Archives de catégorie : Marketing pour auteurs

Comment profiter au maximum de vos périodes de promotion sur Kindle

Lorsque j’ai fait le lancement de mon livre “82 questions sur l’autoédition“, j’avais déjà préparé un peu ma stratégie, qui était limitée à envoyer des emails et en parler dans le podcast tout en fournissant un prix de lancement attractif pour avoir le maximum d’achats, et de commentaires, rapidement.

Mais un truc nécessitait que je fasse attention : faire une campagne de promotion par mail étalée dans le temps.

Je l’avais déjà observé : une campagne flash d’une journée a un impact flash, et cet impact flash se traduit de moins en moins par une montée dans les classements. Dans son article du 16 mai, Jacque-line Vandroux corrobore cette idée et me fournit en plus le mot approprié : le terme de rappel utilisé en analyse statistique.

Si vous concentrez votre promotion sur une seule journée, avec des messages etc sur une seule journée, votre promotion aura moins d’effet que sur plusieurs jours.

En effet le classement des ventes a un énorme facteur historique. Amazon et son système de classement prend beaucoup en compte les ventes des derniers jours, et pas seulement ceux de la journée. Cela a un impact sur la montée dans le classement, mais aussi sur la descente.

La montée dans le classement aux premiers jours est donc plus difficile.

rang-classement

Ici, j’ai généralement relevé le classement le lendemain matin pour avoir une adéquation entre nombre de ventes et classement. Les meilleurs jours sont des jours de campagne email, un livre sur l’autoédition a peu de chances de se vendre énormément de manière organique.

Conclusion : vous devez faire vos efforts sur plusieurs jours, et, que vous fassiez une promotion en gratuit ou pas, la faire sur une période d’au moins trois jours pour qu’elle fasse véritablement effet.

Là où j’ai personnellement fait une erreur est sur la dernière campagne d’emails, la plus grosse en volume. Certes, je suis passé dans les 50 meilleures ventes (35ème même quelques heures). Mais en l’étalant encore sur deux jours, j’aurais plus bénéficié de l’effet d’entraînement.

 

Nouvel ebook sur l’autoédition

82 questions sur l'autoéditionJe viens de finir la relecture d’un ebook sur l’autoédition issu largement de la série “100 questions sur l’autoédition” que j’avais faite sur ce même blog. J’en ai profité pour réduire le nombre de questions et améliorer certaines réponses.

Cet ebook est maintenant disponible sur Kindle et exclusivement sur Kindle. Retrouvez plus d’information sur cet ebook ici.

 

 

 

Kindle Unlimited disponible en France

Amazon vient de lancer Kindle Unlimited en France. Les conditions d’utilisation sont d’ailleurs datée d’aujourd’hui.

Si vous ne connaissez pas Kindle Unlimited, vous trouverez plus d’informations chez Amazon. Il est important pour vous de connaître les deux aspects, côté lecteur et côté éditeur.

Côté éditeur, ils ont rajouté des pages d’assistance, disponibles ici : https://kdp.amazon.com/help?topicId=AA9BSAGNO1YJH

Côté lecteur, vous pouvez voir l’offre actuelle Kindle Unlimited ici : http://www.amazon.fr/b?ie=UTF8&node=5250628031

Si vous avez inscrit un livre dans KDP Select mais que vous ne voulez pas qu’il soit dans Kindle Unlimited, la page d’aide de KDP vous donne accès à un formulaire de contact qui vous permet de le signaler à Amazon.

Qu’est-ce que ça veut dire pour vous ?

Si vous ne publiez que sur Kindle, vous avez de toutes façons intérêt à vous inscrire sur KDP Select. Donc votre ou vos livres feront partie de Kindle Unlimited. Chaque personne qui lit plus de 10% de votre livre vous donne alors droit à une part du fonds KDP Select. Cela vous fait quelques euros de plus, sans rapport avec le prix de votre livre normalement.

