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Salon et promo

Je voulais vous rappeler, surtout si vous habitez dans la région lyonnaise, que se tient aujourd’hui le premier salon de l’auto-édition de Pierre Bénite. J’y serai pour discuter avec d’autres auteurs et participer à des présentations.

Je profite de l’occasion pour mettre en promo exceptionnelle pendant le week-end 2 livres :

  Propulsez votre ebook sur la boutique Kindle, boite à outils de techniques de marketing pour aller plus loin plus vite sur Kindle, qui est à a 0,99€ au lieu de 3,99€.

  Les Ouvrages Du Domaine Public, un ebook écrit par mon père Christian Godefroy, qui a été éditeur pendant plus de 30 ans, et qui a créé la formation Kindle Bank System.

Si vous n’avez pas encore lu ces ouvrages, c’est le moment d’en profiter, ils coûtent moins cher qu’un mauvais café à un distributeur, et ils vous apprendront  plus de choses, que vous pourrez transformer en actions.

Si vous les avez déjà lus, c’est l’occasion d’en parler aux gens que vous connaissez et que cela peut intéresser. Ils ne sont en promotion que sur Kindle (car ils sont dans KDP Select).

Comment bien faire une réduction de prix d’ebook pour une promotion sur Kindle, iBooks ou Kobo

Cela s’est encore produit aujourd’hui : quelqu’un que je suis a essayé de faire la promotion de son livre avec une offre commerciale, et cela a fini en eau de boudin à cause des limites des outils d’administration des plateformes. Je me suis donc dit que j’allais écrire un petit article explicatif sur la question qui puisse servir de référence à tous les auteurs indés pour les deux jours à venir.

Mais avant, on va améliorer le dictionnaire de cet article : promotion est une action incentive pour vendre ses livres, offre commerciale est le fait de proposer une réduction sur ledit livre en version numérique pour convaincre le lecteur de succomber au désir de lire ledit livre.

Je dis souvent que le marketing c’est le fait de trouver les lecteurs qui sont intéressés par votre livre mais ne le savent pas. J’irai aujourd’hui plus loin en disant qu’il s’agit aussi de permettre à ces lecteurs de ne plus voir de barrière entre leur désir de lire ce livre et l’achat.

Donc, avant de faire une offre spéciale, il faut déjà avoir trouvé votre cible, savoir vous adresser à celle-ci, et avoir les moyens de la toucher au bon moment sous l’angle de l’offre commerciale. Vous ne pourrez pas convaincre des personnes qui ne sont pas intéressées par le genre dans lequel vous publiez d’acheter, par exemple.

Ils faut planifier cette promotion : avant, pendant, après. Savoir à quel moment vous allez baisser le prix pour réaliser l’offre commerciale, comment vous allez en parler ou pas avant, et ce que vous pourrez faire après.

Avez-vous les cartes en main ? Passons à l’opérationnel avec les boutiques, puis nous aborderons les cas particuliers.


Avertissement

Sur KDP, il y a une fonction extrêmement fallacieuse ou imprécise, un panneau dans lequel beaucoup de novices tombent : le Kindle Countdown Deal. Amazon ne prend aucune précaution pour expliquer cela, et au contraire va vous vendre le Countdown Deal comme la solution idéale pour les offres commerciales. Mais cela ne fonctionne que sur le marché Nord Américain (et encore, je ne suis pas sûr que cela fonctionne au Canada). Méfiez-vous en comme la peste jusqu’à ce que la fonction change.

Kindle Countdown Deal = Marche pas


Changer ses prix chez Kobo

Kobo a récemment fait évoluer l’interface de Kobo Writing Life en apportant plus de fonctions sur la fixation du prix.

C’est une bonne chose parce que les fonctions manquaient. C’est aussi bon signe car une interface qui évolue est le signe d’une bonne santé opérationnelle.

On peut maintenant programmer des modifications de prix mais aussi des offres commerciales, en faisant le distingo entre les deux choses, et en maîtrisant l’ensemble des devises.

Bon, OK, parfois cela fait trop d’info et je doute que vous vendiez beaucoup de livres en Rands sud africains… Mais qui sait ? L’Afrique du Sud est un pays à la démographie vigoureuse, il est possible que vous accédiez à un marché de qualité un jour là-bas.

