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Kindle Unlimited : l’impact pour les auteurs indépendants

On a vu des articles dessus la semaine dernière et pof, pif, paf, bing (oui, j’aime bien le bing), Amazon a profité du week-end pour annoncer sa nouvelle offre Kindle Unlimited.

Pour le moment, beaucoup d’articles de bloggers ou de sites d’actualités sur le “nouveau netflix pour les livres” qui arrive en concurrence de Scribd ou Oyster.

Mais qu’est ce que ça signifie pour les auteurs auto édités ou les éditeurs indépendants ?

Une offre US seulement, pour le moment

Pour le moment ce nouvel outil pour diffuser vos ebooks n’est accessible qu’aux américains.

J’ai lu sur Actualitté que l’offre sera disponible en France à la rentrée. Même si Actualitté reste un site digne de confiance, il faut attendre le retour d’Amazon pour savoir s’ils le feront vraiment.

Il suffit de voir le retard du site Amazon français sur le site américain pour avoir un doute, même ténu.

D’ailleurs Amazon a annoncé dans sa newsletter adressée aux participants au programme KDP que cela concernait les livres pour lesquels il y a des droits aux Etats Unis (seulement) sans donner de calendrier pour les autres territoires.

Pour apporter de l’eau au moulin d’Actualitté, il est certain qu’Amazon a tout intérêt à mettre en avant cette offre illimitée pendant la période qui précède Noël, car c’est une des périodes où il y a le plus de ventes de Kindle, et donc d’acquisition de nouveaux lecteurs d’ebooks.

Il conviendrait même de le faire avant novembre, puisque c’est à cette date qu’Amazon a pris l’habitude de rafraichir sa gamme de Kindle (les appareils).

On peut même faire l’hypothèse d’une offre couplée Kindle + Kindle Unlimited à cette période pour rendre l’offre plus attractive.

Une offre automatique

Si vous avez un livre aux USA et qu’il est inscrit au programme KDP Select, alors il sera automatiquement dans le programme KDP Select. C’est à dire que les gens pourront le lire sans l’acheter, mais que dès ces lecteurs dépasseront 10% du contenu du livre, l’éditeur aura droit à une somme d’argent en contrepartie.

Il est probable que si vous mettez des livres du territoire français dans le programme KDP Select, ils seront alors automatiquement enrôlés dans Kindle Unlimited quand ce service sera disponible pour le territoire français.

La manière dont Amazon l’annonce dans sa newsletter en anglais ne nous en dit pas plus (emphase rajoutée par mes soin) :

Introducing Kindle Unlimited

Now, when you enroll your title in KDP Select, your title will be included in Kindle Unlimited–a new subscription service for readers in the U.S. and a new revenue opportunity for authors enrolled in KDP Select. Customers are able to read as many books as they want from a library of over 600,000 titles while subscribed to Kindle Unlimited. When your title is read past 10%–about the length of reading the free sample available in Kindle books–you will earn a share of the KDP Select monthly global fund. For July we’ve added $800,000 to the fund, bringing the July fund amount to $2 million.

All books currently enrolled in KDP Select with U.S. rights will be automatically included in Kindle Unlimited. KDP Select books will also continue to be enrolled in the Kindle Owners’ Lending Library (KOLL) available to Amazon Prime customers in the U.S., U.K., Germany, France, and Japan where authors will continue to earn a share of the KDP Select global fund when their book is borrowed. KOLL borrows will continue to be counted when a book is initially downloaded. In the month of June, KDP Select-enrolled authors earned $2.24 each time their books were borrowed.

KDP Select is an optional program for you to reach more readers, and it gives you the opportunity to earn more money. In addition to potentially earning royalties from Kindle Unlimited and KOLL, you can also maximize your book’s sales potential by choosing between two great promotional tools: Kindle Countdown Deals, time-bound promotional discounts for your book, available onAmazon.com and Amazon.co.uk, while earning royalties; or Free Book Promotion where readers worldwide can get your book free for a limited time. Plus, you can earn 70% royalty for sales to customers in Japan, India, Brazil, and Mexico.

