Archives de catégorie : Marketing pour auteurs

Comment avoir plus de visibilité au moment de son lancement dans la boutique Kindle ?

Une solution déjà est de ne pas se limiter à une seule catégorie lorsque l’on publie. Je vois beaucoup de personnes se limiter à une seule catégorie, alors que leurs livres peuvent attirer des lecteurs différents. Vous avez deux cases à remplir dans KDP, remplissez-les. Et tant qu’à faire, dans des branches différentes (Littérature et littérature sentimentale par exemple ou Fantasy et Litt. Sent.)
Le choix doit être judicieux et pas caricatural (érotisme dans développement personnel par exemple, c’est excessif). Mais cela a du sens quand vous pouvez apparaître dans les classements de catégories plus petites, voire récolter un macaron “1er des ventes”.

Pour avoir une idée des volumes sortis par genre, regardez sur http://les nouveauxlivres.fr

Si vous n’avez pas exactement la catégorie qui est adaptée à votre livre, vous pouvez aussi envoyer un petit mail poli à l’aide de KDP pour leur expliquer pourquoi ce serait bien que votre livre par exemple soit classé en chick-lit plutôt que romance contemporaine. Dans 9 cas sur 10, ils vous aideront.

Sur les autres boutiques qu’Amazon, vous pouvez parfois choisir encore plus de catégories, 3 chez Kobo par exemple. Même idée : prenez en plusieurs, et dans des branches différentes, pour avoir l’opportunité d’être présent partout.

Trouver les bons lecteurs, cela commence aussi par choisir les bons genres.

5 raisons pour améliorer vos couvertures

La couverture de vos livres est un des éléments les plus importants pour attirer l’œil du futur lecteur. Le choix de la couverture doit donc être un moment de réflexion, d’essais et de tests. Un article de Bookbub publié hier met le doigt sur 5 raisons essentielles pour améliorer vos couvertures, parfois en recommençant à zéro.

Je rajoute tout de suite la sixième raison, à mon sens évidente, mais il faut toujours enfoncer les portes ouvertes, et malheureusement je rencontre encore et encore cette erreur parmi les nouveaux livres parus : votre couverture doit paraitre professionnelle, et l’utilisation des couvertures modèles fournies par Amazon crie au contraire « amateur ». N’utilisez jamais ces couvertures, même quand vous êtes pressé par le temps. Vous devez être professionnel et fournir aux lecteurs un travail complet et irréprochable.

1. Les lecteurs doivent pouvoir lire votre couverture

Et sur tous les appareils. Il faut donc faire attention aux nuances de couleurs et à la transformation des couleurs en niveaux de gris sur les liseuses (les lecteurs les plus avides achètent souvent directement leur prochaine lecture sur leur liseuse).

Ainsi évitez tout de go les nuances de gris trop proches sur votre couverture, pour parer aux soucis de vision que certains peuvent avoir. L’exemple utilisé par Bookbub est clair, et je n’ai pas pu trouver aussi bien aussi j’ai copié leur image :

Mais vous pouvez aussi parfois observer ce défaut, même dans la liste des best-sellers d’Amazon :

Quel est le titre du livre de M.D. Bortoli ? Essayez de le dire, sans faire appel à votre mémoire.

2. Votre couverture doit être lisible à toutes les tailles

Oui, c’est indispensable de travailler sur votre couverture avec le maximum de pixels affichés à l’écran, de la voir en grand. Mais il faut toujours aussi penser à ce que cette couverture va donner en plus petit, sur un écran de smartphone mais aussi ailleurs. Or j’ai l’impression que beaucoup oublient de prendre en compte cette réduction de la taille et mettent des titres trop petits, sans doute par excès de modestie.

Les dernières couvertures que j’ai pu juger dans des groupes d’auteurs ont toujours donné lieu de ma part au commentaire « plus GROS », et souvent j’ai pu appuyer ce commentaire d’une projection dans une liste sur Amazon (certainement le site où les couvertures sont le plus réduites), car le test est rapide à faire.