Avec Kobo, définissez un prix promotionnel, sa date de validité et choisissez les territoires
Avec Kobo, définissez un prix promotionnel, sa date de validité et choisissez les territoires

Sur l’interface de KWL, vous pouvez donc programmer une promotion avec une offre commerciale en cliquant sur « Programmez une promotion » :

Puis vous pourrez donc fixer la date de début et la date de fin de votre offre commerciale, et changer les prix par devise. Je vous conseille de veiller toujours à répercuter votre offre commerciale en dollars canadiens, l’autre grand pays de la langue francophone de Kobo, sinon Marie Bo va vous sonner les cloches.

Petite particularité de Kobo : la date de fin de l’offre commerciale correspond en fait à 23h59 le jour choisi. Donc dans l’image ci-dessus, j’ai choisi une promotion d’une seule journée. Dieu merci, cela est expliqué.

Ensuite, Kobo va vous envoyer des emails pour vous prévenir de la promotion, pour vous rappeler la promotion etc. Et le jour J, vous n’aurez rien à faire. Ce sera automatique et vous pourrez continuer à boire de Daïquiri. Ou à spammer vos copains sur Facebook.

Autre petite nouveauté qui n’est malheureusement pas encore répercutée pour nous les indés : la boutique Kobo affiche les réductions.

Oui, vous savez, cette information que Kindle a fait complètement disparaître, même des offres éclair ? Sur Kobo ils se sont rendus compte que c’était incitatif à l’achat, donc ils ont au contraire décidé de l’afficher clairement dans la page du titre.

Mais comme je le disais, ce n’est pas encore disponible pour nous. Je ne vous invite pas à écrire à l’équipe Kobo Writing Life tous les jours pour que nous y ayons aussi accès. Ce n’est pas moi. Non, n’écrivez pas tous les jours.

Si vous mettez le titre à 0,0 €, il n’y aura pas 0€, mais « gratuit ».

Dans l’exemple ci-dessus, il s’agit du livre de mon père La Dynamique Mentale, publié en 1976, et en promotion exceptionnelle jusqu’au 22 janvier, un livre de développement personnel.

Le 23 janvier, automatiquement, ce livre reviendra à son prix initial de 2,99€.

Ces fonctions de programmation de prix fonctionnent tout le temps, même pendant la trêve des confiseurs. J’ai testé… car je n’avais pas prévu mes promotions avant cette trêve.

Vous pouvez normalement combiner une offre commercial avec un changement de prix plus long, mais je ne vous conseille pas de le faire, car malheureusement l’interface de KWL est encore connue pour ses sautes d’humeur.

Sur iBooks

Sur iTunesConnect d’Apple, vous n’avez pas ce risque. Ils se servent du même outil pour vendre 1 Milliard de Dollars d’applications sur iPhone, iPad etc : je vous assure que l’interface fonctionne. En plus, l’application est faite en WebObjects, un logiciel que j’ai utilisé plusieurs années pour… mais je disgresse, je disgresse.

Une fois arrivé dans le site, et votre livre choisi, vous verrez en haut à droite les tarifications.

C’est là que vous pourrez programmer votre changement de prix. Cliquez d’abord sur Modifier territoires et tarifs

puis choisissez les choses que vous voulez modifier à savoir la devise de référence, et le prix, d’une date à une autre. Attention, le prix est avec le point comme séparateur. Cela fait toujours mauvais effet de faire une offre commerciale à 299€ au lieu de 2,99€.

Ici, la date de fin est le jour où le titre revient au prix normal, pas 23:59 le jour où la réduction s’applique. Ce n’est donc pas le même mécanisme que sur Kobo.

Ensuite vous choisirez les territoires ou la réduction s’applique, voire vous cocherez « Tout sélectionner ». Le site web vous propose ensuite un écran de vérification et de validation en appliquant les seuils choisis par Apple que vous pouvez modifier pays par pays.

Les dates de changement de prix sont à mon sens plus claires :

Là aussi, tout est automatique le jour qui va bien, dans un sens comme dans l’autre.

Pour voir le tarif appliqué partout, il vous faudra avoir le don d’ubiquité. Car vous ne pouvez accéder qu’à la boutique française quand vous avez un compte en France etc. Et si vous avez acheté votre propre livre chez iBooks, vous ne pourrez plus le voir… Soyez confiants.

Sur Kindle : changer ses prix à la main

J’ai des livres en anglais et j’ai fait des promotions aux États-Unis, j’ai donc pu tester les fonctions de Kindle Countdown Deals. Que c’est confortable, vous dites quand changez le prix, et pof, ça marche.