Si vous publiez ailleurs et que vous êtes satisfait des ventes sur les autres plateformes, ne changez rien.

Si vous n’êtes pas satisfait des autres ventes, vous pouvez faire l’expérience sur trois mois de mettre votre livre en exclusivité sur Amazon Kindle et voir ce que cela donne.

En tout cas, partagez le retour de votre expérience dans les commentaires…

KDP Select ou pas ?

Cette vidéo et cet article font partie d’une série de réponses sur les 100 questions de l’édition d’ebooks.

Aujourd’hui, nous parlons du programme KDP Select. Si vous ne connaissez pas la différence entre KDP et KDP Select, il est vital que vous la connaissiez avant. Vous en saurez plus avec cet article.

Dans les commentaires, il est intéressant que vous mettiez vos questions ou vous expériences personnelles avec KDP Select. Intéressant si vous détaillez votre approche et votre manière de tester qui vous a permis de choisir vous-même entre faire partie de ce programme ou pas.

Merci d’avance !

Les pré commandes sur KDP, vous avez vu ?

L’actualité d’Amazon et de KDP a été chargée cet été et il est probable que vous ayez raté une annonce discrète mais néanmoins importante. En fait, je dois dire que je n’ai vu cette nouveauté relayée nulle part… ce qui est bien dommage pour vous.

Courant août, Amazon KDP a annoncé que les pré-commandes étaient maintenant disponibles et utilisables dans KDP (Kindle Direct Publishing), et pas seulement pour les éditeurs ayant un contrat traditionnel avec Amazon.

Les pré-commandes ne sont pas qu’un gadget de plus.

Ce sont un outil très puissant d’amélioration de votre marketing et de votre visibilité.

Décrivons d’abord ce à quoi cela correspond pour un client Kindle qui veut acheter un livre pas encore sorti mais annoncé. Il peut l’acheter en pré-commande et sait quand ce livre sortira. Le jour de la sortie, il peut le télécharger ou le recevoir directement dans sa bibliothèque Kindle sur son Kindle.

Simple, non ?

Maintenant, allons de l’autre côté du rideau pour voir ce que vous pouvez faire. On verra plus tard comment je vous conseille de le faire.

Vous pouvez prévoir une précommande pour un ebook qui sort au maximum 90 jours plus tard. Vous devez bien entendu prévoir toutes les méta données (titre, auteur description etc) et la couverture avant de faire la “pré-publication”. Il y a deux spécificités aux pré-publications :

  • vous devez fournir au moins un “brouillon” de votre ebook,
  • vous devez choisir une date de mise à disposition.

precommande-kdp

Pour le reste, c’est comme une publication normale.

Que se passe-t-il pendant la période de pré-commande ?

Il est bon à savoir que vous ne gagnez pas d’argent. Les pré-commandes ne se convertissent pas encore en espèces sonnantes et trébuchantes.

Par contre elles s’accumulent. Pour peu que vous fassiez le travail de promotion de votre ebook en dehors de la boutique Kindle, mais aussi que vous ayez les bonnes méta-données (bonne catégorie, bonnne description et bon titre), les lecteurs qu ivous intéressent vont voir votre livre et peuvent le pré-commander.

C’est aussi le bon moment pour faire un communiqué de presse et envoyer un email à votre liste d’inscrits.

Car le jour de la parution, ces pré-commandes (ou presque toutes) se transforment en ventes. Le même jour ou presque car cela dépend du moment où ils le téléchargent vraiment.

Ce que vous devez faire, ou ne pas faire avec les pré-commandes KDP

L’erreur la plus terrible serait de mettre un “brouillon” (ce qu’Amazon appelle un manuscript préliminaire) et d’oublier de fournir la version finale au moins 10 jours avant la date de publication.

Cette erreur peut entraîner pour vous l’exclusion de la fonction des pré-commandes, le report sine die de la sortie de votre livre, etc.