Or ces couvertures, une fois réduites et mises à la place d’un autre livre dans les listes Amazon, deviennent illisibles, surtout au niveau du titre. Voici un exemple tiré d’un livre qui vient de passer en offre éclair sur Amazon, et que j’ai failli ne pas mettre en avant sur ebookgang, car je ne l’avais pas vu :

 

3. Communiquez le genre

Une couverture d’aspect et de finition professionnelle est un critère important, le fait qu’elle soit lisible aussi, mais juste après vient la nécessité de communiquer clairement (mais pas caricaturalement) le genre.

Voici un exemple que je prends avec des pincettes : ce livre est apparu dans mon fil comme un livre policier. Peut-être en est-ce un, je ne l’ai pas lu. Mais au milieu des nouveaux livres de la semaine du 14 au 20 octobre, il faisait tâche :

Il s’avère que ce livre est aussi classé en littérature sentimentale, donc peut-être s’agit-il d’une erreur de métadonnées. En tout cas, il ne communique pas du tout le genre policier ou thriller. Il souffre par ailleurs d’autres défauts, notamment pour ce qui est des couleurs.

4. Répondez aux attentes des lecteurs

Le cas de figure que je vais décrire ici est plus nuancé, moins lisible graphiquement, et aborde une des différences entre l’édition française et l’édition anglo-saxonne, notamment sur les genres de livres pratiques (santé bien-être, développement personnel, business etc). Les américains et les anglais utilisent à outrance la typographie sur les couvertures de livres pratiques, à la différence des français qui sont encore dans un entre-deux (mais cela évolue, évidemment).

On voit bien l’évolution entre ces deux couvertures et l’équivalent aux États-Unis :

 

On commence à voir de plus en plus ce type de couverture en France aussi, et les lecteurs s’y habituent aussi, ce qui rend la couverture du Livre de Poche pour le livre de Carnegie un peu plus datée encore, notamment dans une page Amazon.

5. N’allez pas trop dans le cliché

Allez exercer votre œil critique et votre créativité sur la page des bestsellers littérature sentimentale d’Amazon et trouvez les couvertures qui sont un peu trop cliché pour être de bon goût. Personnellement, ma préférée est celle-ci :

Qui doit, je pense, avoir la palme de la plus mauvaise couverture de la page. Des torses imberbes, des flocons de neige, une typographie scripte excessive (et d’ailleurs assez illisible). Et oui, elle mérite d’être affichée dans sa plus grande taille…
Le problème cette fois, c’est que plus rien ne peut alors distinguer votre couverture des autres, qu’elle ne laisse pas d’empreinte. Évidemment, je ne suis pas dans la cible (et d’ailleurs je ne lis pas) les séries des milliardaires et club du milliardaire et fils du milliardaire. Mais rapidement, je n’arrive plus à faire la distinction entre tous ces romans.

Enfin, pour juger par vous-même de vos couvertures, avant de la montrer à vos amis avisés, je vous conseille de reprendre celle-ci et de la regarder avec détachement en prenant en compte ces critères :
– est-elle lisible à toute taille ?
– les couleurs et la taille résistent-ils à une liseuse ?
– reflète-t-elle le genre du livre ?
– répond-elle aux canons du genre sans excès ?

Et si vos anciennes couvertures ne survivent pas à ce jugement, vous pouvez progresser en les changeant pour les améliorer. Profitez du fait que vous êtes en édition numérique et impression à la demande pour corriger vos erreurs.

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Un service presse facile et rapide à utiliser

Il y a quelques mois, je vous avais parlé de l’arrivée sur le marché français de Net Galley, une plateforme de service presse d’origine anglo-saxonne. Malheureusement, cette plateforme est essentiellement réservée aux éditeurs qui souscrivent un abonnement, ce qui n’est souvent pas compatible avec les moyens d’un auteur autoédité.

Il existe depuis peu un service complémentaire d’un autre site web qui propose lui aussi de mettre en contact éditeurs (de toutes tailles) et lecteurs pour avoir des lectures, des commentaires et donner un peu plus de visibilité critique à vos livres. Il s’agit de Simplement.pro.