Alors pourquoi faut-il que nous ayons encore cette interface arriérée en France ? Le stress qui va avec ? Est-ce un supplice chinois mis à la sauce américaine ? Je dois changer mon prix quand, la veille, le jour même, à quelle heure ? Et pendant les fêtes, quand on est censés avoir moins de monde de disponible pour valider les changements ? Quoi il va leur falloir 72 heures, non c’est pas possible ?

Frustrations, frustrations.

Dans 90% des cas, faire ce que je vous recommande fonctionnera bien : la veille de votre offre commerciale, vers 18h, connectez-vous sur KDP, allez voir votre livre, faites attention à la monnaie de référence ou, mieux, modifiez les prix territoire par territoire.

Attendez tranquillement le mail de KDP qui vous prévient de la validation de cette modification, allez vérifier. Puis communiquez.

Bon il y a les cas où cela ne fonctionne pas. Si par ailleurs vous avez programmé d’autres communications, vous êtes Gros Jean Comme Devant. Mais vous ne pouvez plus rien faire, alors pas de crise de nerfs.

Je ne vous montre pas l’interface spécifique pour programmer la modification de prix pour votre offre commerciale, puisqu’il n’y en a pas.

Une fois la période finie, vous devrez faire la même opération dans l’autre sens. Parfois vous pourriez oublier… Alors mettez des notes dans votre agenda, des alertes sur votre téléphone, ne faites pas comme moi.

Cas particulier 1 : passage au gratuit

Je ne parle pas ici du passage au gratuit si vous êtes sur KDP Select. Vous savez probablement le faire. Non, j’envisage le cas où vous passez un livre en gratuit sur Kobo et iBooks.

Vous ne pourrez rien faire pour la version Kindle, que l’enlever de la publication (ne le faites pas !)

Tant pis, ils s’en rendront compte à un moment, peut être, sur certains territoires.

Dans ce cas, ne communiquez pas sur cette plateforme.

Cas particulier 2 : l’offre éclair

Si vous êtes dans KDP Select, vous pouvez avoir la proposition d’une offre éclair par l’équipe KDP. C’est eux qui se chargent de tout. Ils choisissent la date, ils la changent éventuellement au gré du vent. Ils changent le prix, la promo ne s’affiche pas, et autres péripéties qui ne sont pas bien graves si elles ne sont pas systématiques (l’offre éclair a eu plusieurs soucis cette semaine, très agaçant).

Si vous êtes hybride, je vous fais un rappel à la loi sur le prix unique du livre (valable aussi pour les livres numériques comme l’a rappelé le ministère de la culture avec la loi de 2011). Vous pouvez en effet bénéficier d’une offre éclair sur Kindle, même en étant aussi publié sur Kobo et iBooks.

Ne dites pas que c’est la faute de votre diffuseur ! Menteur, menteur. Pourquoi votre livre est à 0,99€ sur Kindle et à 4,99€ sur Kobo ? Sur Kobo aussi les éditeurs sont en contrat d’agent et fixent les prix publics. C’est donc de leur responsabilité si le prix n’est pas répercuté partout.

Il n’y a qu’en Allemagne que les éditeurs se font poursuivre pour ce genre de choses, en France, entre nous, personne ne va le faire remarquer… Hypocrites.

Et vous ?

Avez-vous des anecdotes désagréables à raconter ? Avez-vous rencontré des boutiques qui font les choses de manière plus efficace et plus souple ? N’hésitez pas à le dire dans les commentaires, ou à me poser des questions pour approfondir la question.

Un nouveau concours pour un nouveau livre

J’organise enfin un troisième concours pour gagner mon dernier livre paru sur l’autoédition et le marketing des livres sur les boutiques numériques.

Ce livre vient tout juste de paraître, aussi il a besoin de vos commentaires, si vous gagnez, qu’il vous plaît, et que vous avez envie d’en laisser un, notamment sur la boutique Kindle (mais pas que).

Pour participer et avoir l’opportunité de gagner un des 5 exemplaires offerts, il vous suffit de vous inscrire sur la page de giveaway chez Goodreads. Seuls les résidents de France, Belgique et Suisse peuvent participer toutefois.

Ce livre est aussi disponible en version numérique à télécharger sur les boutiques numériques :

La version papier est dans les tuyaux, il devrait apparaître dans les tous prochains jours (c’est toujours un peu une surprise). Je n’ai pas réussi à finir la version audio à temps, j’ai mis mes priorités à l’envers.

Le giveaway sur ce livre est plus long, vous avez jusqu’au 30/11 pour vous inscrire.

“Service Presse” : rendre plus facile la lecture et le commentaire sur vos livres

En annexe de l’entretien et du podcast, j’ai discuté avec Alice Quinn du développement du service presse en ligne NetGalley en France.