(…)

Et dans un autre email:

(…)

KDP Select is an optional program that makes your book exclusive to Kindle and eligible for the following benefits:

  • Reach more readers – With each 90-day enrollment period, your book will appear in Kindle Unlimited in the U.S. and the Kindle Owners’ Lending Library (KOLL) in the U.S, U.K., Germany, France, and Japan which can help readers discover your book.
  • Earn more money – When your book is selected and read past 10% from Kindle Unlimited or borrowed from KOLL, you’ll earn your share of the monthly KDP Select Global Fund. You can also earn a 70% royalty for sales to customers in Japan, Brazil, India, and Mexico.
  • Maximize your sales potential – Choose from two promotional tools including: Kindle Countdown Deals, time-bound promotional discounts for your book, available on Amazon.com and Amazon.co.uk, while earning royalties; or Free Book Promotion, where readers can get your book free for a limited time.

(…)

Plus de questions que de réponses

J’adore écrire pour dire que je ne sais rien 😉 En l’occurrence, l’annonce américaine soulève de nombreuses interrogations :

  • Combien touche-t-on dans ce cas ?

En juin, les éditeurs touchaient 2,24 $ par livre prêté dans KDP Select KOLL (vois plus haut). On peut croire que le montant sera sensiblement le même pour ce nouveau programme, et que le prix du programme a été fait pour qu’Amazon gagne un peu d’argent.

  • L’offre KDP Select est elle assez importante en France pour qu’Amazon fasse concurrence aux acteurs “comparables” ?

A ma connaissance, il n’y a pas de concurrent similaire en France, de “Deezer pour les les livres”. Il y a Youboox mais les livres sont en “streaming” et limités à une lecture sur les iPad, iPhone, tablettes android et le web.

  • Quelle date ?

Cela dépend de l’offre KDP Select en France. S’il n’y a pas de souscription des éditeurs à celle ci, pas de catalogue, donc pas d’intérêt à le faire. Or Amazon ne communique jamais sur le nombre d’inscrits.

Un cheval de Troie de plus

Je vous rappelle la condition sine qua none pour participer à KDP Select : accorder à Amazon l’exclusivité d’un titre.  L’objectif pour Amazon par rapport aux éditeurs est bien cette exclusivité, contre espèces sonnantes et trébuchantes.

Maintenant qui de la poule ou de l’œuf arrive en premier ?

Est ce pour avoir cette exclusivité qu’Amazon mettrait en avant cette offre, ou est ce pour pouvoir donner plus d’argent aux éditeurs qu’ils demandent l’exclusivité ?

La mise en avant de KDP Select dans le mail d’annonce a tendance à me faire privilégier l’option “exclusivité”, et à y voir un moyen pour Amazon de couper l’herbe sous les pieds de concurrents américains tout en sauvegardant ou renforçant sa position dominante.

Mon conseil

Si vous êtes dans une situation où vous allez publier un nouvel ebook et que vous voulez vous limiter à Kindle,  cette offre rend KDP Select plus attrayant. Vous avez donc intérêt à y souscrire.

Si vous êtes dans une approche où vous voulez exploiter le maximum de canaux de distribution, et que vous êtes déjà confiant sur le lancement et les ventes de cet ouvrage, n’accordez pas cette exclusivité.

Enfin, l’adhésion à KDP Select dure 3 mois. Vous pouvez faire le test.

Est ce l’avenir de l’édition ?

De mon point de vue, tout comme les DRM, la location de livres est une voie sans issue pour les utilisateurs. Et elle est néfaste aux éditeurs et aux créateurs de contenus.

Mon argumentation ne tient pas qu’à un attachement sentimental aux anciens modèles. En tant que lecteur, je ne veux pas que mes livres lus et relus disparaissent le jour où j’arrête mon abonnement.

En tant qu’éditeur, je ne veux pas d’un marché de dupe (d’ailleurs, je refuse systématiquement les DRM). Et la notion de prix d’un livre, et donc de valeur, me semble noyée avec ces modèles illimités.

Par contre, en restant cynique, si Kindle Unlimited permet bien de donner plus de visibilité à un ebook, de le faire lire et commenter par des lecteurs, oui, je prends.

Changement des calculs de TVA

La boutique Amazon et KDP laissent souvent les auto-éditeurs pantois :

“J’ai mis le prix à 2,99€ dans Amazon, et le prix public d’achat est différent”

“Mais comment je fais pour avoir un prix à 1,90 ? J’y comprends rien…”

Il faut savoir qu’Amazon met dans KDP le prix public HT (Hors taxe). Or comme Amazon est un gentil contribuable (ah ah, ils sont aussi malins que les autres), il doit rajouter la TVA sur les livres.

Comme Amazon s’est établi au Luxembourg pour la vente de livres électroniques, la TVA à appliquer est donc de 3%, un taux assez exceptionnel, apparemment le taux le plus bas de l’Union Européenne.