Comme je ne parle que rarement de choses que je n’ai pas essayé, je suis moi aussi en train de tester cette offre intéressante. L’occasion d’en parler plus avant au fur et à mesure que je découvre les avantages et les inconvénients du service.

Je publie ces jours-ci un premier roman de quelqu’un de proche en endossant le dossard d’éditeur, à 100%. Qui dit premier roman dit absence totale de notoriété, absence de lectorat, absence de renommée. Or il faut bien les trouver ces lecteurs…

J’ai donc mis en ligne mon profil Simplement.Pro et mis en avant un premier SP destiné aux lecteurs, et surtout aux lectrices de policiers, plutôt dans le sous-genre cosy-mystery. En fait, le roman en question croise un peu les genres : le protagoniste est bien un flic, mais l’ambiance, le fil narratif sont plutôt cosy-mystery.

Premier bon point : pour créer mon profil et mettre en ligne ce premier roman, il ne m’a pas fallu plus de 15 minutes (évidemment j’avais déjà tout de prêt). J’ai donc mis à disposition à la fois une version mobi pour Kindle (le livre sera en KDP Select, au moins pour le lancement) et proposé quelques SP papier.

Il est apparemment possible de “tester” le service plusieurs fois voire de l’utiliser régulièrement (moins de 3 fois par mois), mais avec certaines limites. Ensuite, pour aller plus loin, on peut prendre un abonnement à un tarif tout à fait raisonnable, ce qui permet de développer la visibilité et la notoriété de son livre avec le concours d’un public de lecteurs et lectrices assidues.

Si vous êtes intéressés par les SP, j’ai le plaisir de vous communiquer celui-ci : https://simplement.pro/c/779.

Votre livre n’est pas qu’un livre

Une des choses sur lesquelles j’insiste volontiers dans des présentations ou quand j’écris sur le développement de votre lectorat, c’est qu’un livre est un contenu qui peut être décliné de multiples manières.

Vous pouvez commencer par la version numérique et bien sûr faire aussi la version papier. C’est le strict minimum d’ailleurs.

Vous pouvez commencer en français et faire faire une traduction, principalement en Anglais, mais aussi en Espagnol, Allemand…

Vous pouvez sortir des limites de la chose écrite et créer ou faire créer un livre audio.

C’est sur ce dernier sujet que je vais m’attarder une nouvelle fois.

Auto-produire un livre audio

Aujourd’hui, c’est un cas un peu particulier, car au lieu de produire un livre sur lequel j’ai les droits complets, je vais vous parler d’un livre pour lequel j’ai signé uniquement pour les droits audio, avec l’auteur (autoédité comme il se doit).

Je viens de finir la production du premier opus des aventures de Lucie Acamas, une série de romans écrits par Guy Morant. Il s’agit de Lucie Acamas et les Compagnons de l’Ordre Vert.

Ce livre audio est disponible exclusivement sur https://livreaud.io/products/lucie-acamas-et-les-compagnons-de-lordre-vert pendant la période de lancement, à un prix promotionnel, puis sera diffusé aussi sur Amazon, iTunes et la boutique Audible dans peu de temps.

Pourquoi ce livre ? Parce que je l’ai lu et qu’il m’a plu, parce que je voulais sortir du domaine exclusif du livre pratique et aller dans le livre de fiction, parce que j’aime lire des livres qui s’adressent aux adolescents ou jeunes adultes et leur offrir des lectures que je pense bonnes pour eux.

Parce que j’ai décidé de réaliser beaucoup plus de livres audio et de participer à la croissance de ce secteur encore naissant de l’édition en France.

Je me suis donc rapproché de Guy pour lui proposer la version audio. Nous avons fait un contrat que je qualifierai d’idéal entre autoédités, avec un véritable partenariat entre l’auteur et le producteur. Pas un de ces contrats que l’on trouve habituellement avec les maisons d’édition 😉

Ensuite est arrivée la partie la plus longue : l’enregistrement. Et j’ai atteint mes limites. J’avais déjà réalisé la narration de livres très longs (7 h) mais toujours dans le domaine du livre pratique. Le livre de fiction, c’est une bête différente.