J’avais découvert justement ce service grâce à elle lors de la sortie de l’un de ses précédents romans aux États-Unis, car Amazon Crossing avait utilisé les services de NetGalley pour diffuser ce roman auprès de “lecteurs professionnels”.

Ils sont présents en France depuis bientôt un an. J’ai essayé de les rencontrer lors du Salon du Livre à Paris de mars 2016, où ils avaient un tout petit bout de stand.

Ce prestataire de services pour les éditeurs les met en relation avec des journalistes, rédacteurs, lecteurs de bibliothèques etc. Comme ils le disent eux-mêmes :

Les éditeurs qui déposent leurs épreuves avancées et services de presse sur NetGalley cherchent à diffuser leur titre le plus en amont possible auprès d’une communauté de lecteurs professionnels et influents, qui prescrivent et recommandent : libraires, journalistes, bibliothécaires, blogueurs, professeurs, documentalistes, etc.

Peut-on repérer les commentateurs Net Galley sur Amazon ?

C’est parfois possible, notamment quand le commentateur le signale haut et clair :

merci à Amazon pour ce service presse (via NetGalley)

… peut-on ainsi lire dans les commentaires de Surprise au bout du fil.

Peut-on, en tant qu’auteur autoédité, avoir accès à leurs services ?

Malheureusement, à ce jour, non. Ils proposent des choses pour les autoédités sur le marché anglo-saxon, mais pas encore en France, où ils fonctionnent uniquement avec un abonnement.

Pourquoi je vous en parle alors ?

C’est à surveiller, pour voir si les lecteurs de ce service sont des lecteurs qui ajoutent de bons commentaires, et si cela peut avoir un impact pour vous.

Cela signifie parfois avoir le livre prêt plusieurs mois avant le lancement pour permettre la lecture par les lecteurs.

Ils ont plusieurs éditeurs comme clients, dont Amazon Publishing : on n’est donc pas prêts de voir les commentaires liés à du service presse disparaître.

Enfin, s’ils ne se rendent pas compte qu’un tel service peut intéresser les autoédités, ils n’étendront pas leur service. Il faut donc profiter des occasions où vous pouvez les rencontrer, communiquer avec eux pour leur dire que vous pourriez être intéressés.

Être autoédité, cela ne veut pas toujours dire tout faire soi-même. Au contraire, on peut se professionnaliser en déléguant certains aspects du travail à des prestataires.

En tant que lecteur, si vous avez la bonne ligne éditoriale et un blog ou un autre canal de communication qui rassemble assez de lecteurs, mettez en avant votre adéquation avec les titres d’un auteur, et lisez la charte de l’éditeur pour savoir si vous êtes dans les clous pour recevoir un exemplaire gratuit.

Podcast autoédition : un retour pas comme les autres

Eh oui, le podcast reprend et pour cette troisième saison, on commence avec Sonia Dagotor. J’ai rencontré en chair et en os Sonia lors du salon du livre Livre Paris en mars 2016, mais cela faisait un certain temps que nous échangions des infos ou des conseils ou des anecdotes dans plusieurs groupes d’auteurs qui font de l’autoédition, sur Facebook.

La sortie de sa deuxième aventure, avec Un vœu pas comme les autres, a été l’occasion pour elle de confirmer encore une fois que les auteurs qui s’accrochent à l’autoédition et creusent leur sillon ont tout à y gagner.

un vœu pas comme les autres - Sonia Dagotor Continuer la lecture

Enquête autoédition : Professionnalisation et promotion

Commençons par le plus important : j’ai craqué. Je n’ai pas réussi à trouver un titre d’article proche du titre d’une chanson d’un Patrick… Ça c’est pour l’anecdote.

En même temps, promotion et professionnalisation… C’était pas facile. Et ce n’est pas facile non plus pour les autoédités.

Dans ce 5ème article sur l’enquête menée en août 2016 auprès d’autoédités, j’aborde donc ces deux questions pour qu’ils donnent leurs impressions, qu’ils disent ce qui est le plus important et fonctionne pour eux. Cela complète les interviews menées avec des autoédités individuels qui cherchent eux-mêmes en permanence ce qui fonctionne le mieux pour eux. Continuer la lecture

Comment offrir une version gratuite de son ebook avec un code promo iBooks

Un avantage de la boutique de livres numériques pour les autoédités est qu’elle permet d’offrir très simplement des versions gratuites de vos livres autoédités sur celle-ci avec un code promo. Ou pas ?

