Petites news pas si petites que ça

Je ne vais pas encore vous rebattre les oreilles sur la sortie de mon dernier livre sur le marketing pour auteurs indépendants et autoédités : je n’ai même pas encore fait la page de présentation sur ce blog ! Je dirai juste qu’il est disponible sur Amazon Kindle, Kobo et iBooks, en attendant la version papier de Createspace.

Achetez-le ou au moins participez au giveaway de 5 exemplaires papier que j’organise durant tout le mois.

Je voulais revenir sur quelques petites histoires qui sont d’actualité, avant que celle-ci ne s’éreinte.

D’un usage du pseudonyme

Tout d’abord, Amélie Antoine a publié son deuxième roman hier 31 octobre. Enfin, elle l’a re-publié, car il était déjà disponible depuis mai. Et c’est l’occasion de parler de quelque chose qui est important : l’usage du pseudonyme.

au-nom-de-quoi

Dans le cas particulier d’Amélie, pour rester dans les limites imposées par son contrat avec Michel Lafon pour la sortie de son premier roman en version papier, il n’était pas possible qu’elle publie un nouveau roman avant aujourd’hui.

Ce type de clause est courant dans les contrats d’édition, car l’éditeur a besoin de « sanctuariser » le lancement de la version papier, que rien ne se passe au même moment pour le même auteur, afin que toute la communication soit autour de ce livre.

D’ailleurs Amélie l’a bien compris quand elle a signé son contrat, que je sais qu’elle a lu attentivement rien qu’en regardant tout ce qu’elle fait par ailleurs.

Mais il est des livres qu’on a besoin de publier vite, sans répondre aux obligations qui nous sont imposées par notre ancien nous-même. Ce livre en était un.

J’ai suivi de près la sortie du livre, car j’ai eu la chance d’être sollicité par Amélie pour le lire avant qu’il ne sorte. À titre personnel, humain, il m’a profondément marqué.

Il est disponible exclusivement chez Amazon en format Kindle et papier.

Mais revenons à nos moutons : l’usage du pseudonyme. Les utilisateurs de pseudonymes sont nombreux, de Romain Gary à Patrick Cauvin en passant par Robert Galbraith (J.K. Rowling) ou George Sand.

Question de genre, question de simplicité du nom, parfois l’usage du pseudonyme est aussi la possibilité de sortir d’un genre ou de contourner des obligations. C’est dans ce dernier cadre qu’Amélie a utilisé le pseudonyme de Dorian Meune. Un changement de genre en plus…

Pour ma part, l’usage du pseudonyme sert à ne pas mélanger les genres : mon vrai nom pour les livres de marketing ou d’autoédition, un autre nom pour les livres de fiction (non publiés). J’utiliserai certainement encore un autre nom pour mes livres érotiques (le même que pour les livres jeunesse, ah non, ce n’est pas une bonne idée ?).

Le fait d’endosser une autre peau peut être vécu de différentes manières :

  • comme une imposture
  • comme une libération
  • comme un artifice.

Une imposture, quand cet usage du pseudo vous est imposé. Une libération quand il vous permet de faire des choses que votre nom usuel, votre personnage usuel ne vous permet pas. Un artifice quand comme moi vous l’utilisez à des fins éditoriales uniquement.

Songez-y vous-même : avez vous intérêt à utiliser un pseudonyme ? Cette pratique courante dans l’édition ne pose pas de problème particulier avec les éditeurs ni avec les boutiques.

KDP : Y a-t-il quelqu’un à la barre ?

Si vous avez été sur le salon du livre 2016 ou 2015, vous avez du croiser sur le stand Amazon un grand jeune homme barbu qui semblait affairé et concentré : Éric. C’est lui qui a été à la barre depuis 2015. Cet été, il a été voguer vers d’autres cieux.

Depuis, pleins de petits changements ont eu lieu chez Amazon KDP. Le dernier est tout frais d’aujourd’hui : des promos du mois avec des réductions dignes d’offres éclair.

Je ne vais pas polémiquer sur la politique d’Amazon KDP par rapport aux auteurs. Parfois généreuse, parfois autoritaire, d’autres fois un peu hypocrite, elle est ce qu’elle est : changeante.

L’édition et l’autoédition sont des secteurs où tout change, tout le temps. Ce qui est important n’est pas d’apprendre un système, mais à s’adapter dans ce système. Ce qui était vrai hier, ne sera plus vrai demain, les règles changeront, parfois arbitrairement, parfois progressivement.

Pour anticiper ces changements, il faut prendre de l’autonomie et devenir pro. Renforcer le côté indépendant et choisir le bon partenaire pour la bonne occasion et le bon canal, comme Alice Quinn le rapporte dans le podcast 42. Les auteurs qui ont bénéficié ou bénéficieront encore de la visibilité apportée par Amazon et ses différents outils doivent rester à l’écoute et s’ouvrir aux opportunités pour ne pas se retrouver devant un KU-Apocalypse bis.

Auteur indépendant, ce n’est pas qu’une étiquette : il faut aussi agir dans ce sens.

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