C’est pourquoi je vous donne mon premier conseil :

Fournissez à Amazon la version finale, jamais un manuscript préliminaire

Une autre erreur (que j’avoue avoir commise ailleurs) est de mettre une date de parution trop proche ou trop lointaine par rapport à la date actuelle.

Trop proche : vous ne bénéficiez pas de l’effet accumulatif des pré-commandes. Trop lointaine : les lecteurs prendront leur temps pour pré-commander, si bien que… ils ne feront pas de pré-commande. Donc :

Créez votre pré-commande un mois avant la date de parution

C’est aussi une phase de tests pour votre ebook et ses méta données, où vous allez pouvoir vérifier que les mots-clés qui vous intéressent, les catégories etc sont les bonnes, bien ajustées avec le bon environnement.

Continuez à améliorer vos méta-données pendant cette période

Comme on l’a vu, chaque pré-commande va devenir une vente. Il y a aussi le fait que la page de votre livre est alors disponible sur Amazon. Vous pouvez envoyer des gens acheter cet ebook. Avec ou sans affiliation, vous aurez ainsi plus de lecteurs, vous pourrez exploiter ce lien dans vos autres livres (pensez à mettre à jour vos pages additionnelles !).

Utilisez déjà vote nouvelle page d’ebook Amazon, elle ne changera pas d’adresse à la sortie du livre

Par contre, et c’est un gros par contre à prendre en compte, ne pensez pas que cette fonction va fonctionner de la même manière que sur iBooks en ce qui concerne le classement.

Vos pré-commandes sont décomptées au moment où elles sont faites en termes de classement. Si vous êtes 1500ème et que vous avez une pré-commande de plus, vous allez monter dans le classement, le même jour. L’impact sur le classement ne sera pas effectué le jour du lancement.

Si votre stratégie de merchandisation est basée sur l’apparition dans le top le premier jour de la vente, ne comptez pas dessus

Il y a aussi les cas particuliers à voir. Ainsi un auteur qui fait une série a tout à fait intérêt à faire une pré-commande de la suite de la série, même à 90 jours pour capitaliser sur la lecture de la version actuelle. J’ai succombé à cela par exemple avec le prochain roman repris de la série “Homeland”, après avoir lu “Carrie’s Run”. En résumé :

Si vous faites une série PENSEZ PRÉ-COMMANDE

Pensez aussi lancement orchestré. Quoi de plus horrible que d’annoncer une sortie et, pour une raison pas évidente (par exemple KDP mal luné, les reviewers en vacances au soleil, coupure de courant), vous ne pouvez pas publier exactement le bon jour.

C’est encore le moyen de planter une opération de communication à cause d’un impondérable.

Un auteur-éditeur avisé et prévoyant en vaut deux

En termes de prix, le prix le plus bas appliqué pendant la période de pré-commande est celui qui est appliqué pour toutes les pré-commandes. Par exemple le livre de David Galbraith (J.K. Rowling) était en pré-commande à 4.95 USD, puis 3.99 :  toutes les pré-commandes ont été payées 3.99.

Cela ne vous empêche pas de le mettre à un prix un peu plus élevé ensuite.

Faites une promotion avant la promotion

J’espère que ceci vous aura donné du grain à moudre. N’hésitez pas à partager vos expériences sur les pré-commandes dans les commentaires, ou à me poser des questions.

Kindle Unlimited : l’impact pour les auteurs indépendants

On a vu des articles dessus la semaine dernière et pof, pif, paf, bing (oui, j’aime bien le bing), Amazon a profité du week-end pour annoncer sa nouvelle offre Kindle Unlimited.

Pour le moment, beaucoup d’articles de bloggers ou de sites d’actualités sur le “nouveau netflix pour les livres” qui arrive en concurrence de Scribd ou Oyster.

Mais qu’est ce que ça signifie pour les auteurs auto édités ou les éditeurs indépendants ?

