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Rapport Author Earnings – Partie 2

Ceci est la deuxième partie de la traduction du rapport Author Earnings d’Octobre 2016. Vous pouvez retrouver la longue première partie ici.

Mais est-ce que ces primo-auteurs des éditeurs du club des cinq ne compensent pas leurs pertes sur les ventes d’e-book en vendant plus de livres papier à la place ?

Jetons un coup d’œil.

Voici le mix des revenus par format pour tous les auteurs :

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Enquête autoédition : Born to be on paper

C’est déjà le 4ème article sur les résultats de l’enquête sur l’autoédition et les éditeurs indépendants de 2016. Le temps s’envole quand on s’amuse ! Dans ce celui-ci, on va faire un détour par le papier, les rapports des autoédités à l’édition traditionnelle et à l’exclusivité. Oui, je vais un peu dans tous les sens…

Mais revenons au papier. Celui-ci reste important 😉 C’est peu de le dire, puisque la lecture numérique ne représente toujours que 7% de la lecture en France en nombre de titres vendus. Alors ne me demandez pas si ce chiffre est précis : beaucoup de personnes ne publient pas leurs chiffres de ventes et les chiffres du SNE sont ceux des éditeurs… Est-ce que que cela couvre vraiment toutes les saveurs de l’édition numérique ?

Vanité, quand tu nous tiens…
Vanité, quand tu nous tiens…

On voit encore des articles de personnes qui demandent s’il faut lire en numérique. Si cela va continuer… Certains types de lecteurs ont fait le choix d’une lecture principalement numérique, comme on le verra plus tard.

Reste que faire un livre papier… Ne serait-ce que pour le mettre dans sa bibliothèque… Continuer la lecture

Combien vend-on de livres numériques en autoédition ?

Il y a quelques jours, Azel Bury a rapidement publié les chiffres de ses ventes du mois d’août. Ce court message m’a rappelé de regarder les miens. Mais je me suis dit que c’était aussi intéressant de donner des chiffres à tout le monde.

Entendons-nous bien : il s’agit d’exemples de ce que certaines réalisent comme ventes sur les différentes plateformes. Et le panel des résultats est très varié, de l’auteur ayant un livre unique qui est un best-seller sur Kindle au micro-édieur comme moi qui a plusieurs livres sur les plateformes les plus importantes, en passant par l’auteur d’une biographie régionale.

Le nombre de ventes n’est pas la seule mesure du succès, et peut avoir une importance qui varie. Votre définition du succès peut être de publier un livre pour l’avoir en version papier et le donner à votre entourage, un recueil de poésies qui vous assure une « petite » renommée, de faire revivre des livres qui n’étaient plus publiés… et à chacun de ces portraits correspond des attentes différentes en termes de ventes. Continuer la lecture

“Propulsez votre ebook sur la boutique Kindle” disponible sur iBooks et Kobo

Comme quoi, rien ne sert de courir, l’ebook soumis en quatrième vitesse, sans préparation et à l’arraché vendredi chez iBooks et Kobo est enfin paru sur les deux boutiques.

Si vous désirez en savoir plus sur ce livre, je vous renvoie directement à sa page de présentation.

Propulsez votre ebook - Kindle

Ce n’est pas tant de cela que je voulais parler dans ce billet, mais de la bizarrerie de publier un ebook qui parle du Kindle sur ces deux boutiques.

Pour faire simple : je ne pense pas que se limiter à la boutique Kindle d’Amazon soit une bonne stratégie pour les auteurs et éditeurs indépendants, même si les ventes sont plus importantes sur celle-ci et que cette exclusivité combinée à KDP Select soit une opportunité pour gagner plus d’argent.

J’invite donc toujours les auteurs à considérer l’opportunité de se développer sur les deux plateformes. A peser le pour et le contre, et à essayer.

Oui, Amazon est plus “sympa” avec les indépendants que ne le sont ces plateformes. Oui, les ventes sont plus importantes. Oui, il y a plein de bonnes raisons de donner l’exclusivité à Amzn. Mais cette exclusivité en elle-même est nocive.

