5 raisons pour améliorer vos couvertures

La couverture de vos livres est un des éléments les plus importants pour attirer l’œil du futur lecteur. Le choix de la couverture doit donc être un moment de réflexion, d’essais et de tests. Un article de Bookbub publié hier met le doigt sur 5 raisons essentielles pour améliorer vos couvertures, parfois en recommençant à zéro.

Je rajoute tout de suite la sixième raison, à mon sens évidente, mais il faut toujours enfoncer les portes ouvertes, et malheureusement je rencontre encore et encore cette erreur parmi les nouveaux livres parus : votre couverture doit paraitre professionnelle, et l’utilisation des couvertures modèles fournies par Amazon crie au contraire « amateur ». N’utilisez jamais ces couvertures, même quand vous êtes pressé par le temps. Vous devez être professionnel et fournir aux lecteurs un travail complet et irréprochable.

1. Les lecteurs doivent pouvoir lire votre couverture

Et sur tous les appareils. Il faut donc faire attention aux nuances de couleurs et à la transformation des couleurs en niveaux de gris sur les liseuses (les lecteurs les plus avides achètent souvent directement leur prochaine lecture sur leur liseuse).

Ainsi évitez tout de go les nuances de gris trop proches sur votre couverture, pour parer aux soucis de vision que certains peuvent avoir. L’exemple utilisé par Bookbub est clair, et je n’ai pas pu trouver aussi bien aussi j’ai copié leur image :

Mais vous pouvez aussi parfois observer ce défaut, même dans la liste des best-sellers d’Amazon :

Quel est le titre du livre de M.D. Bortoli ? Essayez de le dire, sans faire appel à votre mémoire.

2. Votre couverture doit être lisible à toutes les tailles

Oui, c’est indispensable de travailler sur votre couverture avec le maximum de pixels affichés à l’écran, de la voir en grand. Mais il faut toujours aussi penser à ce que cette couverture va donner en plus petit, sur un écran de smartphone mais aussi ailleurs. Or j’ai l’impression que beaucoup oublient de prendre en compte cette réduction de la taille et mettent des titres trop petits, sans doute par excès de modestie.

Les dernières couvertures que j’ai pu juger dans des groupes d’auteurs ont toujours donné lieu de ma part au commentaire « plus GROS », et souvent j’ai pu appuyer ce commentaire d’une projection dans une liste sur Amazon (certainement le site où les couvertures sont le plus réduites), car le test est rapide à faire.

Or ces couvertures, une fois réduites et mises à la place d’un autre livre dans les listes Amazon, deviennent illisibles, surtout au niveau du titre. Voici un exemple tiré d’un livre qui vient de passer en offre éclair sur Amazon, et que j’ai failli ne pas mettre en avant sur ebookgang, car je ne l’avais pas vu :

 

3. Communiquez le genre

Une couverture d’aspect et de finition professionnelle est un critère important, le fait qu’elle soit lisible aussi, mais juste après vient la nécessité de communiquer clairement (mais pas caricaturalement) le genre.

Voici un exemple que je prends avec des pincettes : ce livre est apparu dans mon fil comme un livre policier. Peut-être en est-ce un, je ne l’ai pas lu. Mais au milieu des nouveaux livres de la semaine du 14 au 20 octobre, il faisait tâche :

Il s’avère que ce livre est aussi classé en littérature sentimentale, donc peut-être s’agit-il d’une erreur de métadonnées. En tout cas, il ne communique pas du tout le genre policier ou thriller. Il souffre par ailleurs d’autres défauts, notamment pour ce qui est des couleurs.

4. Répondez aux attentes des lecteurs

Le cas de figure que je vais décrire ici est plus nuancé, moins lisible graphiquement, et aborde une des différences entre l’édition française et l’édition anglo-saxonne, notamment sur les genres de livres pratiques (santé bien-être, développement personnel, business etc). Les américains et les anglais utilisent à outrance la typographie sur les couvertures de livres pratiques, à la différence des français qui sont encore dans un entre-deux (mais cela évolue, évidemment).

On voit bien l’évolution entre ces deux couvertures et l’équivalent aux États-Unis :

 

On commence à voir de plus en plus ce type de couverture en France aussi, et les lecteurs s’y habituent aussi, ce qui rend la couverture du Livre de Poche pour le livre de Carnegie un peu plus datée encore, notamment dans une page Amazon.

5. N’allez pas trop dans le cliché

Allez exercer votre œil critique et votre créativité sur la page des bestsellers littérature sentimentale d’Amazon et trouvez les couvertures qui sont un peu trop cliché pour être de bon goût. Personnellement, ma préférée est celle-ci :

Qui doit, je pense, avoir la palme de la plus mauvaise couverture de la page. Des torses imberbes, des flocons de neige, une typographie scripte excessive (et d’ailleurs assez illisible). Et oui, elle mérite d’être affichée dans sa plus grande taille…
Le problème cette fois, c’est que plus rien ne peut alors distinguer votre couverture des autres, qu’elle ne laisse pas d’empreinte. Évidemment, je ne suis pas dans la cible (et d’ailleurs je ne lis pas) les séries des milliardaires et club du milliardaire et fils du milliardaire. Mais rapidement, je n’arrive plus à faire la distinction entre tous ces romans.

Enfin, pour juger par vous-même de vos couvertures, avant de la montrer à vos amis avisés, je vous conseille de reprendre celle-ci et de la regarder avec détachement en prenant en compte ces critères :
– est-elle lisible à toute taille ?
– les couleurs et la taille résistent-ils à une liseuse ?
– reflète-t-elle le genre du livre ?
– répond-elle aux canons du genre sans excès ?

Et si vos anciennes couvertures ne survivent pas à ce jugement, vous pouvez progresser en les changeant pour les améliorer. Profitez du fait que vous êtes en édition numérique et impression à la demande pour corriger vos erreurs.

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