Une offre US seulement, pour le moment

Pour le moment ce nouvel outil pour diffuser vos ebooks n’est accessible qu’aux américains.

J’ai lu sur Actualitté que l’offre sera disponible en France à la rentrée. Même si Actualitté reste un site digne de confiance, il faut attendre le retour d’Amazon pour savoir s’ils le feront vraiment.

Il suffit de voir le retard du site Amazon français sur le site américain pour avoir un doute, même ténu.

D’ailleurs Amazon a annoncé dans sa newsletter adressée aux participants au programme KDP que cela concernait les livres pour lesquels il y a des droits aux Etats Unis (seulement) sans donner de calendrier pour les autres territoires.

Pour apporter de l’eau au moulin d’Actualitté, il est certain qu’Amazon a tout intérêt à mettre en avant cette offre illimitée pendant la période qui précède Noël, car c’est une des périodes où il y a le plus de ventes de Kindle, et donc d’acquisition de nouveaux lecteurs d’ebooks.

Il conviendrait même de le faire avant novembre, puisque c’est à cette date qu’Amazon a pris l’habitude de rafraichir sa gamme de Kindle (les appareils).

On peut même faire l’hypothèse d’une offre couplée Kindle + Kindle Unlimited à cette période pour rendre l’offre plus attractive.

Une offre automatique

Si vous avez un livre aux USA et qu’il est inscrit au programme KDP Select, alors il sera automatiquement dans le programme KDP Select. C’est à dire que les gens pourront le lire sans l’acheter, mais que dès ces lecteurs dépasseront 10% du contenu du livre, l’éditeur aura droit à une somme d’argent en contrepartie.

Il est probable que si vous mettez des livres du territoire français dans le programme KDP Select, ils seront alors automatiquement enrôlés dans Kindle Unlimited quand ce service sera disponible pour le territoire français.

La manière dont Amazon l’annonce dans sa newsletter en anglais ne nous en dit pas plus (emphase rajoutée par mes soin) :

Introducing Kindle Unlimited

Now, when you enroll your title in KDP Select, your title will be included in Kindle Unlimited–a new subscription service for readers in the U.S. and a new revenue opportunity for authors enrolled in KDP Select. Customers are able to read as many books as they want from a library of over 600,000 titles while subscribed to Kindle Unlimited. When your title is read past 10%–about the length of reading the free sample available in Kindle books–you will earn a share of the KDP Select monthly global fund. For July we’ve added $800,000 to the fund, bringing the July fund amount to $2 million.

All books currently enrolled in KDP Select with U.S. rights will be automatically included in Kindle Unlimited. KDP Select books will also continue to be enrolled in the Kindle Owners’ Lending Library (KOLL) available to Amazon Prime customers in the U.S., U.K., Germany, France, and Japan where authors will continue to earn a share of the KDP Select global fund when their book is borrowed. KOLL borrows will continue to be counted when a book is initially downloaded. In the month of June, KDP Select-enrolled authors earned $2.24 each time their books were borrowed.

KDP Select is an optional program for you to reach more readers, and it gives you the opportunity to earn more money. In addition to potentially earning royalties from Kindle Unlimited and KOLL, you can also maximize your book’s sales potential by choosing between two great promotional tools: Kindle Countdown Deals, time-bound promotional discounts for your book, available onAmazon.com and Amazon.co.uk, while earning royalties; or Free Book Promotion where readers worldwide can get your book free for a limited time. Plus, you can earn 70% royalty for sales to customers in Japan, India, Brazil, and Mexico.