Elle est nocive de manière générale pour le marché des ebooks. Les indés vont majoritairement chez Amazon, et semble-t-il que chez Amazon. Ils ne parlent que d’Amzn en tout cas. Cela joue en la défaveur des autres distributeurs, qui n’ont pas les même titres. Et cela polarise le marché des ebooks. Une situation de domination absolue n’est pas bonne, et conduit à l’immobilisme.

Ce n’est pas bon pour les auteurs non plus. Il est important d’ouvrir le plus possible aux différents lectorats, d’avoir le plus de personnes possibles. Et avoir une relation forte avec Amazon peut vous aider beaucoup, mais aussi vous mettre en grand danger. On ne met pas tous ses œufs dans le même panier.

Non, la flemme face à la nécessité de publier trois fois (ou plus) n’est pas une bonne stratégie non plus.

La stratégie que je recommande est celle que j’applique : mettre vos ebooks dans le programme KDP Select au début pour bénéficier des avantages de celui-ci au lancement. Promotions gratuites, merchandising, etc.

Une fois la première période d’exclusivité passée, pour peu que vous ne fassiez pas une erreur de manipulation idiote comme moi, publiez sur les autres plateformes et mettez-les en avant.

Bon, sur ce titre, ce n’est pas évident d’en tirer parti. Mais imaginez que vous ayez un roman ? Savez-vous que Kobo est la liseuse la plus répandue au Canada, et que vous pouvez in fine avoir autant de ventes sur Kobo que sur Amazon ?

Si vous n’avez toujours pas lu ce titre, vous pourrez le trouver sur la boutique Kobo, ce qui vous permettra en plus de le lire sur d’autres liseuses que la liseuse Kobo (Kobo est celui où il est le plus facile de récupérer un fichier ePub), mais aussi sur  la boutique iBooks.

A noter : plein de commentaires intéressants de personnes beaucoup plus concernées que moi sur la publication que j’ai faite sur Facebook ici.

Comment profiter au maximum de vos périodes de promotion sur Kindle

Lorsque j’ai fait le lancement de mon livre “82 questions sur l’autoédition“, j’avais déjà préparé un peu ma stratégie, qui était limitée à envoyer des emails et en parler dans le podcast tout en fournissant un prix de lancement attractif pour avoir le maximum d’achats, et de commentaires, rapidement.

Mais un truc nécessitait que je fasse attention : faire une campagne de promotion par mail étalée dans le temps.

Je l’avais déjà observé : une campagne flash d’une journée a un impact flash, et cet impact flash se traduit de moins en moins par une montée dans les classements. Dans son article du 16 mai, Jacque-line Vandroux corrobore cette idée et me fournit en plus le mot approprié : le terme de rappel utilisé en analyse statistique.

Si vous concentrez votre promotion sur une seule journée, avec des messages etc sur une seule journée, votre promotion aura moins d’effet que sur plusieurs jours.

En effet le classement des ventes a un énorme facteur historique. Amazon et son système de classement prend beaucoup en compte les ventes des derniers jours, et pas seulement ceux de la journée. Cela a un impact sur la montée dans le classement, mais aussi sur la descente.

La montée dans le classement aux premiers jours est donc plus difficile.

rang-classement

Ici, j’ai généralement relevé le classement le lendemain matin pour avoir une adéquation entre nombre de ventes et classement. Les meilleurs jours sont des jours de campagne email, un livre sur l’autoédition a peu de chances de se vendre énormément de manière organique.

Conclusion : vous devez faire vos efforts sur plusieurs jours, et, que vous fassiez une promotion en gratuit ou pas, la faire sur une période d’au moins trois jours pour qu’elle fasse véritablement effet.

Là où j’ai personnellement fait une erreur est sur la dernière campagne d’emails, la plus grosse en volume. Certes, je suis passé dans les 50 meilleures ventes (35ème même quelques heures). Mais en l’étalant encore sur deux jours, j’aurais plus bénéficié de l’effet d’entraînement.