Jusqu’à aujourd’hui, le moyen de calculer un prix public HT à insérer dans KDP est donc de diviser le prix public TTC voulu par 1+TVA.

Exemple : je veux un prix public TTC à 2,99 €, le prix public à insérer est donc de 2,99/(1+0,003) ou 2,99/(1+3/100) = 2,90 € environ.

Le bing bang (oui, bing)

Dans sa recherche d’un marché efficient, l’Union Européenne a décidé d’appliquer un nouveau système pour la TVA.

Un communiqué de presse a été diffusé le 1er juillet que mon comptable a eu l’intelligence de me transmettre : http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-758_fr.htm

Ce qu’il est important de retenir :

La modification des règles en matière de TVA qui entrera en vigueur à compter de janvier marquera la fin de cette pratique, puisque la TVA sera perçue au taux applicable dans le pays des clients. Cette règle s’appliquera que l’entreprise qui effectue la vente soit établie ou non dans l’Union. Ainsi, un client qui vit à Copenhague se verra appliquer le taux de TVA danois, que le prestataire soit danois, luxembourgeois ou américain.

Dans le genre capillo-tractage administratif, on va encore s’amuser. Heureusement pour ceux qui vendent majoritairement sur Amazon et iBooks, ce sont surtout ces entreprises qui vont souffrir pour mettre en place le nouveau système.

Mais ce n’est pas sans conséquence pour les auto-éditeurs. En effet il faudra changer les formules de calcul pour atteindre ces prix pivot de 2,99 3,99 etc.

Ainsi après cette date, le calcul aura pour base la TVA du pays où on vend. 5,5% pour la France, 25% pour le Danemark, 4% pour l’Italie etc.

Pour comprendre la TVA européenne et connaître les taux, allez page 4 de ce superbe document pondu par un croisé de Polytechnicien, d’Enarque et d’ancien élève de l’ENSAE :

http://ec.europa.eu/taxation_customs/resources/documents/taxation/vat/how_vat_works/rates/vat_rates_fr.pdf

En attendant, continuez avec le calcul indiqué plus haut, mais suivez cette modification. Je pense qu’Amazon en parlera dans sa newsletter. Pour Apple, il y aura certainement une modification de la  grille de prix et puis c’est tout.

Quelle taille pour une couverture d’ebook ?

J’ai un peu hésité la dernière fois que j’ai fait une couverture pour un ebook. En effet, je ne sais plus à quel saint me vouer.

Par comparaison, il faut dire que je fais aussi des applications pour iPhone, et que depuis 2008, j’ai fait des icônes et des écrans dans une diversité que je trouve aujourd’hui un peu assommante. Avec l’iPad, puis les écrans Retina (2 fois plus grands) puis les iPhone 5 plus grand en hauteur, il a fallu que je refasse mes images plusieurs fois (heureusement, j’étais parti de fichiers vectoriels le plus souvent).

Eh bien dans les ebooks, on a cette même course au gigantisme.

A l’origine, Amazon demande une taille minimale  de 1000 pixels de haut, et un rapport de 1,6, soit une taille de 625×1000 pixels.

Mais avec les Kindle Fire HD (leurs tablettes les plus grandes), ils demandent 4500 pixels de haut !!!

Pourquoi ?

Les Kindle Fire HD ont aussi des écrans “retina” donc deux fois plus grands que les écrans classiques dans les deux dimensions.

Que faire alors ? Quelles dimensions adopter ?

Commencez toujours avec le plus grand possible. Si vous n’utilisez pas d’illustration photographique, faites travailler avec des outils vectoriels de type Illustrator (pas le logiciel le plus simple du monde, mais impeccable côté rendu), et demandez au graphiste de vous donner ce fichier.

Si vous utilisez des images photographiques, elles sont en bitmap : plus vous les agrandissez, plus on voit des pixels, ou du flou.  C’est tolérable quand ce n’est pas trop agrandi, horrible quand on le fait trop.

En allant dans la doc Amazon, on trouve des infos différentes entre la version française et la version anglaise de l’aide… Ce qui n’aide pas à la clarté.

De leur côté, Apple recommande actuellement 1400×1873 pixels.

Il vaut mieux donc choisir le meilleur dénominateur commun : la taille recommandée par Apple est assez grande, mieux que le minimum d’Amazon, le rapport est moins horrible que 1,6 (aille), qui est le rapport des Kindle Fire, mais franchement c’est trop haut.