J’ai le sentiment de m’en être bien sorti, aidé en cela par la prose de Guy qui est très facile à lire, et pas seulement avec les yeux, avec la bouche aussi. Restent des progrès à faire, mais c’est en faisant que l’on apprend.

J’ai eu quelques moments de solitude : quand je me suis rendu compte que mon premier enregistrement n’était pas du tout à la hauteur de ce que je voulais, et que je devais jeter 7 heures d’enregistrements. Ou passer 30 heures à nettoyer bout par bout ce que j’avais mal enregistré.

Mais voilà, après de multiples nettoyages, beaucoup de travail sur la qualité du mixage, le livre audio est disponible. Cette expérience en solo (j’ai généralement loué un studio pour mes autres livres) m’en a encore plus appris sur la narration et l’enregistrement de livres audio. Et il y a du plaisir à bien faire les choses.

Je n’en suis pas encore au point de pouvoir écrire un ebook sur le sujet, mais cela ne saurait tarder. J’attends de concrétiser avec d’autres expériences avant de passer ce cap.

Le problème de la distribution

Faire un livre audio, c’est bien, le vendre c’est mieux.

Comme vous le savez si vous avez déjà lu mes autres articles sur le sujet, j’ai profité du renouvellement de l’équipe marketing d’Audible pour signer un contrat de distribution avec eux, après plusieurs essais infructueux.

Je suis ravi de cette collaboration, même si en tant qu’autoédité je déteste ne pas pouvoir regarder les ventes de mes titres au jour le jour.

J’ai aussi comme habitude de ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier, ce qui me pose parfois des soucis.

Bike basket by Carsten ten Brink BYNCCC

J’ai donc parallèlement ouvert une boutique de vente de livres audio en téléchargement, et profité du salon du livre pour prendre contact avec certains éditeurs. Cette boutique est sur http://livreaud.io. Elle est ouverte aux autoédités qui cherchent des débouchés commerciaux pour leurs lirves audio.

Et vous, le livre audio ?

Avez-vous songé, commencé, travaillé pour produire des versions audio de vos livres ? Quels soucis avez vous rencontré et quels solutions avez-vous appliqué, ou recherchez-vous activement ?

Conseils pratiques pour se lancer dans l’autoédition

Dimanche 2 avril, j’étais invité par Kobo Writing Life, en la personne de Camille Mofidi, à participer à une table ronde et faire une présentation sur l’autoédition pendant le festival Quais du polar.

Autant j’ai raté à peu près tous les enregistrements de la veille, celui de la table ronde, autant celui-ci s’est passé sans gros souci. J’aurais quand même mettre en plus un micro cravate, car la capture du son n’est malheureusement pas à la hauteur.

Cette présentation s’adresse dans l’ensemble aux personnes assez nouvelles dans l’autoédition, car à quais du polar, je ne voulais pas être trop spécifique. Ce n’est pas non plus une explication de la démarche : la présentation de ce genre avait été faite avec Camille à deux reprises.

Comment (bien) publier votre ebook sur Kobo

J’ai profité du retour en TGV après le salon du livre de Paris pour commencer un petit guide pratique sur la publication sur Kobo. Après 4 jours collé à côté du stand Amazon, il fallait que je reprenne un peu de liberté 🙂

Comme Kobo est présent ce week-end au festival Quais du Polar, j’ai mis les bouchées doubles pour le finir rapidement, et il est déjà disponible sur la boutique Kobo.

Ce livre gratuit s’adresse aux novices et a pour objectif de compléter sans être une redite les guides fournis par Kobo, en observant les différentes étapes d’un œil différent que ce que peut faire quelqu’un de l’équipe KWL.

Si vous le téléchargez, merci de me laisser un commentaire, ici ou sur la boutique si vous voulez me remercier de l’avoir écrit.

Cette fois-ci encore, j’ai utilisé des outils différents pour l’écrire, le transformer et le numériser : je l’ai écrit avec Ulysses (Mac), exporté au format Word et réimporté dans Vellum pour en faire une version plus jolie. J’ai rencontré quelques limites à ce processus de production, et j’ai été obligé de faire un certain nombre de choses deux fois (titrer les images et mettre en avant les sous-titres notamment). Je ne le recommande donc pas 😉

Rappel : fermeture des portes de la formation le 3 avril

Juste un petit rappel que la période d’ouverture de la formation Autoéditeur s’achève bientôt. Lundi 3 avril, je repasse en mode écriture et coaching, et j’arrête d’en faire la mise en avant.