(…)

Et dans un autre email:

(…)

KDP Select is an optional program that makes your book exclusive to Kindle and eligible for the following benefits:

  • Reach more readers – With each 90-day enrollment period, your book will appear in Kindle Unlimited in the U.S. and the Kindle Owners’ Lending Library (KOLL) in the U.S, U.K., Germany, France, and Japan which can help readers discover your book.
  • Earn more money – When your book is selected and read past 10% from Kindle Unlimited or borrowed from KOLL, you’ll earn your share of the monthly KDP Select Global Fund. You can also earn a 70% royalty for sales to customers in Japan, Brazil, India, and Mexico.
  • Maximize your sales potential – Choose from two promotional tools including: Kindle Countdown Deals, time-bound promotional discounts for your book, available on Amazon.com and Amazon.co.uk, while earning royalties; or Free Book Promotion, where readers can get your book free for a limited time.

(…)

Plus de questions que de réponses

J’adore écrire pour dire que je ne sais rien 😉 En l’occurrence, l’annonce américaine soulève de nombreuses interrogations :

  • Combien touche-t-on dans ce cas ?

En juin, les éditeurs touchaient 2,24 $ par livre prêté dans KDP Select KOLL (vois plus haut). On peut croire que le montant sera sensiblement le même pour ce nouveau programme, et que le prix du programme a été fait pour qu’Amazon gagne un peu d’argent.

  • L’offre KDP Select est elle assez importante en France pour qu’Amazon fasse concurrence aux acteurs “comparables” ?

A ma connaissance, il n’y a pas de concurrent similaire en France, de “Deezer pour les les livres”. Il y a Youboox mais les livres sont en “streaming” et limités à une lecture sur les iPad, iPhone, tablettes android et le web.

  • Quelle date ?

Cela dépend de l’offre KDP Select en France. S’il n’y a pas de souscription des éditeurs à celle ci, pas de catalogue, donc pas d’intérêt à le faire. Or Amazon ne communique jamais sur le nombre d’inscrits.

Un cheval de Troie de plus

Je vous rappelle la condition sine qua none pour participer à KDP Select : accorder à Amazon l’exclusivité d’un titre.  L’objectif pour Amazon par rapport aux éditeurs est bien cette exclusivité, contre espèces sonnantes et trébuchantes.

Maintenant qui de la poule ou de l’œuf arrive en premier ?

Est ce pour avoir cette exclusivité qu’Amazon mettrait en avant cette offre, ou est ce pour pouvoir donner plus d’argent aux éditeurs qu’ils demandent l’exclusivité ?

La mise en avant de KDP Select dans le mail d’annonce a tendance à me faire privilégier l’option “exclusivité”, et à y voir un moyen pour Amazon de couper l’herbe sous les pieds de concurrents américains tout en sauvegardant ou renforçant sa position dominante.

Mon conseil

Si vous êtes dans une situation où vous allez publier un nouvel ebook et que vous voulez vous limiter à Kindle,  cette offre rend KDP Select plus attrayant. Vous avez donc intérêt à y souscrire.

Si vous êtes dans une approche où vous voulez exploiter le maximum de canaux de distribution, et que vous êtes déjà confiant sur le lancement et les ventes de cet ouvrage, n’accordez pas cette exclusivité.

Enfin, l’adhésion à KDP Select dure 3 mois. Vous pouvez faire le test.

Est ce l’avenir de l’édition ?

De mon point de vue, tout comme les DRM, la location de livres est une voie sans issue pour les utilisateurs. Et elle est néfaste aux éditeurs et aux créateurs de contenus.

Mon argumentation ne tient pas qu’à un attachement sentimental aux anciens modèles. En tant que lecteur, je ne veux pas que mes livres lus et relus disparaissent le jour où j’arrête mon abonnement.

En tant qu’éditeur, je ne veux pas d’un marché de dupe (d’ailleurs, je refuse systématiquement les DRM). Et la notion de prix d’un livre, et donc de valeur, me semble noyée avec ces modèles illimités.

Par contre, en restant cynique, si Kindle Unlimited permet bien de donner plus de visibilité à un ebook, de le faire lire et commenter par des lecteurs, oui, je prends.