Quant au format de fichier, si Apple accepte les png et Amazon les tiff, le format jpg a l’air de mettre tout le monde d’accord. Attention avec ce format à la “compression”, qui est un moyen de réduire la taille en poids des images, au détriment de la qualité. Plus vous compressez, plus votre image est légère, mais abimée.

Au fait, Kobo parle d’images de 900 DPI : je crois qu’ils ont bu.

Ces tailles d’image sont pour les images qui sont utilisées dans les boutiques. Pas le fichier tel qu’il est dans le livre (le fichier epub ou mobi). Pour ces couvertures-ci, des règles différentes s’appliquent 😉

En effet, les spécifications de ces fichiers datent un peu. En restant avec une taille de 600×800 pixels, vous serez plus à l’aise. Et vous éviterez de vous retrouver avec un fichier d’ebook dont la plus grande partie du poids est consacrée à la couverture. Je vous rappelle qu’Amazon fait payer le coût du téléchargement.

PS : si vous lisez cet article dans deux ans, il est probable qu’il n’est plus d’actualité 😉

Série de vidéos sur l’édition d’ebooks – Augmentez vos lecteurs d’ebooks avec votre blog

Malheureusement, cette série de vidéos n’est plus disponible pour le moment. Elle sera bientôt à nouveau disponible sur iBooks

Les derniers titres des étudiants du Kindle Bank System

Les étudiants du Kindle Bank System publient tous les mois de nouveaux titres. Au mois d’Avril,  12 nouveaux titres qui viennent s’ajouter au plus de 300 déjà recensés.

Vous pouvez les retrouver ici.

Peut on publier ses manuscrits sur Kindle ?

Vous avez écrit un roman ou un autre type de livre et vous avez cherché à le faire éditer. Mais les éditeurs contactés n’ont pas été intéressés…

Si vous pensez quand même que votre livre en vaut la peine, sachez que vous pouvez publier vous même ce livre en version électronique sur les liseuses Kindle.

Qu’est ce qu’il vous faut?

Le livre lui même bien sûr. Un document Word ou un PDF peut suffire, mais un format spécifiquement fait pour le Kindle vous garantira un affichage parfait sur les liseuses et les applications Kindle.

Une couverture et un titre : les gens feront la différence entre votre livre et d’autres de manière visuelle et devront  pouvoir le repérer.

Une bonne description, car c’est ce qui donnera aux gens qui visitent la boutique Amazon Kindle l’envie de lire votre livre, télécharger un extrait.

Et bien sûr un compte sur le site d’Amazon pour les auteurs, le Kindle Direct Publishing, compte qui est gratuit.

Comme votre livre n’est pas publié et que vous n’avez pas de contrat avec un éditeur, vous êtes alors tout à fait libre de l’éditer vous même, sans devoir utiliser une édition à compte d’auteur coûteuse ou autre.

Publier un eBook sur tablettes et liseuses, expliqué aux profanes

Ce petit article est fait pour être succinct, pratique et très compréhensible par tout le monde.

Un eBook c’est un livre dans un format numérique qui est lisible par des applications sur ordinateur, tablette, et liseuse. Parmi tous ces appareils, deux sont plus répandus et utilisés par les gens : le Kindle d’Amazon et l’iPad d’Apple.

Pratiquement tous les livres peuvent être transformés en eBooks : romans, essais, nouvelles, livres pratiques, livres de photos etc.

Ensuite on peut essayer de vendre soi-même ce fichier sur un site internet. Mais beaucoup de personnes doivent faire beaucoup d’efforts techniques qui les dépassent (avoir une boutique électronique d’ebooks, ce n’est pas facile).

Pour les lecteurs, le plus simple aujourd’hui est de trouver ce livre dans les boutiques qui sont accessibles directement sur leur appareil. Même si le prix est 0 €.

Et pour les auteurs aussi, c’est le moyen le plus accessible de publier leurs livres sans devoir le faire à compte d’auteur ou devoir essuyer des refus de nombreux éditeurs classiques.

Pour mettre à disposition leurs ouvrages sur ces plateformes de vente, les auteurs doivent s’inscrire sur les plateformes, avec tout ce que cela implique de formalités administratives, transformer leur ebook dans le format numérique spécifique à chaque plateforme et l’envoyer (en général avec un site web dédié).

Ils doivent aussi se transformer d’auteur en auto-éditeur, changer de casquette.