Cela veut aussi dire que si vous êtes indécis(e), maintenant est le moment de faire un choix. Je ne rouvrirai pas avant plusieurs mois, probablement septembre. Pour vous aider dans votre choix, vous pouvez venir me voir ce week-end sur le festival Quais du Polar si vous avez la chance d’habiter dans la région Auvergne Rhône Alpes, m’envoyer un email à cyril@autoediteur.com ou me téléphoner au 06 63 16 45 41 (en dehors des heures de conférence, merci ;-))

Il n’est pas impossible que je fasse d’ici septembre des ateliers in-vivo sur la publication.

Comment bien faire une réduction de prix d’ebook pour une promotion sur Kindle, iBooks ou Kobo

Cela s’est encore produit aujourd’hui : quelqu’un que je suis a essayé de faire la promotion de son livre avec une offre commerciale, et cela a fini en eau de boudin à cause des limites des outils d’administration des plateformes. Je me suis donc dit que j’allais écrire un petit article explicatif sur la question qui puisse servir de référence à tous les auteurs indés pour les deux jours à venir.

Mais avant, on va améliorer le dictionnaire de cet article : promotion est une action incentive pour vendre ses livres, offre commerciale est le fait de proposer une réduction sur ledit livre en version numérique pour convaincre le lecteur de succomber au désir de lire ledit livre.

Je dis souvent que le marketing c’est le fait de trouver les lecteurs qui sont intéressés par votre livre mais ne le savent pas. J’irai aujourd’hui plus loin en disant qu’il s’agit aussi de permettre à ces lecteurs de ne plus voir de barrière entre leur désir de lire ce livre et l’achat.

Donc, avant de faire une offre spéciale, il faut déjà avoir trouvé votre cible, savoir vous adresser à celle-ci, et avoir les moyens de la toucher au bon moment sous l’angle de l’offre commerciale. Vous ne pourrez pas convaincre des personnes qui ne sont pas intéressées par le genre dans lequel vous publiez d’acheter, par exemple.

Ils faut planifier cette promotion : avant, pendant, après. Savoir à quel moment vous allez baisser le prix pour réaliser l’offre commerciale, comment vous allez en parler ou pas avant, et ce que vous pourrez faire après.

Avez-vous les cartes en main ? Passons à l’opérationnel avec les boutiques, puis nous aborderons les cas particuliers.


Avertissement

Sur KDP, il y a une fonction extrêmement fallacieuse ou imprécise, un panneau dans lequel beaucoup de novices tombent : le Kindle Countdown Deal. Amazon ne prend aucune précaution pour expliquer cela, et au contraire va vous vendre le Countdown Deal comme la solution idéale pour les offres commerciales. Mais cela ne fonctionne que sur le marché Nord Américain (et encore, je ne suis pas sûr que cela fonctionne au Canada). Méfiez-vous en comme la peste jusqu’à ce que la fonction change.

Kindle Countdown Deal = Marche pas


Changer ses prix chez Kobo

Kobo a récemment fait évoluer l’interface de Kobo Writing Life en apportant plus de fonctions sur la fixation du prix.

C’est une bonne chose parce que les fonctions manquaient. C’est aussi bon signe car une interface qui évolue est le signe d’une bonne santé opérationnelle.

On peut maintenant programmer des modifications de prix mais aussi des offres commerciales, en faisant le distingo entre les deux choses, et en maîtrisant l’ensemble des devises.

Bon, OK, parfois cela fait trop d’info et je doute que vous vendiez beaucoup de livres en Rands sud africains… Mais qui sait ? L’Afrique du Sud est un pays à la démographie vigoureuse, il est possible que vous accédiez à un marché de qualité un jour là-bas.

