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Vendre ses livres aux bibliothèques avec Overdrive et Kobo

En rentrant du salon Livre Paris, j’ai évidemment enchaîné sur plein de choses, des mises à jour, des nouveaux projets… Notamment, j’ai été faire une mise à jour d’un livre sur Kobo. Et là…

Bibliothèques avec Overdrive

Je me suis dit que cela méritait bien une petite explication. Je ne sais pas si Kobo Writing Life en a déjà préparé une, ou s’ils ont encore ajouté cette fonction en toute discrétion, comme ils ont fait pour Kobo Plus.

Overdrive est une société différente de Kobo, mais qui fait elle aussi partie du groupe Rakuten. Sa spécialité et son intérêt est de fournir des solutions de lecture numérique aux bibliothèques.

Cela veut donc dire qu’avec l’ajout de ce canal, vous aller pouvoir proposer aux bibliothèques l’achat d’un exemplaire de votre livre, qu’elles pourront ensuite prêter à leurs abonnés.

Jusqu’à présent, accéder à cette possibilité nécessitait beaucoup de persévérance, de solides compétences en anglais, et de la chance. Maintenant, il suffit de cocher une case.

Il y a quand même pas mal de limites aujourd’hui à cette nouveauté. Elles disparaîtront peut-être, mais il est aussi important de les connaître.

OVerdrive travaille aujourd’hui essentiellement sur le marché nord-américain (États-Unis et Canada). Ils essaient de se développer en France semble-t-il, mais comme je ne travaille pas dans les bibliothèques, et malgré mes recherches, cela ne semble pas encore bien développé.

C’est sans doute la plus grosse limite. Et oui, elle est de taille.

Maintenant, mettez-vous dans l’optique inverse : quelles sont les chances pour Overdrive de toucher et de devenir disponible en bibliothèque en France s’ils n’ont pas de catalogue à proposer ? En pariant sur Overdrive, vous leur offrez l’opportunité de rendre visible votre livre en bibliothèque. Et il y a peu de risque pour vous.

Pour nuancer l’opportunité, dites-vous aussi que les bibliothèques inscrites sur Overdrive, il y en a 16 500, et que les personnes inscrites lisent beaucoup de livres.

Deuxième point à noter : le prix. Vous devez en effet fixer un prix spécifique pour l’utilisation en bibliothèque. En effet les bibliothèques achètent un exemplaire (réel ou virtuel) et peuvent ensuite le prêter à leurs abonnés/membres autant de fois qu’elles veulent.

Je ne sais pas ce qui est pratiqué par les éditeurs traditionnels. Par contre j’ai discuté de la question pour les livres audio avec un autre intermédiaire, et il m’a indiqué qu’un ratio raisonnable était 2 à 2.5 fois le prix public.

C’est donc celui que j’utilise aujourd’hui pour le livre audio, et celui que je vais utiliser aussi pour le livre numérique. En espérant qu’ils soit juste entre les attentes des bibliothèques et permette de vendre correctement.

Évidemment, si comme moi vous avez des livres en langue anglaise, cette nouvelle est particulièrement intéressante. Si vou sn’êtes qu’en français, elle l’est un peu moins, mais elle n’est pas non plus sans aucun intérêt : il y a des francophones, des apprentis francophones etc dans ces pays. Et une extension au delà des frontières originelles est possible : autant être là tout de suite pour en profiter !