Oui, vous pouvez offrir jusqu’à 250 exemplaires de votre livre en donnant des codes promotionnels.

Non, car la plupart des gens ne savent pas comment les offrir, et parce que les lecteurs ne savent pas les utiliser.

En un seul article, je réponds à ces deux problèmes. Waouh ! 😉 Continuer la lecture

Podcast autoédition 38 – Vers l’infini et l’au-delà !

Cette semaine dans le podcast de l’autoédition, je reçois Pascal Bléval, auteur autoédité que j’ai eu le plaisir de rencontrer de visu au Salon du Livre de Paris en mars. Pascal n’a pas un profil similaire aux autres auteurs interviewés récemment dans le podcast, mais l’intérêt est justement de rencontrer des profils différents, variés, originaux, avec des projets divers.

En l’occurrence, Pascal est fan de science fiction en tant que lecteur, donc il écrit dans ce genre en tant qu’auteur, et s’oriente plus vers la science-fantasy (un genre que je ne connaissais pas avant de lui parler). Que ce soit en édition traditionnelle ou en autoédition, ce n’est pas la catégorie favorite des français. À tort, puisque c’est un genre génial et que les français s’y sont illustrés, tant dans des catégories 100% SF que plus littéraires (Barjavel ou Boulle). Non, je n’aime pas la science-fiction…

L'intégrale du livre de Pascal
L’intégrale du livre de Pascal

Comme Alan Spade que j’avais interviewé auparavant, Pascal a choisi de mettre un tome de sa première trilogie à très petit prix (gratuit même), et il utilise cette stratégie pour percer petit à petit dans sa catégorie. Mais comme on le voit dans l’entretien, il n’a pas l’intention de s’arrêter là !


Petite interruption avant de passer à l’entretien. J’ai récemment réalisé une version papier de 82 questions sur l’autoéditionet je fais en ce moment un concours avec tirage au sort pour gagner des versions papier ou numériques de ce livre.

Vous pouvez aussi gagner un exemplaire papier ou numérique avec Jérémie Lebrunet à l’occasion du lancement de son très bon guide sur le formatage et la typographie.


Pour écouter le podcast en entier :

La retranscription

Cyril. – Bonjour ! Aujourd’hui, je reçois Pascal Bléval dans le podcast de l’autoédition. Bonjour Pascal.

Pascal. – Bonjour Cyril ! Bonjour à tous et à toutes.

Cyril. – Est-ce que tu aurais la gentillesse de te présenter, de présenter un petit peu ton parcours en autoédition et tes livres ?

Pascal. – Alors, mon parcours en autoédition est relativement récent. Cela va faire deux ans que j’ai commencé à m’autoéditer, mais pour l’instant je n’ai que deux publications sur différents sites : Amazon, Fnac, et deux-trois autres. À part ça, ça fait quand même pas mal de temps que j’écris. On va dire depuis la fin du lycée, avec une petite interruption de cinq-six ans au beau milieu de tout ça. Donc ça fait pas mal de temps que je pense à l’écriture. Jusqu’à maintenant, j’étais très focalisé sur le monde de l’édition, sur le fait d’envoyer mes romans à l’édition traditionnelle. Et puis, il y a quelques années, j’ai commencé à découvrir le monde de l’autoédition et j’ai fini par me lancer il y a deux ans. Voilà, ça, c’est pour la partie autoédition.

Cyril. – Quand tu envoyais des livres en papier vers des maisons d’édition, est-ce que c’était facile de trouver des maisons d’édition qui correspondaient à ce que toi, tu écrivais, ou au type de public que tu visais ? Continuer la lecture

Faire une promotion gratuite de votre livre autoédité aux USA

J’évoque le sujet en passant dans un entretien à paraître sur le podcast, donc je me suis dit qu’il pouvait être intéressant d’en dire plus ici : j’ai fait une promotion gratuite aux USA sur Amazon.com. J’ai commencé début mai à passer la première sur les marchés anglo-saxons, puisque comme évoqué dans les articles les plus récents, ces marchés sont beaucoup plus grands, donc potentiellement plus rémunérateurs.

Comme je ne vais pas apprendre aux anglophones beaucoup de choses sur l’autoédition, je me suis consacré aux livres de développement personnel, dont j’ai un catalogue. J’y suis donc allé avec ma casquette d’éditeur indépendant, mais sachez que j’affronte les mêmes affres qu’un autoédité dans ces pays.

Difficile en effet d’acquérir de la visibilité dans le pays du lait et du miel. Continuer la lecture

Le classement des ventes Amazon, à la loupe, avec une règle de trois

Pourquoi s’intéresser au classement des ventes Amazon ?