Avec Kobo, définissez un prix promotionnel, sa date de validité et choisissez les territoires
Avec Kobo, définissez un prix promotionnel, sa date de validité et choisissez les territoires

Sur l’interface de KWL, vous pouvez donc programmer une promotion avec une offre commerciale en cliquant sur « Programmez une promotion » :

Puis vous pourrez donc fixer la date de début et la date de fin de votre offre commerciale, et changer les prix par devise. Je vous conseille de veiller toujours à répercuter votre offre commerciale en dollars canadiens, l’autre grand pays de la langue francophone de Kobo, sinon Marie Bo va vous sonner les cloches.

Petite particularité de Kobo : la date de fin de l’offre commerciale correspond en fait à 23h59 le jour choisi. Donc dans l’image ci-dessus, j’ai choisi une promotion d’une seule journée. Dieu merci, cela est expliqué.

Ensuite, Kobo va vous envoyer des emails pour vous prévenir de la promotion, pour vous rappeler la promotion etc. Et le jour J, vous n’aurez rien à faire. Ce sera automatique et vous pourrez continuer à boire de Daïquiri. Ou à spammer vos copains sur Facebook.

Autre petite nouveauté qui n’est malheureusement pas encore répercutée pour nous les indés : la boutique Kobo affiche les réductions.

Oui, vous savez, cette information que Kindle a fait complètement disparaître, même des offres éclair ? Sur Kobo ils se sont rendus compte que c’était incitatif à l’achat, donc ils ont au contraire décidé de l’afficher clairement dans la page du titre.

Mais comme je le disais, ce n’est pas encore disponible pour nous. Je ne vous invite pas à écrire à l’équipe Kobo Writing Life tous les jours pour que nous y ayons aussi accès. Ce n’est pas moi. Non, n’écrivez pas tous les jours.

Si vous mettez le titre à 0,0 €, il n’y aura pas 0€, mais « gratuit ».

Dans l’exemple ci-dessus, il s’agit du livre de mon père La Dynamique Mentale, publié en 1976, et en promotion exceptionnelle jusqu’au 22 janvier, un livre de développement personnel.

Le 23 janvier, automatiquement, ce livre reviendra à son prix initial de 2,99€.

Ces fonctions de programmation de prix fonctionnent tout le temps, même pendant la trêve des confiseurs. J’ai testé… car je n’avais pas prévu mes promotions avant cette trêve.

Vous pouvez normalement combiner une offre commercial avec un changement de prix plus long, mais je ne vous conseille pas de le faire, car malheureusement l’interface de KWL est encore connue pour ses sautes d’humeur.

Sur iBooks

Sur iTunesConnect d’Apple, vous n’avez pas ce risque. Ils se servent du même outil pour vendre 1 Milliard de Dollars d’applications sur iPhone, iPad etc : je vous assure que l’interface fonctionne. En plus, l’application est faite en WebObjects, un logiciel que j’ai utilisé plusieurs années pour… mais je disgresse, je disgresse.

Une fois arrivé dans le site, et votre livre choisi, vous verrez en haut à droite les tarifications.

C’est là que vous pourrez programmer votre changement de prix. Cliquez d’abord sur Modifier territoires et tarifs

puis choisissez les choses que vous voulez modifier à savoir la devise de référence, et le prix, d’une date à une autre. Attention, le prix est avec le point comme séparateur. Cela fait toujours mauvais effet de faire une offre commerciale à 299€ au lieu de 2,99€.

Ici, la date de fin est le jour où le titre revient au prix normal, pas 23:59 le jour où la réduction s’applique. Ce n’est donc pas le même mécanisme que sur Kobo.

Ensuite vous choisirez les territoires ou la réduction s’applique, voire vous cocherez « Tout sélectionner ». Le site web vous propose ensuite un écran de vérification et de validation en appliquant les seuils choisis par Apple que vous pouvez modifier pays par pays.

Les dates de changement de prix sont à mon sens plus claires :

Là aussi, tout est automatique le jour qui va bien, dans un sens comme dans l’autre.

Pour voir le tarif appliqué partout, il vous faudra avoir le don d’ubiquité. Car vous ne pouvez accéder qu’à la boutique française quand vous avez un compte en France etc. Et si vous avez acheté votre propre livre chez iBooks, vous ne pourrez plus le voir… Soyez confiants.

