussi des choses à dire. Il est directement concerné, puisqu’il est partenaire d’Oyster avec Smashwords.

Kindle Unlimited 2.0 : qu’est-ce que ça change ?

Nous sommes le 5 juillet… Et les nouveautés de Kindle Unlimited 2.0 ont commencé à arriver. Si vous avez mis un ou plusieurs livres dans KDP Select, cela peut vous impacter. Si vous ne l’avez pas fait, il vaut mieux que vous sachiez d’ores et déjà tout ce que cela change.

Première chose de nouveau, le KENPC (presque aussi célèbre que le TDNEMIP). Bon, je ne le dirai qu’une fois : le nombre de pages qu’Amazon prend en compte pour votre livre. Il est normalisé selon une méthode différente des précédentes. Je ne veux pas savoir comment ils font, vous ne voulez pas le savoir, mais avoir une approximation serait utile.

Sur Propulsez votre ebook sur la boutique Kindle, le KENPC est de 120 pages. Contre 84 pages sur la page description de la boutique Kindle. C’est un petit livre de 13554 mots.

82 questions sur l’Autoédition : 31840 mots, 293 KENPC et 204 pages dans la description.

Comment faire pour connaître le KENPC de votre livre ?

Sur KDP, Allez dans votre bibliothèque, et choisissez “Promotion et publicité” dans le détail.

Capture d’écran 2015-07-05 à 14.33.17

Le KENPC sera affiché dans la case concernant KDP Select :

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Mon problème personnel, c’est que le KENPC n’est pas une variable du nombre de mots… Dans le premier titre, Amazon compte 112 mots par page, dans le deuxième 156 mots par page.

Mais dans mon cas, il y a plusieurs illustrations dans les livres, donc il est un peu logique que le nombre de mots par page soit inférieur.

J’ai donc vérifié avec d’autres auteurs qui publient sur Kindle, et sur un vrai roman de fiction, Patrick Ferrer (Auteur du Baiser de Pandore) m’a tout de suite répondu 177 mots par page. Ce qui est en ligne avec ce que j’ai lu sur les blogs et articles d’auteurs anglo saxons.

On peut moyenner à 150 mots par KENPC.

Pourquoi mon attachement au nombre de mots d’un roman ? On le voit bien avec ce fameux KENPC, le nombre de pages est vraiment trop compliqué à estimer. Entre votre version Word, votre version Kindle décrite sur Amazon et le nombre de KENPC pris en compte par Amazon, on peut varier du simple au double !

Quand on me dit “Mon roman fait 150 pages, en Verdana 10”, je n peux pas savoir vraiment s’il est long. Beaucoup de paragraphes, avec des interlignes, ou juste des retours chariot ? Si on dit 50 000 mots, je dis bien, 90 000 mots bravo, 150 000 mots… je vais faire une réserve de noisettes car c’est un vrai pavé.

Bien sûr aussi, tout le monde n’utilise pas toujours des mots aussi longs pour écrire. J’ai une moyenne autour de 6 signes par mot. Et vous ?

Au moins, avec le nombre de mots, on est plus proche de la longueur totale. Je vais essayer de rebrancher mon cerveau sur le nombre de signes pour la prochaine fois.

Impact de l’usage du KENPC sur la rémunération

En clair, combien rapporte une page lue ? Amazon nous l’a dit (ils ont encore mal à la langue, qu’ils ont mordue juste après avoir envoyé l’email).

“In mid-July, we will post results for the fund in June, expected to be at least $11M, making June the largest monthly payout so far. As previously announced, the KDP Select fund for July and August will also be at least $11M.. . .As measured using KENPC, during the month of June, KU and KOLL customers read nearly 1.9 billion Kindle Edition Normalized Pages (KENPs) of KDP Select books.

(1.9 x 10^9) / (11 x 10^6) = 0.005789 USD

Un demi-cent de dollar par page lue. Désolé, je n’ai pas reçu le même email en français.

En continuant avec Patrick, qui a mis ses infos, et mérite un peu plus que 0,33 € de rémunération sur le premier tome du Baiser de Pandore, 290 pages donne une rémunération de 1.67 USD, soit 1,50 euros.

Waouh !

Comme quoi, ça paye d’écrire des romans assez longs…

Euh, qu’est-ce que je dis ? Est-ce que le prix d’un livre serait proportionnel à la taille de celui-ci, principalement dans la fiction ? Serait-ce un modèle de calcul de prix qui aurait du sens ?

Est-ce que les deux autres tomes de Patrick , à 1,99 € tous les deux, pour un nombre de pages plus important, seraient sous-évalués ?

Pour un modèle de prix plus mathématique

Je ne sais pas si vous avez déjà réussi à le faire marcher, mais il y a maintenant dans KDP un nouvel outil en page “Droits et Territoires”.

Capture d’écran 2015-07-05 à 15.35.40

(Merci de me donner une capture d’écran qui donne de vraies infos si vous en avez une, même floutée).

La présence seule de cet outil nous permet de voir qu’Amazon veut que nous fassions évoluer notre modèle de prix pour aller vers quelque chose d’assez mathématique.

Prenez un livre comme le Projet Anastasis de Jacques Vandroux. En version imprimée CS il fait 524 pages. Comme une page imprimée fait 300 à 350 mots, le KENPC de ce roman doit être proche de 1050. Si quelqu’un le lit en entier, cela fait pour Jacques une rémunération de 6.07 USD, soit 5,46 €. Beaucoup mieux que les royalties sur le prix actuel.