3 choses distinctes m’ont amené à me pencher cette semaine sur la question du classement Amazon.

  • Une réflexion d’un auteur qui marche plutôt bien, qui est classé dans le top 20, et qui se posait la question de savoir si le prix du livre avait une influence sur le classement.
  • Les questions de différentes personnes sur la possibilité de participer à une offre éclair chez Amazon ou  l’offre du mois chez Amazon,
  • Un échange avec Jacques Vandroux, ou plutôt Jacqueline, qui devrait nous sortir un article sur le rapport entre ventes mensuelles et classement dans les ventes Amazon dès qu’elle aura fini de lire les 890 pages du dernier bébé de Jacques.

Qu’est-ce que le classement des ventes Amazon ?

Sur chaque page de description d’un livre Kindle, tout en bas de la page, il y a le classement de ce livre parmi les meilleurs.

classement

Certains auteurs ont tendance à regarder ce classement et à rafraîchir fréquemment la page pour voir leur livre évoluer.

Par ailleurs, pour le marketing, le classement des meilleures ventes d’Amazon est mis en avant par Amazon pour recommander de nouvelles lectures. Rentrer dans un classement catégorie ou dans le classement général, permet donc d’offrir une bien meilleure visibilité à vos livres sur Amazon Kindle.

Il faut savoir que l’algorithme, c’est-à-dire la formule mathématique utilisée par Amazon pour classer les livres dans les ventes est très simple, presque trop simple : il s’agit d’un classement par rapport au nombre de points de classement, tout en sachant que les points sont recalculés (toutes les heures pour le top 100).

Cela se passe comme ça :
Le nombre de ventes de la journée permet d’avoir un certain nombre de points.
Le nombre de ventes de la veille permet aussi d’avoir des points, mais un coefficient de 0,5 est appliqué.
Aux ventes de l’avant-veille, un coefficient de 0,25 est appliqué.
Bref, c’est presque une somme de suite géométrique (argh mes souvenirs de maths sont lointains).

Cela donne donc un certain nombre de points pour un livre. Prenons l’exemple du livre de Guillaume Musso la fille de Brooklyn : disons qu’il fait entre parenthèses (et je sors le chiffre de nulle part) 300 ventes le jour N, 250 ventes le jour N-1, 260 ventes le jour N – 2. Sa note sera alors de 300 + 250/2 + 270/4 = 490

Comparons le au livre de Marc Lévy l’horizon à l’envers, qui fait 100 ventes le jour N, 125 ventes le jour N – 1, 70 ventes le jour N – 2
100+125/2+70/4 = 180.

Ensuite appliquons un tri sur le nombre de points : Russo écrase Lévy car 490 > 180.

Mais si Levy fait 280 ventes tous les jours, cela lui fait 490 points, exactement autant que Russo, et pourtant Russo vend 810 livres, quand Levy en vend 840 sur la même période.

J’ai fait un tableau avec un autre exemple, pour que ce soit plus clair :

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Sur ce tableau, j’ai comparé la note de rang de trois livres aux destins différents, en introduisant des petites variations pour voir ce qui se passait. Le livre 1 démarre ses ventes avec une grosse opération de promotion, qui provoque beaucoup de ventes, le livre 2 part plus lentement mais attire plus de monde, le livre 3 part plus tard encore.

Là où le graphe montre des choses qui peuvent étonner les auteurs dans la vie de tous les jours, c’est quand des classements ne reflètent pas la réalité des ventes à un instant T. Vous devriez vraiment cliquer sur l’image pour la voir en grand…

On y voit des aberrations :

  • Dès le jour 7, le livre 2 vend plus que le livre 1, mais il est moins bien classé,
  • Idem au jour 11 entre le livre 1 et le livre 3,
  • Le jour 15, le livre 2 vend moins bien que le livre 1, mais a quand même un meilleur classement,
  • Regardez le jour 19. Qu’est-ce qui cloche ?

Ce graphe est évidemment simpliste, le nombre de livres et les volumes de la boutique Amazon rendant les variations nettement plus complexes.

Pour m’amuser, j’ai fait des variations sur le tableau ci-dessus, en donnant au livre 3 un démarrage en trombe avec 50 puis 45 ventes les jours 2 et 3. Donc plus que les deux autres livres.

Agrandissez en cliquant sur l'image
Agrandissez en cliquant sur l’image

Résultat : Même avec de meilleures ventes, ce livre 3 ne dépasse pas les deux autres. Il lui faut plus de temps pour y arriver.