Sur Kindle : changer ses prix à la main

J’ai des livres en anglais et j’ai fait des promotions aux États-Unis, j’ai donc pu tester les fonctions de Kindle Countdown Deals. Que c’est confortable, vous dites quand changez le prix, et pof, ça marche.

Alors pourquoi faut-il que nous ayons encore cette interface arriérée en France ? Le stress qui va avec ? Est-ce un supplice chinois mis à la sauce américaine ? Je dois changer mon prix quand, la veille, le jour même, à quelle heure ? Et pendant les fêtes, quand on est censés avoir moins de monde de disponible pour valider les changements ? Quoi il va leur falloir 72 heures, non c’est pas possible ?

Frustrations, frustrations.

Dans 90% des cas, faire ce que je vous recommande fonctionnera bien : la veille de votre offre commerciale, vers 18h, connectez-vous sur KDP, allez voir votre livre, faites attention à la monnaie de référence ou, mieux, modifiez les prix territoire par territoire.

Attendez tranquillement le mail de KDP qui vous prévient de la validation de cette modification, allez vérifier. Puis communiquez.

Bon il y a les cas où cela ne fonctionne pas. Si par ailleurs vous avez programmé d’autres communications, vous êtes Gros Jean Comme Devant. Mais vous ne pouvez plus rien faire, alors pas de crise de nerfs.

Je ne vous montre pas l’interface spécifique pour programmer la modification de prix pour votre offre commerciale, puisqu’il n’y en a pas.

Une fois la période finie, vous devrez faire la même opération dans l’autre sens. Parfois vous pourriez oublier… Alors mettez des notes dans votre agenda, des alertes sur votre téléphone, ne faites pas comme moi.

Cas particulier 1 : passage au gratuit

Je ne parle pas ici du passage au gratuit si vous êtes sur KDP Select. Vous savez probablement le faire. Non, j’envisage le cas où vous passez un livre en gratuit sur Kobo et iBooks.

Vous ne pourrez rien faire pour la version Kindle, que l’enlever de la publication (ne le faites pas !)

Tant pis, ils s’en rendront compte à un moment, peut être, sur certains territoires.

Dans ce cas, ne communiquez pas sur cette plateforme.

Cas particulier 2 : l’offre éclair

Si vous êtes dans KDP Select, vous pouvez avoir la proposition d’une offre éclair par l’équipe KDP. C’est eux qui se chargent de tout. Ils choisissent la date, ils la changent éventuellement au gré du vent. Ils changent le prix, la promo ne s’affiche pas, et autres péripéties qui ne sont pas bien graves si elles ne sont pas systématiques (l’offre éclair a eu plusieurs soucis cette semaine, très agaçant).

Si vous êtes hybride, je vous fais un rappel à la loi sur le prix unique du livre (valable aussi pour les livres numériques comme l’a rappelé le ministère de la culture avec la loi de 2011). Vous pouvez en effet bénéficier d’une offre éclair sur Kindle, même en étant aussi publié sur Kobo et iBooks.

Ne dites pas que c’est la faute de votre diffuseur ! Menteur, menteur. Pourquoi votre livre est à 0,99€ sur Kindle et à 4,99€ sur Kobo ? Sur Kobo aussi les éditeurs sont en contrat d’agent et fixent les prix publics. C’est donc de leur responsabilité si le prix n’est pas répercuté partout.

Il n’y a qu’en Allemagne que les éditeurs se font poursuivre pour ce genre de choses, en France, entre nous, personne ne va le faire remarquer… Hypocrites.

Et vous ?

Avez-vous des anecdotes désagréables à raconter ? Avez-vous rencontré des boutiques qui font les choses de manière plus efficace et plus souple ? N’hésitez pas à le dire dans les commentaires, ou à me poser des questions pour approfondir la question.

Bientôt la trêve des confiseurs pour Noël

Fin décembre, c’est l’époque des fêtes de fin d’année, de Noël, des liseuses sous le sapin, etc. Mais pas que pour les lecteurs, pas que pour les auteurs : pour les gens qui travaillent sur les plateformes aussi.