Si vous aimez lire, si vous aimez la lecture, et que vous savez vous servir d’un navigateur internet, c’est possible. Aucun outil n’est vraiment compliqué. Aucune technique ne nécessite une expertise ou une expérience de plusieurs années. Vous pouvez le faire tout seul, ou trouver une formation qui vous aidera à le faire, comme le Kindle Bank System.

Ce qui compte c’est la passion et le plaisir.

Obtenir Un EIN américain pour publier sur Kindle et iBooks

Depuis mi-août 2013, Amazon a mis en place un “entretien fiscal”, rejoignant en cela Apple qui a toujours demandé des informations fiscales pour pouvoir ouvrir un compte sur la boutique iBooks et publier des ebooks.

Cette procédure fiscale est assez simple, mais elle nécessite d’obtenir un numéro fiscal américain, le fameux EIN.

Pourquoi ? Pour éviter une retenue à la source sur les gains que vous faites dans une boutique ou l’autre, en vertu de l’accord de non double taxation qui existe entre les Etats Unis et certains pays (dont la France).

Votre principale difficulté sera donc de remplir le formulaire et d’obtenir ce numéro EIN, où vous déclarez ne pas avoir d’adresse, de bureaux, d’employés aux Etats Unis. Si vous avez l’un de ceux ci, vous êtes considéré comme résident fiscal aux USA, et vous devez régler la retenue à la source.

Comment obtenir un EIN américain ?

Si vous parlez bien anglais, c’est bon. Sinon, trouvez quelqu’un qui le fait. Le téléphone est le moyen le plus rapide et le plus efficace d’obtenir ce sésame. En fait, c’est le seul moyen qui fonctionne, d’après mon expérience. J’ai essayé le courrier, pas de réponse. J’ai essayé deux fois le fax, idem. Le fax est utile dans le cas où une tierce personne s’occupe de vous obtenir votre EIN.

Remplissez le formulaire que vous trouverez ici pour vous préparer là l’entretien téléphonique :
http://www.irs.gov/pub/irs-pdf/fss4.pdf

Formulaire SS4 pour fiscalité US

C’est le formulaire SS4. Je vous fournis l’exemple du mien, sans mon numéro : SS4 Cyril Godefroy

Je l’ai rempli en tant qu’individu, mais si vous publiez en tant que société ou association, vous devrez vous adapter, et notamment obtenir la signature du responsable légal de l’entité (le gérant pour une SARL, le président pour une assoce).

Ensuite appelez les au +1 267-941-1099 à partir de 16:00 heure française (ils sont sur la côte Est des Etats Unis). L’attente peut être longue. Une fois cela a pris pour moi 5 minutes, une autre fois pour une amie 15 minutes avant que j’obtienne quelqu’un au bout du fil. Utilisez un téléphone qui ne vous charge pas le coût de l’appel aux Etats Unis.

Ensuite, menez la conversation lentement avec eux. Par exemple :

– Hello, I’m calling to obtain an EIN from France. It is because I have business to do with Amazon (or Apple). But I don’t have office or employees in the United States.

N’hésitez pas à épeler en utilisant l’alphabet radio OTAN ou Anglais:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alphabet_radio

Si vous menez bien cette discussion, en 15 minutes, il vont vous donner un numéro genre 98-1118763. Notez le précieusement, car la version papier mettra plusieurs semaines à vous parvenir. Conservez aussi précieusement ce formulaire rempli.

Vous pouvez avoir besoin d’utiliser un fax pour envoyer votre document. Si vous n’avez pas de fax sous la main, il existe des services de fax en ligne, comme eFax. Certains fournisseurs internet fournissent ce service gratuitement. C’est notamment le cas si vous faites appel aux services de quelqu’un pour parler au téléphone.

A noter que la version en ligne sur le site http://www.irs.gov ne permet d’obtenir un EIN que si on est déjà résident américain.

Que faire avec le numéro EIN ?

Ce numéro EIN n’est pas valable immédiatement. En effet l’administration américaine le partage avec les sociétés pour leur permettre de savoir si un numéro est valide. Il faut le temps qu’ils rajoutent et mettent à jour leur base de données.

Comptez plus d’une semaine. 10 jours est un délai raisonnable.

Une fois que c’est fait, vous pouvez l’utiliser (enfin!) pour créer un compte sur iBookStore ou sur Kindle Direct Publishing. Un obstacle de moins pour éditer et publier vos ebooks sur ces plateformes.