Ce type de comportement, où le classement a une certaine “vélocité”, a le don de rendre certains chèvre, et d’agacer ceux qui ont tout misé sur une promotion d’une journée. Moi aussi, cela m’a agacé.

Expérience personnelle d’un lancement “raté”

Au début du mois de février, j’ai effectué le lancement sur qui me donne d’un livre de Christian Godefroy, mon père, destination succès.

Ce lancement a été un succès mitigé, car ce livre s’est bien placé dans les ventes de la catégorie santé bien-être, et a même atteint le rang 49 dans le classement du top 100 des ventes, mais le lendemain, il était redescendu. Le surlendemain était sorti du classement des tops 100.

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Mais les ventes elles-même s’étaient beaucoup plus écrasées.

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Cela m’a amené à reconsidérer mon appréciation du top 100 et du classement des ventes, et de la manière dont il faut faire sa promotion au moment du lancement.

Il faut par ailleurs savoir que je suis plutôt partisan du “long-sell” que du best-seller (surtout dans certaines catégories).

Par ailleurs, depuis début octobre, je surveille le classement de chacune des offres éclair, quand elles apparaissent. C’est-à-dire que j’enregistre toutes les heures le classement des livres qui ont été mis en avant par Amazon dans le cadre de la promotion offre éclair, dès qu’ils sont publiés.

Cela m’a permis de voir l’effet d’une offre éclair à chaque fois, mais aussi de connaître l’évolution du classement d’un livre au cours du temps.

J’en ai tiré la conclusion qu’une offre éclair, comme un lancement de grande envergure sont inefficaces pour faire monter un livre dans le classement des ventes et lui offrir ainsi une visibilité plus grande et plus pérenne.

Voici par exemple quelques graphes :

Graphe 1
Graphe 1
Graphe 2
Graphe 2
Graphe 3
Graphe 3
Graphe 4
Graphe 4
Graphe 5
Graphe 5
Graphe 6
Graphe 6
Graphe 7
Graphe 7

Ce qui est intéressant c’est de voir «l’écrasement» du classement après l’offre éclair. Je n’ai pas mis les titres, ni les dates, bande de petits espions ! Le graphe 5 m’amuse le plus, avec ses plateaux. Et j’ai pris des périodes similaires, d’environ une semaine.

Ceci est à comparer avec le même livre que le graphe 5, avec une offre sur un mois :

Graphe 8 - offre mois
Graphe 8 – offre mois

Cette offre sur la durée du mois a permis à ce bon roman de regagner pendant tout le mois une meilleure visibilité, qui s’est traduite par de meilleures ventes, qui s’est traduite par une meilleure visibilité, qui … d’un rang autour de 100, il est revenu à un rang autour de 10.

Quel avantage pour l’auteur ? Plus de ventes sur le moment, mais aussi plus de visibilité aussi pour ses autres livres, et il en a écrit plusieurs… Je ne lui ai pas posé la question, mais je ne serais pas étonné que la plupart de ses titres bénéficient à terme de cette opération, comme pour Wendall Utroi et le retour de Un Genou à terre dans le top 100 à la faveur du succès de L’enjeu.

Les limites de l’algorithme

Savoir comment fonctionne l’algorithme n’est pas tout, car le nombre de points d’un livre n’est pas une donnée absolue. En effet, le classement est fait par rapport à tous les livres. Donc si vous avez une très bonne note, mais que de nombreux autres livres ont aussi une très bonne note, votre livre ne va pas ressortir.

Pour reprendre l’exemple Musso/Lévy, si cinq livres ont une note autour de 490, le classement sera remis en jeu fréquemment, en fait toutes les heures.

Le nombre de commentaires, la note de commentaire, le prix n’ont aucune influence sur le classement dans les ventes

Le classement dans les ventes est complètement agnostique, il ne prend en compte que le nombre de ventes sur une journée et les journées précédentes. Les commentaires et les notes attribuées à un livre permettent d’avoir une bonne appréciation, au moment où un prospect se pose la question d’acheter votre livre, mais n’influe pas sur son classement dans les ventes.

Là dessus, je me repose essentiellement sur le travail de David Gaughran dans son livre Let’s Get Visible: How To Get Noticed And Sell More Books. Cela correspond aussi à la comparaison que je fais régulièrement entre le classement par popularité et le classement par ventes.