Et donc un prix plus en phase avec ce qui est pratiqué par les éditeurs traditionnels.

Évidemment,  tous ces chiffres sont sujets à caution. Ce qui est intéressant c’est la démarche, l’évolution.

Cela n’arrange pas mes affaires : à 120 pages, Propulsez votre ebook sur la boutique Kindle ne me rapportera plus que… 69 cents de dollar. C’est toujours lieux que les royalties, me direz-vous… Pas grave, je ne l’ai pas mis dans KDP Select pour abuser du système (même si j’en  ai profité en effet pendant un mois avec un gain de 1,2 € par prêt/lecture).

Je suis sûr que tout le monde est en train de sortir sa calculette, alors récapitulons :

  • 150 mots par page pour une page “KENPC”
  • 0.005789 USD ( 0.00520874573 euro) par page KENPC

Vous pouvez maintenant calculer le gain par livre d’une lecture complète pour chacun de vos titres si vous retrouvez le nombre de mots.

Je suis à peu près persuadé que mes calculs vont se révéler faux venu fin juillet. Dites-moi tout de suite si vous trouvez une faille dans mon raisonnement.

Conclusion

Ecrivez de grands livres que les lecteurs veulent lire jusqu’à la fin. Vous serez mieux rémunérés. C’est la conclusion que j’en tire.

Pff… tout ça pour ça.

Commencez pas à me demander ce que je pense des journalistes…

… parce que le portrait que je vais en tirer est loin d’être glorieux.

Suite à l’annonce de jeudi/vendredi d’Amazon Kindle Direct Publishing, on a vu fleurir tout un tas d’articles factuellement erronés, particulièrement dans leurs titres.

Liberation

L’obs/Rue89

Presse-Citron

The Telegraph

Les discussions s’enchaînent sur Facebook, ce qui prouve que le sujet intéresse et inquiète les auteurs. Ceux-ci auront aussi intérêt à lire l’article que j’ai écrit le 15 juin aussi, pour tempérer leur analyse, ainsi que les commentaires.

On nage en plein délire !

Voici un commentaire supplémentaire récupéré sur FB :

En dehors de la boutade (ça profite surtout à Amazon), la manière dont ils vont calculer cela sera à peu près équitable. Disons que nous sommes les deux à lire dans KU. Je lis 50% de ton roman de 300 pages, et 100% du roman de Jacques Vandroux de 400 pages, et 20% de mon livre de 100 pages. Tu lis juste ton roman. Total lu : 870 pages. Tu touches (en tant qu’auteur) 450/870 de la somme globale payée par Amzn, Jacques 400/870 et moi 20/870. Vous deux qui avez écrit des livres plus importants que les miens toucherez plus.

Avec l’ancien système, j’aurais touché 1 crédit, toi 2 et Jacques un seul.

Donc plus équitable qu’en abusant du système, et plus équitable pour les auteurs qui écrivent des “gros livres”.

Toi 52%, Jacques 45% et moi 2% au lieu de 50%, 25%, 25%

Je ne dis pas que c’est parfaitement équitable. Juste que cela évitera les abus et les déséquilibres terribles.

Entretien avec Jacqueline Vandroux sur l’autoédition Kindle, iBooks et Kobo

Le podcast pour publier sur Kindle iBooks et Kobo Le podcast pour publier sur Kindle iBooks et Kobo

L’épisode 8 est la seconde partie d’un entretien que j’ai eu avec Jacques Vandroux (en fait Jacques et Jacques-line Vandroux). Cette fois, on écoute Jacqueline nous raconter son expérience d’éditrice sur tous les plateformes, son blog, comment elle en est venue à écrire elle-même un ebook, mais cette fois pratique, pas un roman.

J’avais déjà enregistré une intervention de Jacques et Jacques-line sur le stand Amazon du Salon du Livre à Paris, disponible ici.

Pour écouter directement cet épisode :

Vous pouvez retrouver Jacqueline sur son site et sur sa page Facebook.

Et bien sûr, si vous n’avez pas encore lu son livre qui raconte par le détail ses démarches pour mettre les livres sur Kindle et ailleurs, vous devez corriger cette grosse erreur :

Si vous appréciez ce podcast, merci de rajouter des commentaires, ici ou sur iTunes. Sur iTunes, vos commentaires permettront à d’autres auditeurs de le découvrir plus rapidement.

Je vous conseille de souscrire à ce podcast dans iTunes ou d’utiliser une autre application pour ne pas rater un épisode. Vous pouvez aussi vous abonner au fil RSS des podcasts. Continuer la lecture

Podcast autoédition 7 avec Jacques Vandroux : l’écriture

Le podcast pour publier sur Kindle iBooks et Kobo
Le podcast pour publier sur Kindle iBooks et Kobo

L’épisode 7 est la première partie d’un entretien que j’ai eu avec Jacques Vandroux (en fait Jacques et Jacques-line Vandroux). Jacques est celui qui écrit le plus dans le couple, et a écrit les plusieurs romans que vous pouvez souvent voir dans les meilleures ventes d’Amazon Kindle.

J’avais déjà enregistré une intervention de Jacques et Jacques-line sur le stand Amazon du Salon du Livre à Paris, disponible ici.

Pour écouter directement cet épisode :

Vous pouvez retrouver Jacques sur son site et sur sa page Facebook.

Et si vous appréciez les polars ou les romans un peu fantistico-policiers, vous ne devriez pas le rater sur Amazon Kindle :

et d’autres…

Ou sur Kobo : et

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Retrouvez la transcription après le pli.

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