Pour permettre à tout le monde de prendre ses vacances,  et engranger le maximum de ventes sans faire bouger le bateau, la plupart des plateformes sont en mode statique et réduction des effectifs pendant cette période.

Cela signifie que si vous avez une parution, que vous faites une opération commerciale ou autre, il faut que vous planifiiez dès aujourd’hui ces modifications de prix, ces pré-commandes etc. Car à partir de certaines dates vous ne pourrez plus.

Kobo Writing Life

Kobo sera “fermé” du 19 au 29/12. C’est à dire que vous ne pourrez pas faire de changement de prix, ajout de contenu ou modification de contenu.

koboHeureusement, sur Kobo, vous pouvez tout programmer à l’avance. Un des avantages de passer en direct sur la plateforme plutôt que de passer par un diffuseur (type Smashwords ou Draft2Digital). Vous pouvez lancer une pré-commande sur un livre et choisir une date de sortie pendant ces fêtes, vous pouvez programmer un changement de prix temporaire, etc.

Vous avez donc jusqu’au 18/12 pour le faire. Plus que 13 jours (le 19 étant un lundi, je vous conseille de ne pas attendre la dernière échéance) !

iBooks

Apple aussi ferme un peu les écoutilles pour que le vaisseau traverse tranquillement cette période de façon sûre.  Allez, un peu d’anglais :

To prepare for the winter season, we’re adjusting our deadlines for book deliveries. If you plan on releasing new books on iBooks in December 2016 and January 2017, check the following delivery deadlines:

Dates de sortie Date limite d’envoi
December 18 to 31, 2016 Monday, December 12, 2016 (PST)
January 1 to 8, 2017 Friday, December 16, 2016 (PST)

Vous avez encore une grosse semaine pour envoyer vos livres si vous voulez qu’ils soient validés et publiés pendant la période du 18 au 31 décembre, et un peu plus pour la semaine de la rentrée.

Même chose, iBooks et iTunesConnect vous permettent de faire des pré-commandes, de changer vos prix en avance.  Si vous faites partie d’une opération spéciale type “10 jours en or“, pensez bien à programmer votre date de réduction de prix avant ce moment, car je pense que l’accès à ces outils peut être limité aussi.

Kindle

Fidèle à sa réputation, Amazon continuera à fonctionner 24 heures sur 24, même KDP. Mais !

Bien qu’ils soient tous sous pression et très investis, les intervenants de KDP vont certainement lever le pied : moins de présence, moins de réactivité, et probablement des délais plus longs.

Donc dans leur cas, vous pourrez toujours aller faire des modifications, mais ayez juste ce qu’il faut de pessimisme pour ce qui est de leur réactivité. Les délais de 12 heures qui ont cours actuellement pourraient s’allonger, malgré toute leur bonne volonté.

Et vous qu’avez-vous prévu pour avoir le maximum de visibilité pendant la période des fêtes ?

J’ai encore quelques places de libre pour mettre en avant une réduction pendant cette période de fêtes de fin d’année dans le cadre des 10 jours en or.  La participation est gratuite, mais nécessite que vous participiez a minima en mettant en avant les ebooks des autres participants.

Il s’agit principalement de livres de fiction, de la littérature commerciale, thrillers, romance, jeunesse et fantasy ou SF. Si vous voulez bénéficier d’un peu plus de visibilité en plus, contactez moi en m’indiquant le titre, avec un lien, la réduction, les plateformes de publication, et les infos sur la réduction à cyril@ebookgang.fr

Fonctionnalité suivre l’auteur sur Amazon

Suivre l’auteur est une fonction de la page auteur Amazon que je n’ai pas mise en avant dans mon dernier livre et qui s’est soudain réveillée aujourd’hui, ou plutôt : j’en ai vu la première utilisation.

Je vais tout de suite rajouter une petite partie dessus, car elle est bien pratique, et vous avez intérêt à en tirer parti.

Il s’agit encore une fois plus d’une tactique à mettre en place, pour exploiter un outil qui vous permet de suivre la stratégie de garder le contact avec vos lecteurs.

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