Le problème avec Kindle Unlimited

Les livres qui sont dans KDP Select, et font donc partie de Kindle Unlimited ne bénéficient pas de meilleures notes parce qu’ils sont dans le programme, mais chaque emprunt dans la bibliothèque KOLL, chaque téléchargement dans le cadre de Kindle Limited sont comptés comme une vente, et impactent donc la note classement du livre.

Tant pis si le livre n’est pas lu derrière.

Le livre bénéficie quand même d’une meilleure note grâce à cet emprunt ou ce téléchargement, et le crédit est automatique et immédiat.

Il est beaucoup plus difficile d’obtenir un rang que de s’y maintenir

Comme l’historique des ventes est très important et joue in fine beaucoup sur le classement dans les ventes, il est très difficile d’atteindre un rang. Par contre une fois qu’on y est, il est facile de s’y maintenir. Prenons l’exemple d’un livre qui fait 20 ventes par jour pour maintenir son rang par rapport à un nouveau livre qui fait 40 ventes par jour.

Oui, un livre nouveau qui fait des ventes régulières quotidiennement va voir son rang dans le classement des ventes s’améliorer mathématiquement, si les autres livres ont une note qui ne change pas. Le problème c’est que tout bouge en même temps.

Imaginons un livre qui fait 20 ventes par jour tous les jours, au bout de 10 jours, sa note sera de 40. Un nouveau livre qui arrive doit donc faire 40 ventes pour arriver au même classement. Ou 25 ventes pendant 3 jours pour atteindre le même niveau.
Un livre qui fait 100 ventes : il faut 6 jours à un livre qui fait 101 ventes pour le battre.

Le plus mauvais effet est celui de la hausse instantanée de l’offre éclair. Surtout quand on commence avec un mauvais rang. En effet, l’algorithme préfère des chiffres de vente régulier à des grosses modifications.

J’ai fait l’exercice avec un livre qui se vend à une unité par jour, qui bénéficie d’une offre claire qui lui permet de vendre 100 exemplaires, et revient un niveau de 10 livres par jour. Dans ce cas, sa note de classement passe de 100 pour le jour de l’offre éclair à 30 trois jours plus tard : il a bien sûr bénéficié de l’offre claire et est monté dans classement, mais cette pointe de vente ne suffira pas à le maintenir.

Les pré-commandes

La manière dans la boutique Amazon compte les pré-commandes est différente de la manière dont Kobo ou iBooks comptent les pré-commandes. Chez Amazon, les pré-commandes sont comptés comme des ventes au moment où elles sont effectuées, pas au moment où le livre est lancé.

Elles permettent donc de faire monter le livre dans le classement des ventes globales pendant la période de pré commande, mais elles ne permettent pas d’avoir un effet important le jour du lancement.
Sur iBooks, toutes les pré-commandes sont comptabilisées le jour du lancement, si bien que l’on peut avoir des chiffres de ventes qui sont très importants, et accéder directement au top 100.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire de pré-commande, cela reste intéressant dans le cadre d’une série notamment, quand on veut que les lecteurs achètent tout de suite le tome suivant, même s’il n’est pas disponible. C’est bien aussi pour amorcer un lancement.

Comment tirer parti de toutes ces informations ?

  • Un meilleur classement ne signifie pas forcément de meilleures ventes.
  • Il faut deux fois plus de ventes pour atteindre un classement.
  • Un pic de les vendre dans les ventes permet d’atteindre un meilleur rang dans le classement mais une croissance organique permet de le maintenir.
  • Les chargements dans le cadre de Kindle Unlimited ont une influence sur votre rang dans le top des ventes mêmes si les gens ne lisent pas votre livre.
  • Il vaut mieux faire plein de ventes tôt le matin que tard le soir (non je rigole).

Donc, quand vous faites une promotion, privilégiez le long terme. Un jour de promo n’a pas d’impact à long terme sur votre classement et sur la visibilité.

Préférez un lancement en douceur, et faites quelques ventes en précommande pour amorcer le classement. Crescendo c’est le meilleur. J’avais déjà appliqué cette approche en février, sans aller au bout de la démarche, que j’appliquerai la prochaine fois.

Pour avoir regardé un peu le classement iBooks, il me semble que celui-ci est plus simple et plus complexe à la fois. Le nombre total de ventes est plus important.

Le classement des ventes n’est pas le classement de la popularité. On parlera de celui-ci une autre fois 😉

Ne passez pas votre temps à regarder votre classement : c’est trop compliqué à suivre…

PS : ironiquement, un autre article a été publié cette semaine sur la même problématique, en anglais. Tout va bien, nous arrivons aux mêmes conclusions.